Juillet commence bien !

justicepardaphash-86440

Juin s’est conclu avec la victoire britannique du non à l’Union Européenne et le mois de juillet débute sur une excellente nouvelle : l’invalidation de l’élection présidentielle autrichienne du 22 mai 2016.

Il faut dire que le FPÖ, avec une légère avance dans de très nombreux sondages (50,1% contre 49,9%), n’était battu que de quelques 30 863 voix dans un pays de presque 8 500 000 habitants, grâce au vote par correspondance (900 000 électeurs, soit 14% du corps électoral, cf. Ouest France.fr du 22 mai 2016).

Parmi ces votes par correspondance, ce sont en grande partie des autrichiens expatriés qui ont souhaité participer au vote… Comment peut-on prendre en considération les votes de citoyens ayant fait le choix de partir de leur pays (peu importe les raisons), étant ainsi soulager de l’incurie des pouvoirs locaux et ne subissant pas les désagréments nationaux des politiques mondialistes ??!!!…

Curieusement, c’est se vote qui avait fait basculer la tendance au bénéfice du grand-père sans charisme écolo-gaucho Van der Bellen, ancien professeur d’université de 72 ans et ancien dirigeant des Verts autrichiens, qui n’avait pourtant obtenu que 21,3 % des voix au premier tour du 24 avril 2016 (contre 35% pour Hofer, ingénieur aéronautique de 45 ans !).

D’après FranceTVinfo.fr du 1er juillet 2016 : « L’enquête et les auditions de la Cour ont permis de confirmer que plusieurs dizaines de milliers de bulletins provenant du vote par correspondance avaient été dépouillés de façon irrégulière, soit en dehors des heures légales, soit par des personnes non habilitées, une pratique jusque-là largement tolérée. »

Grâce à cette décision de justice que je croyais inespérée, l’Autriche va pouvoir revoter : « Cette décision de la Cour constitutionnelle ouvre la voie à un nouveau scrutin, sans doute à l’automne. L’intérim à la tête de l’Etat sera assuré par la présidence de la chambre basse du parlement. »

Les autrichiens vont donc de nouveau devoir se départager entre un vieux croulant sans aura qui ne sait pas parler à une foule et qui a l’air aussi dynamique et convaincu de ses dires que Toutmou, et un homme robuste et jeune, sûr de lui, au charisme évident, représentant un parti en pleine ascension, porteur de renouveau.

Notez la désignation systématique « d’extrême-droite » pour ce parti qui n’est qu’un parti de droite patriote et souverainiste, la vieille technique de propagande des médias gauchistes pour effrayer et embrigader les populations, la répétition fixant la notion !

 

election-autriche

autriche-les-deux-candidats-la-presidentielle-au-coude-coude_1

Nous verrons bien…

En attendant, cette élection entachée par des irrégularité montre bien ce que le camp du « bien » est capable de faire pour s’octroyer une victoire !!

C’est comme de proposer une nouveau référendum en Grande-Bretagne ! Minable !

Fatale balade

« If the night turned cold and the stars looked down
And you hug yourself on the cold cold ground
You wake the morning in a stranger’s coat
No one would you see… »

Sting et Éric Clapton – It’s probably me – 1992

Luxe des invertébrés

« Le pacifisme est le luxe d’un peuple dont la sécurité a été gagné par la bravoure et le militarisme des générations précédentes »

Bruce Thornton – Greek ways : how the Greeks created Western Civilization – 2001

Consignes indispensables en cas de Brexit

reagir-en-cas-d-attaque-terroriste.jpg

trouvé sur le prolifique CGB !

Quand Georges et Beboper s’énervent…

Vos concerts emmerdent

Georges de la Fuly se fait le relais d’une pétition lancée sur Change.org par Jérôme Vallet (qui est peut-être le même individu…) pour que cesse la nuisance que constitue depuis 34 ans la « fête de a musique » instaurée par l’allumé de service Jack Lang.

Ce dernier est d’ailleurs le parrain (involontaire) d’un excellent blog où là aussi, il est question de la quantité musicale, de l’overdose, du trop plein : le CGB où sévit entre autres Beboper, auteur de ce billet (et où j’ai pompé le drôlatique cliché d’en-tête) auquel je souscrits mais pas dans sa totalité.

Beboper y dénonce à juste titre : « L’envahissement du temps de cerveau humain disponible (TCHD) par toutes les formes de musique imaginables ne soulève ni réprobation, ni enquête, ni condamnation, ni loi préventive liberticide, ni envolées lyriques. Autour de lui, le raffut musical fait le silence. ».

