Héritage maudit

« […] le discrédit jeté, depuis Mai 68, sur l’idée de nation, de verticalité, et sur le catholicisme, bien sûr, par les gauchistes puis par leurs fils, ces nouveaux dévots qui ont hérité de la rébellion paternelle ses formes dégradées dans le consumérisme, le métissage, l’antiracisme, l’incantation aux droits de l’homme. »

Richard MilletDe l’antiracisme comme terreur littéraire (Éd. Pierre Guillaume de Roux, p. 73) – 2012

Massive attaque

« Une culture de masse est une culture que l’on peut acquérir avec le minimum de capacités sans aucun effort intellectuel et au plus bas prix. »

Léo StraussLe libéralisme antique et moderne (Éd. PUF, Paris, p.15) – 1990 [1968]

Estampes illustres

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Vivre en milieu rural voire en zone dépeuplée et très éloignée des grandes citées à de sérieux et indéniables avantages mais dont le prix à payer nous est rappelé à l’esprit de temps à autres comme à cette occasion d’exposition d’oeuvres picturales d’une rare beauté d’un artiste admirable.

Rien de bien grave me direz-vous au vu des immenses et innombrables avantages.

Les livres et internet ont alors une importance considérable bien que le contact visuel direct et l’émotion qu’il puisse provoquer restent irremplaçables.

Cet artiste parmi de nombreux autres me réconcilie avec l’art et la culture, si intimement liés à la grandeur d’une civilisation, mais que les progressistes émétophiles, amateurs dégénérés des productions parfois organiques d’imposteurs sans vergogne, se complaisent à brader, à dégrader, à ridiculiser au nom d’un « art » conceptuel justifiant son statut par des termes pompeux et des explications fumeuses, misérables paravents de la laideur et du vide.

Heureusement, l’humanité et les civilisations se défendent en enfantant de telles oeuvres :

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Merci monsieur Hokusai !

Exposition Hokusai du 01 Octobre 2014 au 18 Janvier 2015 dans les Galeries nationales du Grand Palais (entrée Clemenceau).

Katsushika Hokusai (1760 – 1849) est sans doute l’artiste japonais le plus célèbre dans le monde. C’est une monographie d’une ampleur tout à fait inédite que propose le Grand Palais. Les six périodes de la vie de l’artiste sont traversées, illustrées par des séries d’estampes, des livres, mais aussi de nombreuses peintures pour partie inédites, ainsi que de précieux dessins préparatoires. Au total plus de 500 pièces exceptionnelles sont présentées, dont une grande partie n’ont encore jamais été exposées hors du Japon.

Progressisme cordicole II

famille avant après

Vieillerie sublime

Ensemble Organum – Testamentum Eternum – 1999 [XIIe s.] (Chant Cistercien)

Pax Gallia

« L’évacuation de la dimension littéraire de la langue au profit de sa démocratisation utilitaire a eu lieu en grande partie pour ne pas désespérer les enfants des immigrés.

Une langue sacrifiée à la paix civile, c’est la mort d’une culture millénaire.

Je n’en rends nullement les immigrés responsables; les semeurs de vent, ce sont les idéalistes postchrétiens et les marchands d’esclaves au pouvoir. Les reliquats hystériques du gauchisme ont fait le reste : évacuer la dimension spirituelle de la culture.

On comprend dès lors que nous soyons méprisés par ces mêmes immigrés : comment l’islam, quand bien même il n’en serait pas l’allié objectif, ne trouverait-il pas à se renforcer au contact du nihilisme à l’oeuvre en Occident ? »

Richard MilletL’Opprobre, essai de démonologie (Éd. Gallimard, NRF, p. 38 et 39) – 2008

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Pax vobiscum

« Si vous pouvez tuer un infidèle américain ou européen – surtout un méchant et dégoûtant Français – ou un Australien ou un Canadien, ou n’importe quel autre infidèle parmi les infidèles qui nous font la guerre, incluant les citoyens des pays qui font partie de la coalition contre l’État islamique, remettez-vous en à Allah et tuez-le de quelque manière que ce soit ».

Voici en quelques mots les réjouissances prévues en Occident par les représentants de l’Islam remplis d’amour et de paix…

Ce sympathique message est envoyé du Daech, le fameux État Islamique.

