
Étiquette : Politique
Luxe des invertébrés
« Le pacifisme est le luxe d’un peuple dont la sécurité a été gagné par la bravoure et le militarisme des générations précédentes »
Bruce Thornton – Greek ways : how the Greeks created Western Civilization – 2001
Consignes indispensables en cas de Brexit

trouvé sur le prolifique CGB !
100% caucasienne

Ennemi invisible
« Le renoncement a produit ses effets, ce qui est perdu est perdu, et ce qui surtout est produit, c’est la gêne et la tristesse de l’incommensurable et de l’obscur.
L’homme est libre, dit-on. Mais on lui a ôté l’air. Libre de croire ce qu’il veut, mais on a attaqué en lui la faculté de croire, on le livre déconcerté aux suggestion de l’imprimé. Libre de faire ce qu’il veut, mais cette liberté-là, de la manière dont l’évènement l’a tournée, se ramène de plus en plus à l’obligation, effective sinon juridique, d’exécuter des ordres matériels.
Il y a beau temps que l’artisan a perdu l’usage de l’outil, qu’on l’a rangé devant les rouages de l’usine, qu’on a fait celui un ouvrier.
Et voici qu’aujourd’hui l’ouvrier n’est plus maître du travail de ses doigts : un chronométreur les calcule pour lui, et les corrige.
[…] Et que d’autres maîtres encore : à côté de la Science, il y a la Finance, qui joue elle aussi dans les abstractions, et dans ce jeu trouve des forces immenses, asservissantes pour tous, pour l’industriel, pour le bourgeois comme pour l’ouvrier.
L’homme qui avait espéré d’être libre, se trouve dépossédé.
L’émancipation est manquée, toutes les classes de l’ancienne humanité tombent ensemble, prises aux rets d’un vainqueur invisible. »
Daniel Halévy – Décadence de la Liberté (Éd. Bernard Grasset, Les Écrits, p.232 et 233) – 1931
Désenchantement momentané
Le média russe RT du 24 juin 2016 nous apprend que la plus jeune députée de l’histoire de la Ve Raie publique, la charmante Marion Maréchal-Le Pen demande à dissoudre son mariage avec Matthieu Décosse.
Bien que n’étant pas encarté à ce parti dont plusieurs représentants m’agacent fortement, je suis vraiment désappointé d’apprendre cette nouvelle concernant MMLP pour deux raisons : la première, parce que la petite Olympe, sa fille qui n’a pas encore 2 ans, va grandir dans une famille décomposée, ce qui est malheureusement une habitude chez les Le Pen, et la seconde, parce que cette mésaventure va donner du grain à moudre à tous les gauchistes,vertu décadents et autres demeurés qui peuplent notre terre de France.

Finalement, elle a suivi les « valeurs de SA famille » plutôt que les « valeurs de LA famille » qu’elle défend bec et ongles, sûrement par volonté de faire le ménage dans sa vie (voir ci-après), et, bien entendu, tous les guignols de service vont s’engouffrer dans cette brèche si ce n’est déjà fait.
Je ne dirai pas que c’est de bonne guerre car les tweets et messages édités pour fustiger cette entorse aux valeurs traditionnelles sont juste idiots et mesquins.
Bien entendu qu’il est regrettable que la jolie Marion ne soit pas exemplaire à tous les niveaux et notamment au niveau de la cellule familiale mais, lui reprocher de défendre les valeurs de la famille alors qu’elle n’a pas su préserver la sienne, c’est aussi imbécile que si l’on reprochait à tous les riches socialistes (Fabius, Cahuzac, Touraine, Delaunay ont payé l’ISF en 2011 selon LeFigaro.fr du 7 juin 2012) de défendre ceux qui n’ont pas autant de ressources !
On peut vouloir que la société atteigne un certain niveau de moralité même si soi-même, on observe quelques difficultés à l’atteindre.
C’est en fait faire preuve d’ambition et le chemin de l’excellence est toujours parsemé d’épreuves, d’embûches et d’échecs. En réalité, les surmonter est le plus important, rectifier le tir en visant le plus possible la vertu et la sagesse est prioritaire.
C’est sûrement ce qu’elle a tenté de faire à mon avis : viser la cohérence dans sa vie personnelle, en prenant cette décision lourde de conséquences vu sa position et son engagement politique.
En effet, lorsque l’on recherche quelques informations sur son futur ex-mari, on apprend qu’il travaille dans le milieu festif et décadent des nuits et spectacles parisiens avec la société Ça c’est Paris, au contact de personnages à la vie dissolue comme l’inverti Michou ou la dévergondée Amanda Lear, et qu’il entretient des liens avec la franc-maçonnerie chrétienne puisque le 8 décembre 2010, il se voyait décerner une médaille d’argent avec palme par la Ligue Universelle du Bien Public (copie d’écran de leur blog ci-dessous).

