Zemmour sauvé par un… rabbin ?!

affiche Pétain

Sur le site de Valeurs Actuelles, le 13 mars 2020, le rabbin Alain Michel, historien et Vichy et la Shoaauteur de Vichy et la Shoah, adresse une lettre ouverte à la présidente de l’UEJF et dénonce le procès intenté par l’organisation à Éric Zemmour, qui affirmait fin octobre sur CNews que le maréchal Pétain avait sauvé les juifs français.

Sur de nombreux autres sites, au contraire, ils furent nombreux à rejeter cette LE SUICIDE FRANÇAISaffirmation zemmourienne déjà émise dans Le Suicide français en octobre 2014. Ainsi, Annette Wieviorka en janvier 2019, dans un billet intitulé « Non, Pétain n’a pas sauvé les Juifs !« , présente la thèse de Laurent Joly et son livre « L’État contre les juifs : Vichy, les nazis et la persécution antisémite » se résumant par la formule de Joseph Billig, un des premiers historiens à s’être penché sur le Commissariat général aux questions juives : la politique de Pétain ne fut « nullement une politique de sauvetage »…

Il est intéressant d’écouter ou de lire les différentes versions de l’histoire de France pour tenter de faire sa propre opinion mais lorsqu’un rabbin historien va à l’encontre des propos de ce Laurent Joly comme vous le lirez plus loin, j’aurais tendance à plutôt balancer du côté du rabbin Alain Michel.

Pour en revenir à Annette Wieviorka, il faut savoir qu’elle fait partie d’une famille de juifs bien connue, toujours dans les bons coups associatifs et politiques. Famille bien insérée dans le monde politique gauchiste avec Sylvie, psychiatre adhérente du PS depuis 1997 après avoir erré chez les maoïstes (c’est dire !!), et mariée à Alain Geismar, ancien leader de mai 68 et homme politique du PS, juif lui aussi (car le bobo juif prône la tolérance, l’ouverture aux autres cultures mais ne se marie qu’avec un autre vrai juif ! Paradoxe gauchiste une nouvelle fois !) ou Michel, sociologue sympathisant du PS et ayant appelé à voter pour Flamby en 2012 (bon critère pour évaluer son niveau de conscience et d’intelligence !).

C’est cette même flèche de Michel qui s’est ridiculisée sur le plateau d’Yves Calvi le 7 janvier 2019 (cf. vidéo ci-après), flèche qui est tout de même directeur d’études à l’EHESS… cela interroge sur la qualité des enseignements dans ces écoles entre la validité des informations dispensées et de la propagande qui peut y être distillée !

Un sociologue, chevalier de la Légion d’Honneur (ce n’est plus vraiment une référence !!…), membre ou président de plein de structures ou d’associations militantes gauchistes ou républicaines, qui n’est pas foutu à son âge de savoir qu’un A encerclé est le symbole

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Ce tweet est une pépite ! Il y a tout : l’excuse soi-disant synonyme d’humilité, les regrets du repentant, la soumission à l’indigné,… toute la panoplie du politiquement correct moderne !

du mouvement anarchiste et pas celui d’un groupuscule d’extrême-droite : permettez-moi de douter de son niveau d’expertise ! Jérôme Dupeyrat qui commente le tweet d’excuses de Michmich est totalement dans le vrai quant au crédit que nous pouvons lui accorder mais reste bien trop courtois face à une telle mauvaise foi (une erreur comme celle-ci n’est pas humaine, non !). De là à penser que bon nombre de ses collègues gauchistes soient du même acabit, il n’y a qu’un pas que je suis prêt à faire tant les exemples de leur bêtise et de leur assurance idéologique abrutissante se multiplient depuis quelques décennies.

Bref… je m’arrête là car il ne s’agit pas d’un billet sur les Wieviorka.

Ce qui est sûr, c’est qu’il est souvent rapporté que l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Pourtant, il faudrait plutôt que ce soit la vérité et l’objectivité qui guident son écriture !

En attendant, voici le contenu de la lettre ouverte du rabbin Alain Michel :

« C’est bien sûr en tant qu’ancien membre de l’UEJF dans les années 1970, ainsi qu’ancien proche du Rabbin Léon Askenazi, Manitou, président de l’UEJF au début des années cinquante, et dont j’ai dirigé le centre d’études à Jérusalem pendant 4 ans, que je vous écris. Mais c’est surtout en tant qu’historien, spécialiste de la Shoah, ainsi qu’amoureux de la vérité et de la liberté.

Je viens d’apprendre que vous avez attaqué en justice le journaliste Eric Zemmour pour avoir affirmé que le gouvernement du Maréchal Pétain avait sauvé les Juifs français. Cette décision de l’UEJF est doublement scandaleuse.