Admirons la décoration plutôt « fun » et enlevée de ces joyeux drilles chez qui on doit bien rigoler tous les jours.

djihadistes de l'Etat islamique

 

L’Express du 22 septembre 2014 nous apprend que « dans un message audio de 42 minutes diffusé dimanche via Twitter, le porte-parole de l’organisation Etat islamique, Abu Mohammed al-Adnani, exhorte les musulmans du monde entier à tuer les « infidèles américains ou européens ». Il vise les « citoyens des pays qui font partie de la coalition contre l’État islamique », et particulièrement les Français, les Américains, les Australiens et les Canadiens. […]

Pour le porte-parole, qui considère que les Américains ont déclaré la guerre à l’islam, l’intervention de la coalition internationale en Irak et en Syrie sera « la campagne finale contre les croisés »… ».

Cela laisse rêveur !

Qu’attendent les autorités françaises pour expulser tous les vecteurs de l’islamisme, tous les « barbus » en djellaba qui se trimbalent en toute aise dans nos rues occidentales et qui prônent un islam radical ??!!!… Ces « excentriques » sont connus des services de police, la nébuleuse en djellaba (ou pas) apparaît dans de nombreux fichiers ou dossiers, certains sont même assignés à résidence au frais du contribuable français de souche !

En quatre ans en Lozère, nous en avons eu deux que j’ai vu (peut-être plus dans le département dont je n’ai pas entendu parler ?…), un à Mende et le dernier en date à Marvejols qui se promène avec sa calotte (kufi ?), en djellaba et en… rangers ! ça suffit !!!

Nos politiques sont dépourvus de courage et de vaillance, ils ne méritent que d’énormes coups de pieds au cul !!!

Veulent-ils que sur notre sol des évènements, comme ceux perpétrés à Woolwich récemment ou à Toulouse en 2012, se reproduisent et se multiplient ?… Petit rappel pour info selon Dreuz.info…

Laissez partir tous ceux (ou celles) qui veulent aller faire mumuse en tant que néodjihadistes, cela fera moins de désoeuvré(e)s en France et moins de bouches étrangères à nourrir ! Sans parler du sacré souk que cela peut engendrer quant à la réputation de nos autorités et à la valeur de la fermeté de notre nation… (La dépêche du 20 juillet 2013 et L’Express du 23 septembre 2104 pour les XY, L’Express du 20 septembre 2014 pour les XX)

Renforçons les contrôles à toutes les frontières, même au sein de l’Europe, et limitons de façon drastique l’immigration arabe musulmane.

Au fait, le prochain qui m’explique qu’il faut abolir toutes les frontières pour vivre heureux et en paix avec le monde entier, je lui balance mon bouffadou dans la tronche !

Et oui, la fraîcheur est revenue par chez nous…

Unité chrétienne d’Occident

« Pas de féodalité, en Europe ou ailleurs, sans la décomposition préalable d’un vaste corps politique. Dans le cas présent, ce corps politique, c’est le vaste Empire carolingien, cette première « Europe » dont le nom même s’est affirmé alors (Europa, vel regnum Caroli), pour disparaître avec le grand empereur qu’un poète de sa Cour saluait comme le pater Europae.

[…] Cependant, la féodalité, c’est autre chose encore : une société fondée sur les relations d’homme à homme, sur une chaîne de dépendances; une économie où la terre n’est pas le seul mais le plus fréquent moyen de payer des services.

[…] À cette pyramide sociale, avec ses obligations, ses règles, ses fidélités, à cette mobilisation de forces, l’Occident a dû survivre, de sauvegarder le vieil héritage chrétien et romain auquel il va mêler idées, vertus et idéologies du régime seigneurial (sa civilisation propre).

Pratiquement, l’Europe qui alors a oublié son nom même d’Europe, se constitue comme un monde cloisonné, où seule compte la petite région, l’étroite patrie.

