« Once I had a love and it was a gas
Soon turned out had a heart of glass
Seemed like the real thing, only to find
Mucho mistrust, love’s gone behind… »
Blondie – Heart of glass – 1978 [Parallel lines]
« Once I had a love and it was a gas
Soon turned out had a heart of glass
Seemed like the real thing, only to find
Mucho mistrust, love’s gone behind… »
Blondie – Heart of glass – 1978 [Parallel lines]

Après mon petit montage « 100% français » que j’ai réalisé par nostalgie de mon grand-père, disparu en 1989, qui était vigneron (et surtout musicien, un sacré joueur de saxophone) et parce que j’ai une réelle passion pour le vin, ce produit si typique de notre nation, avec un connotation tellement enracinée, je me devais d’y aller avec mon coup de gueule (pour changer…).
Dans les années 90, ma grand-mère a été poussée à arracher toutes ses vignes car, étant seule et le faisant faire par des tiers, la culture de nos pieds de vignes devenait un problème, entraînant des pertes financières (le prix de revient étant trop faible par rapport aux dépenses !).
Ainsi, un peu partout en France, l’arrachage subventionné a pris de l’ampleur depuis plus de vingt ans et modifie considérablement le paysage français. Malheureusement…
Je circule beaucoup toute l’année, que ce soit avec ma moitié et les enfants pour rendre visite à nos familles dans l’Hérault (près de Pégairolles-de-l’Escalette , ci-contre, où est élaboré un vin des plus corrects) et l’Aude ou que ce soit pour mes désignations d’arbitrages au quatre coins du Languedoc, et je suis très triste d’être le témoin impuissant du sérieux bouleversement que subit ma région, le territoire de nos pères et de nos mères qui l’ont façonné avec tellement de passion et d’application.
Ainsi, dans un article de César Compadre paru dans le SudOuest du 6 décembre 2011, intitulé « En dix ans, le vignoble français a perdu 11 % de sa surface », le constat est sans appel : « Un vaste recensement a été mené dans le monde agricole hexagonal en 2010. Et, depuis quelques semaines, les premiers résultats (encore provisoires) commencent à tomber. Pour la viticulture, un bilan global vient d’être publié (1).
Il indique que notre pays – plus grand producteur mondial de vin avec l’Italie – compte désormais 788 700 hectares de vignes. Soit 11 % de moins qu’en 2000. Ce recul des surfaces est particulièrement sensible dans la vallée du Rhône et en Provence, mais surtout en Languedoc-Roussillon. Dans cette « mer de vin », vaste comme trois fois le Bordelais, les arrachages (subventionnés) sont sévères depuis des années. La crise viticole se lit également à travers cet indicateur : des vins ne se vendent plus, et les parcelles qui les portent sont détruites, souvent la mort dans l’âme, par le vigneron. »
C’est encore plus flagrant sur ce document ci-contre, celui de la France viticole illustrant les surfaces consacrées à cette culture depuis deux siècles.
Le responsable de cette dégringolade de la production nationale est bien évidemment une diminution drastique de la consommation de vin en France depuis des décennies à la suite de campagnes de prévention de l’alcoolisme, de lois liberticides et d’un matraquage médiatique culpabilisateur à grand coup de subventions ministérielles.
En 55 ans, la consommation de vin en France a chuté de plus de 50% pour passer de 100L/an/hab. en 1960 à 42 l/an/hab. en 2015 !

Au delà de l’aspect médical et de santé publique, il y a aussi plus insidieusement, une perte d’un volet de notre identité nationale en terme d’habitude alimentaire, submergés que nous sommes par le style fast-food amerloque et ses boissons gazeuses incontournables, sans parler du du manque de temps pour se poser et manger, souvent par fainéantise.
En effet, force est de constater que la consommation de vin est bel et bien culturel. Il s’agit là d’un marqueur de la civilisation occidentale comme le prouve la partie gauche de cette infographie avec le continent européen ayant la part belle en terme de consommation de vin (plus de 60% bien que la tendance soit à la baisse) et avec le top 10 des pays exportateurs qui sont tous historiquement de culture occidentale.

Une étude très complète et intéressante par François Legouy, intitulée La géohistoire de l’espace viticole français sur deux siècles (1808-2010) parue le 17 février 2014 sur Espacetemps.net confirme cet enracinement de la culture viticole dans notre pays mais dénonce en même temps la dynamique négative des espaces viticole français.

