Émancipation fatale

« …on voit la femme s’émanciper : prendre, comme dit la Bible, le vêtement de l’homme, affecter les formes, le langage, les allures de la virilité, et aspirer à en exercer les fonctions.

Partout et dans tous les temps, on rencontre de ces créatures excentriques, ridicules dans leur sexe, et insupportables au nôtre : elles sont de plusieurs espèces.

Chez les unes, ce chic masculin est l’effet du tempérament et d’une grande vigueur corporelle : on les appelle des viragos. Ce sont les moins à craindre; elles ne sont pas prosélytes, et il suffit de la critique des autres femmes pour les ramener à l’ordre.

Chez d’autres, la tendance à l’émancipation procède d’un travers d’esprit, ou de la profession qu’elles exercent, ou bien enfin du libertinage. Celles-ci sont les pires : il  n’y pas de forfait auquel l’émancipation ne les puisse mener.

À certaines époques, l’esprit de secte s’en mêle; la défaillance des moeurs publiques vient compliquer le mal : la lâcheté des hommes se fait l’auxiliaire de l’audace des femmes; et nous voyons apparaître ces théories d’affranchissement et de promiscuité, dont le dernier mot est la PORNOCRATIE.

Alors c’est fini de la société. »

Pierre-Joseph ProudhonLa pornocratie ou les femmes dans les temps modernes (Éd. A. Lacroix et Cie, Librairie internationale, chapitre IV Physiologie de la femme émancipée, p. 68 et 69)– 1875

L’état thérapeutique

« La démocratie pluraliste devait aboutir à la formation, dans la culture, d’un modèle de la personnalité démocratique, à situer en contraste avec ce que l’École de Francfort nommait la personnalité autoritaire, ce qui veut dire qu’à travers sa mutation thérapeutique, l’État diversitaire entend faire naître un nouveau type d’homme.

La démocratie ne sera véritablement légitime que lorsqu’elle aura accouché d’un nouveau peuple qui lui, sera digne d’exercer la souveraineté, car il sera purgé de l’identité du peuple ancien.

En fait, la société, devenue laboratoire de l’utopie, est absolument absorbée par l’État, qui a travers son dispositif technocratique et juridique en vient à s’emparer de tous les processus de socialisation.

L’État diversitaire renoue ainsi avec la fabrique de l’homme nouveau : il entend en fait fabriquer le type d’homme nécessaire à son projet politique.

Ce n’est pas le moindre paradoxe de la culture libertaire qui a pris forme avec les radical sixties qu’elle ne peut se diffuser qu’à travers une reconstruction autoritaire de la société. »

Mathieu Bock-CôtéLe multiculturalisme comme religion politique (Éd. du Cerf, Paris, p. 220) – 2016

Institution émotionnelle et flexible

« Loin d’être une fin en soi, la famille est devenue une prothèse individualiste, une institution où les droits et désirs subjectifs l’emportent sur les obligations catégoriques.

Longtemps les valeurs d’autonomie individuelle ont été assujetties à l’ordre de l’institution familiale. Cette époque est révolue : la puissance décuplée des droits individualistes a dévalorisé tant l’obligation morale du mariage que celle de procréer en grand nombre. Les parents se reconnaissent certes des devoirs envers leurs enfants : pas au point toutefois de rester unis tout leur vie et de sacrifier leur existence personnelle.

Telle est la famille postmoraliste que l’on construit et reconstruit librement le temps que l’on veut, comme l’on veut.

On ne respecte plus la famille en soi, mais la famille comme instrument d’accomplissement des personnes, l’institution « obligatoire » s’est métamorphosée en institution émotionnelle et flexible. »

Gilles LipovetskyLe crépuscule du devoir, l’éthique indolore des nouveaux temps démocratiques (Éd. Gallimard, nrf essais, Paris, p.167) – 1992

Comicus miserabilis

« Il fut un temps où l’esprit caustique se payait d’inconfort, de marginalité, voire d’exclusion. Lorsque Léon Bloy incendiait les tièdes, attendait « les cosaques et le saint Esprit », c’était du fond d’un clapier mal chauffé, le ventre souvent vide et les tripes à vif. La passe d’armes avait des enjeux cosmiques, il s’agissait de briser la « conspiration du silence », de faire valoir les droits du sacré.

L’animalcule gondolant, celui qui aujourd’hui prospère, est du genre dérisoire.

Il fait son trou dans le conformisme et l’assurance tous risques. Il cherche à réussir, à se faire une place au soleil médiatique. Il veut un emploi et des prestations sociales garanties. Il discute le contrat, c’est son bout de gras, il fréquente le monde et le fait savoir.

