L’après Covid-19…

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Peter Nilsson: « L’impact économique lié au confinement fera plus de morts que le Covid-19 lui-même » Peter Nilsson, professeur en médecine interne et d’épidémiologie à l’Université de Lund, prévient que la dévastation économique causée par le confinement entraînera plus de décès que le coronavirus lui-même. Peter Nilsson a commenté l’approche de la Suède face au coronavirus, qui […]

via Peter Nilsson: « L’impact économique lié au confinement fera plus de morts que le Covid-19 lui-même » — Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Pornification chez C.G.B.

Karin Schubert
Karin Schubert dans La Folie des Grandeurs (1971).

Le C.G.B., c’est comme une boîte de chocolats, comme dirait l’autre, on ne sait jamais sur quoi on va tomber… mais je rajouterai à cela que c’est souvent fameux quand même !

Comme il n’y a pas de petit onglet « reblog » automatique chez blogspot, il faut bricoler et faire du copié-collé… mais l’essentiel, c’est que vous alliez lire le billet chez eux.

Beboper a encore frappé ! Comme quoi, cogner peut avoir du bon ! Surtout sur cette magnifique période progressiste moderne…

« Il fut un temps où le cul, c’était l’avant-garde. On bousculait les traditions avec sa bite, on renversait les paradigmes sociaux en montrant sa chatte, on suçait pour changer le monde. Se faire enculer était le signe infaillible d’une grande conscience politique, d’un sens de l’engagement que les générations suivantes honoreraient. L’essor du porno fut ainsi la traduction industrielle du slogan politique si positivement connoté : faites l’amour, pas la guerre. En passant, le porno menait sa guerre à lui, contre les us et coutumes dits « traditionnels », contre les mœurs ordinaires, contre ce qu’on appelait la morale. D’activité éminemment privée, la sexualité devint donc chose publique ; d’acte gratuit, elle devint rentable. D’abord confinée à des cercles particuliers, la pornographie s’est imposée avec Internet. Elle ne tient peut-être pas encore sa place au sommet des valeurs, mais oriente et influence, dit-on, les pratiques, ce qui revient au même. De cette position d’avant-garde (très navrante, certes, mais historiquement exacte), la pornographie est arrivée à un statut d’objet de consommation massive, intégrée dans un ensemble de valeurs réduites à l’essentiel : ce qui rapporte. Là où il y a un profit, disait le sage, il y a un marché. La pornographie nimbe notre époque comme le rock investit les années 1960, personne ne pouvant vraiment y échapper. Tout un chacun est désormais parfaitement averti des charmes du hard fucking, des avantages comparés de l’éjac-faciale et du fisting, du goût inimitable du gang-bang. C’est aussi à ce genre d’avancées qu’on peut juger de l’intérêt de vivre dans une époque moderne.

pornificationComme toute industrie, la pornographie a besoin d’hommes, enfin, d’hommes au sens général, et en l’occurrence, elle a surtout besoin de cette catégorie d’hommes que sont les femmes. Elle fait tout son possible pour en promouvoir auprès du grand public les plus méritantes, les plus spectaculaires et les plus douées. Quelques noms ont ainsi franchi la barrière de l’anonymat où leur industrie frénétique les pousse, de Linda Lovelace à Katsumi, en passant par l’inénarrable Cicciolina. Il s’agit de singer ce que le cinéma normal inventa il y a un siècle avec le star système : faire rêver le populo en lui montrant la vie d’êtres supposés d’exception. L’industrie du porno a donc organisé depuis longtemps ces rites d’auto-célébration que sont les cérémonies inspirées des Oscar, elle propose des revues narrant la vie « ordinaire » des femmes qu’on présente pourtant comme « la plus grande salope depuis Agrippine », ou « la Marie Curie de la fellation »… Inventorier ces essais de starification serait probablement amusant mais laborieux, et sans grand intérêt. En revanche, suivre la trajectoire inverse d’une comédienne grand public devenue une vedette de l’écarte-cuisses, voilà qui fait tout l’intérêt de Pornification, le nouveau roman de Jean-Luc Marret« .

La suite est ici.

Déconfinement temporaire

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J’adore mes promenades dans les alentours de mon village. Les deux parcours principaux que j’emprunte en compagnie de ma femme et de mon fils (il est rare que mes deux filles se joignent à nos balades bucoliques…) sont des chemins pastoraux parfois  utilisés par les bergers locaux et leurs troupeaux, ou des chemins forestiers empruntés par les bûcherons et conseillers techniques de l’Office National des Forêts.

