ONLR !

Oui, On Ne Lâche Rien ! Nous sommes toujours là, plus déterminés que jamais !

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Aujourd’hui, à nouveau, la France réelle descend dans la rue pour démontrer que son mouvement malgré le temps qui passe ne faiblit pas et ne faiblira pas tant que les pendules n’auront pas été remises à la bonne heure, celle de la famille naturelle.

Malheureusement, je ne pourrai pas être de la partie (j’aurai pu ainsi rejoindre les affreux de la réacosphère…) ayant été opéré du genou gauche très récemment. Je suis certes bloqué à la maison mais je suis avec tous les « rétrogrades » (encore un terme ressenti uniquement comme négatif alors que les mêmes qui l’emploient à tire-larigot sont bien contents de son côté positif chez les vignerons rétrogrades qui reviennent au cheval de trait pour leurs vignes sans pesticide !!) de la Manif pour tous par la pensée et j’espère que nous serons autant qu’il y a 3 ans.

Mes amis qui étaient à mes côtés pour les manifestations à Paris en 2013 et à Lyon en février 2014 (cars en provenance de Rodez dans un desquels j’avais fait la connaissance de la soeur de Pierre Hillard… passionnante), participent à l’évènement de la journée, les petits veinards !

J’ai reçu un courriel de Jean-Luc d’Auzac, coordinateur pour le Languedoc-Roussillon, qui est encourageant : « Nous sommes maintenant à 100% de taux de remplissage du TGV, donc plus de place à proposer avec notre Groupe.
Nous sommes à 90% de l’appel au DONS pour aider au financement du TGV, ne relâchez pas votre effort ! « 

J’enverrai un don dès demain pour compenser mon absence de ce dimanche même si je sais que c’est être à Paris qui aurait été bien plus productif…

Pour ceux qui veulent participer financièrement à la Manif pour tous, c’est ici.

Christian Vanneste a fait un excellent billet, ce jour, dans lequel il rappelle que :  « Il y a trois ans, il s’agissait de montrer l’hostilité polie d’un grand nombre de Français au mariage unisexe. Malgré les mobilisations considérables, la « majorité », le gouvernement et le président de la République avaient permis au groupe de pression LGBT d’obtenir gain de cause. L’indifférence de beaucoup de nos compatriotes et le rouleau compresseur des médias n’avaient guère permis de mesurer l’importance de l’enjeu. Les hésitations de beaucoup d’élus de l’opposition, les flottements des dirigeants du mouvement ont cassé le dynamisme extraordinaire qui animait cette réaction de la partie la plus solide du corps social. Il ne s’agissait pas d’un baroud d’honneur du dernier carré de la France catholique. Il s’agissait d’une confrontation essentielle entre deux conceptions de notre civilisation. »

La fin de son billet est exactement ce qui est un de mes chevaux de bataille, la famille onlr-203x300.pngnaturelle : « Sur le fond, l’importance cardinale de la famille dans la cohésion de notre pays, dans la transmission de ses valeurs, et pour son dynamisme démographique indispensable à son efficacité économique, n’est plus assez défendue sur le terrain politique. C’est d’ailleurs un signe inquiétant du manque de perspective à long terme de nos politiciens. La démographie, c’est le long terme, plus proche que l’évolution climatique, mais surtout sur lequel la politique a une influence plus directe. Le démontage de la politique familiale, sa réduction à n’être qu’une variable d’ajustement de la politique sociale, s’ajoute à la loi Taubira, aux plus grandes facilités accordées au divorce et à l’avortement, dont la logique est celle de l’individualisme : la famille éclatée par les séparations et par la limitation de l’autorité parentale sur les enfants.

[…] C’est pourtant d’une révolution, d’une révolution conservatrice dont la France a besoin, bien plus large que celle qui touche aux questions de la filiation ! »

Pour lire le billet complet, c’est ici.engrenage-212x300

Cette manifestation doit être absolument un succès car, en plus de renouveler notre indignation (c’est le père Hessel qui serait content !!…) contre le mariage guignol et pour l’abrogation de cette loi Taubira partisane et irresponsable, il s’agit d’affirmer l’hostilité du peuple de France à la normalisation de l’adoption d’enfants par des duos d’invertis, la théorie du genre (qui « n’existe pas » mais qui est partout et que l’Éducation Nazionale s’efforce d’introduire par tous les moyens dans les programmes scolaires) et de la PMA et de la GPA.

