Le misérable « haut du panier »

Je me rends compte que finalement les politiques ne s’attaquent pas qu’aux valeurs traditionnelles de notre nation mais, qu’emportés dans leur élan purificateur et simplificateur, ils appliquent aussi leur principe de grand chambardement à leur propre monde.

Ainsi, sûrement pour plaire à une grande partie des électeurs français (dont une sacrée proportion n’en est pas vraiment) dont le niveau d’écoute est devenu celui d’un adolescent attardé, les personnages politiques se mettent de plus en plus à communiquer comme le pauvre quidam de la rue.

Alors que le politique a un devoir (oui, je sais, ce mot est ringard…) de représentation, d’exemplarité, de respect d’un protocole élaboré depuis des siècles (là aussi, je sais que ce principe est ringard, celui de perpétuer des acquis culturels, un savoir-être bien français…), il ne fait que dégrader l’image de ce monde d’en-haut, niveler vers le bas la qualité de l’exercice oratoire propre aux représentants de la cité et détruire une codification sociale faisant perdre, un peu plus, des repères citoyens déjà flous.

Ainsi, Claude Bartolone, président de l’assemblée nationale (tout de même !… je n’en reviens pas d’écrire cette fonction pour ce type de mufle, d’odieux personnage), n’hésite pas à s’exprimer comme un minable banlieusard (cf. BFMTV du 10 mai 2016)

Bartolone chauds 2016

bon, il faut dire que c’est un habitué… (cf.  Le point du 12 février 2013, à propos d’une séance de questions au gouvernement au cours de laquelle, il traite des parlementaires d’abrutis, lui qui ose juste avant parler de « l’image de la raie publique » !!!… cela paraît incroyable d’être aussi con !)

et Anne Hidalgo, maire de notre capitale, ne s’encombre pas de détours et use sans complexe d’un langage vulgaire digne d’une poissonnière, et tout cela en direct sur LCI le 8 mai 2016 (cf. 20 minutes du même jour)… L’édile le plus important de France qui dit tranquillement, sans sourciller, « j’en ai rien à battre »…

N’oublions pas, dernièrement, la sortie de Najat Vallaud-Belkacem et son « bruits des chiottes » sur France Info du 8 mars 2016 alors qu’elle est ministre de l’Éducation Nazionale (si, si !!!)…

Jean-Michel Apathie (qui reste un pourri du système et un splendide spécimen d’une bourgeoisie décadente) dans une de ses chroniques du 9 mars 2016 sur Europe 1 revient sur le langage fleuri de Najat mais aussi sur le « greffage de couilles » de NKM et il ne peut que faire un excellent constat, il faut l’admettre, celui du nivellement vers la médiocrité langagière, celui de l’égalité entre les hommes et les femmes sur le terrain de la vulgarité.

Tous ces politicards feraient bien de lire un peu d’Ezra Pound… comme dans l’extrait du billet suivant.

Pauvre France ! Misère…

Qu’attendons-nous pour virer définitivement toutes ces crevures, politiques comme journalistes ou artistes qui s’empiffrent à la même gamelle ?!!!

Ce sont les mêmes tronches depuis des décennies à nous faire la morale, à mettre à sac notre patrie et à nous prendre pour des jambons, et elles continuent à apparaître sur nos écrans lumineux plutôt que de terminer au bout de piques. Incompréhensible !

Nous en avons ras-le-bol !!! Disparaissez !

Nef traditionnelle

« On the fourth of july, 1806
We set sail from the sweet cove of cork
We were sailing away with a cargo of bricks
For the grand city hall in new york
’twas a wonderful craft
She was rigged fore and aft
And oh, how the wild wind drove her
She stood several blasts
She had twenty seven masts
And they called her the Irish Rover… »

The Dubliners and The Pogues – Irish Rover – 1987 (The best of The Pogues)

Réclames réclamées

Cela faisait une éternité que je n’avais pas vu une publicité « normale » vantant les produits laitiers donc je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion : partager l’intense joie de constater qu’il existe encore des créatifs dignes de ce nom.

Ces derniers temps, nous avions le droit entre une Le Quesnoy se ramenant chez une copine avec des yaourts comme seul présent pour son hôte ou une bande de squelettes gesticulant sous des flots de lait et se battant contre un immonde loup débile… donc profitons de cette réclame !

et puisque la période paraît être faste, voici un petit bijou de pub à la française (la France d’avant…) pour une grande maison de l’élégance sur une bande-son de l’indémodable Nancy !!

Saloperie debordienne

(David Pujadas et la découverte des attentats du 11 septembre 2001)

ou quand la société du spectacle se dévoile au grand jour, tous ces journaleux et autres cloportes médiaphages se délectent des malheurs du monde, ils ont rangé au placard tout ce qui concerne la morale et la déontologie tout en étant les champions incontestés pour faire la leçon à tous les français !!!

« c’est mieux que le concorde, on est battu… » mais comment faire plus cynique, plus lamentable ??…

je vomis tous ces ersatz humanoïdes et toute cette carnavalisation que dénonçait Jean Baudrillard !!!