Prétention progressiste sans limite

« L’entreprise de Prométhée est compromise pour toujours . L’homme, ayant violé toutes les lois non écrites, les seules qui comptent, et franchi les frontières qui lui étaient assignées, s’est élevé trop haut pour ne pas exciter la jalousie des dieux, qui, décidés à le frapper, l’attendent maintenant au tournant ».

Emil Michel CioranÉcartèlement (Éd. Gallimard, nrf, Les Essais CCVII, p. 44) – 1979

Penser l’apocalypse

Merci à Catherine, contributrice assidue et pertinente du blog de ma très chère Mouette rieuse !

À propos de Pourquoi combattre ?, ouvrage dans lequel nous retrouvons Leonardo Castellani : « Une nation qui fait une grande distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles« . Thucydide citant un roi de Sparte.

La nécessité de recréer une pensée patriotique et d’aider à forger les hommes pour la porter nous ont amené, il y a plus de 10 ans, à créer ce qui devait être une association d’étudiants et d’amis et qui se transforma en communauté d’idées, de projets et d’affects sans que nous ne l’ayons ni voulu ni cru possible. Cet ouvrage est le fruit de ces 10 ans de réflexions au sein du Cercle Aristote, entre dictionnaire et mélange. Il donnera au lecteur curieux ou au militant sérieux un manuel de questions plus que de réponses. Pour que la France soit et reste, il faut commencer par en avoir une certaine idée.

Je n’aurais pas mieux écrit que cela à propos de ce que je pense de notre lutte…

 

Civilisations mortelles, pas les cultures…

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« Les adversaires de l’idéologie du progrès croient souvent, bien à tort, que celle-ci se borne à concevoir l’histoire sous une forme linéaire, emmenant l’humanité vers un avenir toujours meilleur, et par suite valoriser le nouveau en tant que nouveau, c’est-à-dire à constamment dévaloriser l’autorité du passé au nom des promesses de l’avenir.

Ils oublient que cette caractéristique possède un corollaire : l’idée que les civilisations sont immortelles. Elles naissent, croissent et se développent, mais aucune loi ni raison objective n’exige qu’elles vieillissent ni ne meurent.

Cette idée optimiste se retrouve chez beaucoup d’adversaires de l’idéologie du progrès, qui lui empruntent ainsi sans s’en rendre compte l’un de ses présupposés fondamentaux.  Certes, nombres d’entre eux s’inquiètent régulièrement des menaces qui pèsent sur la civilisation occidentale, mais ils croient en général qu’il suffirait d’y parer pour que cette civilisation retrouve du même coup une espérance de vie illimitée.

C’est à cette idée que s’oppose radicalement Spengler. Longuement exposée dans Le Déclin de l’Occident, son approche « physiognomique » » des cultures – il s’agit de cerner la « physionomie » de leurs formes historiques – nous dit que les civilisations sont mortelles, qu’elles ne peuvent que mourir et tel est leur destin commun.

Ce ne sont pas des peuples ou des époques, mais des cultures, irréductibles les unes aux autres, qui sont les moteurs de l’histoire mondiale. »

Alain de BenoistOswald Spengler (Revue Nouvelle École, Paris n° 59-60, p.1 ) – 2010

Souviens-toi d’Hector !

« Arose from the ashes
The remains of a time set aside
The warrior of Eden
Bound by honor when two worlds collide… »

Hammerfall – Hector’s hymn – 2014 [(r)Evolution]

Traduction du début :
Surgi des cendres
Les restes d’un temps réservé
Le guerrier d’Eden
Lié par l’honneur lorsque deux mondes se rencontrent
Encore et encore
Avec gloire il est venu, il a vu qu’il a vaincu
Il a rassemblé ses armées
Véritables carrés d’élite, les templiers en acier
Ils ont cherché le dragon
Fait saigner l’ennemi, les fait s’agenouiller

Le Suicide de la France

  • La « francité » disparaît au profit d’enclaves balkanisées incapables de communiquer entre elles … ce n’est pas une bonne recette.
  • Plus les élites françaises pratiquent un entre-soi doré sur le plan financier et culturel, moins il leur est possible d’imaginer l’impact quotidien de l’immigration de masse et du multiculturalisme.
  • Les « classes supérieures mondialisées » (les bourgeois-bohèmes) se calfeutrent dans leurs « nouvelles citadelles » – comme à l’époque de la France médiévale – et votent en masse pour Macron. Cette classe dominante a développé « une manière unique de parler et de penser … qui lui permet d’échapper à la réalité d’une nation soumise à un stress sévère et qui met à mal la fable d’une société aimable et accueillante ». – Christophe Guilluy, Crépuscule de la France d’en haut, Flammarion, 2016.

