C’est ma fête!

nouratinbis

C’est une coïncidence calendaire plutôt qu’une tradition, mais c’est ainsi, la teuf de la zicmu et celle des reps tombent systématiquement en même temps ou presque. Il l’a carrément fixée au premier jour de l’été, son invention géniale, le fabuleux Jack Lang, actuel patron à vie de l’Institut du Monde Arabe, son gros fromage à goût de couscous, mais surtout ex-ministre flamboyant de la culture socialiste, on pourrait dire aussi, ex-ministre socialiste de la culture flamboyante mais la seconde partie coince un peu. Bon, bref, leur connerie soi-disant musicale c’est pour lundi, en revanche aujourd’hui c’est ma fête et je tiens à en profiter grave! J’ai ma progéniture sous la main (enfin façon de parler) et j’aurai donc mes petits cadeaux habituels, lesquels entretiennent à la fois l’amitié et la cohésion familiale, ce qui n’apparaît pas comme une mince affaire dans le monde biscornu qui constitue notre environnement de plus…

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Rendez-vous compte…

(excellent dessin trouvé chez H-16)

… le petit camembert grossit à vue d’oeil et les génies de la doxa progressiste sont aux aboies, ils ne savent plus quoi faire !

Après avoir investi les milieux radiophoniques et télévisuels ainsi que les institutions scolaires et universitaires, après avoir favorisé la création d’associations multiples et variées façon SOS machin pour infiltrer tous les organismes d’état et notamment celui de l’Éducation Nazionale (avec l’aide lamentable de trop nombreux « droitards ») et servir la soupe du progressisme déviant de la modernité, après avoir régulièrement organisé des manifestations festives et salutaires face à l’innommable (la dernière en date, celle du 6 juin 2021, organisée dans 140 villes par 100 organisations et non des moindres comme la CGT, La FSU, le SM ou l’UNEF, a été un véritable fiasco qui ne fait évidemment pas la une des médias dominants, avec seulement 70 000 personnes à Paris, 9000 selon la police, relate Pierre Godon et Juliette Campion sur le site de FranceInfo du 13 juin 2021 !!!), voilà que l’on nous refait le coup de l’inéquité de temps de parole en période électorale et le torchon gauchiste Libération stigmatise (il me semblait que ces demeurés rougeâtres combattaient cela…) CNews qui ferait la part belle à l’estrême drouaaaaaaaate !

Infographie du 14 juin 2021 tirée de Libération

Ce qui me saute aux yeux, moi, ce sont les 14 médias, sur les 16 sélectionnés pour cette infographie, qui donnent plus de 50% de visibilité aux gauchistes de LREM, PS, FI, EELV, PCF,… avec une part disproportionnée pour les porte-paroles du gouvernement (on sait d’où viennent les financements de tous ces médias !). Et encore, je n’inclue pas (c’est très vilain de ne pas être inclusif !) la droite molle des LR et autres imposteurs qui sont des collabos de première (sinon les proportions des gauchistes dans les médias atteindraient des valeurs autrement plus honteuses et scandaleuses) !

Même Public Sénat qui devrait avoir comme référence la proportionnelle ne respecte pas le vote des français au vu des pourcentages correspondant aux invités politiques de cette chaîne de télévision où la pluralité devrait être plus respectée qu’ailleurs.

Libération, en fait, pointe bien un problème mais il ne se situe sûrement pas en haut à droite de ce diagramme mais, clairement, en plein milieu et à gauche, avec beaucoup trop de jaune et de rose/rouge par rapport à la réalité électorale française !

En réalité, ce que confirme le diagramme ci-dessous (infographie sur une période plus courte, du 5 avril 2021 au 10 juin 2021), c’est qu’il y a bien une injustice : 40,1% des invités politiques font partie de la majorité LREM/Modem, ce qui est des plus commodes en termes de propagande et d’efficacité dans la transmission du message, sachant que la répétition fixe la notion…

Pour ma part, je vois 87,1% de temps de parole donné à des déracinés et des apatrides, des partisans du mondialisme et du melting-pot à l’américaine, sorte de soupe mixée fadasse qui n’a rien de française et d’européenne !

Finalement, CNews « la courageuse » ne fait que mettre au diapason la part des invités politiques, étiquetés « extrême-droite » (il faudra un jour qu’un expert digne de ce nom, et pas l’indétrônable et systématique Jean-Yves Camus, fasse le point sur la réelle signification de cette terminologie), aux résultats des dernières présidentielles de 2017 (environ 33% pour Marine Le Pen) et aux européennes de 2019 (environ 23% pour le RN) en France.