Il y fait aussi un parallèle judicieux et très réaliste : « Comme l’obésité classique, l’obésité sonore produit des effets dont le plaisir, qu’elle fournit au départ, ne donne pas idée. Le gros mangeur prend son pied autour des plats sans imaginer les souffrances que son diabète lui promet. De son côté, le drogué musical jouit d’écouter ses nouveautés sans cesse renouvelées, sans comprendre qu’il en est devenu dépendant, sans voir qu’il n’a plus les moyens de discerner la qualité de la merdasse, sans réaliser même que le silence (s’il en rencontrait un véritable) le plongerait illico dans l’angoisse. Comme l’abus d’images, l’abus de musique contrecarre les efforts de concentration, que l’on masque désormais derrière de fausses activités trépidantes (mettre à jour son statut Fitzbouk, découvrir en avant-première la vidéo des évolutions de la version 28 d’un fartphone californien réservé à l’élite pour quatre cents cinquante euros, ou touwitter une impression géniale en sortant des gogues). »

Mais revenons au billet de Georges… Il s’intitule : Pour en finir avec la Fête de la Musique et en voici un extrait dans lequel il fait référence à ce cher Philippe Muray (Beboper lui faisant aussi un clin d’oeil avec son Homo vacarmus) :

« La Fête de la musique, le 21 juin de chaque année, est sans aucun doute l’une des nuisances les plus graves que les Français (et les Européens) ont à supporter depuis trente-quatre ans. La musique a besoin de silence, elle n’a pas besoin de fête, et surtout pas de cette « fête » sale, bruyante et laide, qui à elle seule illustre parfaitement la prolétarisation et l’orwellisation effrénées de notre société. Que ce beau mot de « musique » ait changé de sens à ce point et qu’en son nom soit commis chaque année cet attentat contre la tranquillité, le silence, la quiétude, et l’urbanité, montre assez dans quel état d’hébétude et d’imbécillité est tombé le peuple de France, qui tambourine quand on lui dit de tambouriner, qui s’agite quand on lui demande de s’agiter, qui agresse sans vergogne ceux qui ne sont pas assez veules et soumis pour marcher à la baguette. Quelle humiliation, cette atroce journée des incivilités encouragées et du débraillé subventionné qui porte le nom du plus noble de tous les arts, quelle démonstration du mépris de notre civilisation et du sens que de faire d’une apothéose du bruit une « fête de la musique » !
Nous demandons à ce que soit mis fin au plus tôt à ce que Philippe Muray a si bien décrit dans ses ouvrages, le festivisme débile, encouragé par une classe politique qui veut avant tout avilir et ridiculiser ceux à qui elle devrait au contraire proposer la beauté et la culture. »

Le reste est ici.

Allez signer la pétition contre la Fête de la musique !

100% caucasienne

montage Je suis l'Europe2.jpeg

Beauté de 427 ans

William Byrd – Cantiones sacrae I : Ne irascaris domine – 1589

(interprété par Stile Antico dans Heavenly Harmonies, 2008)

Ennemi invisible

« Le renoncement a produit ses effets, ce qui est perdu est perdu, et ce qui surtout est produit, c’est la gêne et la tristesse de l’incommensurable et de l’obscur.

L’homme est libre, dit-on. Mais on lui a ôté l’air. Libre de croire ce qu’il veut, mais on a attaqué en lui la faculté de croire, on le livre déconcerté aux suggestion de l’imprimé. Libre de faire ce qu’il veut, mais cette liberté-là, de la manière dont l’évènement l’a tournée, se ramène de plus en plus à l’obligation, effective sinon juridique, d’exécuter des ordres matériels.

Il y a beau temps que l’artisan a perdu l’usage de l’outil, qu’on l’a rangé devant les rouages de l’usine, qu’on a fait celui un ouvrier.

Et voici qu’aujourd’hui l’ouvrier n’est plus maître du travail de ses doigts : un chronométreur les calcule pour lui, et les corrige.

[…] Et que d’autres maîtres encore : à côté de la Science, il y a la Finance, qui joue elle aussi dans les abstractions, et dans ce jeu trouve des forces immenses, asservissantes pour tous, pour l’industriel, pour le bourgeois comme pour l’ouvrier.

L’homme qui avait espéré d’être libre, se trouve dépossédé.

L’émancipation est manquée, toutes les classes de l’ancienne humanité tombent ensemble, prises aux rets d’un vainqueur invisible. »

Daniel Halévy – Décadence de la Liberté (Éd. Bernard Grasset, Les Écrits, p.232 et 233) – 1931

Libertéééééé !

