Caprices citoyens

« L’omnipotence fondée sur le consentement général qu’entrevoyait Tocqueville n’est donc qu’une des faces de l’État moderne.

L’autre est une tout aussi entière impotence, devant les pressions revendicatives quotidiennes et opposées qu’exercent sur lui les citoyens, avides d’une assistance en contrepartie de laquelle ils acceptent de moins en moins d’obligations.

À tout envahir, l’État démocratique s’est gorgé en fin de compte de plus de responsabilités que de pouvoirs. »

Jean-François Revel –  Comment les démocraties finissent (Éd. Grasset & Fasquelle, Paris, p.20) – 1983

La fin de l’horreur ?…

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« Il vaut mieux la fin de l’horreur qu’une horreur sans fin »… quelle phrase magnifique, sensationnelle de Charles Gave !

Elle date pourtant du 13 octobre 2014, déjà…

Lors de son passage dans l’émission de Nicolas Doze sur BFM Business, cet économiste reconnu (entrepreneur en finances internationales qui se partage entre Londres, Hong Kong et Paris, administrateur de SCOR et fondateur de l’Institut des libertés), ne s’est pas gêné pour faire une mise au point des plus claires et cinglantes sur l’Union Européenne avec, en conclusion de l’extrait vidéo ci-après, une référence à l’ex-URSS : « le mythe de la nation européenne, c’est l’URSS », référence identique à celle évoquée par Vladimir Boukovski dès 2005, ancien dissident (12 ans emprisonné) qui explique cela lors d’un entretien vidéo intégré dans un récent billet « J’ai vécu dans votre futur, et ça n’a pas marché ! ».

Il revient sur l’importance d’une monnaie nationale et sur son lien avec la souveraineté et l’indépendance d’une nation en évoquant César,  une des références de notre civilisation gréco-romaine.

Il rappelle, et il est tout de même bien triste de devoir le faire, qu’appartenir à un pays, à un territoire, c’est entre autres choses, un fort désir de vivre ensemble, « tout le monde accepte de vivre dans la même nation », ce qui n’est plus du tout évident en ces temps de communautarismes, conséquence d’une immigration incontrôlée, et de diversités exacerbées, qu’elles soient de  genres, de races, de religions,…

Il fait bien la distinction entre la France qui est une nation et l’Europe qui est une civilisation. Là aussi, ce rappel paraît superflu mais à notre époque où les termes sont galvaudés, où le relativisme est le postulat de toute analyse, il convient de bien distinguer nation de civilisation. Les zélites politiques martèlent qu’ils souhaitent une « nation européenne » au même titre que des zélites scientifiques propagent la notion folle de « race humaine », confondant sciemment race et espèce ce qui est, en plus d’une grave erreur,  une autre preuve de ce relativisme à la source de toute la propagande contemporaine.

Charles Gave enfonce le clou à propos des zélites politiques en déclarant que « cela fait 40 ans qu’ils essaient de détruire la France, de détruire l’Italie, de détruire l’Espagne pour construire ce mythe de la nation européenne », ces zélites qui sont les premiers défenseurs de la démocratie négligent, méprisent les volontés des peuples.

Depuis, les fissures dans l’Union Européenne n’ont cessé de se multiplier et la dernière en date, le Brexit,  est une véritable brèche. La muraille UE est prête à céder.

Vivement l’effondrement de cette structure mortifère pour les peules européens.