Hashtable résume très bien les tenants et les aboutissants de cette nouvelle levée de boucliers, qui s’apparentent plutôt à de fragiles pare-soleil plastifiés aux couleurs arc-en-ciel, pour alerter nos pauvres français incapables de comprendre que la bête immonde brunâtre s’est refait une santé et s’apprête à manger tous nos enfants et même leurs géniteurs.trices (ah mince, je me suis cru un instant sur le site de l’Occitanie…) !

[…] La situation est grave. Que dis-je, elle est terrible !

Il faut en effet comprendre que si Libération (et tous les journalistes derrière cette rédaction et bien au-delà) a produit tel article, c’est bien parce qu’une chaîne vient de briser un tabou français : donner la parole aux gens de droite et, notamment, aux gens d’extrême-droite non pas à proportion de ce que la rédaction estime qu’ils méritent, mais à celle que leur donne leur représentation dans la politique nationale. Et si on commence à laisser les gens de droite (et a fortiori les gens d’extrême droite) s’exprimer ainsi dans les médias un média à proportion de ce que le public veut entendre, c’en est fini du discours actuellement dominant de la Belle Gauche Humaniste, Universaliste et Inclusive dont cette rédaction (et tant d’autres) se veut l’étendard.

En réalité, il est particulièrement intéressant de voir que, au sein même de CNews, les journalistes émettent des petits couinements plaintifs à l’idée que certains, comme Zemmour ou Praud, puissent ainsi trouver un temps d’antenne pour y exprimer leurs opinions : comme ces dernières sont officiellement estampillées nauséabondes, il est inconcevable qu’on puisse les laisser parler. La démocratie, la liberté d’expression, ça va pour la météo et les idées de gauche, mais pas pour les idées de droite et les sujets qui fâchent. Et puis quoi encore ?

Ce qui explique sans doute le détachement voire la gourmandise de ces mêmes journalistes et des autres rédactions à inviter, tendre le micro, analyser et recueillir les paroles d’un nombre dodu de partisans de l’extrême-gauche, et ce, absolument sans aucun rapport avec le poids réel de ces idées et de ces gens dans la politique nationale.

Et là apparaît toute l’hypocrisie dégoulinante de ces distributeurs automatiques de morale de synthèse : lorsqu’on prend un court temps de réflexion, on s’aperçoit assez vite que les quelques heures d’antennes supplémentaires que l’extrême-droite et la droite ont grapillées sur CNews ne permettent même pas d’équilibrer le temps global de ces représentations politiques dans les médias« .

L’intégralité du billet ici

L’âme française !

Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, avec Gérard Depardieu et Anne Brochet (1990)

« Je crois qu’elle regarde…
Qu’elle ose regarder mon nez, cette Camarde !
Il lève son épée.
Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
Qu’est-ce que c’est que tous ceux-là !- Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !…
Que je pactise ?
Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous,
et c’est… mon panache !
« 

Edmond RostandCyrano de Bergerac – 1897

Ce film culte est celui de mes 18 ans et il a, à mon avis, pleinement réussi le passage de l’oeuvre écrite à celle sur pellicule. Cyrano de Bergerac fait partie de mes héros favoris de l’adolescence et la pièce d’Edmond Rostand fut un des piliers de ma construction éthique et morale, avec quelques autres oeuvres telle que L’Odyssée ou L’appel de la forêt. Il y a eu plus tard bien sûr de nombreux autres bouquins qui ont consolidé ce socle de valeurs traditionnelles comme ceux de Jean Cau, Richard Millet, Georges Bernanos ou Céline.

Ce personnage d’Edmond Rostand reste mon préféré à bien des égards et cette tirade finale revêt une importance majeure pour moi. Un instant de grâce, mélangeant tout à la fois une grande force et une fragilité certaine qui touche l’affreux barbu de DdeC.

Je n’aurai jamais assez de mots pour remercier tous les grands auteurs de la littérature et la philosophie occidentale qui ont fait le « complotiste radical et fasciste » (selon les critères de la doxa progressiste actuelle…) que je suis !

En tous les cas, si je devais résumer ce qu’est l’âme française et ce qui m’inspire au quoitidien, et bien je choisirais cet extrait !

