Bartolone, Hidalgo,… lisez Pound !

« Il est très difficile de faire comprendre aux gens cette indignation impersonnelle qui vous prend à l’idée du déclin de la littérature, de ce que cela implique et de ce que cela produit en fin de compte.

Il est à peu près impossible d’exprimer, à quelque degré que ce soit, cette indignation, sans qu’aussitôt l’on vous traite « d’aigri » ou de quelque autre chose du même genre.

Néanmoins « l’homme d’état ne peut gouverner, le savant ne peut communiquer ses découvertes, les hommes ne peuvent se mettre d’accord sur ce qu’il convient de faire, sans le langage » et toutes leurs actions, toutes les conditions de leur vie sont affectées par les défauts ou les qualités  de leur langue. »

Ezra PoundA.B.C. de la lecture (Éd. de L’Herne,  p. 35) – 1966

Le misérable « haut du panier »

Je me rends compte que finalement les politiques ne s’attaquent pas qu’aux valeurs traditionnelles de notre nation mais, qu’emportés dans leur élan purificateur et simplificateur, ils appliquent aussi leur principe de grand chambardement à leur propre monde.

Ainsi, sûrement pour plaire à une grande partie des électeurs français (dont une sacrée proportion n’en est pas vraiment) dont le niveau d’écoute est devenu celui d’un adolescent attardé, les personnages politiques se mettent de plus en plus à communiquer comme le pauvre quidam de la rue.

Alors que le politique a un devoir (oui, je sais, ce mot est ringard…) de représentation, d’exemplarité, de respect d’un protocole élaboré depuis des siècles (là aussi, je sais que ce principe est ringard, celui de perpétuer des acquis culturels, un savoir-être bien français…), il ne fait que dégrader l’image de ce monde d’en-haut, niveler vers le bas la qualité de l’exercice oratoire propre aux représentants de la cité et détruire une codification sociale faisant perdre, un peu plus, des repères citoyens déjà flous.

Ainsi, Claude Bartolone, président de l’assemblée nationale (tout de même !… je n’en reviens pas d’écrire cette fonction pour ce type de mufle, d’odieux personnage), n’hésite pas à s’exprimer comme un minable banlieusard (cf. BFMTV du 10 mai 2016)

Bartolone chauds 2016

bon, il faut dire que c’est un habitué… (cf.  Le point du 12 février 2013, à propos d’une séance de questions au gouvernement au cours de laquelle, il traite des parlementaires d’abrutis, lui qui ose juste avant parler de « l’image de la raie publique » !!!… cela paraît incroyable d’être aussi con !)

et Anne Hidalgo, maire de notre capitale, ne s’encombre pas de détours et use sans complexe d’un langage vulgaire digne d’une poissonnière, et tout cela en direct sur LCI le 8 mai 2016 (cf. 20 minutes du même jour)… L’édile le plus important de France qui dit tranquillement, sans sourciller, « j’en ai rien à battre »…

N’oublions pas, dernièrement, la sortie de Najat Vallaud-Belkacem et son « bruits des chiottes » sur France Info du 8 mars 2016 alors qu’elle est ministre de l’Éducation Nazionale (si, si !!!)…

Jean-Michel Apathie (qui reste un pourri du système et un splendide spécimen d’une bourgeoisie décadente) dans une de ses chroniques du 9 mars 2016 sur Europe 1 revient sur le langage fleuri de Najat mais aussi sur le « greffage de couilles » de NKM et il ne peut que faire un excellent constat, il faut l’admettre, celui du nivellement vers la médiocrité langagière, celui de l’égalité entre les hommes et les femmes sur le terrain de la vulgarité.

Tous ces politicards feraient bien de lire un peu d’Ezra Pound… comme dans l’extrait du billet suivant.

Pauvre France ! Misère…

Qu’attendons-nous pour virer définitivement toutes ces crevures, politiques comme journalistes ou artistes qui s’empiffrent à la même gamelle ?!!!

Ce sont les mêmes tronches depuis des décennies à nous faire la morale, à mettre à sac notre patrie et à nous prendre pour des jambons, et elles continuent à apparaître sur nos écrans lumineux plutôt que de terminer au bout de piques. Incompréhensible !

Nous en avons ras-le-bol !!! Disparaissez !

