Censure gauchiste

montage sleeping-giants

Pour faire suite à mon billet « La balance est bousillée depuis un bail » du 20 mars 2020 qui pointait  du doigt le sentiment de toute puissance de la députée franco-togolaise Laetitia Avia, dont le nom est aussi celui d’une loi liberticide, je diffuse le message de Boulevard Voltaire que j’ai reçu le 5 mars dernier à propos d’un groupuscule gauchiste qui lance régulièrement des chasses-aux-sorcières depuis l’élection de Trump en 2016 et qui a proposé un amendement à cette fameuse loi Avia : les Sleeping Giants.

Ces Torquemada de pacotilles, adeptes d’une censure qui ne dit pas son nom (et qu’ils maudiraient si ils la subissaient en retour !), ont vu leur amendement retoqué par le Sénat fin février 2020 alors que l’assemblée nationale avait voté pour, le 23 janvier 2020 (cf. Toujours plus de censure ! L’amendement « Sleeping Giants » de la loi Avia a été voté…sur Boulevard Voltaire le 23 janvier 2020 où l’on retrouve, ci-dessous, le discours d’Emmanuelle Ménard dans l’hémicycle le jour du vote).

Même le philosophe Yves Michaud, proche d’une « gauche libertaire » mais absolument Yves-Michaud-contre-la-tyrannie-des-bons-sentimentsréaliste comme à propos de Flamby dont il dit qu’ « il n’écoute personne. C’est un pur opportuniste. Seul son avenir demain le préoccupe » (cf. entretien avec Elisabeth Chavelet dans le Paris Match du 29 mars 2016), dénonce la tyrannie des bons sentiments et explique qu’il est nécessaire de « contrer des gens aussi nuisibles et aussi ennemis du droit« , « qu’il existe un délit de dénigrement qui peut entraîner de très lourdes amendes » (cf. Atlantico du 8 décembre 2019). Suivons son conseil : « Il est temps que les démocraties mettent fin à la bienveillance et cessent d’être aveugles« .

Voici donc le message de Boulevard Voltaire qui est accompagné d’une pétition à signer : « L’amendement « Sleeping Giants » a été définitivement rejeté la semaine dernière au Sénat.

Oui, ces activistes de la bien-pensance, qui attaquent notre site d’information libre Boulevard Voltaire depuis des mois – mais aussi l’hebdomadaire Valeurs Actuelles ou encore l’émission d’Eric Zemmour sur CNews – en harcelant nos annonceurs pour nous couper les vivres, se sont fait retoquer.

Avec cet amendement introduit dans la loi Avia, ils voulaient carrément obliger les entreprises à « s’auto-dénoncer » en publiant la liste des médias sur lesquels leurs publicités paraissent, pour faciliter leurs mesures d’intimidation abjectes et priver de financement tout site osant dévier de la pensée unique.

Cette bonne nouvelle, nous voulions la partager avec vous et avec les 48.000 signataires de notre pétition « Non à la censure généralisée sur internet », dont nous avons informé les sénateurs avant le vote de la loi Avia. Merci à tous.

Pour autant…

… la loi Avia qui, sous couvert de lutter contre les contenus haineux, organise une censure proprement scandaleuse et un contrôle sans précédent de l’information donnée aux Français, est toujours en cours d’adoption.

Et il faut une mobilisation phénoménale pour y faire barrage, avant le vote définitif à l’Assemblée nationale début avril.

Voici comment la loi Avia fait peser de très graves menaces sur la liberté d’expression et d’information des Français.

1 °)  La loi Avia oblige les réseaux sociaux à censurer tous les contenus « manifestement illicites » ou supposés tels.

Les pires dangers de censure reposent dans ce « manifestement ». Illicite, on sait ce que ça veut dire. « Manifestement illicite », c’est juste une personne qui va considérer qu’un texte est illégal, délictueux. Et là, les pires dérives sont possibles.

Quand on sait, par exemple, que certains pensent que critiquer la PMA, c’est être « homophobe » donc commettre un délit, cela donne une idée assez précise de ce que donnera la censure sur internet si la loi Avia est votée !

Car en plus, la loi Avia donne le pouvoir aux simples internautes de déclencher cette censure effrénée, par un mécanisme de « signalement ».

2 °)  Avec son mécanisme de « signalement » des contenus « manifestement illicites », la loi Avia est une arme de censure massive, au service des activistes de la bien-pensance.

Concrètement :
Un média partage un article ou une vidéo sur les réseaux sociaux…
Un internaute décrète qu’à son avis, c’est un contenu illicite et le signale en cliquant sur un simple bouton…
Aussitôt, le compte à rebours est déclenché. Les réseaux sociaux ont un délai très court (24 heures dans la version initiale de la loi) pour traiter la plainte, sous peine de lourdes sanctions financières voire pénales.

Le « signalement » étant une des armes favorites des activistes de la bien-pensance indignés, nul doute que les réseaux sociaux crouleront sous les signalements, impossibles à analyser en 24 heures, et qu’ils censureront à tour de bras, sans aucun discernement.