D’abord, même si les propos d’Eric Zemour étaient erronés, ce qu’ils ne sont pas, en quoi cette affirmation est-elle une négation de la Shoah ? Eric Zemmour a-t-il dit que des Juifs qui habitaient en France n’avaient pas été déportés et n’avaient pas été gazés à Auschwitz ? Pas du tout. J’ai attentivement écouté l’émission de CNews, et il a même parlé de « l’extermination et des camps nazis », ce qui paraît étrange pour qui est accusé de négation de crime contre l’humanité par l’UEJF. En réalité, l’UEJF a une attitude liberticide qui consiste, en détournant une loi anti-négationniste, à interdire tout débat historique et à imposer une vérité historique concernant une question importante, l’attitude de Vichy vis-à-vis des Juifs, mais 41BsFCryj2L._SX288_BO1,204,203,200_question qui n’a rien à voir avec la réalité de l’existence de la Shoah. Lorsque dans les années 1970, l’historien israélien Yehuda Bauer a affirmé que le nombre de victimes au camp d’Auschwitz-Birkenau était beaucoup moins important que les 4 millions qui étaient affirmés à l’époque, de nombreux historiens ou encore porteurs de mémoire, notamment au Mémorial de la Shoah à Paris, se sont levés pour dénoncer les propos de Bauer qui réduisaient soi-disant l’importance de la Shoah. Tout le monde sait très bien aujourd’hui qu’il y a eu au plus un 1,2 million de victimes à Auschwitz-Birkenau. Si la loi Gayssot avait existé à l’époque, l’UEJF aurait-elle traînée le Professeur Bauer devant les tribunaux ? Voilà pourquoi, au nom de la défense de la liberté, il faut dénoncer la démarche de l’UEJF

Deuxièmement, dans son livre Le suicide français, Eric Zemmour affirmait que Pétain avait sauvé les Juifs français. Remarquons tout d’abord que l’UEJF, qui faisait déjà du confusionnisme en étendant la loi contre le négationnisme à toute forme de débat historique, en remet une couche puisqu’il semble qu’elle reproche dans sa plainte au journaliste d’avoir « réaffirmé sa théorie selon laquelle Pétain aurait sauvé les Juifs de France ». Or ce n’est pas ce qu’affirme Eric Zemmour et j’ai noté dans le débat sur CNews que celui-ci a tout de suite précisé « les Juifs français », et non les Juifs étrangers qui étaient alors en France. On peut être choqué par l’affirmation de cette différence, mais c’était la décision du Vichy de 1940, pas celle des commentateurs et historiens de 2020. Dans son livre, Zemmour résume mon propre ouvrage Vichy et la Shoah sur deux pages et dès la première présentation de son livre, dans l’émission On n’est pas couché le journaliste s’était « défendu » face aux attaques de la journaliste Léa Salamé en se plaçant sous mon « autorité » d’historien qui, par ailleurs, a travaillé avec Yad Vashem depuis 1987, et avec la Marche des Vivants depuis 1990 (et même avec l’UEJF jusqu’à la parution de mon livre). Si affirmer que le gouvernement de Vichy (c’est plus exact que Pétain) a protégé les Juifs citoyens français, en en sauvant ainsi un grand nombre, est une affirmation négationniste, je demande donc à l’UEJF de bien vouloir également me traîner devant les tribunaux, ainsi que d’autres historiens français actuels, comme le professeur Antoine Prost ou le professeur Jean-Jacques Berlière, et que l’UEJF demande également que l’on brûle les ouvrages de Léon Poliakov, qui h-3000-poliakov_leon_breviaire-de-la-haine-le-iiieme-reich-et-les-juifs_1951_edition-originale_autographe_2_46100affirmait la même chose dans le Bréviaire de la haine dès 1951, ou encore ceux de l’historien américain Raul Hillberg, qui écrivait la même chose dès le début des années soixante. Si l’UEJF agit comme l’inquisition, qu’elle le fasse jusqu’au bout. Au nom de la défense du libre débat sur la vérité historique, il faut dénoncer la démarche de l’UEJF

Avec tout le respect que j’ai pour les tribunaux, français ou autres, les palais de justice ne sont pas les lieux où l’on peut trancher de la vérité historique et de sa complexité. Les magistrats ne sont pas formés pour cela, et ils n’en ont pas la compétence professionnelle. Le jour où l’Union des Etudiants juifs de France le comprendra, elle pourra peut-être commencer à admettre qu’on ne peut à la fois combattre pour la démocratie et la liberté, et en même temps refuser le débat sur l’histoire et la mémoire. »

Michel Boisbouvier, membre de l’Association pour la Défense de la Mémoire du Maréchal Pétain (ADMP) et auteur de l’ouvrage intitulé Pétain, trahison ou sacrifice, 1507-1explique que Vichy fut en fait le facteur prépondérant du sort relativement plus clément de la communauté juive de France (Léon Poliakov, « Bréviaire de la haine », 1951, page 201) et sa « collaboration » fut un double jeu très habile qui peut tromper mais qui doit être interprété. La pièce maitresse de ce double jeu fut Laval. Par son éviction du gouvernement en décembre 40 il apparut aux yeux des allemands comme le parangon de la collaboration et il parvint à jouer ce rôle jusqu’au bout en entretenant des relations amicales avec Abetz et en prononçant son discours fameux du 22 juin 42 ( « Je souhaite la victoire de l’Allemagne… »). La défaite et les gages que l’Allemagne possédait contre nous obligèrent Vichy à une politique biaisée. Or, les apparences devraient disparaitre pour laisser la place aux faits. C’est grâce à cette politique d’esquive que les juifs de France furent massivement sauvés.

