CasaPound à la une

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L’affiche de cette comédie italienne (cf. article « Italie : l’étrange comédie qui met en scène le retour de Mussolini » de Marcelle Padovani du NouvelObs du 16 janvier 20198) sortie en février 2018 est intitulée « Sono tornato » qui signifie « Je suis de retour »…

A priori, au vu de la dynamique de la mouvance CasaPound, on peut légitimement y croire.

En effet, ce mouvement politique italien fondé en 2003 et le parti politique qui en est l’émanation depuis 2008 ont le vent en poupe depuis plusieurs années, après un démarrage plus que timide aux dernières élections de 2013 .

« Il faut distinguer la «Casa Pound», le squat romain fondé en 2003 qui sert à la fois de centre social (une vingtaine de familles y sont hébergées) et de local au mouvement, et «CasaPound Italia» (CPI), l’association d’utilité publique créée en 2008 qui est la structure légale du groupe. » nous explique le billet de Zacharie Boubli de Geopolis FranceTVinfo du 14 novembre 2014.

L’actuelle campagne pour les élections générales italiennes des députés et sénateurs de la dix-huitième législature de cette République confirme l’ascension de ce mouvement identitaire aux racines fascistes, ce que confirme Adriano Scianca, l’un des idéologues de CPI : «Nous sommes un mouvement politique mais pas un parti. (…) Nous sommes fascistes et assumons tout l’héritage de la période fasciste, y compris les erreurs. (…) Contrairement au communisme, le fascisme n’a pas échoué, il a été vaincu sur le champ de bataille».

L’instabilité politique récurrente constatée dans ce pays, les graves problèmes d’immigration et de délinquance (avec notamment l’affaire du meurtre sordide de Pamela Mastropietro par un migrant nigérian clandestin, Innocent Oseghale ! cf. article de Contre-Info paru dans un billet du 1er février 2018), ainsi que l’insupportable dissolution de la culture italienne dans le maelström mondialiste entraîne une prise de conscience de plus en plus grande du peuple italien face aux violents bouleversements infligés à leur pays.

Pour davantage de précisions sur ce phénomène politique qui inquiète les raclures du système médiatico-politique français, allez lire l’entretien du 27 février 2018 de Simone Di Stephano, le vice-président de CasaPound et le représentant politique de CPI, avec, justement, Adriano Scianca, correspondant de BreizhInfo à Rome et journaliste pour Il Primato Nazionale.

Simone di Stephano explique entre autres qu’il va falloir compter sur eux et sur un mouvement qui a muri : « Notre vitalité métapolitique a été transposée dans nos programmes politiques, qui sont et restent absolument révolutionnaires. Nous n’avons pas cessé de faire de la culture et de l’art. Mais rappelons-nous que si CasaPound n’était que l’avant-garde d’un milieu auparavant, aujourd’hui nous sommes un point de référence pour de nombreux Italiens, qui ne connaissent pas forcément l’histoire de Casapound.

Pendant un certain temps, CasaPound faisait scandale. Des intellectuels célèbres venaient chez nous pour le plaisir de parler avec le diable. Aujourd’hui tout ça c’est fini, parce que nous sommes une force mature, pas seulement une mode. »

Même le programme d’information Channel 4 News de la chaîne britannique éponyme se fend d’un reportage sur ces nouveaux fascistes qui ne mangent pas les enfants et qui ne trucident pas à tort et à travers comme certaines peuplades arabes ou africaines.paraic-obrien

Le journaliste Paraic O’Brien, leur correspondant en Italie, l’a mis en ligne le 1er mars 2018 sous le titre de « Fascism in Italy: The hipster fascists trying to bring Mussolini back into the mainstream », montrant une jeunesse « hipster » admirative du Duce, mais pas seulement.

jeune de CasaPoundOn y découvre des gens de tout âge : une jeune militante qui défile, Chiara Del Fiacco, femme d’une trentaine d’année faisant visitée la maison CasaPound et posant devant le fameux murs de leurs auteurs vénérés, Roberto Maggi, un cardiologue d’une soixantaine d’année, trois jeunes hipsters fascistes,…

Chiara Del Fiacco

Roberto Maggi

jeunes hipsters fascistesIls ont tous un point commun : ils sont farouchement attachées à une relation charnelle avec leur patrie, à leurs racines culturelles et historiques, à leurs moeurs, à une certaine idée d’un peuple homogène, à la solidarité et l’entraide,… bien loin des horribles et stupides caricatures réalisées par les gauchiasses, inquiets de cette montée de sympathie pour ce mouvement, non pas pour leur pays mais pour leurs avantages et leurs passe-droits décadents.

