Émancipation fatale

« …on voit la femme s’émanciper : prendre, comme dit la Bible, le vêtement de l’homme, affecter les formes, le langage, les allures de la virilité, et aspirer à en exercer les fonctions.

Partout et dans tous les temps, on rencontre de ces créatures excentriques, ridicules dans leur sexe, et insupportables au nôtre : elles sont de plusieurs espèces.

Chez les unes, ce chic masculin est l’effet du tempérament et d’une grande vigueur corporelle : on les appelle des viragos. Ce sont les moins à craindre; elles ne sont pas prosélytes, et il suffit de la critique des autres femmes pour les ramener à l’ordre.

Chez d’autres, la tendance à l’émancipation procède d’un travers d’esprit, ou de la profession qu’elles exercent, ou bien enfin du libertinage. Celles-ci sont les pires : il  n’y pas de forfait auquel l’émancipation ne les puisse mener.

À certaines époques, l’esprit de secte s’en mêle; la défaillance des moeurs publiques vient compliquer le mal : la lâcheté des hommes se fait l’auxiliaire de l’audace des femmes; et nous voyons apparaître ces théories d’affranchissement et de promiscuité, dont le dernier mot est la PORNOCRATIE.

Alors c’est fini de la société. »

Pierre-Joseph ProudhonLa pornocratie ou les femmes dans les temps modernes (Éd. A. Lacroix et Cie, Librairie internationale, chapitre IV Physiologie de la femme émancipée, p. 68 et 69)– 1875

Déni racinaire

lavage cerveau moscovici

Dans Valeurs Actuelles du 9 mai 2016, nous apprenons que Pierre Moscovici « ne croit pas aux racines chrétiennes de l’Europe »…

Nous pouvons lire que cet « ancien ministre français de l’Economie a estimé, hier, ne pas croire « aux racines chrétiennes de l’Europe ». Interrogé sur l’élection d’un maire musulman à Londres, Sadiq Khan, une première dans l’histoire de l’Occident pour une capitale, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières a répondu : « Même si, c’est vrai, sur notre continent, il y a une majorité de population qui, disons, de religion ou de culture chrétienne, l’Europe n’est pas chrétienne. Je ne crois pas aux racines chrétiennes de l’Europe. Je crois que l’Europe est diverse, unie et diverse ». Et Pierre Moscovici d’insister : « C’est un symbole de progressisme et d’européisme. Un beau symbole ». »

La répétition fixe la notion et on ne peut que constater que Pierrot s’y emploie avec attention !

Un beau symbole de progressisme et d’européisme….progressiste, c’est sûr; européiste, non ! il aurait dû dire « mondialiste », « cosmopolite ».

A priori, ils n’en ont pas marre de rabâcher leur insupportable novlangue, de souligner une symbolique mortifère pour les peuples autochtones. Ils se croient à une de leurs cérémonies franc-mac avec tout son folklore ??….

Nous voulons du concret, des réponses pratiques aux constats catastrophiques des profonds changements qui s’opèrent au sein de notre peuple, de notre civilisation.

En fait, on ne lui demande pas ce à quoi il croit ! Un politique n’est pas là pour étaler ses croyances, ses suppositions. On veut du sérieux et pas de la stratégie politique de seconde zone aux ficelles polémiques tellement grossières !

Ici, il ne s’agit en rien de « croyance » dans les racines chrétiennes de l’Europe mais de faits historiques validés, de la connaissance historique de l’Europe dont la naissance ne date pas de 1789, de la connaissance culturelle des régions française et européennes avec tous leurs sites hébergeant des joyaux architecturaux ou picturaux chrétiens.

Il est évident pour qui connaît l’Histoire du peuple européen qu’il n’y a pas que des racines chrétiennes en Europe et qu’il y a aussi les racines polythéistes romaines, grecques, celtes,… mais les dernières en date depuis 2000 ans, elles sont chrétiennes !