Il indique aussi que la doxa actuelle concernant Vichy et les Juifs est due principalement à deux auteurs Paxton et Klarsfeld. Or, leurs oeuvres sont entachées de partialité.
Paxton est franc maçon et comme Vichy fut antimaçonnique et que la solidarité entre « frères » est une obligation statutaire de cette société secrète il prit donc naturellement le train dans la direction de venger ses frères.
Klarsfeld est le plaignant d’une cause qu’il a introduite en justice pour demander une réparation financière à l’Etat au bénéfice de l’association qu’il préside après l’avoir fondée, l’AFFDJF. Il a un besoin absolu de rendre Vichy responsable et coupable.
Comme il a obtenu gain de cause, une commission Mattéoli s’est réunie pour évaluer le montant de ces réparations.

Certes, les réflexions de Boisbouvier seront pointées du doigt comme étant orientées, partiales… mais lorsque l’on regarde la composition de la commission Mattéoli, entre les adhérents au PCF comme François Furet, les francs-maçons comme Jean Favier (membre du club Le Siècle… tiens, comme par hasard…) ou les juifs comme Anette Wieviorka (tiens… encore là…), Adolphe Stag ou Jean Khan (7e président du CRIF et militant droit-de-l’hommiste), nous pouvons aussi nous interroger sur l’objectivité historique d’un telle commission…

Relater les faits historiques en les analysant selon leur contexte et en toute objectivité, guidé par un souci constant de vérité en l’absence de toute influence idéologique, paraît être une mission quasi-impossible.

Ce qui est par contre réellement impossible, c’est d’envisager sérénité et impartialité de la part des gauchistes sur des sujets comme Vichy, le Grand remplacement ou les paraphilies !

Penser l’apocalypse

Merci à Catherine, contributrice assidue et pertinente du blog de ma très chère Mouette rieuse !

À propos de Pourquoi combattre ?, ouvrage dans lequel nous retrouvons Leonardo Castellani : « Une nation qui fait une grande distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles« . Thucydide citant un roi de Sparte.

La nécessité de recréer une pensée patriotique et d’aider à forger les hommes pour la porter nous ont amené, il y a plus de 10 ans, à créer ce qui devait être une association d’étudiants et d’amis et qui se transforma en communauté d’idées, de projets et d’affects sans que nous ne l’ayons ni voulu ni cru possible. Cet ouvrage est le fruit de ces 10 ans de réflexions au sein du Cercle Aristote, entre dictionnaire et mélange. Il donnera au lecteur curieux ou au militant sérieux un manuel de questions plus que de réponses. Pour que la France soit et reste, il faut commencer par en avoir une certaine idée.

Je n’aurais pas mieux écrit que cela à propos de ce que je pense de notre lutte…

 

L’avenir de l’agriculteur … — La Mouette rieuse

… semble bien compromis. Je connais un petit garçon qui a rêvé de devenir pompier. Mais au vu de ce que ces héros vivent en France, entre ça et ça il s’est un peu découragé (le petit garçon en question). Ensuite, il a rêvé de devenir vétérinaire. Maintenant, il veut être fermier. Le plus beau […]

via L’avenir de l’agriculteur … — La Mouette rieuse

Civilisations mortelles, pas les cultures…

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« Les adversaires de l’idéologie du progrès croient souvent, bien à tort, que celle-ci se borne à concevoir l’histoire sous une forme linéaire, emmenant l’humanité vers un avenir toujours meilleur, et par suite valoriser le nouveau en tant que nouveau, c’est-à-dire à constamment dévaloriser l’autorité du passé au nom des promesses de l’avenir.

Ils oublient que cette caractéristique possède un corollaire : l’idée que les civilisations sont immortelles. Elles naissent, croissent et se développent, mais aucune loi ni raison objective n’exige qu’elles vieillissent ni ne meurent.

Cette idée optimiste se retrouve chez beaucoup d’adversaires de l’idéologie du progrès, qui lui empruntent ainsi sans s’en rendre compte l’un de ses présupposés fondamentaux.  Certes, nombres d’entre eux s’inquiètent régulièrement des menaces qui pèsent sur la civilisation occidentale, mais ils croient en général qu’il suffirait d’y parer pour que cette civilisation retrouve du même coup une espérance de vie illimitée.

C’est à cette idée que s’oppose radicalement Spengler. Longuement exposée dans Le Déclin de l’Occident, son approche « physiognomique » » des cultures – il s’agit de cerner la « physionomie » de leurs formes historiques – nous dit que les civilisations sont mortelles, qu’elles ne peuvent que mourir et tel est leur destin commun.

Ce ne sont pas des peuples ou des époques, mais des cultures, irréductibles les unes aux autres, qui sont les moteurs de l’histoire mondiale. »

Alain de BenoistOswald Spengler (Revue Nouvelle École, Paris n° 59-60, p.1 ) – 2010