
Étiquette : Cinéma
Fatale balade
« If the night turned cold and the stars looked down
And you hug yourself on the cold cold ground
You wake the morning in a stranger’s coat
No one would you see… »
Sting et Éric Clapton – It’s probably me – 1992
Élégance occidentale
« What a difference a day made, twenty four little hours
Brought the sun and the flowers where there use to be rain
My yesterday was blue dear
Today I’m a part of you dear
My lonely nights are through dear
Since you said you were mine… »
Tony Bennett – What a difference a day made – 1996
Le monde contre les robots
Hier soir, je suis tombé par hasard sur un film d’animation dont je n’avais pas entendu parlé lors de sa sortie en salles obscures.
Étrange… mais peu importe.
J’ai été agréablement surpris par sa qualité et son atmosphère particulière qui m’a rappelé
à la fois la bande-dessinée Horologiom et la série du jeu sur PC Myst,tous deux empreints d’une ambiance insolite et mystérieuse où la froideur mécanique se mélange à la noblesse du bois et des tissus anciens.
Bien que le scénario ne soit pas révolutionnaire, ce film vaut le détour non pas pour ces quelques passages faisant référence au régime nazi (avec notamment des machines articulées rappelant celles de la « Guerre des étoiles » mais avec une un habitacle en forme de casque allemand)
ou à certains moments de la « Guerre des Mondes » de H. G. Wells, mais à sa mise en valeur de l’âme humaine, du danger du progrès qui même pour la bonne cause fini toujours par se retourner contre ses adeptes.
Les jusqu’au-boutistes du progrès le payent un jour ou l’autre qu’il s’agisse des progrès scientifiques (PMA, GPA, puces électroniques,…) que les soi-disants progrès sociétaux (égalité pour tout et pour tous, multiculturalisme,…).
Le curieux dans tout cela, et là se trouve l’objet réel de ce billet, est la montée au créneau la veille de tout une tripotée de scientifiques (surtout des chercheurs en Intelligence Artificielle, IA) et autres intellectuels pour dénoncer la course à l’armement robotisé et intelligent.
Morgane Tual dans Le Monde du 27 juillet 2015 « Stephen Hawking et Elon Musk réclament l’interdiction des « robots tueurs » » nous donne de nombreuses précisions et rappelle que « l’intelligence artificielle a atteint un point où le déploiement de tels systèmes sera – matériellement, si pas légalement – faisable d’ici quelques années, et non décennies, et les enjeux sont importants : les armes autonomes ont été décrites comme la troisième révolution dans les techniques de guerre, après la poudre à canon et les armes nucléaires. ».
Dans Les Échos du 28 juillet 2015 « »Robots tueurs » : la mise en garde des grands noms de la tech », Aurélie Abadie nous rapporte que : « […] dans une tribune publiée à l’occasion de l’IJCAI , la conférence internationale sur l’intelligence artificielle qui se tient à Buenos Aires, plus de 1.000 experts mettent en garde contre le développement de robots autonomes, capables de sélectionner et d’attaquer des cibles, sans intervention humaine.
Dans cette lettre ouverte, de grands noms de la tech comme Elon Musk, le PDG de Tesla, et Steve Wozniak, le co-fondateur de Apple,ou encore l’astrophysicien britannique Stephen Hawking appellent à interdire cette technologie […]. »
Nous sommes aujourd’hui devant un nouveau problème éthique, encore un devons-nous dire, posé par les avancées des techniques et technologies, et il va falloir faire des choix…
Je pense alors à une fantastique écrivain visionnaire qui dans « La France contre les robots » écrit entre autres clairvoyants et édifiants paragraphes :
« En parlant ainsi, je me moque de scandaliser les esprits faibles qui opposent aux réalités des mots déjà dangereusement vidés de leur substance, comme par exemple celui de Démocratie. Qu’importe !
Si vous êtes trop lâches pour regarder ce monde en face afin de le voir tel qu’il est, détournez les yeux, tendez les mains à ses chaînes. Ne vous rendez pas ridicules en prétendant y voir ce qui n’existe que dans votre imagination ou dans le bavardage des avocats. Ne commettez pas surtout l’infamie de lui prostituer le mot de révolution, ce mot religieux, ce mot sacré, tout ruisselant à travers les siècles du sang des hommes.