Les enfants ne sont pas des objets, des marchandises que l’on désire et que l’on obtient parce qu’on le souhaite comme tout bien de consommation dans cet élan presque maladif de vouloir réaliser à tout prix son caprice.

À quand des magasins dans lesquels les duos non fertiles pourront faire le choix de tel ou tel catalogue-212x300bambin, voire de choisir sur un logiciel tel ou tel ADN pour avoir une progéniture vigoureuse, avec telle couleur de cheveux ou d’yeux (tiens… cela me fait penser à un projet digne d’une certaine idéologie qui était, elle aussi, socialiste), convenir de la taille et du poids des futurs produits biologiques qui feront le bonheur à n’en pas douter d’un nombre grandissant d’égocentristes tellement malheureux de leur propre condition qu’ils sont prêts à sacrifier des enfants pour tenter de s’accepter eux-mêmes.

Je ne sais pas ce qu’il va falloir faire mais il y a a priori un immense travail pour récupérer des décennies d’acculturation et d’embrigadement depuis les évènements de mai 68 et la mise en lumière d’une tripotée de « penseurs » et de « philosophes » tel Sartre, Foucault, Barthes,… aux idées malheureuses et mortifères pour notre civilisation.

Vivement ce soir pour constater la réussite totale de cette journée. J’en suis convaincu.

ONLR !

Le premier bien public

Maurras citant un écrit de l’anglais Charles Morgan dans le Times Littéraire…

« […] dès que les directeurs de la politique étrangère ne font plus ce qu’ils doivent, dans un pays donné, ses portes s’ouvrent, son rempart s’ébranle et l’invasion y passe : l’envahisseur supplante les premiers habitants, les met à la porte de leurs immeubles, déménage leurs biens immobiliers, dignes fruits des travaux et des salaires que rien n’a plus défendu.

Toutes les conditions de la vie en sont bouleversées, recouvertes et emportées.

La politique étrangère avec tous ses effets de mise en défense militaire est donc ce qui s’oppose essentiellement au pire des maux.

C’est d’elle que dépend le premier bien public : n’être pas envahi.

Le premier intérêt commun à toute nation est de ne pas subir ce qui la déferait; entre les intérêts nationaux, c’est le premier dans l’ordre du temps comme dans celui des valeurs.

Cette vérité générale s’applique inégalement : elle vise les Français beaucoup plus que tout autre peuple. »

Charles MaurrasVotre bel Ajourd’hui (Éd.La Librairie Arthème Fayard, Paris, p. 223) – 1953

La justice française

Le Charivari, n°14, Honoré Daumier

9782234075481-001-xCette justice se fait secouer par les dernières déclarations de Toutmou sur la « lâcheté » de la magistrature, propos révélés « dans le livre Un président ne devrait pas dire ça… des journalistes du Monde, Fabrice Lhomme et Gérard Davet » d’après Alain Acco dans un article chez Europe 1.fr du 13 octobre 2016.

Quel plaisir de constater dans quel embarras se trouve l’incompétent corrézien, d’autant plus savoureux que ses tracas ont été générés par les démarches de salariés du Monde, organe de presse socialiste, à sa botte normalement !

« L’entourage du président est tout de même effondré par les propos rapportés par les journalistes qui viennent ruiner, nous dit-on, cinq ans de pratique irréprochable. »… tout simplement jubilatoire !

En plus, « les explications du chef de l’Etat n’ont pas calmé la colère des deux hauts magistrats. Ils doivent prononcer jeudi, à la Cour de cassation, un discours en réponse à ces déclarations. » donc nous n’avons pas fini de nous régaler.

Finalement, on se rend compte qu’il bavasse trop et que cela lui retombe sur le nez. Ma foi, c’est bien fait.

Toutmou a donc eu « des propos qui ont mis en colère l’institution judiciaire » et « cette dernière, représentée par le premier président et le procureur général de la Cour de cassation, Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin, a rencontré le président de la République mercredi soir à l’Elysée. Selon les informations d’Europe 1, François Hollande, lors de cet entretien qui a duré à peine plus d’un quart d’heure et s’est déroulé dans un climat glacial, n’a pas cherché à démentir ses propos. Le chef de l’Etat était accompagné de son ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, mais aucun conseiller n’était présent. »

Bon, le climat glacial, il a l’habitude. Quoiqu’il dise ou fasse, il obtient ce résultat, que ce soit avec ses ex-compagnes ou avec le président Poutine.

