
Catégorie : Traditions
100% français !

Allez vous baladez par là, chez Gueuleton, c’est très sympa, les photos sont sublimes !
J’ai découvert cette photo par l’intermédiaire d’un autre bon site, Julius de France d’Hanabelle la française avec de belles bagnoles, de jolies pépés et bien d’autres beaux clichés.
Terram patrum nostrorum
« On ne peut s’empêcher d’aimer la terre de ses pères plus que toutes les autres terres, plus que toutes les terres du monde ! »
Charles Péguy – Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc (Éd. Gallimard, NRF) – 1910 [1941]
Désenchantement momentané
Le média russe RT du 24 juin 2016 nous apprend que la plus jeune députée de l’histoire de la Ve Raie publique, la charmante Marion Maréchal-Le Pen demande à dissoudre son mariage avec Matthieu Décosse.
Bien que n’étant pas encarté à ce parti dont plusieurs représentants m’agacent fortement, je suis vraiment désappointé d’apprendre cette nouvelle concernant MMLP pour deux raisons : la première, parce que la petite Olympe, sa fille qui n’a pas encore 2 ans, va grandir dans une famille décomposée, ce qui est malheureusement une habitude chez les Le Pen, et la seconde, parce que cette mésaventure va donner du grain à moudre à tous les gauchistes,vertu décadents et autres demeurés qui peuplent notre terre de France.

Finalement, elle a suivi les « valeurs de SA famille » plutôt que les « valeurs de LA famille » qu’elle défend bec et ongles, sûrement par volonté de faire le ménage dans sa vie (voir ci-après), et, bien entendu, tous les guignols de service vont s’engouffrer dans cette brèche si ce n’est déjà fait.
Je ne dirai pas que c’est de bonne guerre car les tweets et messages édités pour fustiger cette entorse aux valeurs traditionnelles sont juste idiots et mesquins.
Bien entendu qu’il est regrettable que la jolie Marion ne soit pas exemplaire à tous les niveaux et notamment au niveau de la cellule familiale mais, lui reprocher de défendre les valeurs de la famille alors qu’elle n’a pas su préserver la sienne, c’est aussi imbécile que si l’on reprochait à tous les riches socialistes (Fabius, Cahuzac, Touraine, Delaunay ont payé l’ISF en 2011 selon LeFigaro.fr du 7 juin 2012) de défendre ceux qui n’ont pas autant de ressources !
On peut vouloir que la société atteigne un certain niveau de moralité même si soi-même, on observe quelques difficultés à l’atteindre.
C’est en fait faire preuve d’ambition et le chemin de l’excellence est toujours parsemé d’épreuves, d’embûches et d’échecs. En réalité, les surmonter est le plus important, rectifier le tir en visant le plus possible la vertu et la sagesse est prioritaire.
C’est sûrement ce qu’elle a tenté de faire à mon avis : viser la cohérence dans sa vie personnelle, en prenant cette décision lourde de conséquences vu sa position et son engagement politique.
En effet, lorsque l’on recherche quelques informations sur son futur ex-mari, on apprend qu’il travaille dans le milieu festif et décadent des nuits et spectacles parisiens avec la société Ça c’est Paris, au contact de personnages à la vie dissolue comme l’inverti Michou ou la dévergondée Amanda Lear, et qu’il entretient des liens avec la franc-maçonnerie chrétienne puisque le 8 décembre 2010, il se voyait décerner une médaille d’argent avec palme par la Ligue Universelle du Bien Public (copie d’écran de leur blog ci-dessous).

Décadence des nuits parisiennes et franc-maçonnerie ne sont pas vraiment compatibles avec les discours traditionalistes et de droite de Marion Maréchal-Le Pen… ceci expliquant peut-être cela…
Pour ma part, je reste convaincu que ce sont des hommes et des femmes comme Marion qu’il faut à la France pour lui redonner une dynamique et une identité malmenée voire en perdition.
Son discours identitaire basé sur des valeurs traditionnelles me convient assez, notamment sur la famille (position qui a le mérite d’être claire et nette pas comme celle du FN et de sa tante), thème abordé dans le Valeurs Actuelles du 3 juin 2014 avec l’article « La famille biologique sacrifiée ».
Elle y explique entre autres : « Après le passage au forceps de la loi sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels, la majorité socialiste achève son entreprise de destruction de la famille traditionnelle avec une nouvelle réforme du droit de la famille, reportée sine die mais qui ne tardera pas, les ténors socialistes l’ont promis, à revenir par la petite porte. […]
C’est donc en catimini que le gouvernement bouleverse le code civil en consacrant l’instauration de la famille sociale et multiparentale au détriment de la famille biologique. […]
Ce texte est imprécis et ambigu juridiquement sur de nombreux points et ne manquera pas de grossir le contentieux de la famille. Ne soyons pas dupes, cette réforme est également une façon de préparer la reconnaissance de la présomption de parenté pour le conjoint de même sexe et, demain, celle de la PMA et de la GPA, dans ce monde socialiste idyllique où, des gamètes aux utérus, de la parenté à l’éducation, tout se loue, se vend et se partage… au détriment du grand oublié qu’est l’enfant. »
Juste pour ce combat là, tant pis si Marion Maréchal-Le Pen ne répond plus au critère de la famille traditionnelle, au moins elle a la volonté et le courage de la défendre !
Le réveil des peuples est en train de se faire, peu importe le degré de pureté de chacun, l’essentiel étant les objectifs vertueux communs que l’on s’est fixé d’atteindre !

