Lucidité artistique

flexible

Synchronisation

« Je laisse aux experts le soin de décider s’il faut choisir, pour les nouveaux arrivants, la voie de l’intégration ou celle de l’assimilation.

Tout ce que je sais, c’est que les habitants d’un même territoire ne peuvent vivre ensemble que si leurs montres indiquent la même heure. La synchronisation s’impose. Et elle est incompatible avec la poursuite, au rythme actuel, de l’immigration de peuplement.

Pour Philosophie magazine, Michel Eltchaninoff est allé à La Villeneuve, ce quartier des environs de Grenoble qui avait été conçu à l’origine comme « un modèle d’ouverture à autrui et à la mixité » et qui est devenu peu à peu ethniquement homogène.

Pourquoi ce fiasco ? Parce que, selon un militant associatif resté sur les lieux, « La Villeneuve est une utopie du Nord peuplée avec des gens du Sud. On n’a jamais appris la vie urbaine à ces populations issues de la ruralité. C’est ce qui explique que tant de personnes jettent leurs ordures par les fenêtres. Dans ces pays, les espaces publics sont dégoûtants alors que l’espace privé est impeccable ».

Nul n’est par essence ou par fatalité étranger à l’urbanité française. Mais, pour que tous deviennent contemporains, il ne faut pas qu’augmentent indéfiniment le nombre de ceux qui ne le sont pas au départ.

Ou alors, une autre synchronisation risque d’advenir, celle dont le pape François donne d’ores et déjà l’exemple en alignant sans avoir l’air d’y toucher la morale chrétienne sur le coup de boule de Zinedine Zidane : »Si un ami parle mal de ma mère, il faut s’attendre à un ramponneau. On ne peut provoquer, insulter la foi des autres. »

Alain Finkielkraut – La seule exactitude (Éd. Stock, Paris, p.242) – 2015

C’est du brutal !

« Tous les cent ans, ils surgissent du néant
L’anniversaire des âmes égarées
Une seule mission, ultime dans le sang
Mais le repos peut être sans pitié… »

ADX – Commando suicide – 2014 (Ultimatum)

Georges… what else ?

montage Marchais Nespresso

Je viens de tomber sur cette nouvelle pas bien fraîche, à l’image du parti moribond représenté par son éternel symbole rouge vif présent sur le pastiche ci-dessus.

Des élus du très moderne et novateur parti « Les Républicains » veulent agir à la manière des gauchistes progressistes en utilisant la méthode « tabula rasa » : n’est-ce pas scandaleux ??!!…

Plagier ainsi l’esprit avant-gardiste communiste qui n’a jamais été attaché aux vieilleries, loin d’une démarche conservatrice vouant un culte réactionnaire à des icônes du passé.

Mais alors, je ne comprends pas les réactions des proches de Georges Marchais qui « peuvent espérer que son nom restera affiché à Villejuif. Le rapporteur public du tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) est allé, mercredi 16 décembre, dans le sens de la famille de l’ancien secrétaire général du Parti communiste français. » nous rapporte Adrien Pécout dans Le Monde.fr du 16 décembre 2015.

Pourquoi cet acharnement indigne de progressistes sans cesse fascinés par le renouveau, le changement ??…

Surtout que : « Le parvis en question porte le nom de Georges Marchais depuis 2013 seulement, à l’initiative de Claudine Cordillot, alors maire (PCF) de la ville. A peine un an plus tard, le 17 décembre 2014, son successeur, Franck Le Bohellec (LR), fait voter une délibération pour lui retirer cette dénomination et renommer le parvis en hommage au cancérologue Georges Mathé (1922-2010). ». Les communistes de Villejuif ont donc attendu 2013 pour honorer un des leurs, et pas des moindres en terme de « figure politique », alors que ce député de la circonscription disparaissait en 1997, soit 16 ans plus tôt !!!

Il a été élu durant 24 ans, il a eu soi-disant « un rôle important dans l’essor de Villejuif » selon le rapporteur public du tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne), et on ne baptise un parvis que 16 ans après sa disparition ??…

C’est que cela ne devait sûrement pas être primordial et vraiment nécessaire.

Honorer à la place un cancérologue comme Georges Mathé me paraît prioritaire.

Les amis de Georges ne se sont pas scandalisés lorsqu’à Paris la pose d’une plaque commémorative en l’honneur d’Henri Dutilleux a été refusée par le Comité d’Histoire de la ville de Paris l’an dernier (cf. « Quand la Mairie de Paris débaptise minutieusement ses rues pour qu’elles soient en “écho avec l’histoire des migrations” de Dimitri Casali sur Atlantico le 12 avril 2015), nous n’avons rien entendu quant à leurs protestations contre le changement de nom de l’hôpital Charles Richet de Villiers-le-Bel (mairie socialiste faut dire…) dont nous informait Pierre Jova dans Causeur le 20 mars 2015 (avec au passage une analyse intéressante sur le jugement a posteriori avec des critères du présent),…

Il faut dire « que nous trouvons des plaques et des rues Maurice Thorez (secrétaire général du PCF qui a déserté en 1940), et des rues Staline (à Essômes-sur-Marne), et des avenues Lénine à Nanterre ou à Arcueil » nous explique Dimitri Casali donc pourquoi s’inquiéter pour un droitard comme Dutilleux ?…

Là dessus, JP y va de son tweet rageur et indigné pour soutenir l’ancien gueulard de Villejuif !