En fait, ce crétin européiste devrait plutôt reprendre ses cours d’Histoire du primaire jusqu’au lycée, voire potasser le dernier manuel scolaire de Dimitri Casali, il devrait mettre de côté son communautarisme juif, ses oeillères idéologiques franc-maçonniques et sa mauvaise foi socialiste, et surtout changer de lunettes avant de consulter les documents ci-après.

Tout d’abord et tout bêtement, concernant la France, si les racines culturelles et sociétales ne sont pas chrétiennes, je ne m’explique pas ce ratio de lieux de cultes chrétiens (53000 sur 56217 soit 94% !!!)

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(tiré d’un billet des Décodeurs dans Le Monde du 23 avril 2015 qui nous expliquent « Pourquoi la protection de tous les lieux de culte est impossible »)

Ensuite, en lisant la dernière étude du Prew Research Center du 4 avril 2014 sur la diversité religieuse globale dans le monde (même là, la sémantique progressiste nous poursuit…), on constate en France que 63% des habitants se disent chrétiens (au passage, notez les 8% de musulmans, valeur de 2014 déjà très élevée par rapport à celle que peuvent nous sortir les apôtres du vivre-ensemble).

diversité religieuse France avril 2014

En Europe, le graphique nous indique bien une diversité religieuse modérée avec 75% de citoyens se revendiquant chrétiens… 75% ! Si tout cela ne provient pas de racines chrétiennes profondes alors là… Moscovici est bien dans de trop hautes sphères pour moi !

diversité religieuse Europe avril 2014

Enfin, après les propos insensés et stupides de Moscovici, même le pape François y est allé de la sienne !

Drôle d’acharnement… un haut fonctionnaire européen et le plus important dignitaire religieux, de concert pour mettre ne doute l’évidence, pour tenter de poser les bases d’un déni destructeur de ce qui fait notre peuple pas assez consommateur cosmopolite à leur goût.

Aberrant…

Louis Nadau relate donc dans Le Figaro du 17 mai 2016 la vive réaction de Nadine Morano aux propos du pape, femme pas toujours bien avisée mais qui pour le coup a été plutôt bien inspirée !

Ainsi, on apprend que : « Dans La Croix, l’évêque de Rome analyse: «Il faut parler des racines au pluriel car il y en a tant. En ce sens, quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme.»

Ce qui a déclenché l’ire de Nadine Morano : «Il a besoin sans doute de prendre un peu plus la mesure de ce qui se passe». » pour ensuite rajouter :  «S’il faut que je dise moi-même au Pape que les racines chrétiennes de l’Europe et de la France sont fortes, et que c’est ce qui nous a soudés pendant des siècles, je trouverais ça un peu étonnant.»

La Morano a raison ! Le pape montre de nombreux symptômes de la pathologie progressiste et mondialiste. Cet américain du sud vient nous faire la leçon, à nous qui perdons chaque jour un peu plus du terrain face à l’acculturation des nouvelles générations et l’imposition décuplée de pratiques cultuelles étrangères.

Ce pape n’est pas un saint homme, il s’agit que d’un vieillard sénile qui divague, qui a peur et qui se soumet à l’idéologie dominante chez les riches mondialistes, les décadents.

Du colonialisme… sans rire…

Heureusement qu’à toutes les périodes, avec plus ou moins de succès, certains intellectuels ou politiques remettent les choses dans le bon sens et montent au créneau pour protéger l’évidence.

Ainsi, Yohann Rimokh dans Le Figaro du 17 mai 2016 amène sa pierre à l’édifice, en appuyant les propos de Nadine Morano et en dénonçant le relativisme ambiant : « Les déclarations du Pape sont donc particulièrement révélatrices. Elles ne consacrent pas seulement cette idéologie qui voudrait qu’un crucifix vaille un voile, une burqa, un niqab, une kippa ou un turban. Elles en disent long sur l’idée que cette papauté se fait d’une France qui n’aurait plus qu’à transiger, qui n’aurait plus les moyens de maintenir et d’imposer ses traditions. La source se tarirait ; la sève nourricière se ferait de plus en plus rare. Inédit. »

Il faut tout de même se souvenir qu’à l’époque de la ratification d’une constitution européenne, Chirac fut l’un de ceux qui abandonnèrent le projet d’inscrire ces racines chrétiennes dans le préambule de ladite constitution.

Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef à La Croix, se souvient dans La Vie du 16 octobre 2015 : « Étonnant, ce retour des « racines chrétiennes » dans la politique ! Il n’y a pas si longtemps, la classe politique française, de gauche comme de droite, se retrouvait unie pour nier la reconnaissance des racines chrétiennes de la France, ou de l’Europe : on se souvient comment Jacques Chirac et Lionel Jospin, en 2000, s’étaient accordés pour rayer la mention d’héritage religieux du projet de charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. » alors que d’autres à l’époque s’y employaient, comme Annette Schavan, vice-présidente de la CDU (parti chrétien-démocrate), ministre des Cultes du Land de Bade-Wurtemberg, qui  déclarait en 2004 que : « le christianisme, dont nul ne peut nier qu’il a profondément marqué les sociétés européennes contemporaines et leurs Constitutions. Il n’a pas été seul à le faire, bien sûr. Mais, avec d’autres grands mouvements d’idées – parmi lesquels on retrouve la philosophie grecque, le droit romain, la Renaissance ou le siècle des Lumières – le christianisme a puissamment contribué à forger la perception que nous avons aujourd’hui de l’homme dans nos sociétés: un individu à part entière dont la dignité ne peut être bafouée. Par ailleurs, celui qui voyagerait en Europe sans tenir compte de ces racines religieuses et culturelles aurait toutes les chances de ne rien comprendre aux contrées qu’il traverse. C’est notamment pour ces raisons qu’il est souhaitable que notre Constitution européenne fasse référence à ces racines chrétiennes. » (cf. L’Express du 14 juin 2004)

Chirac fut un des traîtres de l’Occident. Laurent Wauquiez s’en souvient et « tacle un Jacques Chirac, «volontiers rad- soc dans son approche» qui s’est laissé convaincre par les «tenants d’une laïcité poussée jusque dans ses excès» et évoque une rencontre avec Bernadette Chirac. L’épouse du chef de l’État, de son côté, fulminait de cette renonciation.
«Mon mari a peut-être des conseillers très intelligents, aurait-elle confié à celui qui n’était alors qu’un jeune député UMP, mais tous ces braves gens ne comprennent pas grand-chose aux Français. Moi, bien sûr, on ne m’écoute pas! Ils ont juste perdu leur référendum sur la Constitution européenne avec leurs racines chrétiennes et ils ne le savent pas encore». » (cf. Le Figaro du 3 avril 2014)

Laissons donc le mot de la fin à Laurent Wauquiez qui n’est pas forcément ma tasse de thé mais qui cette fois-ci mérite d’être écouté.

L’état thérapeutique

« La démocratie pluraliste devait aboutir à la formation, dans la culture, d’un modèle de la personnalité démocratique, à situer en contraste avec ce que l’École de Francfort nommait la personnalité autoritaire, ce qui veut dire qu’à travers sa mutation thérapeutique, l’État diversitaire entend faire naître un nouveau type d’homme.

La démocratie ne sera véritablement légitime que lorsqu’elle aura accouché d’un nouveau peuple qui lui, sera digne d’exercer la souveraineté, car il sera purgé de l’identité du peuple ancien.

En fait, la société, devenue laboratoire de l’utopie, est absolument absorbée par l’État, qui a travers son dispositif technocratique et juridique en vient à s’emparer de tous les processus de socialisation.

L’État diversitaire renoue ainsi avec la fabrique de l’homme nouveau : il entend en fait fabriquer le type d’homme nécessaire à son projet politique.

