#JNSPC

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Au pays de Cordicopolis, hors de question de passer à côté de « Je suis Charlie » brandi ici ou là, souvent pour signaler une solidarité sûrement sincère chez les nombreux anonymes.

Étant un pessimiste tendance Jacques le fataliste, je n’y vois pas forcément la compassion de citoyens envers des disparus lâchement abattus mais plutôt l’expression collective d’une société non-guerrière n’ayant engendré qu’une nuée de couards non-violents espérant se rassurer en se rassemblant au prétexte fallacieux d’une fraternité cordicole en voie d’extinction, emportée par un maelström d’individualisme, de surconsommation et d’égocentrisme.

Au milieu de tous ces « généreux distillateurs de la bonne pensée garantie » que Philippe Muray avait bien identifiés, vous savez, ceux qui détiennent la science du « penser juste », « penser bien, mais avec assez de virulence apparente pour que l’auditeur ou le lecteur aie l’impression que vous pensez seul, et surtout très périlleusement, contre de terribles ennemis, avec un courage inégalable », il émerge certains « rebelles » à l’incontournable #JSC.

Ainsi, Gabrielle Cluzel, hier, dans son billet « Non, je ne suis pas Charlie ! » sur Boulevard Voltaire  donne un point de vue qui me sied assez : « Je ne suis pas Charlie, parce que j’en ai toujours détesté le contenu, et que je n’envisage pas de le prendre aujourd’hui à mon compte. Pour être solidaire de leur calvaire, pour être indignée par ces sordides exécutions, la France entière n’est pas forcée de s’identifier à Charlie Hebdo. », puis « Je ne suis pas Charlie parce que ce psittacisme facile m’indispose. Il ne suffira pas d’être Charlie, de décréter un deuil national, de mettre les drapeaux en berne pour tout résoudre, si l’on refuse de regarder la réalité en face, de soulever le couvercle d’une marmite dont on redoute les remugles. ».

Riatto que j’ai découvert à cette occasion pose aujourd’hui un regard intéressant sur ce phénomène du type Ice Bucket Challenge, parallèle évident avec l’obligatoire « faut en être » !

« Non vous ne l’êtes pas, ni moi non plus.

Et personne, en dehors des douze victimes de cet effroyable assassinat, personne n’est Charlie.

La raison en est simple, c’est que Charlie est mort, tandis que vous, si vous lisez ces lignes, vous êtes vivants. Par pitié…

Oh je sais ! Il fallait réagir le plus vite possible, organiser des veillées, des marches, des manifs, des fils à suivre, des pages facebook, pour hurler son indignation, sa stupeur, son effroi et surtout son émotion, bien canalisée par de nouvelles formes linguistiques empruntées au nouvel ordre grammatical. Il fallait rendre hommage, se réunir, tout déballer, exhibition !

Un hommage est un acte posé, réfléchi, un recueillement respectueux, pas une mascarade digne du Ice Bucket Challenge !

Alors de voir ces millions de gens se laisser confisquer toute possibilité de langage et de pensée, les voir brandir ce #JesuisCharlie sans réfléchir une seule seconde au sens de ces mots m’a presque autant terrifié que l’attentat lui-même.

Je dis bien presque.

D’où sort donc cette énième émanation de la novlangue décérébrée que l’on s’est empressé de répandre comme une traînée de sottise ? Comment ne pas s’indigner face à cette prise d’otage du sens et du langage qui, en quelques heures à peine, nous a confisqué toute nuance, tout sentiment, toute différenciation, tout sens des réalités ?!« . Lire la suite ici.

Enfin, je laisserai les mots de la fin à ce très regretté Philippe Muray qui concluait « L’Empire du Bien » par cette phrase : « Car l’avenir de cette société est de ne plus pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets ».

Je suis définitivement un opposant !

L’ère du vide

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L’ère du vide et le temps du trop plein sur Bonnet d’âne.

Gilles Lipovetsky a fait le tour de la question dès 1983, lorsqu’il a publié l’Ere du vide (Gallimard, et maintenant en Folio Essais). Ces « Essais sur l’individualisme contemporain » démontraient jusqu’à la nausée ce que les temps post-modernes mettaient en place de narcissisme satisfait, de désengagement politique, d’hédonisme à petites doses, d’indifférence dans la recherche de la différence — cette différence obligée, sous-tendue par la mode, que Lipovetsky a analysée plus tard dans l’Empire de l’éphémère.