Par contre, et pour revenir au sujet de ce billet,  cette anecdote présidentielle soulève tout de même les problèmes liées à la justice de ce pays.

Comme nous le révélait Valeurs Actuelles le 22 septembre 2015 dans l’article « En une semaine, trois personnes libérées par la justice en raison de défauts de procédure », le fonctionnement du pouvoir législatif paraît de plus en plus chaotique : « La justice française va décidément de plus en plus mal. En moins de deux semaines, trois personnes, qui avaient été condamnées en première instance, ont été libérées, alors qu’elles auraient dû rester incarcérées. » concernant trois affaires, dont deux gravissimes, pour lesquelles les prévenus ont été relâchés (« la veuve noire de l’Isère a été libérée par la cour d’appel de Grenoble, en raison d’un délai trop long entre le procès de première instance et celui d’appel. Manuela Gonzalez avait été condamnée à 30 ans de prison pour le meurtre de son dernier mari en 2008 » puis « Rajeswaran Paskaran a été libéré mercredi dernier, alors qu’il était condamné à vingt ans de prison pour avoir abattu un policier à la Courneuve en 2009 » et « Charles Pieri avait été condamné en 2013 à deux ans de prison pour détention d’armes par la cour d’appel de Bastia »).

Plus récemment, « Vingt-quatre personnes placées en centre de rétention administrative à Nîmes et menacées d’expulsion ont été libérées pour un vice de procédure. Leur transfert en urgence depuis le centre de Vincennes où un début de mutinerie avait éclaté, s’est fait en dehors du cadre légal.
« Les procureurs et les juges des libertés et de la détention de Paris et Nîmes n’avaient été prévenus que le lendemain de ce transfert, ce qui est illégal », explique à Midi Libre l’avocat Wafae Ezzaïtab qui a plaidé et obtenu la relaxe pour vice de procédure. » nous apprenait 20 minutes dans un article de Jérôme Diesnis du 17 juillet 2016. Voici 24 gugusses lâchés dans la nature alors qu’ils ont été à l’origine d’une mutinerie, une action violente contre les dépositaires de l’autorité de l’état français (au passage, on notera que l’avocat ayant permis cette saloperie porte un nom qui pourrait être celui d’un des réfugiés…).

amedy-coulibaly-que-repond-la-justice2Ne parlons même pas des multiples affaires judiciaires aux verdicts plus que scandaleux avec des condamnations soient exagérées, soient trop laxistes pour des faits qui auraient mérités à l’inverse soit plus de clémence, soit plus de sévérité.

Et dernièrement, à propos d’une affaire que je connais bien ayant été tout près au moment des faits, L’indépendant du 15 septembre 2016 nous apprend, par un article de A.F. (avec Midi Libre) intitulé « Procés de la Féria de Béziers : quand le juge couche avec l’avocat », que dans une affaire concernant le meurtre d’un jeune homme au cours de la féria 2012 à laquelle je participais, dans une bodéga de l’avenue Saint-Saëns, à quelques encablures du drame.

lindependant-15-09-2016

Il s’agit d’un exemple, éclatant au grand jour, du manque de discernement et de moralité d’acteurs de la justice. Mais combien d’autres restent non dévoilés, immondes secrets d’alcôves ayant sûrement des implications injustes, malhonnêtes dans les décisions ultimes d’affaires judiciaires ?!!…

Finalement, les magistrats outrés par la sortie de Toutmou devraient éviter de faire les vierges effarouchées car de trop nombreux cas illustrant la déliquescence de l’appareil judiciaire et son manque de vertu, nous démontre que la justice française sombre et qu’il serait temps de mettre un gros coup de vis et de faire un grand ménage au sein de cette institution.

Immanence d’un peuple

« Des mirages de l’internationalisme socialiste à l’incontournable réalité des cultures : tel est l’itinéraire spirituel revendiqué par Régis Debray.

Aux temps héroïques de la guérilla, il participait à la grande insurrection des peuples asservis contre les maîtres du monde.