Paradis gauchiste multiculti

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Voilà un bel exemple paradisiaque du résultat épatant d’un grand remplacement de natifs indiens par une nourrissante et enrichissante soupe multiculti agrémentée par des années d’élans progressistes gauchistes…

L’ancien footballeur brésilien international239582-rivaldo  Rivaldo Vitor Borba Ferreira, champion du monde 2002, ballon d’or 1999,… témoigne (cf. L’essentiel du 9 mai 2016) à propos de son pays où il fait bon vivre ensemble : «Je conseille à tous ceux qui envisagent de visiter le Brésil, ou de venir aux Jeux Olympiques de Rio, de rester chez eux», affirme l’ancien joueur du FC Barcelone et de l’AC Milan sur Instagram. «Au Brésil, votre vie sera en danger. Sans parler des hôpitaux publics qui sont incompétents, et du désordre grandissant en politique. Seul Dieu peut changer la situation de notre pays».

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Le Brésil est un des pays les plus violents au monde avec une sécurité plus qu’aléatoire lorsqu’on se ballade en ville (fléau des balles perdues à Rio selon RFI du 31 janvier 2015) et avec une criminalité qui explose ces dernières années (1 assassinat toutes les 30 minutes en ville selon 24h du 1er octobre 2015).

D’après l’Étude globale sur l’homicide, publiée en 2011 par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), et relatée par Le Monde America Latina du 28 mai 2014, le Brésil enregistrait 43 909 homicides pour l’année 2009, soit pratiquement un meurtre sur dix parmi ceux commis dans le monde.

« Les 56 337 meurtres de 2012 équivalent à un taux de 29 homicides pour 100 000 habitants. De ce point de vue, des petits pays d’Amérique centrale, le Honduras et le Salvador, restent les plus meurtriers, mais le volume de victimes n’est absolument pas comparable. La plupart des homicides commis par les Brésiliens ne résultent pas de l’action de trafiquants ou du crime organisé, mais de ce que les experts appellent des motifs « futiles » : rixes de voisinage ou de famille, bagarres provoquées par l’alcool, disputes qui dégénèrent. Les victimes sont surtout des jeunes hommes Noirs ou métis… »

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(source Mapa da violencia 2014 – FLACSO Brasil)

Pour couronner le tout, la corruption gangrène cette nation, comme beaucoup d’autres, mais ce qui relève ici de l’incroyable, de l’inimaginable, c’est qu’une partie de cette corruption concerne les chevaliers blancs du progrès, les gauchistes Lula et Rousseff (cf. 20 minutes du 17 mars 2016), réélus deux fois chacun dans un élan d’optimisme naïf surprenant (pour ensuite faire des manifestations monstres comme l’indique France24 du 14 mars 2016… les brésiliens sont des veaux auraient pu dire le Général !).

Sans parler selon diplomatie.gouv.fr d’une croissance de -4% en 2015 (après celle de 0,2% en 2014 soit…une bricole…), d’un inflation à 10% (6,4% en 2014), d’un taux de chômage de 7,5% (4,8% en 2014),… pourtant, après des années de social-démocratie et de gouvernants gauchistes, le paradis devrait être là !…

Bref… « que du bonheur » selon l’expression consacrée à tout et n’importe quoi d’un progressiste de mon entourage !

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Égalité à toutes les sauces

« La république est alors un régime d’homogénéité entre les institutions de l’État et les moeurs de la société.

La tradition républicaine, en ce sens, ne remonte ni à Rousseau ni à Machiavel. Elle remonte proprement à la politeia platonicienne. Or celle-ci n’est pas le règne de l’égalité par la loi, de l’égalité « arithmétique » entre unités équivalentes.

Elle est le règne de l’égalité géométrique qui met ceux qui valent plus au-dessus de ceux qui valent moins.

Son principe n’est pas la loi écrite et semblable pour tous, mais l’éducation qui dote chacun et chaque classe de la vertu propre à sa place et sa fonction. »

Jacques RancièreLa haine de la démocratie (Éd. La fabrique, Paris, diffusé par Les Bellles Lettres, p.71) – 2005

Petits bras!

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Joli moi de mai avec ses traditions. Du muguet sur les trottoirs et des manifestants sur les pavés. Tout ça bien réglé et prévu en accord avec les participants.
Oui, tout est prévu, jusqu’aux débordements des éléments incontrôlés.

Incontrôlés! En plein état d’urgence!

Une partie des manifestants officiels et patentés, va chercher l’affrontement avec la police comme s’il était nécessaire non pas d’être nombreux mais violents. Les flics vont jouer le jeu: méchants mais pas trop.

Quant aux casseurs, briseurs d’abribus, incendiaires de poubelles et lanceurs de pavés, ils feront bien attention à ne pas aller trop loin. Un coup de matraque, une giclée de lacrymo, à la rigueur un coup de flashball, d’accord mais rien de plus. A part, comme dans toute manif, le traditionnel pauvre type, un « incontrôlé mal contrôlé » qui perdra peut-être un oeil et le CRS qui recevra un pavé, on ne déplorera que quelques blessés…

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