Bref, de vacuité assumée.

Entendons-nous : l’individualisme a eu ses héros, ses grands fauves — à l’ère baroque par exemple —, son côté aristocratique, Primus inter pares. Le Grand Condé. Le narcissisme, lui, était à l’origine tragique — une cruelle blague des dieux, où le jeune homme insensible s’abîmait dans sa propre contemplation, où l’Ego magnifié — « inépuisable Moi », disait très bien Valéry —, quelles que fussent ses faiblesses et ses névroses, atteignait des sommets — voir Malaparte ou Hugo.

Mais il s’agit aujourd’hui d’un ego satisfait de sa médiocrité, d’un narcissisme du minable habillé par Zara. D’une indifférence aux autres (attention, pas tous les autres : l’homo festivus, comme dirait plus tard Muray, se satisfait aussi en petits groupes — « moi et mes amis ») qui explique la perte de sens civique ou de désintérêt pour la res publica — et du coup, analyse finement Lipovetsky, se contente de satisfactions écologiques, d’engagements parcellaires, contre les fourrures ou la retenue d’eau de Sivens, d’éclatement consenti de l’Etat au profit d’une dilution régionale ou municipale. On a vu émerger des discours sidérants sur la démocratie de proximité, qui ont justifié tous les errements — le communautarisme béat, les fêtes de quartier, les « équipes pédagogiques au centre du projet éducatif », et j’en passe. Bref, une atomisation du sens civique. L’homme a cessé d’être un animal social. Le postmodernisme est un post-aristotélisme. Symbole de ces temps déconfits, le « selfie » — « ego-portrait », disent très bien les cousins québécois. Ce qui caractérise une vraie photo, c’est l’absence du photographe, qui s’inscrit en creux dans l’image. Ici, c’est l’inverse, le photographe est la photo. C’est, dans l’instantané (et cette génération vide fonctionne dans l’instant qui est si beau — no future, souvenez-vous, et aucun projet), l’équivalent de ce qu’est l’auto-fiction pour le roman : on n’écrit plus qu’avec son nombril.

Au reste, cette dictature du vide satisfait (et se satisfait) amplement du libéralisme, qui n’est pas une idéologie, comme je le rappelais il y a peu, mais une offre pressante de produits non indispensables, donc nécessaires, dans cette inversion des valeurs à laquelle nous amène le souci permanent de la satisfaction d’un ego de petite taille.

L’intégralité du bille de Jean-Paul Brighelli (ici).

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Dernière sortie du matador matamore Manuel Carlos dans son ancien fief d’Évry pour saluer un nouveau partenariat entre PickUp Store (filiale de La Poste) et la SNCF (station d’Évry–Courcouronnes)… triste virée.

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Un bel instantané de la France en déclin !

Entre un slogan vulgaire et franchement orienté (qui pourrait être sans problème le slogan du bilan socialiste depuis qu’ils sont au pouvoir) et une entreprise publique qui n’a rien trouvé de mieux que de donner un nom anglais à sa filiale, beau symbole du déclin français et de la soumission linguistique d’un peuple, on a un politicard d’origine étrangère qui veut rénover la France à son idée, déconstruire (terme très en vogue chez les commissaires politiques féministes, homophiles, antichrétiens,..) son pays d’accueil pour se plier aux oukases modernes du progrès gauchiste soi-disant inéluctable.

Au passage, apprécions à sa juste valeur l’écriture d’une lisibilité incontestable, digne d’un de mes élèves de BacPro, à la hauteur de l’originalité et de la profondeur du message car il est heureux qu’une entreprise proposent des services utiles, sinon ce serait grave… à moins que de nombreux services publics n’en rendent pas et qu’il ait ici l’occasion de le souligner !

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Disciplina deserta

Classroom, St Margaret Mary School

Le niveau monte ?… tiens, cela m’évoque un blog plutôt sympathique, malheureusement en sommeil depuis juin 2012.

Par contre, cela ne m’évoque certainement pas les  résultats pédagogiques de l’institution nationale pour optimiser le potentiel intellectuel de chacun et permettre l’émancipation de futurs citoyens droits dans leurs bottes.