On nous explique que « la carte de la France viticole en 2010 permet de faire le point sur ce que représentent les espaces viticoles à l’échelle communale, mais dans une représentation peu classique. Si certains vignobles (Champagne, Alsace, Languedoc, Bourgogne par exemple) sont facilement reconnaissables, d’autres déterminent des taches plus composites, criblées d’espaces vides de vignes. »
On distingue « les vignobles « intérieurs » (Legouy 2012) de la moitié orientale de la France, souvent en position d’abri dans les grandes vallées fluviales (Centre-Val de Loire), les escarpements faillés en rebord du Massif central (Vallée du Rhône, et des Vosges (Alsace)), les reliefs de cuestas (Champagne, Lorraine, Chablis, Sancerre…), les vallées montagnardes (Durance, Sillon alpin, Allier…), les vignobles « atlantiques » (ibid.) de la moitié occidentale sont eux aussi centrés sur les grandes vallées, mais ont tendance à s’élargir aux affluents et à déborder largement sur les bas plateaux voisins (vignobles de Bordeaux, de Dordogne, du Lot, du Tarn, de la vallée de la Loire à l’aval) et les vignobles méditerranéens « historiques » (ibid.) qui sont largement implantés le long de la plaine littorale, des plaines intérieures, des basses vallées fluviales (Aude, Rhône, Gard…). »

Dans mon pays d’Oc, on parle donc de « vignobles historiques »… normal avec le bassin culturel gréco-latin… vous savez bien, cette culture ancestrale que l’on essaie par tous les moyens d’oublier (option latin abandonnée, philosophes antiques remplacées par des Boobas ou des Grand corps malade,…).
Malgré l’Histoire, malgré des traditions tenaces, le déclin s’est amorcé, nous le disions et une autre carte (ci-contre) des plus explicites nous indique les zones où les diminutions des espaces viticoles depuis 1958 sont les plus spectaculaires, en terme d’étendue mais aussi d’amplitude de variation.
« Cette carte montre très clairement une dynamique majoritairement dégressive avec des pertes parfois totales en surface, notamment dans la partie septentrionale, dans un bon quart nord-oriental, sur les marges des montagnes et dans les Landes. Les vignobles atlantiques secondaires ont perdu entre la moitié et la totalité de leurs surfaces. Dans le midi méditerranéen, les pertes ont été d’au plus 50 % sauf dans les Alpes Maritimes et de Haute-Provence où elles ont été plus conséquentes.
[…] Les vignobles méridionaux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées semblent complètement émiettés. D’une manière générale, cette carte dessine un processus accéléré de déviticolisation gagnant les espaces viticoles français (43 % de perte des surfaces entre 1958 et 2010), en raison de la crise économique qui secoue l’ensemble de la filière, avec une accélération depuis l’an 2000 (Legouy 2008). »
À ces phénomènes illustrés précédemment s’ajoute l’abandon de terres viticoles qui sont cédés à des propriétaires étrangers, nous ôtant ainsi le contrôle de nos ressources, grignotant petit à petit notre indépendance alimentaire sous prétexte des lois du marché et d’un système mondialiste dominant.
Sur le site de France3 Aquitaine, dans un billet publié par Jean-Pierre Stahl le 19 février 2015 , on peut lire qu’« avec Château Renon en AOC Cadillac, le nombre de propriétés viticoles achetées par les Chinois a dépassé le nombre symbolique de 100 châteaux. Le mouvement se poursuit avec Li Lijuan agent immobilier chinoise installée dans le Bordelais.
On explique aux vilains xénophobes soucieux de protéger le patrimoine viticole de la nation que l’acquisition par des étrangers, grâce à un système monétaire et économique les avantageant et pénalisant de potentiels repreneurs locaux, qu’ « on est ravi que les Chinois continuent de s’intéresser au vignoble bordelais, très heureux de ces investissements, Bordeaux s’est toujours construit avec des gens venant de l’extérieur, ça ne représente toujours qu’entre 1 et 2% des ha de vignes. » comme le précise Laurent Gapenne, Président de la Fédération des Grands vins de Bordeaux.
Mais que ce soit 1% ou 20%, peu importe, vous bradez la terre de nos ancêtres plutôt que d’aider des locaux à perpétuer leurs traditions et tout cela au nom du fric avec la complicité d’un système économique mortifère pour les peuples et leurs cultures traditionnelles.
Ces acquisitions qui se font sans trop de publicité, en douce, ne se font pas toujours de manière bien nette, à l’image du système économique mondial puisque il est à noter que : « Toutefois parmi tous ces châteaux achetés, une affaire a éclaté courant 2014, certains auraient été acquis avec des fonds publics chinois, une enquête est en cours. Une fois encore, une fois l’orage passé, les ventes reprendront de plus bel. C’est d’ailleurs le cas en 2015, après une brève accalmie en 2014. »
Bref…
Ce qui est valable pour le vin l’est aussi pour toutes les terres agricoles.
Ainsi, dans un billet de FranceInfo du 6 mai 2016 au titre alarmant « Achat de terres agricoles par des Chinois : un « danger » pour notre « autonomie alimentaire » (les guillemets au terme danger sont d’origine, vous remarquerez les pincettes politiquement correctes pour ne pas passer pour d’affreux xénophobes en herbe), la rédaction de ce média gauchiste est bien obligée d’admettre que le principe de la mondialisation, de la globalisation a ses limites qui sentent horriblement l’entre-soi de la souveraineté… « Le rachat de terres agricoles françaises par des fonds de gestion chinois est « un danger pour l’autonomie et la souveraineté alimentaire de la France » a réagi sur France Info ce vendredi matin, Thierry Pouch, expert en géopolitique agricole et membre de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture.
Ce sont près 1.700 hectares de cultures de céréales qui ont été rachetés dans le Berry par un consortium chinois l’an dernier, ce qui suscite, à raison selon Thierry Pouch, l’inquiétude des agriculteurs locaux et des autorités françaises. « Le danger, a expliqué l’expert, est que ces groupes rachètent les terres en France pour diversifier la production chinoise car cela pourrait avoir des conséquences importantes sur la vie locale. »
Il faut donc consommer pour aider, pour soutenir nos agriculteurs, nos viticulteurs et maintenir ainsi des paysages pittoresques faisant rêver le monde entier.
À vos verres, citoyens ! Formés vos bataillons, buvez, buvez qu’un nectar pur abreuve vos gosiers !
Mais avec modération.. ou pas !
Privilégiez surtout les bonnes boissons naturelles ! Puisqu’on vous le dit !!…