La tendance en Europe et en particulier en Italie est à un renouveau du fascisme (ne pas confondre avec le nazisme bien évidemment… j’écris cette lapalissade car les enragés de « padamalgames » n’hésitent pas à mettre dans le même panier ces deux idéologies si différentes, différence qui fut à l’origine de la scission entre Mussolini et les anciens du Grand Conseil Fasciste en 1943 !).

Preuve de cette tendance : la une de Il Tempo du 30 décembre 2017…. le Duce, l’homme de l’année !

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Le peuple et les masses

« Qu’est-ce qui caractérise notre époque par rapport aux précédentes ? L’excès de natalité. Les masses pèsent lourdement sur la terre depuis soixante-dix ans. Leur poids écrase la civilisation.

On peut faire toutes sortes de choses pour le peuple : le nourrir, l’instruire, lui donner du travail, lui enseigner le civisme, lui inculquer l’horreur de l’ivrognerie, accoutumer son oeil aux oeuvres d’art et son coeur aux sentiments généreux.

Pour les masses, on ne peut faire que deux choses : les loger ou les tuer.

De là la transformation singulière de deux activités humaines : la guerre et l’architecture. Les guerres du passé étaient des parties d’échecs, assez meurtrières quelquefois, mais jouées par des artistes. C’était le général le plus intelligent ou le plus hardi qui gagnait. À présent, ce sont d’énormes hécatombes. les vainqueurs ne sont plus des joueurs plus ou moins habiles. ce sont les pions eux-mêmes. Une masse en écrabouille une autre.

[…] Autre aspect de la guerre : elle est devenue morale, c’est-à dire sans pitié. Les rois se battaient pour gagner des provinces. Les masses refuseraient de se battre pour des buts aussi pratiques. Alors on se mobilise pour les idées. Quand la guerre est finie, le parti vainqueur décrète qu’il est le parti du Bien et que le parti vaincu est celui du Mal. Les idées ne composent pas. Une idée victorieuse anéantit ou réduit au désespoir l’idée vaincue. Les masses aiment cette justice en noir et blanc.

[…] En effet, ce n’est pas les crimes de guerre que l’on a sanctionné à Nuremberg – les crimes de guerre existent depuis le commencement de l’humanité, et ils restent traditonnellement impunis – c’est le crime de pensée. Celui qui s’est servi de l’idéologie périt par l’idéologie. ».

Jean DutourdLes ravages de la morale (revue La Nouvelle École, n°29, Éd. Copernic, p. 31) – juin 1976

Une démocratie pour spectateurs

« Lippmann a payé sa position sur une théorie très détaillée de la démocratie progressiste.

Il a expliqué qu’on trouve diverses catégories de citoyens dans une société démocratique qui fonctionne bien. Au premier plan se trouvent ceux qui doivent participer activement à la gestion des affaires d’intérêt général. Ils appartiennent à la classe des spécialistes, ceux qui analysent, administrent, et décident et dirigent sur les plans politique, économique et idéologique.

Cette classe représente un très faible pourcentage d cela population. De toute évidence, les promoteurs de ces idées font toujours partie de cette élite et parlent de ce qu’il faut faire de ces autres qui en sont exclus, c’est-à-dire, de tous ceux qui forment l’immense majorité d cela population et que Lippmann nommait le « troupeau dérouté ». La tâche consiste à se protéger contre « les piétinements et les rugissements du troupeau dérouté ».

Désormais, il y a deux « fonctions » en démocratie : d’abord celle des spécialistes, ces hommes qui dirigent le pays, c’est-à-dire à qui revient le rôle de penser et de planifier, ceux qui comprennent ce qu’est le bien commun; ensuite la fonction dévolue à ceux qui font partie du troupeau dérouté. Leur rôle en démocratie, explique Lippmann, c’est d’être des « spectateurs » et non des participants actifs.

Toutefois, puisque nous sommes en démocratie, leur rôle ne s’arrête pas là. De temps en temps, on leur accorde la possibilité de dire « c’est celui-ci que nous voulons pour chef » ou bien « c’est celui-là« .

C’est que nous sommes une société démocratique plutôt qu’un État totalitaire. »

Noam ChomskyPropagande, médias et démocratie (Éd. Écosociété, Montréal, p. 23) – 2015 [2004]

 

Silence ! Le prof cause !

Et oui, pour une fois qu’il ne s’agit pas d’une lamentable sortie de cet odieux borgne sans vergogne de Jean-Marie ou de ce terrible et nauséabond réactionnaire Zemmour, faites un peu de silence pour ce professeur d’études africaines de l’université de Duke en Caroline du Nord, aux États-Unis (mais avais-je besoin de le préciser…), qui s’exprime, en plus, sur l’incontournable et labélisée France Culture ! Cette dernière ne peut être soupçonnée de faire l’apologie des thèses d’esssstrême-drouaaate, mouvance idéologique ciblée comme étant le problème majeur et essentiel de l’Europe à en croire le conglomérat médiatico-politico-entrepreneurial.

