« […] il faut ici mentionner que la multitude qui se donne toute licence – exactement comme le mégalomane dans ses rêveries -ne s’estime pas seulement détenir la sagesse infuse mais, également convaincue d’avoir pour elle la vertu, se paraît valeureuse, noble invincible, pieuse et belle; et là où ils sont en grand nombre, les hommes de ce monde ont tendance à se permettre tout ce qui leur est individuellement interdit.
Ces privilèges des multiples »Je » grandis en un « Nous » donnent aujourd’hui la nette impression que la civilisation et la domestication croissantes de l’individu doivent être compensées par un processus proportionnel de décivilisation des Nations, des États et de toutes les communautés d’esprit; évidemment, il faut y voir la manifestation d’un désordre des affects, d’un trouble de l’équilibre affectif qui bien y regarder précède même l’antagonisme du « Je » et du « Nous », et tout jugement moral. »
Robert Musil – De la bêtise (Éd. Allia, Paris, p. 21-22) – 2015 [1937, conférence à Vienne]


de telle ou telle réplique ou situation de ce nouveau volet de la saga des Tuches car la seule vision de la tronche de Jean-Paul Rouve (ci-contre) avec cette tête de demeuré consanguin, et la seule écoute de leur accent exagérément débile m’insupportent et m’empêchent de regarder ce film en entier. La seule bande-annonce fut déjà un calvaire, tout comme a pu m’exaspérer le film « Les ch’tis » en son temps; ce terrible navet aux sonorités plus qu’agaçantes a été tellement plébiscité en terme d’entrées que je m’interroge sérieusement sur l’état psychologique et intellectuel de mes compatriotes qui se sont rués de manière identique, et tout aussi préoccupante, pour voir « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu »…
