Erreur de jugement moderne

« Il est vrai que certains esprits ont une fâcheuse tendance à réserver le privilège de l’effort, de l’intelligence et de l’imagination aux découvertes récentes, tandis que celles qui ont été accomplies par l’humanité dans sa période « barbare » seraient le fait du hasard, et qu’elle n’y aurait, somme toute, que peu de mérite.

Cette aberration nous paraît si grave et si répandue, et elle est si profondément de nature à empêcher de prendre une vue exacte du rapport entre les cultures que nous croyons indispensable de la dissiper complètement. »

Claude Lévi-StraussRace et histoire (Éd. Gallimard, coll. Folio Essais, p. 56) – 1952 [1989]

Génération courage

« Chaque génération sans doute, se croit vouée à refaire le monde.

La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas.

Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »

Albert CamusDiscours de Suède (Éd. Gallimard, nrf, Paris, p. 17) – 1958

100% français !

100% français

Allez vous baladez par , chez Gueuleton, c’est très sympa, les photos sont sublimes !

J’ai découvert cette photo par l’intermédiaire d’un autre bon site, Julius de France d’Hanabelle la française avec de belles bagnoles, de jolies pépés et bien d’autres beaux clichés.

Une certaine idée du fascisme

tumblr_nmjwlufzzy1ur6k9qo1_1280

« Au-delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir-faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui porte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté.
Être fasciste, c’est une chose presque indéfinissable, un quid, un mélange d’activisme, de jeunesse, de combativité, de mysticisme. Être fasciste, c’est avoir une allure sobre et décontractée, tragique et solaire, c’est posséder une volonté de grandeur, de puissance, de beauté, d’éternité, d’universalité. C’est adhérer à une logique de fraternité, de camaraderie, de communauté. Être fasciste, c’est avoir conscience d’une destinée et avoir l’envie éhontée de l’affronter, avoir la capacité de vivre pleinement dans la bande, dans l’équipe, dans le clan et de savoir élever ce lien au niveau de la nation et de l’empire. Être fasciste, c’est avoir 17 ans pour toute la vie.
C’est se dépasser, c’est donner forme à soi-même et au monde. Être fasciste, c’est jouir en scandalisant les moralistes, les sépulcres blanchis, les vieux perruqués. C’est cultiver la radicalité dans le pragmatisme, ressentir le dégoût pour la décadence et la petitesse d’esprit, tout en sachant vivre dans son temps, goûter à la modernité, puiser dans l’enthousiasme faustien pour la modernité.
Être fasciste, c’est avoir pour compagnons, au-delà de toute complication cérébrale le feu, le marbre, le sang, la terre, la sueur et le fer. C’est parvenir à faire vibrer ses cordes intérieures sur la fréquence des plus humbles tout en refusant l’adulation, l’indulgence, la démagogie et la prostitution intellectuelle. N’avoir de la nostalgie que pour le futur !
Le fascisme, c’est fonder des villes, assainir des terres, porter un projet de civilisation. C’est concevoir l’existence comme une lutte et une conquête, sans ressentiments. C’est faire don de soi aux camarades, à sa nation, à son idéal, jusqu’au sacrifice extrême. Oui être fasciste c’est tout cela avec, en plus, un style, une idée de l’esthétique, un goût pour le décorum. C’est être élégant et souriant jusqu’à l’échafaud et au-delà. »

Adriano SciancaCasaPound, une terrible beauté est née (Éd. du Rubicon, Paris) – 2012

(image de présentation du billet trouvée chez Phalanx Europa, superbe site identitaire !)

De retour

J’avais laissé fin juillet mon lugubre établissement portes mi-closes pour me rendre, comme tout bon festaïre, aux traditionnelles fêtes de Bayonne.

Cette féria bien réactionnaire avec son folklore très codifié, ses bandas odieusement autochtones et sa gastronomie  trop typiquebayonne1, fut un excellent millésime, d’une cuvée à la hauteur de la qualité de son affiche affreusement xénophobe puisque l’on y retrouve de nombreux éléments que tout bon gauchiste exècre, à savoir l’utilisation nauséabonde du bleu, blanc, rouge pour le titre (faisant appel aux plus bas instincts patriotes), l’absence d’individu issu de la formidable diversité multiculturelle française, une unité vestimentaire terriblement conforme (couleurs qui devraient être le bleu et le blanc pour respecter celles de Bayonne) et la présence d’un ensemble musical bien trop spécifique et pas assez ouvert aux musiques du monde…

Bref, nous étions bienheureux dans un entre-soi culturel, soi-disant rassurant (si,si ! ce sont les détenteurs de la vérité, les bien-pensants qui le disent !! l’entre-soi est uniquement RASSURANT on vous dit !), parfois bien triste en observant dépités les loques avinées se trimbalant hagards ou se vautrant lamentablement dans les caniveaux, mais le plus souvent, joyeux, festif, amical, permettant de multiples rencontres et de nombreux échanges avec une grande diversité de personnages sans pour autant qu’ils proviennent de contrées au-delà des mers ou des océans.

De retour au bercail et avant de repartir pour finir le mois d’août dans les Alpes, je pris une importante décision, celle de démissionner de mon poste d’enseignant après plus d’une décennie de bons et loyaux services au sein d’une structure agricole que je qualifierai d’ingrate, ayant à sa tête depuis deux ans une carriériste, pas des plus finaudes, qui m’empoisonnait le quotidien en m’imposant par sa simple présence et sa vulgarité intrinsèque, le cruel constat de la terrible réalité consistant à trouver de plus en plus d’affreux incompétents à des postes à responsabililtés.

