Disparition progressive de la France d’avant (2)

Georges Lautner

Je suis fâché !…

Georges Lautner s’en est allé hier, comme ça, sans nous avertir, nous laissant comme deux ronds de flan avec notre nostalgie d’une époque du cinéma populaire qui n’est plus.

Ce réalisateur dont les films m’ont fait découvrir le talent d’Audiard et n’ont fait que confirmer le panache d’une brochette d’acteurs plus charismatiques les uns que les autres, nous laissent en héritage de nombreuses perles cinématographiques comme bien sûr les irremplaçables Tontons flingueurs ou l’impérissable Flic ou Voyou à la musique inoubliable de Philippe Sarde.

Merci Monsieur Lautner et bon vent.

RIP.

montage Lautner

Disparition progressive de la France d’avant

Georges Descrières RIP 20-10-2013

Georges Descrières, un immense acteur et pensionnaire de la Comédie Française (doyen de la Troupe de Molière) que j’appréciais beaucoup, s’en est allé hier.

C’est encore un peu de la classe française qui s’en va…

Je suis vraiment peiné ce soir d’apprendre cette bien triste nouvelle.

Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches.

RIP M. Descrières.

Puisqu’on vous le dit ! c’est la fin !

« …Et pour ce qui est des nanas
J’ai même plus le courage de draguer
Quand je les emmène au cinéma
Je m’endors aux actualités
Faut dire que maintenant les starlettes
Ca devient micheton à dégommer
Quand elles cartonnent pas MLF
Elles vous allongent au karaté
Au karaté… »

Hubert-Félix Thiéfaine – La fin du Saint-Empire Romain-Germanique – 1978 (Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir)

Populaire : un gros mot ?…

Populaire-cinéma_0
Le mois dernier, j’ai eu la chance d’aller voir un film populaire intitulé… « Populaire », donc.

Sa sortie plus que discrète m’avait mis la puce à l’oreille car j’étais au départ plutôt sceptique quant à aller visionner une histoire de presque deux heures sur une marque de machine à écrire !

En effet, le peu de tapage autour de ce film français m’inspirait confiance et me laissait entendre que le milieu du cinéma tellement mondialisé et détestant le popu, le beauf, le franzose ne voulait pas trop faire de la publicité pour un quasi documentaire nostalgique de la France d’avant.

Point de diversitude exagérée, point de beatniks ou de riders aux 18 chiens, point de mascarade défilant pour des revendications ahurissantes,… non, rien de la France d’après, la France d’aujourd’hui (mais il ne tient qu’à nous qu’elle redevienne ce qu’elle était ! et j’espère qu’il n’y en a pas pour longtemps…).

Cette réussite cinématographique bien que basée sur un scénario des plus convenus m’a offert une bouffée d’air frais (alors qu’il s’agit de la France rance aux relents vichystes,etc), j’y ai revu les décors de mes premiers films, les voitures dont me parlaient régulièrement mes parents, un esthétisme sobre et classique bien loin du fluo et du mauvais goût contemporain !

De plus, le jeu des deux acteurs principaux (aux noms affreusement francophones) est net, précis et sans bavure, sans parler de la bande-originale qui est simplement formidable avec entre autres la trop méconnue Jacqueline Boyer  et l’hymne amusant des secrétaires.

Je vous conjure de le voir dès que vous le pourrez !

Il s’agit d’un véritable antidote à la situation actuelle, d’un populisme génial… ah mince, encore un gros mot !