L’Impératrice – Vanille Fraise – 2015
et pour l’original de la petite mélodie ci-dessus, voici un bon morceau de funk !
« I thought I could forget ya
I was even willing to bet ya
That I could live without your love,
That I could live without your love… »
Anita Ward – Spoiled by your love – 1979 [Songs of love]

Allez vous baladez par là, chez Gueuleton, c’est très sympa, les photos sont sublimes !
J’ai découvert cette photo par l’intermédiaire d’un autre bon site, Julius de France d’Hanabelle la française avec de belles bagnoles, de jolies pépés et bien d’autres beaux clichés.
Voici une raison supplémentaire s’il fallait expliquer ce que le MMA représente en termes de valeurs : Anastasia Yankova, russe et portant haut ses couleurs nationales.

Quelle magnifique ambassadrice pour les nations occidentales alliant force et beauté, courage et fierté patriote, douceur du regard et dureté des
coups…
Bien que très peu enthousiaste à voir des femmes pratiquer des sports de combat (boxe, rugby,…), tellement loin de la maternité et de la féminité comme je les conçois, et ne visionnant quasiment jamais des confrontations féminines par principe, je ne peux nier son excellent niveau de combattante et son immense charme slave.
Un de ses combats peut être vu sur MMA Core, ici, alors qu’elle affronte et prend le dessus sur Anjelina Pink, une boxeuse américaine.

Je profite de ce billet consacré au MMA pour saluer la mémoire d’un guerrier disparu trop tôt le 6 juin dernier, emporté par une crise cardiaque à 42 ans (2 ans de moins que votre hôte…).
Kimbo Slice, grand champion (6 victoires sur KO pour 8 combats), faisait parti de ces bonhommes qui se sont fait un nom tous seuls à force de volonté, de travail, d’abnégation et de sacrifices. De vrais bonhommes quoi !
Ces mots ne veulent plus dire grand chose aujourd’hui pour une grande partie de la jeunesse anesthésiée par les écrans, par l’idéologie « bisounours » à la sauce guimauve des démocraties ramollies.
Il est certain que des sports comme le MMA ou le rugby sont des moyens pour parvenir à inverser la vapeur d’une modernité décadente et destructrice des peuples et des traditions séculaires. Surtout pour ne pas être qu’un guerrier de papier, un guerrier du clavier…
Il est aussi évident qu’en parallèle du développement d’un corps sain et dur au mal, il est impératif de développer un esprit sain et aiguisé pour contrer les desseins les plus pervers des gauchistes et autres « progressistes », tellement loin du sens réel du mot « progrès ».
« On ne peut s’empêcher d’aimer la terre de ses pères plus que toutes les autres terres, plus que toutes les terres du monde ! »
Charles Péguy – Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc (Éd. Gallimard, NRF) – 1910 [1941]