Charmant avertissement citoyen

(image de présentation du billet trouvée chez Phalanx Europa, superbe site identitaire !)
Une certaine idée du fascisme

« Au-delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir-faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui porte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté.
Être fasciste, c’est une chose presque indéfinissable, un quid, un mélange d’activisme, de jeunesse, de combativité, de mysticisme. Être fasciste, c’est avoir une allure sobre et décontractée, tragique et solaire, c’est posséder une volonté de grandeur, de puissance, de beauté, d’éternité, d’universalité. C’est adhérer à une logique de fraternité, de camaraderie, de communauté. Être fasciste, c’est avoir conscience d’une destinée et avoir l’envie éhontée de l’affronter, avoir la capacité de vivre pleinement dans la bande, dans l’équipe, dans le clan et de savoir élever ce lien au niveau de la nation et de l’empire. Être fasciste, c’est avoir 17 ans pour toute la vie.
C’est se dépasser, c’est donner forme à soi-même et au monde. Être fasciste, c’est jouir en scandalisant les moralistes, les sépulcres blanchis, les vieux perruqués. C’est cultiver la radicalité dans le pragmatisme, ressentir le dégoût pour la décadence et la petitesse d’esprit, tout en sachant vivre dans son temps, goûter à la modernité, puiser dans l’enthousiasme faustien pour la modernité.
Être fasciste, c’est avoir pour compagnons, au-delà de toute complication cérébrale le feu, le marbre, le sang, la terre, la sueur et le fer. C’est parvenir à faire vibrer ses cordes intérieures sur la fréquence des plus humbles tout en refusant l’adulation, l’indulgence, la démagogie et la prostitution intellectuelle. N’avoir de la nostalgie que pour le futur !
Le fascisme, c’est fonder des villes, assainir des terres, porter un projet de civilisation. C’est concevoir l’existence comme une lutte et une conquête, sans ressentiments. C’est faire don de soi aux camarades, à sa nation, à son idéal, jusqu’au sacrifice extrême. Oui être fasciste c’est tout cela avec, en plus, un style, une idée de l’esthétique, un goût pour le décorum. C’est être élégant et souriant jusqu’à l’échafaud et au-delà. »
Adriano Scianca – CasaPound, une terrible beauté est née (Éd. du Rubicon, Paris) – 2012
(image de présentation du billet trouvée chez Phalanx Europa, superbe site identitaire !)
Moment de grâce français II ou la triste monochromie…
« Cerf-volant
Volant au vent
Ne t’arrête pas
Vers la mer… »
Les petits chanteurs de Saint-Marc – Cerf-volant – 2005 [Les Choristes en concert]
L’état thérapeutique
« La démocratie pluraliste devait aboutir à la formation, dans la culture, d’un modèle de la personnalité démocratique, à situer en contraste avec ce que l’École de Francfort nommait la personnalité autoritaire, ce qui veut dire qu’à travers sa mutation thérapeutique, l’État diversitaire entend faire naître un nouveau type d’homme.
La démocratie ne sera véritablement légitime que lorsqu’elle aura accouché d’un nouveau peuple qui lui, sera digne d’exercer la souveraineté, car il sera purgé de l’identité du peuple ancien.
En fait, la société, devenue laboratoire de l’utopie, est absolument absorbée par l’État, qui a travers son dispositif technocratique et juridique en vient à s’emparer de tous les processus de socialisation.
L’État diversitaire renoue ainsi avec la fabrique de l’homme nouveau : il entend en fait fabriquer le type d’homme nécessaire à son projet politique.
Ce n’est pas le moindre paradoxe de la culture libertaire qui a pris forme avec les radical sixties qu’elle ne peut se diffuser qu’à travers une reconstruction autoritaire de la société. »
Mathieu Bock-Côté – Le multiculturalisme comme religion politique (Éd. du Cerf, Paris, p. 220) – 2016
Moment de grâce français
« Caresse sur l’océan
Porte l’oiseau si léger
Revenant des terres enneigées
Air éphémère de l’hiver… »
Les petits chanteurs de Saint-Marc – Caresse sur l’océan – 2005 [Les Choristes en concert]
Choc des cultures
« L’une des grandes inventions du XIXe siècle fut que « l’hérédité physiologique nous garantit l’hérédité psychologique ». Cela ne signifiait pas pour Hippolyte Taine qu’un individu héritait seulement de son père ou de sa mère, mais d’un vaste « magasin » comprenant tous ses ascendants « en remontant à l’infini ».
Les conséquences, ajoutait-il, étaient considérables et permettaient de prendre des vues à longue portée sur l’histoire humaine puisque l’on savait désormais que « la persistance des aptitudes et des tendances léguées » y jouait un rôle prépondérant : » La ténacité du caractère héréditaire et transmis explique les obstacles qui empêchent telle civilisation, telle religion, tel groupe d’habitudes mentales et morales de se greffer sur une souche différente ou sauvage. ».
Ainsi s’expliquait que les styles ne fussent transmissibles que par leur reproduction au sein d’une même souche ». Ainsi s’expliquait encore le principe de l’imperméabilité des cultures qu’avait déjà défendu Herder; et si, comme l’ajoutait le XIXe siècle, chaque culture était l’émanation d’une race, les chocs des cultures étaient nécessairement des chocs de races. »
Éric Michaud – Les invasions barbares, une généalogie de l’histoire de l’art (Éd. Gallimard, nrf essais, p. 24 et 25) – 2015