Teddijo_dessin_brexit_europe_ue

d’autres dessins ici

Pauvre Anatole !

france-anatole-e1361850413349
Dans sa 67e chroniquedu 18 juin 2016 sur son site, Richard Millet revient sur l’épisode de la polémique du baccalauréat de français de cette année 2016 que rapporte Le Figaro.fr du 17 juin 2016, ironie du sort, par l’intermédiaire de Mohammed Aïssaoui.

On apprend dans l’article que les réseaux sociaux – c’est dire le niveau des interventions ! – se sont déchaînés à propos de la présence de ce prix Signature_Anatole_FranceNobel de littérature à l’épreuve de français.

« Extraits: «Mais tu es qui toi, Anatole France, pour venir t’incruster au bac?» «Anatole France je croyais c’était un arrêt de tram moi, qu’est-ce que c’est, un écrivain?» «Anatole France jsavais même pas si c’était un homme ou une femme déjà.» Dépassé, ringard, inconnu, sont les adjectifs qui reviennent le plus. »

Quelle misère intellectuelle et culturelle !

Voici ce qu’en pense Richard Millet :

« Pauvre France !

Il paraît que la gent lycéenne, non contente d’être sur-notée pour maintenir élevé le « taux de Richard_Millet_160x192réussite » de la « cuvée » annuelle du baccalauréat, a véhémentement protesté, sur les réseaux sociaux, contre la présence d’Anatole France à l’épreuve de français des sections S et ES. Protestations qui relèvent tout à la fois de l’inculture propre à l’Education nationale (mes filles ont ainsi dû subir les écrits post-littéraires de Marc Dugain, Philippe Claudel, Mathias Enard, que je leur ai montré comment faire semblant d’avoir lus, puisque la littérature est déjà évacuée – le reste participant du grand mensonge culturel), et d’une haine immédiate contre un inconnu (une sorte d’« étranger », donc) qu’un zombie twitteur qualifie d’« arrêt de tram » et à qui un autre imbécile demande, le tutoyant, qui est Anatole France pour « oser » s’inviter au baccalauréat…
On peut se demander si ce pauvre France ne paie pas ici non seulement l’ignorance qu’il révèle à ces prétendants au diplôme, mais aussi son pseudonyme : que le vieil Anatole Thibault leur soit inconnu et qu’il ait, quelle horreur ! choisi de s’appeler France, c’est évidemment intolérable à des néo-Français moins aptes à lire un texte, quel qu’il soit, qu’à brailler contre la loi El Khomry et, avec la bénédiction du gauchisme culturel, à exécrer cette France qui les accueille ou leur a, hélas, donné une nationalité automatique. Et pourtant, Anatole France devrait les séduire : dreyfusard, socialiste, voltairien, prix Nobel de littérature, doté d’un style simple, il est bien plus aisé à lire que le sinistre Le Clézio ou qu’Anus Ernie, par exemple : au moins France savait-il, lui, le français.
Est-il encore lisible, cet écrivain dont la gloire fut telle, raconte Lévi-Strauss, dans Tristes Tropiques, qu’il était impossible de décliner sa qualité de français sans s’entendre, même au cœur de l’Amazonie, féliciter d’être un concitoyen d’ « Anatole » ? On se doute que je ne saurais guère l’aimer, sauf peut-être pour les quatre volumes de l’Histoire contemporaine et surtout pour Les Dieux ont soif, où France dénonce les excès de la Révolution française sous la Terreur, encore qu’il oublie que cette révolution bourgeoise fut tout entière terreur, et un crime contre l’humanité, pour parler le langage d’aujourd’hui. Et ce n’est pas ce vieil académicien « humaniste » que j’aurais mis au programme, moi, mais un passage du Dialogue des Carmélites, un extrait de la vie de Charlotte Corday, dans l’Histoire des Girondins, du Chevalier des Touches ou de La Chevalière de la mort. On imagine le tollé chez les ilotes et leurs soutiens gauchistes, Bernanos, Lamartine, Barbey d’Aurevilly et Bloy ne pouvant même pas être des arrêts de tram…
A l’heure où l’équipe de France compte plus de noms étrangers que français, tout comme l’équipe suisse, avec ses mercenaires bosniaques et africains, les Allemands, les Belges et les Néerlandais n’étant pas en reste, on ne s’étonnera pas que la présence d’un vieil écrivain typiquement français et portant le nom exécrable de France soit une insulte aux mutants de l’espace France. »

On ne peut mieux dire.

Sans oublier l’excellente chronique du 21 juin 2016 sur RTL d’Éric Zemmour toujours présent sur les ondes, heureusement !