J’ai vécu dans votre futur, et ça n’a pas marché

Il est tellement facile d’élaborer des stratégies politiques et juridiques, et de pondre des lois pour ficeler le système démocratique à la guise de celui qui est « élu » avec pourtant autant d’abstention, avec autant de magouilles et d’arrangements entre partis, en faisant passer tout cela pour l’expression populaire…

Comment tous ces politicards peuvent-ils se regarder dans un miroir, comment peuvent-ils encore nous vendre la sincérité de leurs combats ??!!!… Sincérité qui n’est que le paravent d’une farouche volonté de réussite personnelle pour atteindre les hautes sphères du pouvoir qui ouvrent tant de portes à ceux qui les atteignent, ainsi qu’à leurs proches…

Comme les nobles à l’époque, nous avons aujourd’hui, mais la valeur, le courage et l’idée du sacrifice en moins, les bourgeois, les « fils et filles de », qui finalement font comme ceux à qui ils ont pris le fauteuil du pouvoir et qui se placent en donnant au passage des privilèges souvent immérités aux collègues (sans forcément les compétences, le bon sens  et l’expérience nécessaires), qui distribuent les subventions, les crédits là où il faut pour que chacun reste à sa place bien chaude, bien douillette, sous couvert de processus légaux et démocratiques (si les avocats et la judiciarisataion de tout a pris une telle ampleur, c’est bien pour une raison pratique et stratégique !) afin que tout ce petit monde renvoie l’ascenseur, celui des bulletins de vote…

Je lis en ce moment »Comment les démocraties finissent » de Jean-François Revel qui y critique le communisme de l’époque (ouvrage écrit en 1983). Et bien, tout ce qu’il reproche à ce régime, nous pouvons nous pouvons avoir sans problème une analyse identique à propos de l’Union Européenne !

Voici un témoignage de Vladimir Boukovski le 30 mars 2013 sur LibertarienTV, trouvé chez l’ami Arnaud de Chroniques désabusées.

Faites-vous plaisir !

Boukovsky

Vladimir BoukovskiL’union européenne, une nouvelle URSS ? – Éd. du Rocher – 2005

9 réflexions sur “J’ai vécu dans votre futur, et ça n’a pas marché

  1. A ceci près que les nobles d’antan s’ils bénéficiaient de certains privilèges, qui pour la plupart n’étaient que des survivances inopérantes d’une époque révolue, ils payaient l’impôt du sang en servant la France dans les armées du Roi. Bon nombre de familles ont disparu parce que leur seul descendant mâle était mort sous l’uniforme. Certes, ils étaient lieutenant a minima, mais ils montaient à l’assaut, en première ligne, avec leurs hommes. C’est ainsi que mourut le célèbre Charles de Batz de Castelmore, dit d’Artagnan, maréchal de camp, au siège de Maastricht, d’une balle dans la gorge alors qu’il défendait une redoute prise la veille. Même le Roi prenait de sérieux risques. Louis XV failli mourir d’une volée de mitraille à la bataille de Fontenoy.

    Quel bourgeois républicain bien placé peut se vanter d’avoir servi ainsi ? Au contraire, lorsque la conscription a été adoptée, ils avaient la possibilité de payer pour qu’un gueux prenne leur place. Même nos officiers supérieurs ne montent plus au combat aux côté de leurs hommes, sauf quelques rares exceptions dans les forces spéciales et la Légion.

    1. Tout à fait d’accord avec toi !
      Je n’ai pas bien tourné ma phrase a priori car je n’ai rien contre la noblesse s’il s’agit d’une véritable aristocratie, c’est-à-dire l’autorité aux meilleurs.
      Ton dernier paragraphe est parlant, comment s’imaginer que des types comme Sarkozy, Hollande, Valls ou Cazeneuve aient été ou sont chefs des armées ou ministre de l’intérieur !!!! Qui serait assez dérangé pour monter au front avec eux ?… Ils ne feraient même pas le premier pas !!
      En fait, quand je fais ce parallèle entre nobles et bourgeois, ce n’est pas pour dire qu’ils sont équivalents en terme de valeur(s) mais plutôt pour dénoncer les idiots républicains qui défendent un régime qui au final n’a rien de bien différent avec une monarchie, seule l’illusion de l’expression démocratique est en plus.
      Amitiés.

  2. J’ai trouvé cela qui va dans notre sens, d’une réalité incontestable !
    « Aristocrates et paysans acceptaient que leurs fils allassent à la mort. Le bourgeois, lui, planque ses enfants car le courage ou l’obéissance héroïque n’est pas son lot. Pour l’aristocrate : « si mon fils est un lâche, mon nom est souillé ». Et pour le paysan : « Si je ne défends pas ma terre, l’ennemi l’annexera ». Pour le bourgeois : « Si mon fils est tué, qui héritera de mon or et qui prendra la succession de mon commerce ? ». »
    Jean Cau – Les écuries de l’Occident – 1973

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