Une certaine idée du fascisme

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« Au-delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir-faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui porte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté.
Être fasciste, c’est une chose presque indéfinissable, un quid, un mélange d’activisme, de jeunesse, de combativité, de mysticisme. Être fasciste, c’est avoir une allure sobre et décontractée, tragique et solaire, c’est posséder une volonté de grandeur, de puissance, de beauté, d’éternité, d’universalité. C’est adhérer à une logique de fraternité, de camaraderie, de communauté. Être fasciste, c’est avoir conscience d’une destinée et avoir l’envie éhontée de l’affronter, avoir la capacité de vivre pleinement dans la bande, dans l’équipe, dans le clan et de savoir élever ce lien au niveau de la nation et de l’empire. Être fasciste, c’est avoir 17 ans pour toute la vie.
C’est se dépasser, c’est donner forme à soi-même et au monde. Être fasciste, c’est jouir en scandalisant les moralistes, les sépulcres blanchis, les vieux perruqués. C’est cultiver la radicalité dans le pragmatisme, ressentir le dégoût pour la décadence et la petitesse d’esprit, tout en sachant vivre dans son temps, goûter à la modernité, puiser dans l’enthousiasme faustien pour la modernité.
Être fasciste, c’est avoir pour compagnons, au-delà de toute complication cérébrale le feu, le marbre, le sang, la terre, la sueur et le fer. C’est parvenir à faire vibrer ses cordes intérieures sur la fréquence des plus humbles tout en refusant l’adulation, l’indulgence, la démagogie et la prostitution intellectuelle. N’avoir de la nostalgie que pour le futur !
Le fascisme, c’est fonder des villes, assainir des terres, porter un projet de civilisation. C’est concevoir l’existence comme une lutte et une conquête, sans ressentiments. C’est faire don de soi aux camarades, à sa nation, à son idéal, jusqu’au sacrifice extrême. Oui être fasciste c’est tout cela avec, en plus, un style, une idée de l’esthétique, un goût pour le décorum. C’est être élégant et souriant jusqu’à l’échafaud et au-delà. »

Adriano SciancaCasaPound, une terrible beauté est née (Éd. du Rubicon, Paris) – 2012

(image de présentation du billet trouvée chez Phalanx Europa, superbe site identitaire !)

J’ai vécu dans votre futur, et ça n’a pas marché

Il est tellement facile d’élaborer des stratégies politiques et juridiques, et de pondre des lois pour ficeler le système démocratique à la guise de celui qui est « élu » avec pourtant autant d’abstention, avec autant de magouilles et d’arrangements entre partis, en faisant passer tout cela pour l’expression populaire…

Comment tous ces politicards peuvent-ils se regarder dans un miroir, comment peuvent-ils encore nous vendre la sincérité de leurs combats ??!!!… Sincérité qui n’est que le paravent d’une farouche volonté de réussite personnelle pour atteindre les hautes sphères du pouvoir qui ouvrent tant de portes à ceux qui les atteignent, ainsi qu’à leurs proches…

Comme les nobles à l’époque, nous avons aujourd’hui, mais la valeur, le courage et l’idée du sacrifice en moins, les bourgeois, les « fils et filles de », qui finalement font comme ceux à qui ils ont pris le fauteuil du pouvoir et qui se placent en donnant au passage des privilèges souvent immérités aux collègues (sans forcément les compétences, le bon sens  et l’expérience nécessaires), qui distribuent les subventions, les crédits là où il faut pour que chacun reste à sa place bien chaude, bien douillette, sous couvert de processus légaux et démocratiques (si les avocats et la judiciarisataion de tout a pris une telle ampleur, c’est bien pour une raison pratique et stratégique !) afin que tout ce petit monde renvoie l’ascenseur, celui des bulletins de vote…

Je lis en ce moment »Comment les démocraties finissent » de Jean-François Revel qui y critique le communisme de l’époque (ouvrage écrit en 1983). Et bien, tout ce qu’il reproche à ce régime, nous pouvons nous pouvons avoir sans problème une analyse identique à propos de l’Union Européenne !

Voici un témoignage de Vladimir Boukovski le 30 mars 2013 sur LibertarienTV, trouvé chez l’ami Arnaud de Chroniques désabusées.

Faites-vous plaisir !

Boukovsky

Vladimir BoukovskiL’union européenne, une nouvelle URSS ? – Éd. du Rocher – 2005