Une démocratie pour spectateurs

« Lippmann [Walter Lippmann, journaliste des années 20], qui avait pris part aux commissions de propagande, en avait reconnu l’impact.

Ce qu’il appelait « une révolution dans l’art d’exercer la démocratie » devait pouvoir,disait-il, être utilisé pour « fabriquer le consentement », c’est-à-dire pour obtenir l’adhésion de la population à des mesures dont elle ne veut pas, grâce à l’application des nouvelles techniques de propagande. »

Noam Chomsky, Robert W. McChesneyPropagande, médias et démocratie (Éd. écosociété, Montréal, p.21)- 2004 [1997]

Voeux 2016

montage voeux 2016

Je sais, je sais… je suis limite, limite en terme de respect du calendrier mais il est dit que nous avons jusqu’à la fin du mois pour présenter nos voeux de bonne année, sachant que je m’en suis déjà chargé en me rendant dans les établissements nauséabonds adéquats pour la souhaiter excellente et revigorante à toutes et à tous les moisis de la réacosphère.

Je me devais malgré tout d’honorer cette tradition ici avec mes cartes de voeux habituelles.

Cette année, et après les évènements qui ont secoué notre nation et ceux qui secouent l’Europe depuis quelques temps déjà, l’actualité m’a inspiré ce petit montage que j’ai réalisé le 4 janvier après-midi. Je constate avec surprise et amusement que certains ont déjà commencé à se prendre  pour Jack Carter face à l’amabilité, la citoyenneté de visiteurs de passage, accompagnés par les solidaires branlo-brailleurs habituels (anarchistes ou gauchistes du NPA toujours en train de manifester, de squatter… et jamais en train de travailler !!… il faudra que l’on m’explique d’où ils tirent leurs ressources pour subsister sans avoir un travail à temps plein !!… mais je crois avoir une petite idée…).

Entre les identitaires qui enchaînent depuis des années des actions sur le terrain parfois spectaculaires (comme en 2009, déjà… je découvrais sur l’excellente intro de XX ce mouvement activiste), et les particuliers comme ces calaisiens exaspérés qui choisissent d’agir avec les moyens du bord pour faire face à ce grand remplacement qui s’installe depuis quelques décennies, face à ce flot d’allogènes qui ont décidé d’investir notre niche écologique, je me dit que les lignes bougent, qu’il ne faut pas désespérer.

riss-aylan.jpg

 

Si en plus les lumineuses sommités intellectuelles, tels les phares de la bonne conscience et de la vertu gauchiste comme Riss ou Askolovitch (dès 0:58 de l’édito d’Asko d’I-Télé du 10 janvier 2016), se mettent à revenir aux principes de réalité en oubliant les dénis idéologiques et les déformations pathologiques du réel qui sont si commodes d’adapter à leur prose politique, alors là…ça sent bon pour les patriotes réactionnaires de tout poil et on peut espérer qu’effectivement l’année 2016 sera une bonne année !!

Les fêtes de Cordicopolis

« Si la fête est représentation didactique de la puissance en marche, elle est également une compensation.

Éclipsant le souvenir de foules idolâtres ou révolutionnaires, ce désordre est destiné à en éviter de plus dangereux.

En ce sens, le projet ressort d’une préoccupation éminemment politique.

Il s’agit d’abolir la prééminence sociale de la rue pour empêcher la mise en oeuvre d’une violence insurrectionnelle. »

Olivier IhlLa fête républicaine (nrf, Éd. Gallimard, Bibliothèque des Histoires, p.338) – 1996

Hommage à Suzon

Bon, je ne la connaissais pas mais j’ai pensé à elle cette semaine plusieurs fois en entendant cette chanson, après avoir appris sa disparition le week-end dernier.

J’ai appris qu’elle s’appelait Suzon et qu’elle était la maman de Corto.

Et même si je n’ai rencontré Corto qu’une fois, nos très nombreux points d’accord sur nos visions de la France, du monde et de la vie font que je l’apprécie et donc que je partage sa tristesse actuelle.

Cette interprétation d’une vieille chanson populaire m’accompagne très régulièrement et j’ai trouvé qu’elle seyait bien en cette funeste occasion.

 

« Till the end of time
Long as stars are in the blue
Long as there’s a spring, a bird to sing
I’ll go on loving you… »

Perry Como – Till the end of time – 1945

2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 56 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 21 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Bon, après moult péripéties, j’ai réussi à obtenir ce rapport confectionné par les petites mains des gentils lutins de wordpress.

Je constate que cet établissement, tenu par un obscur réactionnaire à l’allure de bûcheron, a été visité par 30000 âmes en perdition de plus qu’en 2014 et qu’au lieu des 94 pays d’origine des visiteurs, nous sommes passés à 105… ma foi, si le témoignage d’un français de souche (et pas de papier) peut contribuer à ce que la situation réelle de la vie des français moyens soit connue et comprise, si ce modeste blog peut permettre au discours patriote et réactionnaire d’ouvrir les yeux de certains compatriotes dans le doute (comme cela m’est arrivé, moi qui vient d’un milieu gauchiste, aux débuts de l’apparition de la réacosphère) ou de tout au moins ébranler certaines certitudes gauchistes alors j’en suis ravi.

Je remercie Lenonce, Corto, Jacques Étienne, Nouratin et Pharamond qui sont mes pourvoyeurs de vues les plus importants.

Je remercie bien sûr aussi tous les commentateurs de passage et les fidèles lecteurs (et commentateurs) de DdeC qui me font croire et espérer que tout n’est pas perdu, et que bientôt, dans un même élan et une même réaction salvatrice, nous déclencherons les actions qui permettront un retour à la France normale, à la France d’avant de retrouver sa place et sa vraie nature.

Élite naturelle

« En réalité, l’enseignement pédagogique est fait pour les paresseux, pour les esprits sans curiosité, pour les individus qui resteraient complètement ignares si on ne leur apprenait pas quelque chose de force, pour ainsi dire.

II n’y a que l’élite qui compte, et l’élite ne se constitue pas avec des diplômes.

Elle tient à la nature même de certains individus, supérieurs aux autres de naissance, et qui développent cette supériorité par eux-mêmes, sans avoir besoin de l’aide d’aucuns pédagogues, gens, le plus souvent, fort bornés et fort nuisibles. »

Paul LéautaudPasse-temps (Éd. Mercure de France, Paris) – 1929