Selon l’humeur du jour, nous les rallongeons par des détours imprévus mais toujours plaisants. En revanche, le déroulé est d’une monotonie savoureusement  addictive, provoquant un enjouement systématique ; le début du trajet passe par une progression596201f7-034c-492b-b340-0d108961cfd3 pédestre assez ardue, d’un dénivelé important sollicitant activement nos quadriceps et tout type de muscles locomoteurs, puis un passage obligé dans une zone forestière, milieu fermé à la fraîcheur tellement appréciable. Enfin, nous achevons notre périple par une descente vers le village et notre foyer où nous attend une brioche faite maison par les bons soins de ma femme (ou de mon aînée lorsqu’elle est motivée…) qui anticipe toujours nos accès de voracité après l’effort. Confinement oblige, la durée du parcours était forcément limitée à une heure mais depuis hier, nous n’augmentons pas plus le temps de nos escapades.

Ces échappées salutaires sont un véritable ravissement familial mais je suis obligé d’avouer qu’au moment de nos régulières ascensions, je ne peux m’empêcher d’être envahi par mes idées fixes habituelles (le grand remplacement, le mépris et la morgue des idiots qui ont malgré tout des postes à responsabilités et de pouvoir absolu, la docilité et l’abrutissement généralisé du peuple de France, la multitude des traîtres à la nation qui collaborent avec ce système car ils en tirent un profit à court terme,…). En effet, les montées assez ardues au début de parcours m’astreignaient à garder un rythme de pas régulier et de faible amplitude, rythmique propice au martèlement des pensées. Respectant ainsi scrupuleusement « la loi des pas égaux » de Paul Valéry dans Idée fixe (Éd. Gallimard, coll. nrf, 1943, p. 16) qui « se plie à tous les délires, porte également nos démons et nos dieux« , je ne pouvais m’empêcher de ruminer ma colère malgré la beauté du paysage et le bonheur sous-jacent d’être en compagnie de ceux qui me sont le plus cher.

Lorsque nous arrivons dans la partie couverte du parcours, au milieu des arbres et que nous nous enfonçons dans la forêt, une subite sensation d’apaisement se propage en moi à la vitesse d’une traînée de poudre qui s’embraserait au contact furtif d’une flamme au bout d’une allumette bienfaitrice.

Ce sentiment de calme, cette sérénité qui m’est étrangère en temps normal, est une délicieuse impression salvatrice pour mon esprit, sans cesse préoccupé par les malheurs du monde occidental. Sorte d’antidote au venin de cet « insecte qui entretenait dans la chair de mon esprit une brûlure indivisible de mon existence » (Ibid, p. 17).

En fin de parcours, nous sortons de la zone forestière et en redescendant sur le chemin plTTPclJSzKkj7T5Wu5UcQlongeant des champs où broutent ça et là quelques vaches Aubrac et un beau taureau de la même race, au pelage clair-obscur allant du beige et ocre au brun très foncé. Sa silhouette massive est impressionnante, et son air renfrogné renforce l’image de réel dominant qui se dégage de ce bovin mâle. Nous ne nous attardons pas et nous arrivons au niveau d’une petite crête avec un point de vue sur notre splendide village.

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Je n’ai pas eu besoin du confinement pour avoir pleinement conscience de la chance que nous avons de vivre dans cet environnement reposant, sur ce magnifique territoire qui me prend aux tripes. En revanche, ces déconfinements temporaires m’ont mis encore plus en évidence cette nécessité impérieuse d’un retour à la nature, loin de la technologie, des machines et des hommes.

Sous cloche!

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Beau trio de baudets! Une merveille ces trois-là, je veux dire l’incroyable Castapiane, notre Ministre de l’Intérieur, pas la peine d’en dire plus, vous mordez le topo, et puis le petit Véran, le ministricule de la santé, gentil garçon, y a pas, mais quant à lui confier la santé des braves-gens en période de pandémie, avouons-le ça fait un peu léger, et pour finir, notre amie Sibête la porte parole celle qui ressemble à une balayette à chiottes après usage et qui profère au moins deux âneries par phrase… Et ces trois-là, hier aprème, nous expliquaient l’état d’urgence, le plan de déconfinement, les mesures pour éviter de relancer le Covid, tout-ça. Moi, mon problème c’est qu’à cette heure là je me trouve généralement vautré sur le canapé à siroter un ou deux cafés, non arrosés, bien sûr, car je ne bois jamais en suisse, c’est un principe! Alors, quand…

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