[…] L’intéressant, c’est que s’établit malgré tout, malgré le cloisonnement politique, une convergence évidente de civilisation, de culture. le voyageur sur le chemin de tel pèlerinage (celui de Saint-Jacques-de-Compostelle par exemple) ou en déplacements d’affaires, se sent chez lui, aussi bien à Lubeck qu’à Paris, à Londres qu’à Bruges, à Cologne qu’à Burgos, Milan ou Venise. Les valeurs morales, religieuses, culturelles, les règles de guerre, de l’amour, de la vie, de la mort sont partout les mêmes, d’un fief à l’autre, quels que soient leurs querelles, leurs révoltes ou leurs conflits.

C’est pourquoi il y a vraiment une Chrétienté une (March Bloch) et ce qu’on peut appeler une civilisation de la chevalerie, du troubadour et du trouvère, de l’amour courtois.

Les croisades disent cette unité, puisqu’elles s’affirment comme des mouvements d’ensemble, des aventures, des passions collectives, communes à ces innombrables petites patries. »

Fernand BraudelGrammaire des Civilisations (Champs histoire, Éd. Flammarion, Paris, p.428 à 430) – 1993 [1963 dans Le Monde actuel, histoire et civilisations, librairie Eugène Belin]

Mater fecunditatis

Montage fécondité

2 représente la fécondité française en métropole en nombre d’enfants par femme en 2012 selon l’INSEE.

En la comparant aux autres pays européens ou aux États-Unis, nous avons le taux de fécondité le plus élevé en ces dures périodes de crise mondiale. Soit, mais il faut toujours analyser des données dans leur(s) contexte(s) pour que leur(s) signification(s) ne soi(en)t pas biaisée(s).

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Fécondité France depuis 1902 INSEE

Ainsi, cette constatation qui devrait nous réjouir et nous rassurer est l’arbre qui cache une forêt bien dense, celle de la place de la maternité et de la femme dans notre société moderne, celle du rapport parents/nouveau-né face aux carrières professionnelles (congés maternité et/ou paternité), celle du grand remplacement (forte fécondité allogène sur le sol français), etc.

En fait, si on insiste en général sur cette « performance biologique », la réalité est bel et bien une baisse continuelle de cette fécondité depuis la fin de la guerre. Associée à une hausse continuelle des effectifs immigrés, clandestins ou non, du fait des aléas économiques du monde globalisé et du regroupement familial instauré en 1976 par une troïka scélérate composée de Valéry Giscard d’Estaing, de Jacques Chirac et de de Michel Durafour, on se rend compte que la notion de grand remplacement n’est pas un fantasme ou un mythe.

François Héran, président de la European association for population studies (EAPS) et ancien directeur de l’INED de 1999 à 2009, précise, sur le site Atlantico, dans un article du 29 mars 2013 « Les vraies raisons de la fécondité française », quelques unes des raisons de cette prolificité humaine et indique entre autres :

« […] la fécondité au cours des études est en très net recul. L’une des particularités françaises est notamment que nos femmes ne s’arrêtent que quelques mois pour leurs grossesses alors que dans de nombreux pays, les mères s’arrêtent plusieurs années même pour un seul enfant. […] une légère surfécondité des familles les plus aisées et de celles étant les moins aisées. Au milieu, se trouvent les classes moyennes qui font moins d’enfants.

[…] Il y a une contribution de l’immigration assez forte au nombre des naissances mais assez faible au taux de fécondité. […] Sans les mères étrangères, on aurait 1,8 enfant par femme au lieu de 2. 

[…] Le taux de fécondité de l’immigration maghrébine est également maintenant très proche du taux français. Dans tous les pays du Maghreb, on avait 7 enfants par femme dans les années 70, alors qu’on en a à peine plus de 2 maintenant. C’est chez les migrants d’ Afrique subsaharienne que l’on trouve des taux de fécondité encore relativement élevés, mais pour l’instant la migration africaine, très concentrée dans la région parisienne, est modérée par rapport à la France entière. Les flux les plus importants de migrants que la France reçoit chaque année viennent du Maghreb, ce qui explique que l’impact sur la fécondité reste faible. […] »

On pourrait approfondir encore le sujet en fournissant d’autres explications à ces phénomènes mais aujourd’hui, ce qui m’a intéressé, c’est la réflexion sur le rôle des femmes face à ce déclin démographique insidieux, réflexion abordée le 28 mai 2010 lors d’un colloque à l’Assemblée nationale, organisé par Yves-Marie Laulan, fondateur de l’Institut de géopolitique des populations.

