Réforme pénale

« La peine de mort a ce grand avantage que peu d’hommes se vouent à ses fonctions odieuses et avilissantes. Il vaut mieux que ces agents déplorables d’une sévérité nécessaire […] se consacrent à l’affreux emploi d’exécuter quelques criminels, que si une multitude se condamnait à veiller sur les coupables et à se rendre l’instrument perpétuel de son [leur] malheur prolongé. […] Cette considération me porte à rejeter la détention perpétuelle. Elle corrompt les geôliers comme les détenus. Elle accoutume les prévenus à une férocité capricieuse. Elle est inséparable de beaucoup d’arbitraire. Elle peut couvrir de son voile une foule de cruautés. »

Benjamin ConstantPrincipes de politique (Hachette Paris, coll. Pluriel, p.166) – 2006 [1806]

Mixed Martial Arts

MMA – Après avoir fait de Manchester City un cador du football européen, l’Anglais Garry Cook est devenu le directeur de l’UFC pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique en 2012. Il a accordé à metronews un peu de son temps, en marge de l’UFC fight night qui se tient à Berlin ce samedi.

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Avant de devenir le patron de l’UFC pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, Garry Cook était le directeur exécutif de Manchester City. Il a été la tête pensante de la construction du club anglais avec l’argent venu des Emirats. A la veille de l’UFC fight night de Berlin, il a pris le temps d’exposer sa stratégie pour développer les MMA hors du continent américain, et notamment en France.

Quel a été votre premier contact avec les MMA, avant de signer à l’UFC ?
Les footballeurs sont de grands fans de l’UFC. D’abord des athlètes. Les combattants sont très entraînés, très musclés, ils sont passionnés, durs au mal, et ils sont capables de gros sacrifices. C’est le genre de choses qui parlent à un athlète de haut niveau. Les joueurs en parlaient entre eux, donc j’ai regardé des combats et j’ai été impressionné parce que je voyais. Puis un été, avec Manchester City, nous avons fait une tournée en Californie et nous sommes allés voir un combat à Las Vegas. Dans la salle, j’ai croisé Steven Gerrard, Kaka, Ronaldo… Tout le monde était à fond.

Et maintenant, comprenez-vous que des gens puissent trouver la discipline violente ?
Moi je crois que chacun devrait pouvoir faire son choix. Si vous demandez à un combattant, à un fan, il n’y verra pas de violence mais un sport de combat très complet. Les gens s’intéressent à ce sport, c’est, dans le monde, la discipline qui progresse le plus, les athlètes sont de mieux en mieux préparés et les shows de plus en plus intenses. Il faut laisser le choix aux gens de pouvoir pratiquer, suivre ou pas.

Vous parlez de l’interdiction des MMA en France. Vous comprenez pourquoi ces combats sont interdits dans notre pays ?
Très franchement, je ne crois pas que ce soit lié à la nature du sport. Tous les arts martiaux sont très représentés en France, le principal étant le judo. Je comprends que ces disciplines ne veulent pas voir débarquer un sport « concurrent » qui va attirer les foules, les athlètes et les investisseurs. Mais c’est bloquer l’évolution. La France veut contrôler les sports, je pense qu’il faut plutôt les manager. Les encadrer, les surveiller si vous voulez, mais pas les interdire. Mais ce n’est pas moi qui décide, c’est le gouvernement (rires). D’autant que nous avons jamais eu de blessure majeure.

La suite sur Sport MetroNews.

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Cela fait un petit moment que je voulais faire un billet sur mon autre sport favori (avec le rugby), le combat libre que je pratique, à l’occasion, faisant principalement de l’anglaise lors de mes séances. En fait, j’ai démarré avec la boxe à 19 ans avant d’enchaîner, à 21 ans, avec le rugby (durant autant d’années d’ailleurs) jusqu’à aujourd’hui.

J’ai découvert le MMA il y a bien 6 ans de cela, en suivant les joutes de kick-boxing organisées par le K1 et les tribulations d’un français, parmi les meilleurs combattants de la planète, l’extraordinaire Jérôme Le Banner dit Géronimo.

