La fin du meilleur des mondes !

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N’est-il pas absurde qu’une société moderne prônant le pluralisme, la diversité, et portant très haut l’étendard de l’enrichissement par la différence, ne supporte pas la contradiction, les discours réactionnaires, le vote dit populiste, le doute quant à son idéologie mortifère pour les nations et les peuples, et veuille des citoyens identiques quant à leurs valeurs, leur façon de penser la Fronce,…

Curieux paradoxe de promouvoir des « marches des fiertés » absurdes pour débiles embrigadés et de vilipender les marches patriotes… chacune pourtant exclue à sa façon un certain public !

Incohérent de prôner l’égalité pour tous (égalité des salaires par exemple) et en même temps de tenir à conserver la notion d’ancienneté au travail donnant droit à quelques privilèges bien loin de l’égalité tant vénérée !

Cette sorte d’inquisition intellectuelle qui prône un modernisme destructeur des coutumes et des traditions, d’un progressisme tyrannique qui dénigre le passé et qui est hypnotisé par l’avenir, ne peut générer que frustrations et haines qui sont toujours à l’origine des révoltes sanglantes.

Prenez garde, parasites de la Gueuse ! Vous récolterez bientôt de façon anarchique ce que vous avez semé de façon très méthodique et réfléchie.

Ne soyez pas surpris lorsque le jour viendra, car il viendra, si le retour de bâton se matérialise par les mêmes méthodes que les vôtres (emprisonnements sous couvert de la loi, violences policières au nom du Camp du Bien,…) et soit d’une vigueur que vous n’aviez même pas envisagée.

La réponse sera à la hauteur du mépris et du cynisme des apparatchiks du système mondialiste envers le peuple. Le ball-trap sera inévitable…

Les faux fascismes et le vrai…

 » Il naîtra de faux fascismes. Car la démocratie est fourbue. Dans son agonie, elle aura des sueurs et des cauchemars : et ces cauchemars seront des tyrannies brutales, hargneuses, désordonnées.

Il y aura des fascismes de l’antifascisme. Il y aura des « dictateurs de la gauche ». Et nous verrons s’élever au nom de la défense des républiques, des régimes qui auront pour maxime de refuser la liberté aux « ennemis de la liberté ». Nous le savons. Et c’est pourquoi nous savons aussi que c’est mensonge et vanité de définir le fascisme par des caractères extérieurs.

La suppression de la liberté, les arrestations arbitraires, les camps de concentration, la torture qu’on prétend rejeter sur le fascisme, sont tout aussi bien et tout aussi souvent le propre des régimes dirigés contre le « danger fasciste ».

Tous les caractères extérieurs par lesquels les adversaires du fascisme le définissent, ils se retrouvent ou peuvent se retrouver dans les régimes antifascistes : c’est qu’ils ne définissent pas le fascisme qui, finalement, est une manière de réagir, un tempérament, une manière d’être, incarnée dans un certain type d’hommes.

C’est ce type d’hommes, c’est cette attitude devant la vie qui, au fond, commandent toutes les réactions fascistes et les formes, diverses selon les peuples, que le fascisme a prises et prendra dans l’histoire. Là où ces hommes dirigent, là où leur esprit inspire l’action de pouvoir, il y a un régime fasciste.

Au contraire, lorsqu’ ils sont persécutés ou combattus, quoi qu’on vous dise et quelque bruit que fasse la trique en tournoyant, reconnaissez les signes de la décomposition, de la décadence et le règne de l’or et des pharaons de l’étranger.

Voulez vous reconnaître à coup sûr et instantané le faux fascisme ?

Vous le reconnaîtrez à ces signes : il emprisonne au nom des droits de la personne humaine et il prêche le progrès, mais il respecte les milliards et les banques sont avec lui. Ne cherchez pas plus loin. Vous verrez quelques mois plus tard le faux fascisme faire la chasse au courage, à l’énergie, à la propreté.

Il vous dévoilera ainsi son vrai visage. Il a besoin d’esclaves assez abrutis pour ne pas trop sentir leur collier.  »

Maurice BardècheQu’est-ce que le fascisme ? (Éd. Les Sept couleurs, Paris) – 1961

L’erreur du vivre-ensemble…

« Dès que les animaux n’ont p lus besoin d’avoir peur les uns des autres, ils tombent dans l’hébétude et prennent cet air accablé qu’on leur voit dans les jardins zoologiques.

Les individus et les peuples offriraient le même spectacle, si un jour ils arrivaient à vivre en harmonie, à ne plus trembler ouvertement ou en cachette. »

Emil Michel CioranDe l’inconvénient d’être né (Éd. Gallimard, nrf essais, p. 160) – 1973 [1990]

Indécrottable souveraineté

« Si nous appelons ici nationalisme la volonté de collectivités politiquement organisées, établies sur un territoire et soumises à un État, de maintenir à l’égard des autres collectivités de même sorte une liberté théoriquement entière et au moins égale à celle des autres, nous dirons que l’expansion planétaire de la technique et de l’économie moderne n’aboutit pas à un État universel.

Peuples ou États agissent sur la scène historique à la manière de personnes qui ne veulent pas se soumettre à un maître et ne savent pas comment se soumettre à une loi commune. »

Raymond AronLes désillusions du progrès, essai sur la dialectique de la modernité (Éd. Gallimard, coll. Tel, p. 202 et 203) – 1969