Yves-Marie Laulan a une préoccupation majeure : il craint que les déséquilibres démographiques entre Français de souche européenne et immigrés ne déstabilisent la société. Un sujet tabou. Mais un vrai sujet qu’il aborde avec constance sous ses deux faces : l’immigration étrangère d’un côté, la fécondité euro-française de l’autre.

Ainsi, lors de ce colloque, il a donné la parole à des femmes, partant du principe que ce sont elles qui au premier chef donnent la vie. Elles eurent le concours de deux intervenants masculins : celui à l’origine du projet et Christian Vanneste.

Disons le tout de suite ce colloque (dont Polémia met en ligne les actes) est une formidable réussite. Incontestablement Yves-Marie Laulan a réuni un panel de femmes exceptionnelles : de belles intelligences, des cœurs généreux, des corps féconds. Et une approche polyphonique de la question posée.

Catherine Rouvier : le caractère divin de la fonction maternelle

D’emblée Catherine Rouvier pose le problème du sens de la maternité : « l’incommensurable noblesse, le caractère essentiel et quasi divin de la fonction maternelle, encore perceptibles dans les sociétés moins développées, moins matérialistes, moins mécanisées, ne sont plus perçus dans nos pays présumés civilisés. »

« Pire, elle est cachée comme une survivance des temps anciens, une faute de goût, que ne commettent plus des femmes libérées, une occupation subalterne pour femmes désœuvrées, une preuve d’esclavage, la conséquence désastreuse d’une éducation encore fondée sur le schéma périmé de la différence homme/femme. »

« C’est cette mutation de l’idée de maternité qui, autant et peut-être plus encore que les causes matérielles, scientifiques et techniques, est à l’origine de cette baisse drastique de la natalité. »

Catherine Rouvier énumère ensuite ce qui lui paraît nécessaire à la restauration de l’image de la maternité : « dire la sensualité de la maternité ; refuser la dictature du préservatif ; refuser le risque de la (trop) longue attente du « quand je veux » ; refuser d’être complice de la disparition de notre civilisation bimillénaire ; refuser la disparition programmée du dimanche ; refuser la solitude individualiste des sociétés urbanisées. »

Jeanne Smits : l’image matérialiste de la maternité dans les médias

C’est évidemment une image différente de l’amour, de la famille, de la maternité, de la vie qui est donnée dans les médias. Et d’abord par le premier d’entre eux : le livre scolaire qui dissocie radicalement sexualité (pour le plaisir individuel et quelque soit le ou la partenaire) et procréation ; et c’est ce message tronqué et faux qui est constamment répété depuis l’âge de 12/13ans.

Jeanne Smits poursuit sa critique en analysant les magazines féminins. Elle y trouve que « L’image de l’enfant et de la maternité (y) est plutôt positive, mais (qu’) elle privilégie l’image d’un enfant objet. C’est l’enfant pour soi.(…) Si on regarde l’image de l’enfant dans les médias, il ne s’agit pas d’un autre qui est accueilli, mais de celui que l’on peut se permettre d’avoir, que l’on va habiller et élever selon des normes qui en font ce que les Anglais appellent un status object (un objet de statut). »

Enfin « Il y a une image de la maternité qui est complètement ignorée, médiatiquement parlant, que ce soit dans la presse glamour, dans les émissions télévisées, dans les téléfilms ou au cinéma : l’image positive de la mère au foyer, de la mère de famille nombreuse. »

Christian Vanneste : le poids des idéologies, relativiste, culturaliste, marxiste

Député mais aussi philosophe. Christian Vanneste a mis en exergue du colloque trois causes idéologiques à la situation actuelle:

– Le relativisme «c’est à dire la volonté, quasiment entropique, de nier toutes les différences»;
– La mécanique marxiste qui, appliqué au féminisme, «a remplacé la lutte des classes par la lutte des sexes»;
– Le culturalisme «qui tend à nier complètement la dimension biologique, génétique; naturelle de l’humanité pour prétendre que tous nos comportements sont dictés par l’éducation, par l’environnement culturel».
Et le député philosophe de conclure son propos par deux recommandations, « deux mariages » : celui de la génétique et de l’éducation celui de l’égalité et de la différence.

(l’intégralité de l’article est ici).