De quoi interdire tout débat, toute information contradictoire, sur tous les sujets dits sensibles : l’islam, l’immigration, la PMA et la GPA, etc.

Adieu le peu d’information libre encore possible sur internet. Bonjour la seule information autorisée : lisse, aseptisée, passée au crible de la bien-pensance.

3 °) Car avec cette loi, le gouvernement cherche à contrôler l’information et museler les sites d’information qui refusent le diktat de la pensée unique.

Le Secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, l’a clairement dit lors des débats sur la loi Avia : il y a des sites « que nous souhaitons ici voir disparaître ».  Et plus précisément, à propos de l’amendement Sleeping Giant rejeté et qui visait à assécher les financements des sites anti-politiquement correct, il s’est déclaré « assez favorable à la philosophie de ces dispositions ».

Difficile, en tant que membre du gouvernement, de s’exprimer plus clairement CONTRE la liberté d’information des citoyens ! »

Pour conclure ce billet, je ne puis m’empêcher de penser à Philippe Muray 314.1485439305(« encore une fois ! C’est une manie ! » me direz vous… mais quand on aime, on ne compte pas !) qui, en excellent observateur de son époque il y a 29 ans, avait bien compris l’expansion irrésistible de l’Empire du Bien, le principe entropique de bienveillance inconsidérée : « car de même qu’il n’y avait qu’un seul Dieu, il ne doit plus y avoir, à moyen terme, qu’une seule forme de société. La respublica fidelium spectaculaire avait vocation de s’étende jusqu’aux limites de l’univers par destruction ou conversion des derniers infidèles, voilà qui est fait ou presque. La Cité du Bien succède à la Civitas Dei comme projet de communauté spirituelle unique rassemblée sous l’autorité d’une instance souveraine, parfaitement globale, parfaitement féroce » (cf. L’Empire du Bien, Éd. Les Belles Lettres, Paris, 2011 [1991], p. 95).

N.B. : allez jeter un coup d’oeil sur l’article du 8 février 2020,  » Sleeping Giants ou le totalitarisme « soft » qui veut tuer », sur le site de l’Observatoire du journalisme (anciennement OJIM, Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique).

Tartuffe cordicole

« À chaque siècle son Tartuffe. Le nôtre a un petit peu changé. Il s’est élargi, s’est étoffé. Il est membre fondateur de plusieurs SOS-machin, il a fait les Mines ou l’ENA, il vote socialiste modéré, ou encore progressiste-sceptique, ou centriste du troisième type.

Il peut se révéler poète à ses heures, même romancier s’il le faut, mais toujours allégorique, lyrique, poitrinaire aujourd’hui comme il a été stalino-lamartinien vers les années 60-70, sans jamais cesserd’être langoureux.

Le nihilisme jadis s’est porté rouge-noir ; il est rose layette à présent, pastel saveur et coeur d’or, tarots new-age, yaourts au bifidus, karma, mueslis, développement des énergies positives, astrologie, occulte-cocooning.

Plus que jamais « faux-monnayeur en dévotions » (Molière), sa « vaine ostentation de bonnes oeuvres » (encore Molière) ne l’empêche pas , bien au contraire, « d’en commettre de mauvaises » (Molière toujours). Partisan du Nouvel Ordre américain, ça tombe sous le sens, c’est-à-dire de la quatrième grande attaque de Réforme à travers les siècles (après Luther, après 89-93, après Hitler), il ne comprend pas les réticences de certains envers les charmes protestants. Sa capitale est Genève, bien sûr, « la ville basse du monde » comme disait Bloy, « le foyer de la cafardées et de l’égoïsme fangueux du monde moderne » ».

Philippe MurayL’Empire du Bien (Éd. Les Belles Lettres, Paris, 2010) – p. 93-94

Penser l’apocalypse

Merci à Catherine, contributrice assidue et pertinente du blog de ma très chère Mouette rieuse !

À propos de Pourquoi combattre ?, ouvrage dans lequel nous retrouvons Leonardo Castellani : « Une nation qui fait une grande distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles« . Thucydide citant un roi de Sparte.

La nécessité de recréer une pensée patriotique et d’aider à forger les hommes pour la porter nous ont amené, il y a plus de 10 ans, à créer ce qui devait être une association d’étudiants et d’amis et qui se transforma en communauté d’idées, de projets et d’affects sans que nous ne l’ayons ni voulu ni cru possible. Cet ouvrage est le fruit de ces 10 ans de réflexions au sein du Cercle Aristote, entre dictionnaire et mélange. Il donnera au lecteur curieux ou au militant sérieux un manuel de questions plus que de réponses. Pour que la France soit et reste, il faut commencer par en avoir une certaine idée.

Je n’aurais pas mieux écrit que cela à propos de ce que je pense de notre lutte…

 

Reprends ton pouvoir !

Avec le prélèvement à la source, voici « Linky », un autre moyen supplémentaire de contrôle de nos existences (sans parler des réseaux sociaux avec un fichage volontaire de chaque citoyen, des portables localisables, …) qui doit être mis en place dans le but de nous « faciliter » la vie, grande préoccupation « philanthrope » de nos élites qui dirigent des populations occidentales plus assistées que jamais à tous les niveaux de leur quotidien.