J’ai alors visionné de très nombreux combats sur youtube, dénichant ainsi de nouvelles organisations tels que le Hero’s, le Strikeforce,… ainsi que d’autres disciplines de combat comme le MMA avec l’immense Fedor Emelianenko, et enfin l’UFC.barao-dillashaw-173

Finalement, je me suis décidé à réaliser cet article après avoir lu l’article ci-dessus, parce que l’évènement se déroulant à Berlin est imminent (d’ailleurs, le sponsor O2 de l’UFC est le même que celui de l’équipe de rugby d’Angleterre… pas de hasard !) et, surtout, après avoir regardé l’UFC 173 dimanche dernier sur RTL9 (nous avons canalsat gratuitement, offre publicitaire) avec, entre autres, la consécration de Cormier face à l’expérimenté Henderson, et le phénoménal combat entre le tenant du titre mondial Barao (brésilien) et le challenger Dillashaw (américain). Ce fut un grand combat, une festival de technicités et de courage qui vit le jeune et fougueux américain prendre le dessus sur son rival. Fantastique prestation des deux en cinq round de trois minutes !

Pour ceux qui sont passionnés comme moi ou tout simplement pour les curieux, voici les entretiens avec les deux protagonistes après la rencontre (malheureusement, il n’y a aucun extrait de visible pour l’instant en raison des droits conservés précieusement par l’UFC).

Enfin, pour les sceptiques qui considèrent cette pratique comme étant celle de sauvages décérébrés et non civilisés, voici un magnifique reportage sur le MMA avec les interventions d’un spécialiste français ne ménageant pas ses efforts pour légaliser ce sport en France, le stupéfiant Cyrille Diabaté de la Snake Team (dommage que le nom soit anglais…).

En ce qui me concerne, pour reprendre Balzac, je préfère sans hésiter la dureté d’une pierre ponce à la mollesse d’une éponge mouillée !

Absurdité cordicole

Montage Larguons les DOM TOM

Depuis longtemps, le sort des DOM-TOM m’a toujours interpelé. Déjà, lors des évènements de la prise d’otages d’Ouvéa en 1988 par les indépendantistes kanak du FLNKS, je m’interrogeais sur notre légitimité à posséder une terre d’Océanie à plus de 17 000 km de chez nous alors qu’en juillet 1962, nous avions cédé  à juste titre l’Algérie à son destin autonome. Comment peut-on considérer comme français ou occidental un peuple bien plus proche des Papous de Nouvelle-Guinée (chasseurs-cueilleurs, étuis péniens,…) que de notre peuple européen ?

Bien entendu, les intérêts stratégiques (base militaire dans le pacifique) et économiques (ressources minières et agricoles) sont nombreux pour expliquer la persistance de ce rattachement mais n’est-il pas totalement absurde de voir les habitants de cette lointaine contrée voter pour les élections européennes 2014 ??!!!…

La Réunion qui est à 9300 km au Sud-Est de la France, dans l’océans Indien, ou Mayotte (récemment 101ème département français !!…), juste au-dessus de Madagascar, où l’on parle plus le bantoue ou le malgache que le français, peuvent-elles légitimement être considérées comme européennes ??…

Tout comme les îles des Caraïbes et la Guyane, ces peuples furent certes colonisés mais ils n’ont rien d’européens, ni de français.

Soyons sérieux !

Il n’y a aucun repli sur soi mais juste un constat du réel et, au contraire, un formidable élan pour une reconnaissance de la diversité du monde, pour l’indépendance des nations et des peuples, et un éloge des frontières et des cultures d’ailleurs !

Il faut être logique, cohérent avec notre combat contre le grand remplacement (la diversité raciale n’est pas un problème tant qu’un seuil raisonnable en terme de quantité des minorités n’est pas dépassé et tant que ces minorités adoptent les us et coutumes de leurs hôtes !).

Nous ne pouvons pas être soucieux de lutter contre ce remplacement de populations si, en même temps, nous considérons les populations des DOM-TOM comme françaises et européennes alors qu’elles sont identiques à celles qui arrivent en masse sur nos terres.