Ce n’est pas le moindre paradoxe de la culture libertaire qui a pris forme avec les radical sixties qu’elle ne peut se diffuser qu’à travers une reconstruction autoritaire de la société. »

Mathieu Bock-CôtéLe multiculturalisme comme religion politique (Éd. du Cerf, Paris, p. 220) – 2016

Le code

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Un petit coup de projecteur sur un de mes regrets de jeunesse lorsqu’au lieu de tenter une aventure de 5 ans (ce qui n’est rien dans une vie !) afin de vivre une expérience que je souhaitais tester (j’ai toujours été très sportif, à la recherche du défi physique, du combat ce que je retrouvais dans la boxe et le rugby), j’ai plutôt suivi les injonctions de mes parents qui, à l’époque, m’avaient tout simplement interdit de me rendre à Aubagne, en me demandant de choisir entre eux ou la Légion (mon père m’envoyant les clés de la maison en pleine figure !)… mon choix fut vite fait.

En même temps, après mon échec au concours de médecine, cette menace parentale entraîna mon inscription à l’université et me permit d’être diplômé de la faculté des sciences de Montpellier où j’eus la chance de rencontrer ma future femme et mère de mes trois trésors.

Mais trêve de confidences, bien qu’elles expliquent la genèse de ce billet, et passons à l’objet réel de celui-ci.

Il y a quelques semaines, je me trouvais dans le bureau d’un collègue fraîchement débarqué en Lozère et quelle ne fut pas ma surprise, agréable bien entendu, de constater la présence d’un képi blanc sur le bureau ainsi qu’un sapeur miniature (le même que celui qui veille sur moi sur une étagère de mon bureau, aux côté de l’icône russe de Saint-Mickaël).

Il y avait aussi accroché au mur un cadre avec le code d’honneur du légionnaire que je pris en photo sur le champ (le bureau du collègue se reflète en bas en droite…).

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Quel code !

Une succession de règles qui me vont comme un gant si vous remplacer légionnaire par joueur de rugby. Par contre, en mettant patriote à sa place, l’article 2 a besoin d’un cadre plus restrictif car alors, on ne parle plus d’une simple troupe de soldats ou d’une quelconque équipe de rugby, on évoque la notion de peuple, d’individus inféodés à un territoire, à une culture typique or tout cela est étroitement lié à des spécificités raciales, religieuses historiques et culturelles locales.

Mis à part cela, tous ces articles résonnent fortement en moi car ils soulignent des principes qui sont devenus miens au fur et à mesure que le temps est passé, notamment les articles 3, 4 et 6.

C’est ce dernier qui fut un bref sujet de discussion lorsque mon collègue m’apprit que l’article 6 avait été modifié au début des années 2000 pour être politiquement plus correct, « plus au goût du jour » (cf. l’article ci-après de Libération du 11 novembre 2000 de Jean-Dominique Merchet).

Pour moi, cet article qui fait immédiatement référence à la notion de sacrifice ne méritait absolument pas de retouche.

article Libé 11-11-2000

Pour le journaliste gauchiste, modifier ce code a été source a priori de grande satisfaction puisque la Tradition a pu être secouée, transformée mais, avec regret, il constatait tout de même que « les gardiens de la tradition » avaient réussi à conserver (assurément un gros mot ce « conserver »…) l’idée principale de l’article 6 : « et, si besoin, au péril de ta vie ».

Finalement, lorsque l’on va sur le site de la Légion étrangère aujourd’hui, on se rend compte que cet article a de nouveau subi une modification, le rendant moins conforme aux exigences du camp du bien (cf. capture d’écran ci-dessous).

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Pour terminer et pour en revenir à la figurine dont je parlais en début de billet, voici le fameux pionnier du 6ème régiment défilant au pas le 14 juillet que je me suis procuré en achetant le premier numéro de la collection Hachette ci-dessous il y a douze ans, en 2004.

Ce sapeur, depuis, n’a plus quitté mon bureau.legion-revue

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L’erreur du vivre-ensemble…

« Dès que les animaux n’ont p lus besoin d’avoir peur les uns des autres, ils tombent dans l’hébétude et prennent cet air accablé qu’on leur voit dans les jardins zoologiques.

Les individus et les peuples offriraient le même spectacle, si un jour ils arrivaient à vivre en harmonie, à ne plus trembler ouvertement ou en cachette. »

Emil Michel CioranDe l’inconvénient d’être né (Éd. Gallimard, nrf essais, p. 160) – 1973 [1990]