 

tweet ElKabbach

Félicitons l’extraordinaire et tenace (à 78 ans, il est pire qu’une balane !) journaliste à l’intelligence légendaire pour sa défense imparable et géniale de celui qui lui demandait de la fermer il y a déjà 38 ans (et qu’il n’a malheureusement pas écouté…) : « La République n’apprécie ni les tartuffes, ni les sectaires »... tout ce qu’était ce cher Georges !!!

Au niveau du symbole communiste, à côté de la faucille, finalement, le PCF aurait dû rajouter Elkabbach sous le marteau en guise d’enclume.

Ainsi, la Raie publique n’apprécie ni Georges, ni JP ! Nous sommes rassurés !

Pour finir, la veuve de Georges qui se battra jusqu’au bout pour pouvoir profiter jusqu’à son dernier souffle d’avoir un lieu public à son nom, utilise toutes les ficelles pour faire pencher la balance du côté de la faucille : « Dans une lettre adressée au maire, le 25 février, Liliane Marchais a ajouté que l’épouse du cancérologue souhaite, elle aussi, « qu’une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises ». »… mais toutes les sensibilités ??… lesquelles ???…

Le PCF, au premier tour des départementales de 2015 a fait un laborieux 1,32% alors, j’ai envie de dire à Liliane : profite de la retraite et laisse tomber ta revendication inutile, la sensibilité communiste n’existe plus !!

Bon, nous garderons quand même cette chouette sortie plutôt surprenante du héros de Llilane :

georges-marchais

(montage trouvé chez Tempus Fugit)

CDD

Contrat de mariage

Une démocratie pour spectateurs

« Lippmann [Walter Lippmann, journaliste des années 20], qui avait pris part aux commissions de propagande, en avait reconnu l’impact.

Ce qu’il appelait « une révolution dans l’art d’exercer la démocratie » devait pouvoir,disait-il, être utilisé pour « fabriquer le consentement », c’est-à-dire pour obtenir l’adhésion de la population à des mesures dont elle ne veut pas, grâce à l’application des nouvelles techniques de propagande. »

Noam Chomsky, Robert W. McChesney – Propagande, médias et démocratie (Éd. écosociété, Montréal, p.21)- 2004 [1997]

Le temps des vraies artistes…

« Where do I begin?
To tell the story of how great a love can be
The sweet love story that is older than the sea
The simple truth about the love he brings to me
Where do I start?… »

Shirley Bassey – Where do i begin – 1970

Voeux 2016

montage voeux 2016

Je sais, je sais… je suis limite, limite en terme de respect du calendrier mais il est dit que nous avons jusqu’à la fin du mois pour présenter nos voeux de bonne année, sachant que je m’en suis déjà chargé en me rendant dans les établissements nauséabonds adéquats pour la souhaiter excellente et revigorante à toutes et à tous les moisis de la réacosphère.

Je me devais malgré tout d’honorer cette tradition ici avec mes cartes de voeux habituelles.

Cette année, et après les évènements qui ont secoué notre nation et ceux qui secouent l’Europe depuis quelques temps déjà, l’actualité m’a inspiré ce petit montage que j’ai réalisé le 4 janvier après-midi. Je constate avec surprise et amusement que certains ont déjà commencé à se prendre  pour Jack Carter face à l’amabilité, la citoyenneté de visiteurs de passage, accompagnés par les solidaires branlo-brailleurs habituels (anarchistes ou gauchistes du NPA toujours en train de manifester, de squatter… et jamais en train de travailler !!… il faudra que l’on m’explique d’où ils tirent leurs ressources pour subsister sans avoir un travail à temps plein !!… mais je crois avoir une petite idée…).

Entre les identitaires qui enchaînent depuis des années des actions sur le terrain parfois spectaculaires (comme en 2009, déjà… je découvrais sur l’excellente intro de XX ce mouvement activiste), et les particuliers comme ces calaisiens exaspérés qui choisissent d’agir avec les moyens du bord pour faire face à ce grand remplacement qui s’installe depuis quelques décennies, face à ce flot d’allogènes qui ont décidé d’investir notre niche écologique, je me dit que les lignes bougent, qu’il ne faut pas désespérer.

riss-aylan.jpg

 

Si en plus les lumineuses sommités intellectuelles, tels les phares de la bonne conscience et de la vertu gauchiste comme Riss ou Askolovitch (dès 0:58 de l’édito d’Asko d’I-Télé du 10 janvier 2016), se mettent à revenir aux principes de réalité en oubliant les dénis idéologiques et les déformations pathologiques du réel qui sont si commodes d’adapter à leur prose politique, alors là…ça sent bon pour les patriotes réactionnaires de tout poil et on peut espérer qu’effectivement l’année 2016 sera une bonne année !!

Poudre de culbuto

Ixene-20160118-Plan-Urgence-chomage

ou comment utiliser des fonds publics pour favoriser sa candidature à une élection…

Les fêtes de Cordicopolis

« Si la fête est représentation didactique de la puissance en marche, elle est également une compensation.

Éclipsant le souvenir de foules idolâtres ou révolutionnaires, ce désordre est destiné à en éviter de plus dangereux.

En ce sens, le projet ressort d’une préoccupation éminemment politique.

Il s’agit d’abolir la prééminence sociale de la rue pour empêcher la mise en oeuvre d’une violence insurrectionnelle. »

Olivier Ihl – La fête républicaine (nrf, Éd. Gallimard, Bibliothèque des Histoires, p.338) – 1996