« Ni rire ni pleurer, mais comprendre », disait Spinoza. Notre propos est motivé par l’agacement de voir parader sans vergogne une cohorte de bouffons que leur petit talent destinait plutôt à l’animation de noces et banquets, mais devenus par une sorte de déficit culturel, ou « critique », les impertinents du moment, les nouveaux maîtres-penseurs. »

François L’YvonnetHomo comicus ou l’intégrisme de la rigolade (Éd. Mille et une nuits, p.22 et 23) – 2012

Les cons, ça ose tout…

On croit régulièrement avoir tout entendu en terme de débilités, d’absurdités sur les ondes radiophoniques ou télévisuelles mais c’est toujours sans compter sur les formidables capacités néfastes à produire de l’idiotie, de l’idéologie simpliste de bas étage, des crétins sans vergogne qui disposent de moyens exceptionnels pour dispenser leurs bêtises.

Nous sommes de grands naïfs remplis d’espoir pour l’humanité et cette dernière nous montre presque à chaque minute qu’elle ne le mérite pas.

Ainsi, apprend-on grâce à l’immense clairvoyance et la grande intelligence de François Clauss que si Benzema n’a pas été retenu en équipe de France, c’est parce que, dixit le peintre qui sert de journaliste : » c’est céder d’une certaine manière à la pression d’une certaine France, aujourd’hui, raciste. C’est céder aussi peut-être à un « establishment » qui veut dicter la morale,  c’est aussi envoyer un signal très négatif aux quartiers… » (chronique sur Europe 1 le 14 avril 2016)

Vous entendez bien !!!  Cette radio lamentable, véritable repère de gauchistes et d’abrutis en tout genre, diffuse vraiment n’importe quoi…

Le grand reporter très courageux (attention, il ne faut pas énerver les quartiers !!… j’en ai peur !) évoque toutes les raisons les plus abracadabrantes que peut trouver n’importe quel petit bobo de seconde zone, bien embrigadé dans le discours victimaire des allogènes, mais rien sur les multiples frasques (affaire Zahia, excès de vitesse à près de 200km/h,… Sport24 Le Figaro du 5 novembre 2015) de ce footballeur, d’origine algérienne qu’il revendique, sur son mépris pour la  Marseillaise et la France, et surtout sur la dernière affaire de « sextape » de Valbuena sur fond d’extorsion de fonds… tout ce que peut la morale peut réprouver et que des dirigeants avec un minimum de jugeote ont sanctionné en prenant enfin un peu leurs responsabilités.

L’équipe de France que par intérêt… l’Algérie, c’est mon pays…

Faire croire qu’il s’agirait d’une affaire, de près ou de loin, liée à un phénomène de racisme, c’est vraiment prendre les français pour des benêts (il faut dire qu’en votant Hollande ou tout autre pourri de l’UMPS, les électeurs en ont donné tous les signes…), d’abord parce que les français de souche ne détestent pas ceux issus d’une race différente (ils défendent juste l’identité ethnique, charnelle de leur patrie), parce qu’ils voient bien que l’on galvaude un terme qui à l’origine signifie « distinguer les races en fonction de capacités qui les rendraient supérieures ou inférieures » et que ce n’est pas le sujet, et qu’enfin, lorsque l’on observe les compositions des équipes de football « françaises », on ne peut gober l’immonde bobard du racisme sous-jacent !!!!

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Comment peut-on soupçonner le staff tricolore d’une quelconque discrimination raciale au regard de l’équipe des U21 en 2014…

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sans parler de la sélection du délicat et gracile Ménès…

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France's Matuidi reacts with team mates after scoring against Serbia during their friendly soccer match at Matmut Atlantique stadium in Bordeaux

La question qu’il faut tout de même se poser au passage est la suivante : est-ce vraiment cela la France que le monde entier connait, celle du Dupont-Lajoie avec son béret et sa baguette ??!!!… celle du vigneron à casquette et à la gitane maïs ?… celle de Jean-Paul Belmondo ou de Michel Fugain ?…celle de Geaorges Bernanos ou de Onfray ?…
Quand on regarde ce cliché, s’il n’y avait pas le coq français de brodé sur le maillot, n’importe quel individu sur la planète croirait qu’il s’agit de joueur d’une équipe africaine !!! Est-ce raciste que d’énoncer cette évidence  ?.. NON ! Un américain, un japonais, un russe devant cette photo n’imaginerait pas spontanément qu’ils s’agissent de français…

Il faudra un jour que l’on m’indique qui donne les certificats de conformité de racisme et de non-racisme… pourquoi peut-on dénoncer le trop de blancs, le manque de mixité ethnique dans des instances nationales et ne pas le faire pour des gens de couleurs ayant une origine raciale différente de celle qui est endémique ??… l’une serait une démarche salvatrice et raisonnable, l’autre haineuse et raciste ?… non… sans rire…

En tous les cas, cet enfant gâté du sport-paillettes, de la France d’après, n’a récolté que ce qu’il méritait et encore, il se trouve des tocards pour prendre sa défense !!… Misère…