La République, un système bien ficelé…

« Les gouvernements sont fort habiles. Ils agissent avec méthode, avec suite, sur un plan bien combiné et constamment perfectionné par la tradition et l’expérience. Ils étudient les hommes et leurs passions. S’ils reconnaissent, par exemple, qu’ils ont l’instinct de la guerre, ils attisent, ils excitent ce funeste penchant. Ils environnent la nation de dangers par l’action de la diplomatie, et tout naturellement ensuite, ils lui demandent des soldats, des marins, des arsenaux, des fortifications : souvent même ils n’ont que la peine de les laisser offrir ; alors ils ont des grades, des pensions et des places à distribuer. Pour cela, il faut beaucoup d’argent ; les impôts et les emprunts sont là.

Si la nation est généreuse, ils s’offrent à guérir tous les maux de l’humanité. Ils relèveront, disent-ils, le commerce, feront prospérer l’agriculture, développeront les fabriques, encourageront les lettres et les arts, extirperont la misère, etc., etc. Il ne s’agit que de créer des fonctions et payer des fonctionnaires.

En un mot, la tactique consiste à présenter comme services effectifs ce qui n’est qu’entraves ; alors la nation paie non pour être servie, mais desservie. Les gouvernements, prenant des proportions gigantesques, finissent par absorber la moitié de tous les revenus. Et le peuple s’étonne de travailler autant, d’entendre annoncer des inventions merveilleuses qui doivent multiplier à l’infini les produits et… d’être toujours Gros-Jean comme devant.

C’est que, pendant que le gouvernement déploie tant d’habileté, le peuple n’en montre guère. Ainsi, appelé à choisir ses chargés de pouvoirs, ceux qui doivent déterminer la sphère et la rémunération de l’action gouvernementale, qui choisit-il ? Les agents du gouvernement. Il charge le pouvoir exécutif de fixer lui-même la limite de son activité et de ses exigences. Il fait comme le Bourgeois gentilhomme, qui, pour le choix et le nombre de ses habits, s’en remet… à son tailleur. »

Frédéric BastiatSophismes économiques (Éd. Guillaumin & Cie, tome IV) – 1848 [1873]

Fumiste officiel

Chaque semaine, les dépêches ou articles de presse apporte de l’eau à mon moulin concernant le baltringue qui est au palais de l’Élysée. Lui, dans un palais…

Ce petit d’homme n’a rien trouvé de mieux que de sélectionner à l’aide de Google ceux et celles qui vont avoir un énorme niveau de responsabilités dans les affaires de la France ! (cf. article ci-dessous du 20 février 2016).

article Figaro 20-02-2106

Après avoir remanié plusieurs fois son gouvernement démontrant ainsi son incapacité à faire des choix judicieux sur du long terme et après avoir choisi de nombreux collaborateurs ayant été impliqués dans des procédures judiciaires alors que ce bonimenteur avait promis l’inverse dans le JDD du 12 avril 2012 :« Et si des élus, socialistes ou autres, sont condamnés pour des faits de corruption, ils ne pourront pas se présenter pendant dix ans. Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées. », il décide d’achever la liste de son équipe gouvernementale à l’aide de moteur de recherche d’internet plutôt que de se baser sur une connaissance approfondies de ses collaborateurs qui devraient être des personnes de confiance.

La fumisterie et le bricolage dans toute sa splendeur !

Ne parlons pas ici de son manquement récurent à sa parole donnée comme avec les élus justiciables qui ont été listés par le blog « Pas si dupes » (57 élus socialistes n’étant pas tous devenus ministres… heureusement !), auteur de ce joli montage.

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Avec son nouveau remaniement, il y a toujours une belle brochette de condamnés, d’inquiétés par la justice avec à nouveau Jean-Marc Ayrault ou Harlem Désir auxquels se rajoutent Jean-Michel Baylet, Ségolène Royal ou Jean-Marie Le Guen donc finalement, même sa sélection google est un échec.

Là-dessus, et alors que nous sommes en période de crise, que les dossiers d’importance s’accumulent, Toutmou n’hésite pas une seconde pour se lancer un nouveau défi, celui d’être le président qui se sera absenté de l’Élysée le plus longtemps pour un voyage hors métropole.

Comme nous le relate LCI du 21 février 2016, « le président entame ce dimanche ce qui sera le plus long périple de son quinquennat. Il se rend tout d’abord en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna, puis en Amérique latine ».

Nous apprenons que : « Plus politique, l’objectif du déplacement en Polynésie sera, selon l’Elysée, de « solenniser une relation avec la République un peu abîmée et froissée » lors du précédent quinquennat, avec un « enjeu principal »  et « Le président avait indiqué dès 2012 sa volonté de parvenir à un rapprochement avec l’ensemble de l’Amérique latine », fait-on valoir à l’Elysée. « .

 

En premier lieu, est-ce à ce point terrible de dire le mot France ou nation plutôt que République ??!!… Il est bien digne des prêcheurs qui lui arrive de fustiger chez les catholiques ou les évangélistes ! Ensuite, il se vautre dans le petit jeu du dénigrement du président précédent… rien de nouveau. Et enfin, ce nain lipidique n’espère rien de moins que de rapprocher l’ensemble de l’Amérique latine de la France… rien que cela !! Quelle ambition démesurée alors qu’il n’est même pas fichu de rapprocher les communautés au sein de son propre pays !…

En plus, « il sera accompagné d’une délégation substantielle de responsables d’entreprises (Carrefour, Thales, Arianespace…), aucun accord économique ou contrat commercial ne devrait être signé, une entorse à la « diplomatie économique » chère au chef de l’Etat », même là, alors que ce voyage devrait coûter au peuple français une coquette somme, il ne va pas au bout des choses en ayant la ferme volonté de signer des contrats avec des partenaires économiques étrangers. Pourquoi diable alors prendre un délégation de responsables d’entreprises si ce n’est que pour faire du tourisme ??!!!…

Nous avons bien un branquignole aux commandes de notre nation mais nous le savions depuis longtemps.