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« « Pour ce qui est de la France en 2019, nul ne peut nier qu’une transformation capitale et hasardeuse, un « Grand changement », est désormais en cours », a déclaré Michel Gurfinkiel, président-fondateur de l’Institut Jean-Jacques Rousseau. Il a déploré « le décès de la France en tant que pays, ou plutôt en tant que nation occidentale et judéo-chrétienne ce qu’elle a été jusqu’à présent ». Une couverture récente de l’hebdomadaire Le Point décrivait le phénomène comme « le grand bouleversement ».

Grand changement ou bouleversement, les jours de la France telle que nous l’avons connue sont comptés ; la société a perdu son centre de gravité culturel ; l’ancien mode de vie s’estompe et semble en voie d’extinction. La « francité » disparaît au profit d’enclaves balkanisées incapables de communiquer entre elles. Pour le pays le plus touché par le fondamentalisme islamique et le terrorisme, ce n’est pas une bonne recette.

Le grand changement français est également de nature géographique. La France apparait désormais divisée en « ghettos pour les riches » et « ghettos pour les pauvres », selon une analyse de la carte électorale publiée par le journal Le Monde. « Dans le secteur le plus pauvre, six ménages sur dix nouvellement installés ont une personne de référence née à l’étranger » note Le Monde. Des abysses séparent désormais la France périphérique – petites villes, banlieues et zones rurales – des métropoles mondialisées où résident les « bourgeois bohèmes » ou « bobos ». Plus les élites françaises pratiquent un entre-soi doré sur le plan financier et culturel dans des enclaves résidentielles fermées, moins elles se donnent les moyens de comprendre l’impact quotidien de l’immigration de masse et du multiculturalisme. »

La suite est sur l’excellent blog de Lupus : Le Suicide de la France — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances (via Gatestone Institute, article de Giulio Meotti du 26 juin 2019)

Le constat effrayant et bien triste de ce que devient le sol de mes ancêtres, la patrie qui m’a vu naître, et qui est le résultat d’un long processus complexe mêlant volonté idéologique issue de l’alliance du libéralisme et des idiots utiles gauchistes, et l’absence de réaction des natifs, des patriotes; processus débuté il y a plus de 50 ans.518YZ0QKHWL._SX298_BO1,204,203,200_

Déjà, Alfred Sauvy alertait ses contemporains sur l’amplification du phénomène et parlait d’un « déversement »… aujourd’hui, certains parlent de « grand bouleversement » comme Jérome Fourquet dans Le Point, le 27 février 2019, ou de « grand remplacement » comme Renaud Camus… il s’agit en fait d’un immense cataclysme ethnique et culturel qui doit être contré !
51cY8crz7VL._SX330_BO1,204,203,200_Jean Raspail aussi, avec Le Camps des Saints, dénonçait déjà par un roman d’anticipation, l’abominable modification de l’ensemble du pays, tant au niveau racial que coutumier.

Je m’étonne et je trouve étrange que les sondages réguliers et/ou les dernières élections n’illustrent pas vraiment ce que je peux constater autour de moi, avec un nombre important de personnes que je rencontre et qui sont d’accord avec moi et mes camarades; qu’ils soient issus des milieux favorisés (préfecture, professeur,…) ou des milieux plus défavorisés (artisans, chômeurs,…).

Les lanceurs d’alerte que sont Christophe GuillyÉric Zemmour, Michèle Tribalat ou Christopher Caldwell. sont de moins en moins dénigrés et honnis par la population

française qui a commencé à bien ouvrir les yeux, après des années de propagande et d’embrigadement par l’Éducation Nazionale, les merdias officiels, les « zintellectuels » et politicards amoraux et soudoyés par le système, le Nouvel Ordre Mondial.