L’heure des brasiers est passée : sans rien renier de sa jeunesse révolutionnaire, l’ancien compagnon de route de Che Guevara constate aujourd’hui que l’homme a des racines, une généalogie, une mémoire ethnique, bref qu’il ne se définit pas seulement par ses intérêts et par ses espérances.

Avant de s’engager volontairement dans un combat (ou dans une carrière), il est embarqué, bon gré mal gré, dans un destin collectif; avant d’être inculte ou cultivé, bourgeois ou prolétaire, il est culturel : immergé, corps et âme, dans l’immanence de sa communauté. »

Alain FinkielkrautLa défaite de la pensée (Éd. Gallimard, nrf, Paris, p. 115 et 116) – 1987

Plus de chance, ils sont ici maintenant…

« Nous étions là-bas en contact avec les Maures insoumis. Ils émergeaient du fond des territoires que nous franchissions dans nos vols; ils se hasardaient aux fortins de Juby ou de Cisneros pour y faire l’achat de pains de sucre ou de  thé, puis ils se renfonçaient dans leur mystère. Et nous tentions, à leur passage, d’apprivoiser quelques-uns d’entre eux.

Quand il s’agissait de chefs influents, nous les chargions parfois à bord, d’accord avec la direction des lignes, afin de leur montrer le monde.

Il s’agissait d’éteindre leur orgueil, car c’était par mépris, plus encore que par haine, qu’ils assassinaient les prisonniers.

S’ils nous croisaient aux abords des fortins, ils ne nous injuriaient même pas. Ils se détournaient de nous et crachaient.

Et cet orgueil, ils le tiraient de l’illusion de leur puissance.

Combien d’entre eux m’ont répété, ayant dressé sur pied de guerre une armée de trois cents fusils : « Vous avez de la chance, en France, d’être à plus de cent jours de marche… ». »

Antoine de Saint-ExupéryTerre des Hommes (Éd. Gallimard, nrf, p. 101) – 1939 [1949]

Les faux fascismes et le vrai…

 » Il naîtra de faux fascismes. Car la démocratie est fourbue. Dans son agonie, elle aura des sueurs et des cauchemars : et ces cauchemars seront des tyrannies brutales, hargneuses, désordonnées.

Il y aura des fascismes de l’antifascisme. Il y aura des « dictateurs de la gauche ». Et nous verrons s’élever au nom de la défense des républiques, des régimes qui auront pour maxime de refuser la liberté aux « ennemis de la liberté ». Nous le savons. Et c’est pourquoi nous savons aussi que c’est mensonge et vanité de définir le fascisme par des caractères extérieurs.

La suppression de la liberté, les arrestations arbitraires, les camps de concentration, la torture qu’on prétend rejeter sur le fascisme, sont tout aussi bien et tout aussi souvent le propre des régimes dirigés contre le « danger fasciste ».

Tous les caractères extérieurs par lesquels les adversaires du fascisme le définissent, ils se retrouvent ou peuvent se retrouver dans les régimes antifascistes : c’est qu’ils ne définissent pas le fascisme qui, finalement, est une manière de réagir, un tempérament, une manière d’être, incarnée dans un certain type d’hommes.

C’est ce type d’hommes, c’est cette attitude devant la vie qui, au fond, commandent toutes les réactions fascistes et les formes, diverses selon les peuples, que le fascisme a prises et prendra dans l’histoire. Là où ces hommes dirigent, là où leur esprit inspire l’action de pouvoir, il y a un régime fasciste.

Au contraire, lorsqu’ ils sont persécutés ou combattus, quoi qu’on vous dise et quelque bruit que fasse la trique en tournoyant, reconnaissez les signes de la décomposition, de la décadence et le règne de l’or et des pharaons de l’étranger.

Voulez vous reconnaître à coup sûr et instantané le faux fascisme ?

Vous le reconnaîtrez à ces signes : il emprisonne au nom des droits de la personne humaine et il prêche le progrès, mais il respecte les milliards et les banques sont avec lui. Ne cherchez pas plus loin. Vous verrez quelques mois plus tard le faux fascisme faire la chasse au courage, à l’énergie, à la propreté.

Il vous dévoilera ainsi son vrai visage. Il a besoin d’esclaves assez abrutis pour ne pas trop sentir leur collier.  »

Maurice BardècheQu’est-ce que le fascisme ? (Éd. Les Sept couleurs, Paris) – 1961