Sinon, pour finir, l’immense Gérard Depardieu, lors d’une conférence de presse, a dit tout haut ce qu’une grande majorité pense tout bas de Toutmou : « Je me sens très russe, même à l’étranger. Comment ne pas se sentir plus russe que français avec le président qu’on a en France? Pour moi, y a pas photo», « lui qui avait acquis la nationalité russe en 2013 après une polémique avec le gouvernement suscitée par sa décision de s’installer en Belgique pour des raisons fiscales. » nous rappelle l’article du Figaro du 19 février 2016 relatant l’entretien.

Et de faire l’éloge de Vladimir Poutine en réaffirmant « son «admiration» pour Vladimir Poutine, «pour ce qu’il fait, et pour la population russe», «n’en déplaise à certains intellectuels français, y compris [ses] amis qui [lui] font des reproches» »

Entre un Poutine et un Hollande comme chef des armées, il n’y a « pas photo » comme dit Gérard !

 

Ce qui est rassurant, c’est que la côte de popularité de Culbuto s’effondre à nouveau et qu’une grande majorité de français n’ont plus confiance en lui, le Figaro du 20 décembre 2015 titre « Les français ne croient plus aux promesses de Hollande ».

Un désaveu cinglant, un constat pitoyable de sa politique (si c’est bien ce mot là qu’il faut utiliser…), l’article souligne de trop nombreux points d’importance pour qu’un homme digne de ce nom n’en tire pas des conséquences quant à son maintien à ce poste: « Après le matraquage fiscal du début de quinquennat, les Français ne se font guère d’illusion, non plus, sur une baisse de l’impôt sur le revenu en 2016: 84 % n’y croient pas, avec un niveau de défiance alarmant chez les femmes (88 %) et les fonctionnaires (89 %). La baisse des impôts est d’ailleurs, pour les Français, la réforme économique à conduire en priorité l’année prochaine (38 %).

[…] Quant à l’inversion de la courbe du chômage, promise déjà pour la fin 2013, la moitié des Français considère que le nombre de demandeurs d’emploi va au contraire progresser l’année prochaine.

[…] Enfin, la mise en œuvre du compte personnel d’activité (la grande réforme sociale du quinquennat, selon François Hollande lui-même), la suppression des 35 heures ou la réduction du nombre de fonctionnaires paraissent prioritaires pour moins d’un Français sur cinq. Seulement… »

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Nous allons devoir encore le supporter pendant deux ans à moins d’un miracle et qu’il annonce alors sa démission, ce que toute noble personne responsable ferait avec panache.

Mais ne rêvons pas, de noble, il n’en a que les deux syllabes formant le mot couillon.

Bref… Hollande est un fumiste !

[MAJ : depuis, l’ex-président du Sénat, Jean-Pierre Bel, dément avoir « googlisé » les futurs ministres dans le JDD d’hier 21 février 2016. Il dément… nous en prenons note mais les politiques parlent souvent avec la langue fourchue et tordue donc cette information de dernière minute n’enlève rien à ce billet.]

Indécrottable souveraineté

« Si nous appelons ici nationalisme la volonté de collectivités politiquement organisées, établies sur un territoire et soumises à un État, de maintenir à l’égard des autres collectivités de même sorte une liberté théoriquement entière et au moins égale à celle des autres, nous dirons que l’expansion planétaire de la technique et de l’économie moderne n’aboutit pas à un État universel.

Peuples ou États agissent sur la scène historique à la manière de personnes qui ne veulent pas se soumettre à un maître et ne savent pas comment se soumettre à une loi commune. »

Raymond AronLes désillusions du progrès, essai sur la dialectique de la modernité (Éd. Gallimard, coll. Tel, p. 202 et 203) – 1969

Hashtable et la ripoublik : dans le mille !

HashtableIl y a deux façons d’assortir une cravate avec une chemise, dit-on. La première consiste à trouver une cravate dont le coloris dominant, ou les motifs, seront en accord avec la chemise. L’autre méthode consiste à choisir une couleur à l’opposé chromatique de la couleur de la chemise, pour jouer sur le contraste. Cela fait ressortir la cravate, et permet parfois de camoufler la banalité de la chemise. La politique, en France, est composée comme cette opposition chromatique cravate – chemise…

Et dans le rôle de la cravate, rutilante, chatoyante des mille feux que lui permet un train de vie très au-dessus de celui de la chemise (élimée, fadasse et camouflée derrière la débauche de moyens et de paillettes de l’accessoire vestimentaire), on trouve bien sûr les abonnés à la gamelle. Ces tendres mammifères se regroupent à l’Assemblée, au Sénat, dans tout un tas de Commissions Théodule lucratives et pléthoriques, ainsi que dans certaines associations où on se sent bien au chaud, protégé de la conjoncture économique par d’épaisses couvertures (sociales, financières, médiatiques, …)

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