Ne lui prostituez pas non plus le mot de progrès. Jamais un système n’a été plus fermé que celui-ci, n’a offert moins de perspectives de transformations, de changements, et les catastrophes qui s’y succèdent, avec une régularité monotone, n’ont précisément ce caractère de gravité que parce qu’elles s’y passent en vase clos. Qu’il s’intitule capitaliste ou socialiste, ce monde s’est fondé sur une certaine conception de l’homme, commune aux économistes anglais du XVIlle siècle, comme à Marx ou à Lénine.
On a dit parfois de l’homme qu’il était un animal religieux. Le système l’a défini une fois pour toutes un animal économique, non seulement l’esclave mais l’objet, la matière presque inerte, irresponsable, du déterminisme économique, et sans espoir de s’en affranchir, puisqu’il ne connaît d’autre mobile certain que l’intérêt, le profit.
Rivé à lui-même par l’égoïsme, l’individu n’apparaît plus que comme une quantité négligeable, soumise à la loi des grands nombres ; on ne saurait prétendre l’employer que par masses, grâce à la connaissance des lois qui le régissent. Ainsi, le progrès n’est plus dans l’homme, il est dans la technique, dans le perfectionnement des méthodes capables de permettre une utilisation chaque jour plus efficace du matériel humain. »
L’homme au service d’un système comme un simple outil et soumis à la machine, à la technologie… vous croyez ??!!!…
Incantation hululante
« o-Oo-Oo-Oo, Oo-Oo-Oo-Oo
When I’m calling you
Oo-Oo-Oo-Oo, Oo-Oo-Oo-Oo
Will you answer too?
Oo-Oo-Oo-Oo, Oo-Oo-Oo-Oo
That means I offer my love to you to be your own
If you refuse me I will be blue, waiting all alone… »
Slim Whitman – Indian love call – 1952 (Favorites)
La France cordicole expliquée
Amnésie futuriste
« Since I was young, I knew I’d find you
But our love was a song sung by a dying swan
And in the night you’ll hear me calling,
You’ll hear me calling
And in your dreams you’ll see me falling, falling… »
M83 (feat. Susanne Sundfør) – Oblivion – 2012
Disparition progressive de la France d’avant (3)
La camarde est parfois une emmerdeuse… Édouard Molinaro en a fait les funestes frais le 7 décembre dernier à l’orée de ses 86 printemps. Il est parti hiberné définitivement nous laissant un héritage cinématographique que France Roche ne pourra plus commenter…
Décidément, cette fin d’année s’avère sévère avec la France d’avant.
Nous nous consolerons en regardant à nouveau Hibernatus, Oscar ou L’emmerdeur et son efficace bande-annonce avec la voix mémorable aux accents shadockiens de ce cher Claude Piéplu, disparu trop tôt en 2006.
Nous lui pardonnerons ses cages aux oiseaux multiformes qui ne valaient pas cent briques…
Merci Madame Roche et Monsieur Molinaro.
RIP.
Disparition progressive de la France d’avant (2)
Je suis fâché !…
Georges Lautner s’en est allé hier, comme ça, sans nous avertir, nous laissant comme deux ronds de flan avec notre nostalgie d’une époque du cinéma populaire qui n’est plus.
Ce réalisateur dont les films m’ont fait découvrir le talent d’Audiard et n’ont fait que confirmer le panache d’une brochette d’acteurs plus charismatiques les uns que les autres, nous laissent en héritage de nombreuses perles cinématographiques comme bien sûr les irremplaçables Tontons flingueurs ou l’impérissable Flic ou Voyou à la musique inoubliable de Philippe Sarde.
Merci Monsieur Lautner et bon vent.
RIP.
Disparition progressive de la France d’avant
Georges Descrières, un immense acteur et pensionnaire de la Comédie Française (doyen de la Troupe de Molière) que j’appréciais beaucoup, s’en est allé hier.
C’est encore un peu de la classe française qui s’en va…
Je suis vraiment peiné ce soir d’apprendre cette bien triste nouvelle.
Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches.
RIP M. Descrières.