Bref, je suis tombé là-dessus.

J’ai du mal à saisir la position de certains patriotes comme ceux du FN qui veulent conserver ces territoires… mais là n’est pas le sujet de l’article ci-après.

Il s’agit d’un point de vue intéressant sur une question qui mérite une réponse rapide et efficace, notamment lorsque l’on constate les dépendances financières de ces régions à la France et leurs impressionnants taux de chômage (chômeurs à notre charge).

 

Larguons les Dom-Tom !

par Alfred MONTROSE, Réfléchir & Agir n°16 – Hiver 2003

Tout aurait dû faire de moi un de ces post-colonialistes plus ou moins honteux à la Le Pen ou à la Chevènement qui, sous couvert de préférence nationale pour l’un, d’intégration républicaine pour l’autre, sont les plus fidèles propagandistes du maintien abusif de la France dans ces terres non européennes.

La France doit, le plus vite possible, et à n’importe quel prix, larguer les DOM TOM.

Face à un monde asiatique en expansion démographique galopante, face à une Amérique qui a cessé, de fait, et depuis longtemps, d’appartenir à la même sphère ethno-culturelle que l’Europe (même si les apparences des USA et du Canada peuvent faire croire aux racistes primaires qu’il s’agit encore du « monde blanc »), la seule chance pour le peuple français d’exister encore en tant que peuple dans quelques décennies est de recentrer son énergie, toute son énergie, sur l’unique combat digne de son grand passé : la construction d’une Europe des peuples européens de Reykjavik à Vladivostok.

Et cela au lieu de perdre son temps et son argent à vouloir demeurer là où elle n’a que faire désormais. Il pouvait être admissible d’être présent sur les cinq continents il y a un siècle ou deux, quand l’Europe dominait le monde sans conteste et que les rivalités entre les nations européennes guidaient la politique internationale. Pourtant, dès cette époque, les esprits les plus lucides ont toujours vu dans les entreprises coloniales une dangereuse perdition des forces européennes. Le Prince Impérial tombant face aux Zoulous sans aucun profit pour la France ni pour l’Europe n’en est que la triste image d’Epinal. Il est intolérable aujourd’hui où l’Europe ne représente même plus 10 % de la population mondiale d’entretenir une politique post-coloniale qui n’a même pas pour excuse le messianisme de nos valeurs.

Larguons les Dom-Tom ! Qu’avons-nous à y perdre ? Pas grand-chose.

Sans doute une présence française régulière sur les podiums du 100 mètres des championnats d’Europe en pâtira-t-elle. Sans les Antillais, l’équipe de France risque, si j’ose dire, de faire pâle figure. Mais à ce compte, la Grande-Bretagne aurait pu faire du Kenya un comté de l’Angleterre au lieu de lui accorder l’indépendance, et elle serait régulièrement championne d’Europe de marathon ! Ca ne serait pas plus bouffon.

Et nos vacances, y pensez-vous ? Où bronzer idiot si les Antilles françaises font sécession ? Là où l’on va déjà : le capitalisme apatride sous sa forme hôtelière a bien compris que les DOM sont dorénavant trop des destinations trop chères (du fait, par exemple, des lois sociales françaises) ou trop risquées (du fait des mouvements indépendantistes capables de paralyser une île entière avec 25 militants) : le groupe Accor quitte la Guadeloupe. Mais rassurons-nous : d’autres paradis cocotiers exotiques existent non loin, où il est plus facile pour la canaille capitaliste d’exploiter sans vergogne la main d’œuvre locale, la République Dominicaine, par exemple, très à la mode ces temps ci chez les tour operators.

Plus sérieusement, il ne s’agit pas de faire le procès des Antillais, souvent fort sympathiques, mais seulement de constater que ces non Européens doivent trouver d’autres voies de développement que le soutien à bout de bras d’une Métropole qui n’a pas besoin d’eux.

Il en va de même pour la Réunion, modèle, si l’on peut dire, de juxtaposition ou de confusion ethniques. Mais après tout, les Mauriciens leurs voisins ne se débrouillent pas si mal que ça. Les deux îles principales des Mascareignes sont très différentes, et pas seulement du fait de leurs héritages coloniaux respectifs. Mais pourquoi croire que les Réunionais seraient moins capables que leurs voisins ?