Difficile de se battre contre des moulins à vent même aux ailes trouées lorsque l’on est tout seul, sans le soutien en premier lieu de ceux qui subissent eux aussi les humeurs aléatoires et les fourberies de la frustrée en poste, ou simplement des collègues de travail qui n’ont pas pris la mesure du problème, pourtant tellement représentatif de notre société en perdition. Il valait mieux partir, ce que j’ai fait sans hésiter.

Ainsi, depuis le mois de septembre, ai-je intégrer un nouveau poste, toujours dans le milieu éducatif mais en m’occupant à présent de jeunes délinquants… tout un programme ! En tous les cas, ceci me permet de toucher du doigt le volet judiciaire concernant les mineurs de ce pays, et d’être le témoin direct de ce que Zemmour dénonce concernant certaines statistiques ethniques.

Tous ces évènements, plus ceux liés à la rentrée scolaire et à la reprise d’activités bénévoles, ne m’ont pas permis d’éditer de nouveaux articles malgré une actualité toujours aussi riches en absurdités et en immondices. Il faut dire que cet éloignement de la vie numérique me convenait et je n’étais pas assez concentré et motivé pour m’y remettre.

Maintenant que les choses se stabilisent et se régularisent, j’ai une grande envie de revenir pour retourner l’enseigne de mon troquet du côté « ouvert », encore plus quand je lis les billets des uns et des autres qui n’ont pas cessé leur excellent travail d’analyse et de ré-information. Sans parler du mémorable déjeuner de blogueurs à la mi-septembre qui m’a permis de rencontrer des gens forts sympathiques et intéressants, bien loin des caricatures des affreux réac mangeurs d’enfants et adeptes des HLPSDNH.déjeuner blogueurs Aveyron 2 19-09-2015

Dans un cadre champêtre des plus agréables et au cours d’un déjeuner des plus réussis tant au niveau des plats que des breuvages, j’ai pu mettre des visages à des animateurs de blogues que j’appréciaient déjà par leurs écrits comme l’Amiral, Marc, Boutfil (crédit photo). Ce rendez-vous et nos discussions m’ont permis de confirmer tout le bien que je pensais d’eux. J’ai aussi eu le plaisir de rencontrer Gilles, Dominique et Sylvette, compagnons de route des uns et des autres.

Un grand merci à notre hôte (du jour en ce qui me concerne car la joyeuse troupe était là pour quelques jours), l’affable Corto, qui a réuni tous les ingrédients pour que ce moment soit marquant et inoubliable.

Pour le moment, en tous les cas, les affaires reprennent.

À la lecture des journaux et au vu des informations télévisées, il y a toujours moult grain à moudre et d’incessantes raisons de ne pas se taire et d’investir comme l’on peut l’espace numérique pour participer au réveil français, à l’élan patriote d’une future réaction salvatrice face à ce monde chaotique qu’il faut combattre et anéantir, en entraînant dans sa destruction tous ses serviteurs de gauche comme de droite.

Tiens… cela me fait penser au début d’un excellent film « Mad Max »,MadMax_MaxatOverlook_0206_1635_003 nous nous dirigeons vers un chaos similaire mais contre lequel se dresseront, non pas quelques Max par ci par là, mais des légions de français qui compteront ceux de la réacosphère !

J’en suis convaincu !

Un signe…

Missionnaire Miséricorde bar gayDoit-on y voir un signe de l’essoufflement d’une communauté tellement désireuse de gagner en visibilité, d’imposer sa vision de la normalité en investissant, parfois trop, dans tous les domaines qu’elle échoue financièrement, ou tout simplement le juste retour de bâton face à la provocation d’installer un tel bar d’invertis juste à côté d’un lieu de culte catholique ?

En tous les cas, cette portion de rue de Toulon retrouvera une certaine cohérence, à défaut de voir la ville entière y arriver, suite à l’acquisition par une d’un ancien lieu de rendez-vous

photo

Misericordedivine.fr nous apprend le 10 janvier dernier que « Les Missionnaires de la Miséricorde Divine ont la joie de vous annoncer l’achat du Texas Bar, célèbre bar de la communauté gay de Toulon qui se trouve à côté de notre église Saint-François de Paul.

Ce bar était en liquidation judiciaire, la vente aux enchères a eu lieu le jour de la fête de la Médaille Miraculeuse. Les autres acheteurs potentiels qui souhaitaient mettre une somme plus importante que la nôtre ont eu la gentillesse de nous laisser le bar en nous voyant prier durant les arton291-ca9b8enchères. Par ailleurs un prêtre du diocèse de Toulon, ami de la communauté nous a fait un don de 15 000 euros pour cette acquisition. Vous comprendrez l’importance de ce lieu pour notre évangélisation dans le quartier. Ainsi le bar de Sodome va devenir le pub de la Miséricorde. »

Pour ceux qui souhaitent les aider dans la réalisation et l’aboutissement de leur projet, c’est ici pour les dons.

Merci au Salon Beige.

Contradiction cordicole

« Pourquoi s’enflammer pour le destin national d’un peuple si l’on reste indifférent au sien ?

[…] N’y a-t-il pas quelque incohérence à soutenir le combat du peuple tibétain aux noms de valeurs et de principes – respect de la langue, de la culture, des traditions de ce peuple – qu’on refuse à son propre pays ?

On nage en pleine contradiction. »

Daniel Lefeuvre et Michel RenardFaut-il avoir honte de l’identité nationale ? (Éd.Larousse, p. 11 et 12) – 2008