Le disco infernal et funky

« Burn baby burn! 
Burn baby burn! 
Burn baby burn! 
Burn baby burn!… »

The Trammps – Disco inferno – 1976 [album éponyme]

Une démocratie pour spectateurs

« Lippmann a payé sa position sur une théorie très détaillée de la démocratie progressiste.

Il a expliqué qu’on trouve diverses catégories de citoyens dans une société démocratique qui fonctionne bien. Au premier plan se trouvent ceux qui doivent participer activement à la gestion des affaires d’intérêt général. Ils appartiennent à la classe des spécialistes, ceux qui analysent, administrent, et décident et dirigent sur les plans politique, économique et idéologique.

Cette classe représente un très faible pourcentage d cela population. De toute évidence, les promoteurs de ces idées font toujours partie de cette élite et parlent de ce qu’il faut faire de ces autres qui en sont exclus, c’est-à-dire, de tous ceux qui forment l’immense majorité d cela population et que Lippmann nommait le « troupeau dérouté ». La tâche consiste à se protéger contre « les piétinements et les rugissements du troupeau dérouté ».

Désormais, il y a deux « fonctions » en démocratie : d’abord celle des spécialistes, ces hommes qui dirigent le pays, c’est-à-dire à qui revient le rôle de penser et de planifier, ceux qui comprennent ce qu’est le bien commun; ensuite la fonction dévolue à ceux qui font partie du troupeau dérouté. Leur rôle en démocratie, explique Lippmann, c’est d’être des « spectateurs » et non des participants actifs.

Toutefois, puisque nous sommes en démocratie, leur rôle ne s’arrête pas là. De temps en temps, on leur accorde la possibilité de dire « c’est celui-ci que nous voulons pour chef » ou bien « c’est celui-là« .

C’est que nous sommes une société démocratique plutôt qu’un État totalitaire. »

Noam Chomsky – Propagande, médias et démocratie (Éd. Écosociété, Montréal, p. 23) – 2015 [2004]

 

Silence ! Le prof cause !

Et oui, pour une fois qu’il ne s’agit pas d’une lamentable sortie de cet odieux borgne sans vergogne de Jean-Marie ou de ce terrible et nauséabond réactionnaire Zemmour, faites un peu de silence pour ce professeur d’études africaines de l’université de Duke en Caroline du Nord, aux États-Unis (mais avais-je besoin de le préciser…), qui s’exprime, en plus, sur l’incontournable et labélisée France Culture ! Cette dernière ne peut être soupçonnée de faire l’apologie des thèses d’esssstrême-drouaaate, mouvance idéologique ciblée comme étant le problème majeur et essentiel de l’Europe à en croire le conglomérat médiatico-politico-entrepreneurial.

Silence donc ! Le prof cause !

Et voici l’extrait (trouvé sur twitter) de l’entretien du 21 février 2018, sur le thème de « Asile et immigration : l’heure de vérité ? », du professeur Stephen Smith au cours duquel il explique simplement et calmement plusieurs choses sur la pression migratoire africaine.

De cet extrait, je ne retiendrai parmi ses déclarations que trois d’entre elles.

Ainsi, il nous rappelle à juste titre que « l’Afrique du Sud a été ruinée économiquement par un afflux de migrants » ce qui met sacrément du plomb dans l’aile à l’argument soi-disant « massue » de l’apport bénéfique des migrants à l’économie d’un pays.

Il met en garde sur la simplicité et la naïveté d’une péréquation qui paraîtrait évidente entre « l’Afrique jeune et l’Europe vieillie ». Les peuples ne sont pas miscibles comme des phases liquides aqueuses ou interchangeables comme des produits de consommation au grès des aléas économiques de telle ou telle région ou des désirs de telle ou telle entreprise en fonction de ses besoins.

Enfin, il confirme clairement que le Grand Remplacement est bel et bien en marche et 9782246803508-001-Tque l’africanisation de l’Occident n’est pas une lubie des méchants contributeurs hystériques de la fachosphère.

Il l’explique plus précisément dans son livre « La ruée vers l’Europe », paru le 7 février 2018 aux éditions Grasset, ainsi que dans l’entretien accordé à François-Guillaume Lorrain et Claire Meynial du Point (article du 2 février 2018), où on peut lire : « Jusqu’en 2050, on sait que l’Europe va s’africaniser, les jeunes sont là, ils sont déjà nés, il n’y a rien à faire, on n’a jamais connu une telle pression démographique. »

L’infographie ci-dessous montre bien la diminution de la part de la population européenne sur la population mondiale et l’effet d’aspiration migratoire désiré par les « zélites » (sous couvert des études onusiennes) afin de stabiliser un population européenne ayant un faible taux de natalité et des citoyens vieillissants.

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Tout ceci met en avant l’immense problématique de la migration africaine sur notre sol, du Grand Remplacement qui est indéniable en France mais qui n’est pas aussi fort et visible selon les pays d’Europe.