Pitoyable présipède…

Quelques médias, en-dehors de ceux qui sont les relais officiels de la Macronie (comme Le Parisien, BFMTV et bien d’autres), ont analysé comme il se doit la énième pantalonnade du présipède que ce soit Philippe Bilger le 28 mai 2021 sur Causeur.fr dans un article intitulé « Macron : le cynisme tranquille » ou que ce soit Mathieu Slama sur Figaro.fr, le 23 mai 2021, dans un article intitulé « Emmanuel Macron – McFly et Carlito: «Une vidéo qui ne fait honneur ni à la politique, ni aux influenceurs, ni à la jeunesse»« .

Emmanuel Macron s’est donc une nouvelle fois ridiculisé, et par la même a dégradé un peu plus la fonction présidentielle déjà en lambeaux, en se vautrant avec plaisir dans la boue médiatique proposée par les influenceurs et autres youtubeurs (nouveaux gourous des masses abruties par le délitement de l’instruction et le niveau des émissions télévisuelles, excellents anesthésiants neuronaux), dans le cas qui nous intéresse, les déplorables Mc Fly et Carlito, d’une bêtise insondable.

Cette « opération de communication à destination de la jeunesse sur YouTube d’Emmanuel Macron avec McFly et Carlito est un pas de plus dans la ridiculisation de la fonction présidentielle. Elle ne peut être excusée par les errements de ses prédécesseurs » selon Philippe Bilger.

« Je n’ai pas l’intention de gloser à nouveau sur la pantalonnade élyséenne ayant réuni le Président, MacFly et Carlito. Si elle a peut-être amusé une certaine jeunesse de 15 à 23 ans, elle a certainement détourné encore davantage des citoyens de tous âges de la politique et de celui qui a été choisi en 2017 pour avoir l’honneur de nous représenter. Plus gravement, je me demande quel crédit des monstres sacrés de la vie internationale – par exemple Poutine, Erdogan, Khamenei – accorderont à un président capable de ruiner sa réputation et son influence dans les rapports de force avec de telles légèretés« .

[…] « Je ne contesterai pas que, s’il y avait un concours des indécences, provocations, détournements et scandales présidentiels, aucun de ceux que je vais nommer n’aurait été mal placé dans des registres différents. Que ce soit François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et notre président en lice pour 2022, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de rappeler les hauts faits de ces messieurs, ils demeurent dans la mémoire collective. Emmanuel Macron pourrait ne pas être éloigné de la première place avec cette photographie aux Antilles où il est encadré, très souriant, par deux voyous torse nu et dont l’un fait un doigt d’honneur.

Ce qui est anormal, dans notre République, est qu’on considère ce délitement comme une fatalité, cette dégradation de la majesté du pouvoir comme une obligation pour “faire jeune”, favoriser le rapprochement avec les citoyens. Alors que le gouffre est aussi grand entre cette démagogie et la vraie simplicité qu’entre, par exemple, Jean-Marie Bigard et Alain Finkielkraut« .

[…] « Était-il donc inconcevable qu’un président, saisi par l’abaissement structurel de la morale et de la dignité publiques, le culte des abus et privautés s’appropriant les droits en reléguant les devoirs, le mépris des apparences, et jugeant résistibles ces processus délétères, s’écriât un jour : “Un président ne devrait pas faire ça” et marquât un heureux et brutal coup d’arrêt dans le laxisme du pouvoir élyséen ?« 

L’intégralité de l’article de Philippe Bilger est ici.

Pour finir, Mathieu Slama décrypte clairement la stratégie mise en place par des marcheurs en panne de résultats politiques, en panne de projets cohérents et utiles pour la France et ayant une vision à très court terme, l’élection de 2022, synonyme de renouvellement de contrat et de « soussous » dans la « popoche ». Il pointe du doigt, pêle-mêle, la dépolitisation de la parole politique, la décrédibilisation de la fonction présidentielle, la compromission vulgaire des tenants de l’autorité publique, l’infiltration de plus en plus visible du marketing dans la vie politique,… un florilège de curseurs qui sont autant de preuves de la décadence de notre société occidentale et de l’effondrement du corps institutionnel français.

« Il faut reconnaître à Emmanuel Macron une certaine obstination dans sa volonté d’aller chercher le vote des jeunes pour 2022. La mise en scène autour du pass’ culture de 300 euros pour tous les jeunes de 18 ans a été à cet égard très révélatrice, Macron multipliant pour l’occasion les clins d’œil à la jeunesse à travers des références aux mangas, séries ou jeux vidéos et à travers une présence sur tous les supports que les jeunes affectionnent : Twitter, TikTok et même une story sur Instagram sous forme de sondage, procédé classique des influenceurs pour «créer de l’engagement» avec leur communauté. Macron utilisa même, dans sa communication, un langage codé en employant le terme «bataillon d’exploration», faisant ainsi implicitement référence au très populaire manga «L’attaque des Titans» qui cartonne auprès des jeunes.