Silence donc ! Le prof cause !

Et voici l’extrait (trouvé sur twitter) de l’entretien du 21 février 2018, sur le thème de « Asile et immigration : l’heure de vérité ? », du professeur Stephen Smith au cours duquel il explique simplement et calmement plusieurs choses sur la pression migratoire africaine.

De cet extrait, je ne retiendrai parmi ses déclarations que trois d’entre elles.

Ainsi, il nous rappelle à juste titre que « l’Afrique du Sud a été ruinée économiquement par un afflux de migrants » ce qui met sacrément du plomb dans l’aile à l’argument soi-disant « massue » de l’apport bénéfique des migrants à l’économie d’un pays.

Il met en garde sur la simplicité et la naïveté d’une péréquation qui paraîtrait évidente entre « l’Afrique jeune et l’Europe vieillie ». Les peuples ne sont pas miscibles comme des phases liquides aqueuses ou interchangeables comme des produits de consommation au grès des aléas économiques de telle ou telle région ou des désirs de telle ou telle entreprise en fonction de ses besoins.

Enfin, il confirme clairement que le Grand Remplacement est bel et bien en marche et 9782246803508-001-Tque l’africanisation de l’Occident n’est pas une lubie des méchants contributeurs hystériques de la fachosphère.

Il l’explique plus précisément dans son livre « La ruée vers l’Europe », paru le 7 février 2018 aux éditions Grasset, ainsi que dans l’entretien accordé à François-Guillaume Lorrain et Claire Meynial du Point (article du 2 février 2018), où on peut lire : « Jusqu’en 2050, on sait que l’Europe va s’africaniser, les jeunes sont là, ils sont déjà nés, il n’y a rien à faire, on n’a jamais connu une telle pression démographique. »

L’infographie ci-dessous montre bien la diminution de la part de la population européenne sur la population mondiale et l’effet d’aspiration migratoire désiré par les « zélites » (sous couvert des études onusiennes) afin de stabiliser un population européenne ayant un faible taux de natalité et des citoyens vieillissants.

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Tout ceci met en avant l’immense problématique de la migration africaine sur notre sol, du Grand Remplacement qui est indéniable en France mais qui n’est pas aussi fort et visible selon les pays d’Europe.

Ce remplacement racial est aussi confirmé scientifiquement par le dépistage de la drépanocytose, réalisé par l’AFDPHE en 2016, qui, en l’absence de statistiques ethniques officielles (belle hypocrisie des gouvernants !), permet d’avoir une bonne idée du changement de la population française au niveau racial puisque cette maladie génétique concernent quasi-exclusivement les populations extra-européennes d’origine noire et maghrébine. L’évolution des chiffres et leur importance sont sans équivoque…

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En tous les cas, de très nombreux « journalistes » vont devoir revoir leur certitude quant à ce phénomène incontestable et faire leur mea culpa par rapport à leur déni idéologique qui n’a que trop duré. On peut toujours rêver…

Une des dernières saillies pétrie d’imbécilité que j’avais pu lire datait de quelques mois. Le Grand remplacment CamusElle avait été éditée dans un des plus gauchistes des magazines français, avec Libération et Le NouvelObs, Les Inrocks.

Il s’agissait d’un article du 30 octobre 2017 (à propos d’Alain Finkielkraut reprenant à son compte la théorie du Grand Remplacement de Renaud Camus explicitée dans son livre éponyme, deux illuminés bien connus…) nous expliquant, grâce aux lumières éblouissantes de l’hipster hypercalé Mathieu Dejean, que le Grand Remplacement était : « une supposée substitution de la population française “de souche” par les immigrés extra-européens »… une illusion, un mythe en définitive comme on peut le constater en France et en Angleterre ci-dessous…

BARBES

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Il s’agirait même d’une perturbation, d’un trouble fonctionnel de la pensée (rien que ça !) de ceux qui dénoncent cette africanisation du peuple européen puisqu’on peut lire dans africanisation-à-Paris-métro-château-rougecette feuille de chou : « dans le marigot de ses allégations délirantes » dixit l’aveuglé de service… « délirantes »… cela saute aux yeux sur ce cliché pris à la sortie de la station métro de Château-Rouge à Paris…

Le bobo idiot reproche en plus du haut de sa tour d’ivoire parisienne que : « le philosophe membre de l’Académie française avalise cette fois la théorie du “grand remplacement”. Ou comment donner son assentiment à une énormité en contestant une énormité encore plus grosse. ». 

Il s’agirait donc d’une énormité…

Stephen Smith et notre sens basique de l’observation au quotidien nous disent le contraire !

La propagande gauchiste, idiote utile des grands patrons et d’un monde globalisé standardisé, en prend un coup !

Instant jubilatoire.