Le cas de la Guyane est le plus intéressant. Certes, Choiseul à la Vème République, la France a durablement montré son incapacité a remplir le « département » vide, grand comme le Portugal mais cent fois moins peuplé que lui, et où les clandestins son maintenant aussi nombreux que les habitants réguliers. Aujourd’hui la base de Kourou est le seul apport incontestable, non seulement à la France, mais à travers elle à l’Europe spatiale toute entière, de notre outre-mer. Cela veut-il dire pour autant qu’il faille garder l’actuel statut départemental ? Pas forcément. Contre toute logique, du fait du (scandaleux) respect par Eltsine des (ineptes) frontières intérieures de l’URSS (tracées par Staline) lors de l’éclatement de celle-ci, les Russes ont bien abandonné au Kazakhstan la base de Baïkonour qu’ils ont pourtant construite de toutes pièces. Bien sûr, il leur faut aujourd’hui payer pour l’utiliser, mais ils l’utilisent comme bon leur semble, et demain si nous savons faire la grande Europe, il faudra bien remettre en question la délimitation territoriale du Kazakhstan et récupérer Baïkonour, non point pour la Russie, mais pour l’Europe entière. En attendant, trouvons des solutions pratiques pour conserver le contrôle de Kourou et poursuivons les recherches sur les lancements à partir de plates formes maritimes…

L’article dans son intégralité ici.

Rats républicains

« Pour moi, je crois que le roi a raison, et, puisqu’il faut servir, je pense qu’il vaut mieux le faire sous un lion de bonne maison, et qui est né beaucoup plus fort que moi, que sous deux cents rats de mon espèce. »

VoltaireLettre à Saint-Lambert du 7 avril 1771 (dans L’ancien régime et la Révolution de Tocqueville – coll. Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p.193) – 2004 [1856]

Grille fromagère

Grille politique contemporaine : tentative de synthèse des grands champs idéologiques.
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Gauche et Droite sont devenus caducs pour cerner l’identité politique des gens ou des courants de pensée. Il faut ajouter un deuxième axe de lecture pour ne pas mélanger tout et n’importe quoi. Cet axe, c’est celui de la composante libérale ou anti-libérale, comme l’a très bien compris quelqu’un comme Michéa. Et cet axe est beaucoup plus méconnu à gauche qu’à droite. Voilà pourquoi j’ai concocté le tableau ci-dessous.

Chez les gens de gauche, on met cathos intégristes et rapaces capitalistes dans le même panier, alors que d’énormes divergences les opposent. Par exemple – pour donner une illustration simple de l’utilité de ce tableau – le catho intégriste est partisan des frontières étanches, alors que le businessman souhaite la circulation des marchandises et des capitaux la plus libre possible à travers le monde. Le catho intégriste est attaché au patrimoine naturel jusqu’au conservatisme radical, quand le businessman ne voit aucun problème à bétonner des hectares de centres commerciaux au pieds des châteaux de la Loire. Deux vision de « la Droite » complètement différentes, séparées par l’axe idéologique de la pensée libérale.

Les choses, bien entendu, sont encore plus complexes que cela, et des champs idéologiques a priori opposés trouvent parfois des convergences que mon tableau ne rend pas évidentes.

Par exemple : on trouve les plus grands partisans de l’agriculture biologique dans le champ haut-gauche et dans le champ bas-droite, mais pour des raisons complètement différentes.

(la suite ici)

et pour poursuivre dans l’axe gauche, ce billet sur son confort vaut aussi le détour !

tableau-politique1

Merci à Fromage+ dit le Moisiblog pour son travail pragmatique.

Orthodoxie slave

« Ô Vierge Pure, Souveraine, Immaculée et Mère de Dieu,
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
Ô Vierge Mère Reine, Toison couverte de rosée,
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
Plus élevée que les cieux, plus brillante que le soleil,
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.(…) »

Valaam Brethren Choir – Agni Parthene – 1995 (The Northern Athos)