« Cortège en partance
Vers des latitudes impudiques
Éclabousser l’éminence
Pacifique… »
L’Impératrice – Agitations tropicales – 2015 [Odyssée]

Le petit garçon hollandais, dessin inspiré de cette histoire…
« Hans Brinker était un petit garçon des belles étendues de Hollande, habitant dans la commune de Spaarndam. Amoureux de ce « pays » que l’on a qualifié de « bas » en raison de son souci constant du niveau des eaux, il vivait comme beaucoup de ses camarades et compatriotes proche d’une digue. Et c’est naturellement qu’il empruntait chaque soir le chemin qui la longeait afin de rentrer chez lui. Rien de bien particulier ne s’y passait. Pourtant un soir, alors qu’il revenait à la maison à vélo, fredonnant un air avec insouciance, un bruit inattendu attira son attention. De quoi pouvait-il bien s’agir ? Hans jeta un œil en bas de la digue et un frisson le gagna. Une toute petite brèche laissait passer un filet d’eau. Ô quiconque ne connaît pas la puissance de l’eau, et sa capacité à renverser tous les obstacles placés sur sa route, n’y aurait sans doute pas prêté attention. Mais Hans, comme tout un chacun ici, était un vrai connaisseur des dégâts qu’elle peut occasionner et il se précipita donc au bas de la digue. Que faire ? Personne aux environs… Aucune possibilité de colmater cette petite brèche. Il n’hésita pas plus longtemps et glissa son doigt dans l’interstice d’où s’échappait l’eau. Le « bouchon » fonctionna à merveille. Jusqu’à quand ? Il était soudain prisonnier de la digue mais il savait que c’était son devoir de se comporter ainsi. Alors Hans patienta, et nul ne vint davantage durant l’heure qui s’écoula qui lui parut désespérément longue. Son doigt était enflé à présent, et une douleur communiquée à travers le bras gagnait tout son corps. Le regard perdu au loin à la recherche d’une aide providentielle, Hans savait que la nuit bientôt viendrait. Ce qu’elle fit, inéluctablement. Et de longues et interminables heures, à moins que ce ne soit des siècles, se succédèrent. Au petit matin, le premier passant, un pasteur dit-on le retrouva, transi de douleur, grelottant de froid. Hans avait sauvé le village. Et il devint naturellement un héros. Si vous passez par Haarlem, ne manquez pas de faire un détour par sa statue qui se dresse sur l’une des écluses entrecoupant la digue de Spaarndam. »
Mary Mapes Dodge – Les Patins d’Argent – 1865
Certains se donnent corps et âmes pour sauver une digue dont la destruction entraînerait un drame pour leur peuple, d’autres facilitent cet effondrement.

La guerre est engagée par chaque groupe dirigeant contre ses propres sujets.
Gardons quelques idées au bout de nos pixels...
"Les civilisations ne meurent pas assassinées. Elles se suicident." Arnold J. Toynbee
textes, grogs et patates chaudes...
Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! Luc 12, 49
les reblogs de Corto 74
Puisqu'on vous répète, depuis trente ans, que c'est l'extrême-droite
Luttons pour la vérité intellectuelle
Dat virtus quod forma negat
Manuel du bonheur
«La pire menace qui puisse peser sur une démocratie, ce n'est pas la violence des armes, toujours ouverte et tangible, c'est la violence sournoise, insinuante, du mensonge ; c'est la manipulation des esprits, d'autant plus efficace et redoutable qu'elle revêt les oripeaux du moralisme.» ( Philippe Seguin ma référence )
Lectures, pensées et essais
Tintin au pays des soviets (a war blog from France)
(Réacosphère hérétique - @kernisian)
Je crois au pouvoir de l’information, qui rend le monde meilleur. [Veritas liberabit nos] ☞ The world is yours ! ☜
Nouveau blog de Nouratin
ou début de la fin des temps prophètisés
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Je me trouve fort bien de l'absence des gens que je n'aime pas.
"Pendez-les haut et court"
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"Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de beaux rêves et penser ce que tu veux. Choisis la pilule rouge : tu restes au Pays des Merveilles et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre."
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