Mais l’offensive du président-influenceur ne s’est pas arrêtée pas là. Nous avons eu droit, en effet, à la fameuse vidéo annoncée de longue date avec les youtubeurs humoristiques McFly et Carlito, résultat d’un challenge lancé par le président aux influenceurs autour des gestes barrières. Cette vidéo vient donc d’être publiée, et a créé un engouement assez incroyable si l’on en croit le nombre de vues qui ne cesse de grimper à un rythme record. Cette vidéo, qui met en scène un concours d’anecdotes, est émaillée de quelques surprises, comme un appel à Kylian MBappé (qui évidemment n’a rien de spontané) et un concert de métal privé organisé dans les jardins de l’Élysée. Une vidéo de pur divertissement, donc, globalement assez pénible à regarder, typique du genre de contenus que proposent ces youtubeurs dont l’audience, qui dépasse souvent le million de vues à chaque vidéo, est considérable. Macron semble plutôt à l’aise, même si on sent poindre, à certains moments, une sorte de gêne face à la lourdeur de ses interlocuteurs et à l’absurdité de certaines situations.

Cette vidéo est sans précédent dans l’histoire de la communication politique. Elle est donc tout sauf anecdotique, et dit quelque chose de grave sur la manière dont le pouvoir envisage désormais la communication et la fonction politique aujourd’hui.

[…] « Cette appropriation, par le politique, des techniques de marketing du monde privé n’est pas nouvelle, mais elle n’a jamais été aussi manifeste que sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Cela ne surprend guère, puisque le macronisme est lui-même une appropriation du politique par le monde de l’entreprise et du management. Les macronistes sont pour beaucoup des anciens cadres du privé, des communicants, des chefs d’entreprise qui maîtrisent parfaitement les codes du management et du marketing. Leur vision de la politique est une vision purement managériale. Personne, à l’Élysée, ne s’est demandé si le président de la République avait vraiment sa place dans ce type d’opérations. Personne n’a émis de doute sur le message politique que cela renvoyait. Personne, enfin, ne s’est posé la question des enjeux éthiques qu’une telle stratégie soulevait« .

[…] Cette approche marketing de la politique a son corollaire : la dépolitisation, qui est aussi un des marqueurs de la présidence Macron. Avec cette vidéo, l’Élysée sort de l’espace politique pour se placer uniquement sur le terrain du divertissement et du spectacle« .

[…] Il ne s’agit plus ici de communication politique mais de propagande, voire même de manipulation. Que le divertissement soit aujourd’hui une composante essentielle du spectacle politique, personne ne le conteste et cela n’est pas la faute de Macron. L’émission Touche Pas à Mon Poste, présentée par Cyril Hanouna, est aujourd’hui très appréciée de la macronie, plusieurs figures y participent régulièrement« .

Avec cette vidéo, on passe à tout autre chose, et un cap est franchi dans la dépolitisation de la parole politique.

[…] « …, il est difficile de ne pas dire un mot de conclusion sur ce que représente cette vidéo pour la fonction présidentielle, et donc pour la France. Au début de son mandat, Macron a engagé ce qu’on pourrait appeler une réforme de l’image présidentielle, tentant de redonner du prestige, de la hauteur, de la distance et de la rareté à la fonction. Le président représente la France et tous les Français, et par conséquent il ne peut pas agir comme n’importe quel ministre ou parlementaire. D’où cette idée, à laquelle Macron semblait croire, de redonner de la force symbolique à la fonction, de se faire plus solennel, plus rare et donc moins omniprésent que ses prédécesseurs qui avaient gouverné à la manière de Premiers ministres plutôt que de Présidents. Mais Macron a trahi cette promesse au fil de son mandat, jusqu’à cette incroyable opération de communication qui marquera, soyons-en sûrs, un précédent historique dans notre histoire politique contemporaine« .

[…] « Que dire, enfin, de cette séquence où le chef de l’État laisse échapper un «putain» ? C’est peut-être cela le plus grave, cette idée que le président est désormais un influenceur comme un autre, que la politique n’est plus un espace à part, et qu’il est désormais possible, pour le chef de l’État, de se commettre dans une vidéo aussi rabaissante et vulgaire« .

L’intégralité d el’article de Mathieu Slama est ici.