A priori, l’incapacité des citoyens occidentaux à gérer leur imposition, leur consommation d’énergie, leurs relations humaines, leur argent,… est grandissante : il faut donc une Xième application ou un Xième appareil pour que leur vie soit simplifiée, plus facile, moins fatigante intellectuellement parlant.51lFBmK114L.jpg

Je souriais à l’époque en visionnant le film « Planète stupide« … nous y sommes depuis quelques décennies en fait !

Ces « compteurs intelligents », ces nouveautés que le gestionnaire du réseau électrique en France, Enedis, doit placer, sont censées améliorer la sécurité énergétique, la qualité de l’air ou permettre une une meilleure gestion des ressources du réseau… quid des radiations que ces boîtier émettent ? quid des balivernes à propos des économies d’énergie ? quid des consommations d’énergie fantasques facturées injustement ?

Comme l’amiante fut une nouveauté incontournable, imposée partout, et aux conséquences mortifères que nous connaissons aujourd’hui, méfions-nous grandement de Linky, ce nouvel objet moderne que l’on tente de nous imposer !

Pour se faire, on disqualifie les réfractaires en les traitant de complotistes (méthode facile et plutôt efficace) sur les ondes du service public pour faire la propagande du programme énergétique de la gauche de Jean-Marc Ayrault. Ainsi, le 25 mars 2016, dans son billet intitulé « La fronde anti-LINKY, nouveau filon des complotistes » dans la rubrique « Légendes du web » (c’est plutôt cette radio de merde qui a trouvé un beau filon en dénonçant de manière injuste et non-objective les citoyens qui contesteraient les décisions prises par son employeur, l’État français !), Anne Brunel n’hésite pas de façon très malhonnête à illustrer ses propos anti-complotistes par deux exemples tirés du web en prenant deux personnes, les moins crédibles possibles évidemment, une mannequin superficielle et un gothique un poil habité : argumentaire peu sérieux pour une « journaliste » de radio publique !

Rebelote sur France Info, le 15 avril 2016, avec Bruno Denaes qui explique qu’un simple compteur peut rendre une partie des auditeurs complètement paranoïaques et intitule le « Rendez-vous du médiateur » : Compteur et complots… une obsession, je vous dis !

Les « experts » brandissent les « peurs irrationnelles« , les « théories du complot » des illuminés qui émettent des réserves sur ces compteurs communicants, parlent « d’obscurantisme » (le progressiste adore ce terme, il utilise à toutes les sauces dès qu’il a à faire à un discours contradictoire…) comme cet idiot de Dominique Seux, à nouveau sur France Inter (ne changeons pas de moyen de propagande !), qui intitule son édito du 21 avril 2016 « Le combat anti-Linky ou le nouvel obscurantisme » et qui sort de son chapeau les habituels néologismes imbéciles finissant par « phobe » tel que « technophobe » car ceux qui ont des doutes sont malades, évidemment… le monde moderne est celui de l’inversion, celui qui fait passer les gens normaux pour d’affreux phobiques de toutes les dégénérescences ou toutes les débilités actuelles !

Tous ces représentants de « l’élite journalistique et intellectuelle » française (sic) brandissent au final leur argument massue incontournable : « le but est de faire des économies d’énergie, non seulement individuelles mais aussi collectives dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique »… affirmation a priori erronée et infondée aux dernières nouvelles !

Pour y voir plus clair, je vous invite à regarder cette vidéo primée, datant pourtant de 2013 qui est passée plutôt inaperçue en France, et qui est bien révélatrice de ce qui est en train de se mettre en place, en douce…

Vous trouverez chez Olivier Demeulenaere d’autres liens intéressants à ce sujet.

En plus de tout ce que j’ai publié à propos du très contesté Linky et de la vidéo ci-dessous (sous-titrée en français), vous pouvez lire le dossier Comment refuser Linky et l’article de Liliane Held-Khawam : « Linky : Vous pouvez dire non à ce compteur qui invite des tiers chez vous ». OD (« Take back your […]

via Compteurs “intelligents” : Vous avez le pouvoir de dire NON — Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

L’anticipation est mère de sûreté

« Dans cette atmosphère de maladie, des hommes réfléchis, de ces hommes qui commandent essayent de retrouver cette ancienne santé et leur ancien confort de cette ancienne assurance du lendemain qu’ils nommaient civilisation de l’Occident.

Ils font des livres et des rapports, ils prononcent des sermons, ils convoquent des conférences et des parlements et ils expliquent presque tout ce qui se passe par diverses folies guérissables et par diverses opinions fausses et redressantes des hommes

Ils pensent qu’à l’orgueil doit succéder la modestie, à la dépense l’économie.

Le désordre a renversé la sérénité et la sûreté des pouvoirs spirituels. Les pouvoirs recherchent ce bien-être perdu. »

Paul NizanLes Chiens de garde (Éd. Rieder, 5e édition, Paris, p. 204-205) – 1932