Dans un article de Sophie Coignard dans Le Point du 20 novembre 2014, nous apprenons, mystérieusement sans grand étonnement, que la tendance est à la baisse concernant le niveau des jeunes « adultes » à qui les « responsables » français vont confier l’instruction l’éducation de nos chères têtes « blondes »…

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Ainsi, la patronne de l’Éducation Nazionale de la Ripoublique française, Najat Vallaud-Belkacem, claironne l’embauche de « professeurs » dans une zone dont on ne s’occupe que trop peu, qui bénéficie rarement de subventions par rapport à des zones rurales délaissées et misérables : la Seine-Saint-Denis…

« La ministre de l’Éducation nationale vient d’annoncer, à l’occasion d’une visite à Bondy, la création de 500 postes d’enseignants supplémentaires en Seine-Saint-Denis d’ici 2017. Elle se félicite aussi de leur accroissement à l’échelon national : plus de 11 000 en 2015 contre 8 000 en 2014 pour le primaire, et 2 000 de plus pour le secondaire. Cette politique est présentée comme la panacée pour remédier aux échecs de l’école.

Ce dont la ministre évite soigneusement de parler, c’est du niveau des professeurs recrutés. Pour l’école élémentaire, certains ont été reçus avec des moyennes de 5 à 6 sur 20. Au collège et au lycée, ce n’est pas mieux. Les rapports de jury de Capes (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) pour l’année 2014, qu’ils adoptent la langue de bois ou, au contraire, un discours de vérité, montrent que les exigences du ministère sont assez éloignées des critères d’excellence. […] Le seul, finalement, qui n’emploie pas la langue de bois, c’est Olivier Grenouilleau, le président du jury de l’autre concours d’histoire-géographie, réservé aux professeurs contractuels : « Le jury, écrit-il, a pu observer des lacunes graves et inquiétantes chez certains candidats qui ont déjà en charge des élèves. Les connaissances scientifiques de certains sont si minces qu’elles rendent difficile, voire impossible, toute réflexion didactique ou pédagogique. » Il ne reste plus qu’une solution à Najat Vallaud-Belkacem : supprimer, aussi, les notes aux concours de recrutement des enseignants. »

Friche pédagogique

Au vu de la qualité des copies des élèves ces dernières années et de notre place au classement PISA, nous nous doutions bien de ce mécanisme machiavélique qui consiste pour l’Éducation Nazionale à produire de nombreux et calamiteux enseignants (ils ne le sont pas tous fort heureusement !) et à auto-alimenter son processus de déclin du niveau d’instruction.

Étant professeur, je le constate chaque année et je garde de multiples témoignages de cette diminution régulière des exigences soi-disant visées par les « responsables » en charge de l’instruction éducation du peuple.

Entre les copies mal présentées et truffées de fautes d’orthographe (parfois j’en corrige, parfois, je laisse tomber lorsque j’ai le sentiment que cela ne servira à rien, d’autrefois encore, je ne les corrige pas au départ et puis finalement j’en corrige… c’est selon l’humeur), et les sujets du brevet par exemple de plus en plus simplifiés (dictée très courte et certains mots écrits au tableau durant l’épreuve pour éviter des confusions entre homonymes….), voici quelques spécimens de cette année illustrant le niveau des réponses… consternant, surtout en sachant qu’il s’agit d’un contrôle après correction des mêmes questions (quasiment) lors de la séance précédente…

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Comment des jeunes peuvent arriver au lycée (en seconde) avec de telles lacunes ?… Leur parcours scolaire permissif leur permet d’atteindre des niveaux qui ne reflètent en rien la réalité du moment, par gentillesse, niaiserie, nous cherchons toujours des excuses à l’élève en échec quite à le faire passer coûte que coûte afin d’éviter un redoublement…

Il faut impérativement revenir aux fondamentaux et arrêter d’avoir des lubies, des fixations sur quelques thèmes qui sont loin d’être représentatifs de la majorité et qui ne perpétue en rien la culture et l’histoire de notre peuple.

L’Éducation Nationale doit revenir à son rôle premier, celui d’instruire, de transmettre un savoir, d’aider l’élève à développer son sens critique et à devenir un libre penseur. Elle doit abandonner sa mission de rééducation des esprits en remplaçant l’éducation des familles et en ne favorisant trop souvent qu’une certaine pensée unique.