Ce remplacement racial est aussi confirmé scientifiquement par le dépistage de la drépanocytose, réalisé par l’AFDPHE en 2016, qui, en l’absence de statistiques ethniques officielles (belle hypocrisie des gouvernants !), permet d’avoir une bonne idée du changement de la population française au niveau racial puisque cette maladie génétique concernent quasi-exclusivement les populations extra-européennes d’origine noire et maghrébine. L’évolution des chiffres et leur importance sont sans équivoque…

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En tous les cas, de très nombreux « journalistes » vont devoir revoir leur certitude quant à ce phénomène incontestable et faire leur mea culpa par rapport à leur déni idéologique qui n’a que trop duré. On peut toujours rêver…

Une des dernières saillies pétrie d’imbécilité que j’avais pu lire datait de quelques mois. Le Grand remplacment CamusElle avait été éditée dans un des plus gauchistes des magazines français, avec Libération et Le NouvelObs, Les Inrocks.

Il s’agissait d’un article du 30 octobre 2017 (à propos d’Alain Finkielkraut reprenant à son compte la théorie du Grand Remplacement de Renaud Camus explicitée dans son livre éponyme, deux illuminés bien connus…) nous expliquant, grâce aux lumières éblouissantes de l’hipster hypercalé Mathieu Dejean, que le Grand Remplacement était : « une supposée substitution de la population française “de souche” par les immigrés extra-européens »… une illusion, un mythe en définitive comme on peut le constater en France et en Angleterre ci-dessous…

BARBES

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Il s’agirait même d’une perturbation, d’un trouble fonctionnel de la pensée (rien que ça !) de ceux qui dénoncent cette africanisation du peuple européen puisqu’on peut lire dans africanisation-à-Paris-métro-château-rougecette feuille de chou : « dans le marigot de ses allégations délirantes » dixit l’aveuglé de service… « délirantes »… cela saute aux yeux sur ce cliché pris à la sortie de la station métro de Château-Rouge à Paris…

Le bobo idiot reproche en plus du haut de sa tour d’ivoire parisienne que : « le philosophe membre de l’Académie française avalise cette fois la théorie du “grand remplacement”. Ou comment donner son assentiment à une énormité en contestant une énormité encore plus grosse. ». 

Il s’agirait donc d’une énormité…

Stephen Smith et notre sens basique de l’observation au quotidien nous disent le contraire !

La propagande gauchiste, idiote utile des grands patrons et d’un monde globalisé standardisé, en prend un coup !

Instant jubilatoire.

En progrès…

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Nature vs Égalité

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Bonne fin de semaine !

« It’s good to see you again
You’re my lover, take my hand.
It’s so good to touch your skin
To grab your jeans and bite your lips again… »

Gush – Let’s burn again – 2010 [Everybody’s God]

(seul bémol : il s’agit d’un groupe français qui a fait un album uniquement avec des titres en anglais… dommage ! La pression industrielle est sans limite…)

La multitude moderne

« […] il faut ici mentionner que la multitude qui se donne toute licence – exactement comme le mégalomane dans ses rêveries -ne s’estime pas seulement détenir la sagesse infuse mais, également convaincue d’avoir pour elle la vertu, se paraît valeureuse, noble invincible, pieuse et belle; et là où ils sont en grand nombre, les hommes de ce monde ont tendance à se permettre tout ce qui leur est individuellement interdit.

Ces privilèges des multiples »Je » grandis en un « Nous » donnent aujourd’hui la nette impression que la civilisation et la domestication croissantes de l’individu doivent être compensées par un processus proportionnel de décivilisation des Nations, des États et de toutes les communautés d’esprit; évidemment, il faut y voir la manifestation d’un désordre des affects, d’un trouble de l’équilibre affectif qui bien y regarder précède même l’antagonisme du « Je » et du « Nous », et tout jugement moral. »

Robert Musil – De la bêtise (Éd. Allia, Paris, p. 21-22) – 2015 [1937, conférence à Vienne]

Logique occidentale…

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Survivance d’une autre époque…

« It’s my direction
It’s my proposal
It’s so hard
It’s leading me astray… »

Orchestral Manoeuvres in the Dark – Souvenir – 1981 [album Architecture & Morality]

La fabrication des zombis

« Que voulaient les communistes d’autrefois ? Ils voulaient la mise en commun des richesses de l’humanité et une gestion rationnelle assurant à tous abondance et paix. Ils voulaient aussi la création d’un homme nouveau, capable de désirer ces bienfaits, un homme rationnel et universel, délivré de toutes entraves que sont des racines, une nature et une culture. Ils voulaient enfin assouvir leur haine des hommes concrets, porteurs de différences, leur haine également de la vieille Europe, multiple et tragique.

Et l’Occident américain, que veut-il ? Eh bien, la même chose. La différence porte sur les méthodes. Récusant la planification par la contrainte, le système américain voit dans le marché le facteur principal de la rationalité économique et des changements. D’où le nom de communisme de marché que lui donne Flora Montcorbier.

Le communisme de marché, autre nom du mondialisme, ne partage pas seulement avec son ex-frère ennemi soviétique la vision radieuse du but final. Pour changer le monde, lui aussi doit changer l’homme, fabriquer l’homo oeconomicus de l’avenir, le zombi, l’homme du nihilisme, vidé de contenu, possédé par l’esprit du marché et de l’Humanité universelle. »

Dominique Venner – Histoire et tradition des Européens, 30 000 ans d’identité (Éd. du Rocher,  p. 220) – 2004