Tartuffe cordicole

« À chaque siècle son Tartuffe. Le nôtre a un petit peu changé. Il s’est élargi, s’est étoffé. Il est membre fondateur de plusieurs SOS-machin, il a fait les Mines ou l’ENA, il vote socialiste modéré, ou encore progressiste-sceptique, ou centriste du troisième type.

Il peut se révéler poète à ses heures, même romancier s’il le faut, mais toujours allégorique, lyrique, poitrinaire aujourd’hui comme il a été stalino-lamartinien vers les années 60-70, sans jamais cesserd’être langoureux.

Le nihilisme jadis s’est porté rouge-noir ; il est rose layette à présent, pastel saveur et coeur d’or, tarots new-age, yaourts au bifidus, karma, mueslis, développement des énergies positives, astrologie, occulte-cocooning.

Plus que jamais « faux-monnayeur en dévotions » (Molière), sa « vaine ostentation de bonnes oeuvres » (encore Molière) ne l’empêche pas , bien au contraire, « d’en commettre de mauvaises » (Molière toujours). Partisan du Nouvel Ordre américain, ça tombe sous le sens, c’est-à-dire de la quatrième grande attaque de Réforme à travers les siècles (après Luther, après 89-93, après Hitler), il ne comprend pas les réticences de certains envers les charmes protestants. Sa capitale est Genève, bien sûr, « la ville basse du monde » comme disait Bloy, « le foyer de la cafardées et de l’égoïsme fangueux du monde moderne » ».

Philippe MurayL’Empire du Bien (Éd. Les Belles Lettres, Paris, 2010) – p. 93-94

La balance est bousillée depuis un bail !

Rien de nouveau sous le soleil… dès qu’un arriviste se retrouve aux responsabilités, il se croit tout permis, encore plus dans une Ripoublik bananière.

Voici un exemple, parmi tant d’autres, trouvé sur Contre-info.com et datant d’aujourd’hui, le 20 mars 2020 qui illustre bien le « deux poids, deux mesures » des « gauchistes de l’égalité sans limite » alors qu’il n’y a aucune urgence absolue et vitale.

Cela me rappelle une phrase de Nicolás Gómez Dávila qui explique dans Carnets d’un vaincu (Éd. L’Arche, Paris, 2009, p. 70) : « Il suffit au dirigeant actuel de se proclamer de gauche pour que tout lui soit permis et que tout lui soit pardonné« .

La balance de l’équité, de la justice est bousillée depuis un bail dans ce pays et surtout, elle n’est pas réparée.

Faudrait pas déconner non plus !

Le député Laetitia Avia, censeur d’internet, veut forcer son attachée parlementaire à enfreindre le confinement

« Laetitia Avia est ce député africain chargé d’organiser la censure complète d’internet pour le compte du Régime. Elle s’était auparavant fait connaître par un comportement frisant le cannibalisme.

« Restez chez vous et recourez au télé-travail ». La consigne du gouvernement est plutôt claire. »

« Or, selon des informations de Libération mercredi, une élue ne donnerait pas vraiment l’exemple. Il s’agit de Laetitia Avia, députée LREM de Paris. Cette dernière insisterait pour que son attachée parlementaire, pourtant confinée dans sa maison secondaire dans le Gard, revienne dans la capitale.

«Cette collègue est en vacances depuis le 7 mars dans le Gard et sa députée veut depuis lundi soir (soit après l’allocution d’Emmanuel Macron, ndlr) qu’elle rentre à Paris. Ce qu’elle a clairement refusé pour faire prévaloir sa santé. Cela n’a aucun sens», a déploré Laurence de Saint-Sernin, la secrétaire générale du syndicat Solidaires de l’Assemblée nationale, alertée mardi. Détail notable : l’attachée parlementaire est atteinte d’une maladie auto-immune, ce qui l’expose davantage au risque de contamination du coronavirus. Pour la secrétaire générale du syndicat Solidaires, Laetitia Avia «met en danger sa collaboratrice, prend le risque de propager l’épidémie et ignore les règles liées au confinement de la population». Selon Libération, la députée LREM aurait même proposé de demander au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, de mettre des moyens en œuvre pour assurer le retour de son assistante. […] » (source Le Figaro)

Ce « deux poids, deux mesures » est la règle depuis toujours mais ces dernières décennies, il s’agit le plus souvent d’une balance ne penchant pas pour les Français de souche, les natifs européens enracinés de longue date. Ainsi, le 17 mars 2020, Contre.info balançait aussi cette information :

« Fabuleux message d’une préfecture posté sur Twitter (à 23h28 lundi!). D’autres préfectures ont fait de même.
Voici bien les priorités du Régime.
La « préférence étrangère » parfaitement illustrée.

Les Français discriminés négativement, chez eux. »

« Comme c’est la guerre (comme s’en ait gargarisé le minot puisqu’il n’est pas foutu de déclencher la vraie contre les envahisseurs, les destructeurs de notre. monde), les services publics sont interdits aux Français, mais pas aux clandestins».

 

Coronado : un mal pour des biens ? — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Coronado : un mal pour des biens ? « La métropole moderne n’est pas une ville ; c’est une maladie. » — Nicolás Gómez Dávila, Escolios a un Texto Implícito: Selección mars 17, 2020 LE ROUSCAILLEUR Vous avez vu toutes ces merveilleuses publicités TV qui semblent nous parler d’un monde d’avant la fin du monde ? […]

via Coronado : un mal pour des biens ? — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Prétention progressiste sans limite

« L’entreprise de Prométhée est compromise pour toujours . L’homme, ayant violé toutes les lois non écrites, les seules qui comptent, et franchi les frontières qui lui étaient assignées, s’est élevé trop haut pour ne pas exciter la jalousie des dieux, qui, décidés à le frapper, l’attendent maintenant au tournant ».

Emil Michel CioranÉcartèlement (Éd. Gallimard, nrf, Les Essais CCVII, p. 44) – 1979

Vous avez dit hydroalcoolique?…

Avatar de nouratinbisnouratinbis

C’était hier matin…
-« Partis comme nous voilà, je sens qu’ils vont aussi fermer les bistrots, vous savez! Ça ne saurait tarder, au train où vont les choses. Surtout qu’il l’a dit, le Macrounnet à sa mémère, c’est la plus grosse crise sanitaire depuis un siècle, tellement qu’on se demande même s’il ne faudrait pas remonter encore plus haut, vu que cent ans ça nous remet à peu près sur la « grippe espagnole ». Elle avait fait des millions de morts, bien sûr, mais pas autant causer les media, certes non, rien à voir! Et pour foutre la panique dans le landerneau, notre épidémie d’aujourd’hui n’a pas sa pareille, faudrait remonter au Déluge pour essayer de trouver le point de comparaison, et encore, je ne sais pas, vu qu’à l’époque on se noyait sans télé ni internet ce qui favorisait plus l’effet de surprise que la trouille à longue portée! Mais il…

Voir l’article original 1 400 mots de plus