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Les temps modernes

« On peut penser que les temps modernes sont des temps heureux. C’est l’opinion de certaines personnes. Elles trouvent que nous ne manquons de rien, que nous sommes libres, que nous avons ce qu’on peut avoir de justice et de paix. C’est un point de vue. Dans ce cas, il faut considérer comme circonstances fâcheuses les déconvenues et les sujets d’inquiétudes que nous apporte le présent.

C’est ce qu’elles font sereinement, à la manière de ces mères qui, ne surveillant ni l’hygiène ni les jeux de leurs enfants, parlent ensuite de leur « malchance » quand il y’a des maladies et des jambes cassée.

[…] Mais la médecine politique est plus difficile à pratiquer que l’autre. Pour demander leur secret aux temps modernes, on ne doit pas compter sur le secours du malade. Il faut au contraire débrouiller ses mensonges et reconnaître son véritable état malgré les illusions qu’il cherche à répandre.

L’euphorie des temps modernes, en France et dans les autres démocraties, cache une malhonnêteté fondamentale qui est la cause de notre décadence.

Les régimes que nous appelons démocratiques sont une comédie au même titre que les démocraties populaires. La volonté nationale y est escamotée. Une caste de privilégiés s’y est emparée de la nation. Son pouvoir a pour condition la libre pénétration du pouvoir de l’étranger qui aboutit à notre division politique, à notre impuissance, à notre domestication.

Finalement, sous prétexte de liberté, nous n’en sommes plus maître de rien chez nous, ni de nos économies, ni de nos territoires, ni de notre destin. Nous ne sommes plus rien dans nos nations.

Les temps modernes, c’est le temps de l’expropriation. »

Maurice Bardèche – Les Temps modernes (Éd. Les Sept couleurs, p. 9 à 11) – 1956

Sacrifices honorés

« À l’heure où la nuit passe au milieu des tranchées,
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder,
Le froid pique et me glace et j’ai peur de tomber.
Je ne pense qu’à toi,
Mais je suis un soldat.
Mais surtout ne t’en fais pas,
Je serai bientôt là.
Et tu seras fière de moi…. »

Florent Pagny – Le soldat – 2013 (Vieillir avec toi)

Redressement productif - Nicolas Vial LeFigaro 20-06-2014

Fantasme autochtone

visage ruine

 

Ennemis de Décadence de Cordicopolis

Petite escapade dominicale pour la bonne cause !

Manif pour tous Lyon 02-02-2014

Nous sommes partis ce dimanche 2 février à 9h de Lozère en prenant les deux cars en provenance de Rodez pour rejoindre, à la capitale des Gaules,tous les défenseurs de la famille et des traditions françaises.

Arrivés à Lyon, après un agréable voyage très instructif en ce qui me concerne ayant voyagé aux côté de la soeur de Pierre Hillard, bretonne au caractère bien trempé et aux références intéressantes (Henri Servien et Jacques Bainville par exemples), nous avons rejoint les patriotes sur la place Bellecour qui fait 62000 m2 (à 3 personnes au m2 , on peut estimer à 186000 individus pour une place remplie, à 93000 pour la moitié de la place et on nous dit que nous n’étions que 20000 ??!!… vu les photos prises de la grande roue, j’ai comme un doute !), nous avons attendu qu’elle se remplisse et que les responsables du cortège nous donnent le signal du départ.photos délégation Lozère

En attendant, nous avons eu droit à quelques discours, à une intervention des Hommen juste derrière nous et à la prestation de Manou Bolomik… bon, c’est du rap mais ne faisons pas la fine bouche et rassemblons toutes les bonnes volontés motivées pour contrer la dictature socialiste et son idéologie mortifère !

Sur le chemin, finalement, nous n’avons rencontré que très peu d’individus malveillants et hostiles à notre mouvements mais les quelques uns qui nous ont croisé, nous ont permis de justifier que le camp de la haine n’est pas celui que l’on croit.

Un homme blanc d’une trentaine d’années à la coiffure tropicale, au pantalon en velours sur des clarks en daim (l’archétype du babacool…), nous a abordé pour nous dire que sa femme nous haïssait, que lui aussi nous haïssait et … la suite ne  me revient pas, concentré que j’étais à ne pas lui balancer ma main dans la tronche afin de respecter les consignes des hommes en jaune.