Il n’y a qu’une certaine « intelligentsia » parisienne (artistes, merdias, politicards…) aux bras longs qui continue à être dans le déni idéologique.

La théorie des « isolats » émise par Jean Raspail face à André Bercoff sur Sud Radio, le 26 juin 2019, est une réalité de plus en plus prégnante comme dans de nombreux territoires ruraux (en Lozère ou en Dordogne où l’on retrouve une certaine homogénéité ethnique et culturelle). Ma femme et moi sommes partis de Montpellier pour venir en Lozère, il y a 21 ans, département de sa famille, pour ne plus assister au suicide français, bien en place dans l’Hérault.

Nous ne sommes pas les seuls à agir de la sorte. Le phénomène s’amplifie (départs des « petits blancs » des banlieues, désertions des grandes villes où le multikulti a été imposé,…) et nous n’allons pas vers de beaux jours si une unité nationale n’est pas rapidement retrouvée.

Peu importe… je suis prêt !

Voeux 2019

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Depuis le temps que nous exprimons le souhait d’une révolution nationale, d’un soulèvement populaire des autochtones de France face à une gueuse vendue aux mondialistes et aux lobbies internationaux nocifs pour nos traditions et nos valeurs occidentales séculaires… ne peut-on pas légitimement espérer que cela se réalise dans les semaines à venir voire les mois prochains avec cet élan patriote de la « France périphérique » des « Gilets jaunes » ?…la-france-peripherique-guilluy

Cette « France périphérique », définie par Christophe Guilluy dans son ouvrage La France périphérique: Comment on a sacrifié les classes populaires paru le 2 septembre 2015est restée trop longtemps silencieuse face aux exactions progressistes et mondialistes, sous couvert de l’alibi démocratique et avec l’aide de l’arme législative (des lois répressives pour une certaine catégorie de personnes comme nous et votée par un minimum de parlementaires souvent élus par un minimum de votants !!!). 

Le résumé du livre explique que : « Désormais, deux France s’ignorent et se font face : la France des métropoles, brillante vitrine de la mondialisation heureuse, où cohabitent cadres et immigrés, et la France périphérique des petites et moyennes villes, des zones rurales éloignées des bassins d’emplois les plus dynamiques. De cette dernière, qui concentre 60 % de la population française, personne ne parle jamais. Laissée pour compte, volontiers méprisée, cette France-là est désormais associée à la précarité sociale et au vote Front national.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi a-t-on sacrifié les classes populaires sur l’autel d’une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire, aux antipodes des valeurs dont se réclame la classe politique ? » mais, pour moi, peu importe la réponse à ces deux questions, à ce pourquoi de ce sacrifice calculé et utilitaire pour certaines minorités; ce qui est essentiel à mes yeux est le réveil des consciences autochtones, ces frémissements réactionnaires qui se multiplient partout en France et en Europe.

D’ailleurs, depuis quelques années, un mouvement général de remise en cause des partis politiques traditionnels, aux affaires depuis les années 50 et sapant tous les piliers fondateurs de notre civilisation occidentale, s’est installé en Europe; avec une progression de tous les partis dits « populistes » comme l’AfD en Allemagne (dixit Nicolas Bay, le 15 octobre 2018 sur L’Opinion.fr avec Nicolas Beytout : « En Bavière, l’AFD partait de zéro et atteint près de 11% des voix. Les grands perdants en Bavière, ce sont les alliés de Mme Merkel« ), le Fidesz en Hongrie (cf. Blaise Gauquelin dans Le Monde du 8 avril 2018, Hongrie : le nationaliste Viktor Orban triomphe aux législatives), le SD de Suède (cf. Ouest-France du 10 septembre 2018, Suède : l’extrême-droite devient le second parti),…

Le dernier succès en date est celui de Vox en Espagne qui ne fait que confirmer la réalité du phénomène souverainiste et du ras-le-bol général des soi-disant « zélites » qui ne travaillent que pour leur propre compte et pas au service des peuples.

Ainsi, RT France du 3 décembre 2018 dans l’article Espagne : le parti anti-immigration Vox fait une entrée fracassante au Parlement andalou nous apprenait que « Le parti Vox, prônant notamment une politique intransigeante face à l’immigration clandestine, fait son entrée au Parlement andalou en remportant 12 sièges (sur 109) lors d’élections régionales anticipées le 2 décembre – une première pour la – formation créée en 2013, qui ne disposait jusqu’alors d’aucun élu dans les Parlement régionaux du royaume« .