Décadence des nuits parisiennes et franc-maçonnerie ne sont pas vraiment compatibles avec les discours traditionalistes et de droite de Marion Maréchal-Le Pen… ceci expliquant peut-être cela…
Pour ma part, je reste convaincu que ce sont des hommes et des femmes comme Marion qu’il faut à la France pour lui redonner une dynamique et une identité malmenée voire en perdition.
Son discours identitaire basé sur des valeurs traditionnelles me convient assez, notamment sur la famille (position qui a le mérite d’être claire et nette pas comme celle du FN et de sa tante), thème abordé dans le Valeurs Actuelles du 3 juin 2014 avec l’article « La famille biologique sacrifiée ».
Elle y explique entre autres : « Après le passage au forceps de la loi sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels, la majorité socialiste achève son entreprise de destruction de la famille traditionnelle avec une nouvelle réforme du droit de la famille, reportée sine die mais qui ne tardera pas, les ténors socialistes l’ont promis, à revenir par la petite porte. […]
C’est donc en catimini que le gouvernement bouleverse le code civil en consacrant l’instauration de la famille sociale et multiparentale au détriment de la famille biologique. […]
Ce texte est imprécis et ambigu juridiquement sur de nombreux points et ne manquera pas de grossir le contentieux de la famille. Ne soyons pas dupes, cette réforme est également une façon de préparer la reconnaissance de la présomption de parenté pour le conjoint de même sexe et, demain, celle de la PMA et de la GPA, dans ce monde socialiste idyllique où, des gamètes aux utérus, de la parenté à l’éducation, tout se loue, se vend et se partage… au détriment du grand oublié qu’est l’enfant. »
Juste pour ce combat là, tant pis si Marion Maréchal-Le Pen ne répond plus au critère de la famille traditionnelle, au moins elle a la volonté et le courage de la défendre !
Le réveil des peuples est en train de se faire, peu importe le degré de pureté de chacun, l’essentiel étant les objectifs vertueux communs que l’on s’est fixé d’atteindre !

Mise au point fasciste
« La persécution systématique des juifs a été une erreur d’Hitler, car elle est une mesure située hors du contrat fasciste.
Il y a des sans-parti dans un régime fasciste, comme il y a des spectateurs sur le parcours d’un défilé.
S’ils se tiennent tranquilles, pourquoi les ennuyer ? »
Maurice Bardèche – Qu’est-ce que le fascisme ? (Éd. Les Sept couleurs, Paris, p.44) – 1962
Charmant avertissement citoyen

(image de présentation du billet trouvée chez Phalanx Europa, superbe site identitaire !)
Sauve qui peut !

d’autres dessins humoristiques ici
Une certaine idée du fascisme

« Au-delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir-faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui porte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté.
Être fasciste, c’est une chose presque indéfinissable, un quid, un mélange d’activisme, de jeunesse, de combativité, de mysticisme. Être fasciste, c’est avoir une allure sobre et décontractée, tragique et solaire, c’est posséder une volonté de grandeur, de puissance, de beauté, d’éternité, d’universalité. C’est adhérer à une logique de fraternité, de camaraderie, de communauté. Être fasciste, c’est avoir conscience d’une destinée et avoir l’envie éhontée de l’affronter, avoir la capacité de vivre pleinement dans la bande, dans l’équipe, dans le clan et de savoir élever ce lien au niveau de la nation et de l’empire. Être fasciste, c’est avoir 17 ans pour toute la vie.
C’est se dépasser, c’est donner forme à soi-même et au monde. Être fasciste, c’est jouir en scandalisant les moralistes, les sépulcres blanchis, les vieux perruqués. C’est cultiver la radicalité dans le pragmatisme, ressentir le dégoût pour la décadence et la petitesse d’esprit, tout en sachant vivre dans son temps, goûter à la modernité, puiser dans l’enthousiasme faustien pour la modernité.
Être fasciste, c’est avoir pour compagnons, au-delà de toute complication cérébrale le feu, le marbre, le sang, la terre, la sueur et le fer. C’est parvenir à faire vibrer ses cordes intérieures sur la fréquence des plus humbles tout en refusant l’adulation, l’indulgence, la démagogie et la prostitution intellectuelle. N’avoir de la nostalgie que pour le futur !
Le fascisme, c’est fonder des villes, assainir des terres, porter un projet de civilisation. C’est concevoir l’existence comme une lutte et une conquête, sans ressentiments. C’est faire don de soi aux camarades, à sa nation, à son idéal, jusqu’au sacrifice extrême. Oui être fasciste c’est tout cela avec, en plus, un style, une idée de l’esthétique, un goût pour le décorum. C’est être élégant et souriant jusqu’à l’échafaud et au-delà. »
Adriano Scianca – CasaPound, une terrible beauté est née (Éd. du Rubicon, Paris) – 2012
(image de présentation du billet trouvée chez Phalanx Europa, superbe site identitaire !)