Une jeune fille un peu gothique en mini-short surmontant des bas résilles légèrement troués (tendance, quoi !…) nous balança : »vos vieilles valeurs à la con !… » en se faufilant en même temps dans l’entrebâillement d’une imposante porte d’un immeuble bourgeois… une bobo tout ce qu’il y avait de convenu !

Puis, plus vers le centre-ville, nous avons évité quelques seaux d’eau balancés courageusement du haut de quelques fenêtres (certains des vaillants lanceurs restés à la fenêtre du 3ème ou 4ème étage et nous signifiaient leur désaccord par des majeurs tendus explicites, en hommage sûrement à leurs pratiques déviantes car ils avaient tous la tête des invertis du marais), nous avons reçus quelques pétards (parfois très gros) qui éclatèrent parfois très près de petits enfants,… bref, nous avons eu droit à de beaux exemples de démocrates, des républicains à la sauce Valls-Peillon-NVB !!!

Où était la provocation ??!!… de quel côté était la haine et la violence des propos ??!!..

Mais il n’ont fait qu’imiter leurs dirigeants politiques à la pointe dans ces domaines !

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ou celle d’un « élu » issu de la fameuse diversité qui représente un apport tellement positif à notre nation…. (au passage, il est intéressant de constater la collusion en gauche et droite molle, l’UMPS n’est pas un fantasme !)

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Nous avons enfin terminé la boucle en ayant fait un beau tour de ville dans le calme et la détermination. Ceci dit, ce type de manifestations n’auront qu’un temps…

En repartant de la place Bellecour, après avoir écoutés à nouveau quelques discours, notamment ceux de Luca Volontè et de Tudgual Derville, nous sommes repartis vers nos cars garés bien plus loin.

Nous avons vu sur le chemin du retour que le téméraire et impressionnant ministricule Valls manuel-te-regardeavait tout prévu face à une horde sauvage de casseurs organisés et armés jusqu’aux dents…

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La police politique a même réalisé à Paris de spectaculaires arrestations de dangereux idéologues prêts à en découdre…
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Heureusement d’ailleurs que les forces de police et les compagnies républicaines de sécurité étaient en nombre afin de préserver la Raie publique des moindres initiatives violentes et agressives des manifestants rétrogrades, vils représentants des forces obscures réactionnaires !!!!…

MANIF POUR TOUS

Après nous être arrêtés boire un verre au Saint-Malo tenus par des « pas-bretons » d’origine nord-africaine, nous avons pris l’autoroute pour rejoindre notre magnifique et tranquille Lozère (arrivée vers 22h).

En m’endormant auprès de ma moitié retrouvée, je me repassais les images de cette splendide journée, de cette réussite collective et de cette démonstration sans équivoque du peuple de France, et j’avais une pensée pour quelqu’un qui doit, en voyant les têtes des leaders du camp du bien devant cette démonstration de force, se marrer autant qu’il nous fait rire…

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Mémoires rétrogrades

« Les vieillards d’autrefois étaient moins malheureux et moins isolés que ceux d’aujourd’hui : si, en demeurant sur la terre, ils avaient perdu leurs amis, peu de chose du reste avait changé autour d’eux ; étrangers à la jeunesse, ils ne l’étaient pas à la société. Maintenant, un traînard dans ce monde a non seulement vu mourir les hommes, mais vu mourir les idées : principes, moeurs, goûts, plaisirs, peines, sentiments, rien ne ressemble à ce qu’il a connu. Il est d’une race différente de l’espèce humaine au milieu de laquelle il achève ses jours.

Et pourtant, France du dix-neuvième siècle, apprenez à estimer cette vieille France qui vous valait. Vous deviendrez vieille à votre tour et l’on vous accusera, comme on nous accusait, de tenir à des idées surannées. Ce sont vos pères que vous avez vaincus ; ne les reniez pas, vous êtes sortis de leur sang. S’ils n’eussent été généreusement fidèles aux antiques moeurs, vous n’auriez pas puisé dans cette fidélité native l’énergie qui a fait votre gloire dans les moeurs nouvelles ; ce n’est, entre les deux Frances, qu’une transformation de vertu. »

François-René de Chateaubriand – Mémoires d’outre-tombe, Livre IX, chapitre 10 : Vie de soldat (Gallimard, NRF, coll. La Pléiade Tome 1) – 1951