Avec l’apparition des Gilets jaunes, que de bonnes nouvelles en cette fin d’année 2018 !

Quel plaisir de lire que « […] le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) enregistre quant à lui le pire résultat de son bastion d’Andalousie, une région méridionale de 8,4 millions d’habitants. Il tombe de 47 à 33 sièges. Ceux obtenus par ses alliés de la gauche radicale ne lui suffiront pas pour parvenir à la majorité absolue de 55 sièges sur 109 et donc pour former un gouvernement« , sachant que tous les partis classiques au service du N.O.M. subiront tous le même sort à terme.

Pourtant, Dieu sait que les pouvoirs politiques de ces dernières décennies se sont évertués à répondre aux exigences mondialistes et apatrides des marchés internationaux, à grands coups de propagande médiatique, à grands coups de réformes éducatives pour lobotomiser les jeunesses occidentales ou à grands coups de réformes des institutions.

Mais voilà, il faut croire que la culpabilisation à outrance, que le bourrage de crâne télévisuel ou éducatif, n’ont pas réussi à étouffer les revendications populistes, fascistes des « crétins« , des « sans-dents » des populations autochtones et endémiques d’Europe.

Parmi celles-ci, on retrouve notamment le désir de protéger les siens d’un afflux migratoire sans précédent et volontairement mal contrôlé, ou de rendre à l’homme, au patriarche, la place qui est la sienne. Ainsi, l’article de RT France nous montre que « Vox a fait campagne contre l’immigration illégale et pour l’interdiction des partis indépendantistes catalans. Il s’est joint à l’accusation dans le procès des indépendantistes accusés de «rébellion» pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne l’année dernière. Il veut même supprimer l’autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l’unité de l’Espagne et demande l’abolition de la loi contre la violence machiste, estimant qu’elle va trop loin dans le «politiquement correct» et nous confirme que les aspirations des zélites déconnectées du réel et soumises au N.O.M. ne sont pas celles des peuples d’Europe.

Donc excellente année 2019 à toutes celles et tous ceux qui me lisent, ainsi qu’à leurs proches ! Meilleurs voeux de santé et de prospérité à toutes celles et ceux qui sont au service de l’Occident !

L’avenir nous appartient…

 

L’anticipation est mère de sûreté

« Dans cette atmosphère de maladie, des hommes réfléchis, de ces hommes qui commandent essayent de retrouver cette ancienne santé et leur ancien confort de cette ancienne assurance du lendemain qu’ils nommaient civilisation de l’Occident.

Ils font des livres et des rapports, ils prononcent des sermons, ils convoquent des conférences et des parlements et ils expliquent presque tout ce qui se passe par diverses folies guérissables et par diverses opinions fausses et redressantes des hommes

Ils pensent qu’à l’orgueil doit succéder la modestie, à la dépense l’économie.

Le désordre a renversé la sérénité et la sûreté des pouvoirs spirituels. Les pouvoirs recherchent ce bien-être perdu. »

Paul NizanLes Chiens de garde (Éd. Rieder, 5e édition, Paris, p. 204-205) – 1932

Procréation salvatrice pour l’Occident

« En Occident nous ne pouvons concevoir l’humain que dans cette dualité du temporel et du spirituel.

Tout l’édifice de notre prospérité mentale repose sur cette convention. Notre esprit est enraciné dans la matière et nous ne pouvons vivre que dans l’organisation savante des esprits animaux entreliés aux facultés de l’âme.

Cette loi édicte que l’homme aura la volonté de multiplier ou bien qu’il ne pourra se maintenir à l’étiage, mais que promptement il diminuera comme s’il y avait en lui la détermination de s’anéantir.

Cette loi est la promesse même faite à notre espèce, notre pacte d’alliance avec les forces du monde, la souche patriarcale de l’empire humain. »

Pierre Drieu La RochelleMesure de la France (Éd. Grasset, Les Cahiers Verts sous la direction de Daniel Halévy, 4610e exemplaire vergé bouffant, p.21 et 22) – 1922