Étiquette : Valeurs
NE PLUS CONFONDRE : nationaliste, patriote, souverainiste, identitaire, républicain…- La Mite
Multitude progressiste
Décadence occidentale
Déliquescence festive
» […] Pour elle les pays étaient terres de loisirs
Pour elles les pays n’étaient que communion
On en avait banni les dernières séditions
Pour elle toutes les terres étaient terres de plaisir […]
[…] Elle réclamait enfin des gestes exemplaires
D’abord l’expulsion d’un vieux retardataire
Puis la dénonciation du voisin buraliste
Dont les deux filles étaient contractuelles lepénistes […]
[…] Elle est morte un matin sur l’île de Tralâlâ
Des mains d’un islamiste anciennement franciscain
Prétendu insurgé et supposé mutin
Qui la viola deux fois puis la décapita… »
« Le temps de la décadence pour le monde occidental » Ross Douthat.
Selon le chroniqueur américain Ross Douthat, nos sociétés riches sont victimes de leur succès et ne parviennent plus à se projeter dans l’avenir.
Propos recueillis par Laetitia Strauch-Bonart et Gabriel Bouchaud
– Encore un livre sur la décadence ? C’est en effet le propos du chroniqueur au New York Times, Ross Douthat, qui publie The Decadent Society. How We Became the Victims of Our Own Success (« La société décadente : Pourquoi nous sommes les victimes de notre succès », Simon & Schuster, non traduit). Le sujet a pourtant son lot d’explorateurs à toutes les époques et dans tous les pays, d’Oswald Spengler à Michel Houellebecq en passant par Niall Ferguson. Mais à la chronique inquiète du déclin, Douthat substitue un constat plus ambigu : la décadence serait avant tout la stagnation totale – politique, économique, démographique, religieuse et culturelle – des sociétés riches et, en quelque sorte…
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Soyons optimiste !
« Il y a ceux qui ont tué mais il y a aussi ceux qui ont su mourir. Nous n’avions pas attendu Hitler et les nazis pour savoir que l’homme n’est pas né innocent et que le mal est en lui et que la nature est blessée.
Mais un héros et un saint demeurent en germe au plus secret de nos misérables coeurs ».
François Mauriac, préface – Bréviaire de la haine, le IIIe Reich et les juifs de Léon Poliakov (Éd. Calmann-Levy, Paris, p.XI) – 1979 [1951]
Patoch est parti mais le coca reste, l’abrutissement aussi…
MAJ 23/06/2022… je me rends compte que le titre qui était évident pour moi ne l’était peut-être pas pour tout le monde ! Il s’agissait d’un clin d’oeil à la saloperie en col blanc de Patrick Le Lay décédé le 18 mars 2020 et qui était fier de préparer les cerveaux des téléspectateurs pour qu’ils soient des consommateurs de Coca-cola !
Pas de paix à son âme !
Censure gauchiste

Pour faire suite à mon billet « La balance est bousillée depuis un bail » du 20 mars 2020 qui pointait du doigt le sentiment de toute puissance de la députée franco-togolaise Laetitia Avia, dont le nom est aussi celui d’une loi liberticide, je diffuse le message de Boulevard Voltaire que j’ai reçu le 5 mars dernier à propos d’un groupuscule gauchiste qui lance régulièrement des chasses-aux-sorcières depuis l’élection de Trump en 2016 et qui a proposé un amendement à cette fameuse loi Avia : les Sleeping Giants.
Ces Torquemada de pacotilles, adeptes d’une censure qui ne dit pas son nom (et qu’ils maudiraient si ils la subissaient en retour !), ont vu leur amendement retoqué par le Sénat fin février 2020 alors que l’assemblée nationale avait voté pour, le 23 janvier 2020 (cf. Toujours plus de censure ! L’amendement « Sleeping Giants » de la loi Avia a été voté…sur Boulevard Voltaire le 23 janvier 2020 où l’on retrouve, ci-dessous, le discours d’Emmanuelle Ménard dans l’hémicycle le jour du vote).
Même le philosophe Yves Michaud, proche d’une « gauche libertaire » mais absolument
réaliste comme à propos de Flamby dont il dit qu’ « il n’écoute personne. C’est un pur opportuniste. Seul son avenir demain le préoccupe » (cf. entretien avec Elisabeth Chavelet dans le Paris Match du 29 mars 2016), dénonce la tyrannie des bons sentiments et explique qu’il est nécessaire de « contrer des gens aussi nuisibles et aussi ennemis du droit« , « qu’il existe un délit de dénigrement qui peut entraîner de très lourdes amendes » (cf. Atlantico du 8 décembre 2019). Suivons son conseil : « Il est temps que les démocraties mettent fin à la bienveillance et cessent d’être aveugles« .
Voici donc le message de Boulevard Voltaire qui est accompagné d’une pétition à signer : « L’amendement « Sleeping Giants » a été définitivement rejeté la semaine dernière au Sénat.
Oui, ces activistes de la bien-pensance, qui attaquent notre site d’information libre Boulevard Voltaire depuis des mois – mais aussi l’hebdomadaire Valeurs Actuelles ou encore l’émission d’Eric Zemmour sur CNews – en harcelant nos annonceurs pour nous couper les vivres, se sont fait retoquer.
Avec cet amendement introduit dans la loi Avia, ils voulaient carrément obliger les entreprises à « s’auto-dénoncer » en publiant la liste des médias sur lesquels leurs publicités paraissent, pour faciliter leurs mesures d’intimidation abjectes et priver de financement tout site osant dévier de la pensée unique.
Cette bonne nouvelle, nous voulions la partager avec vous et avec les 48.000 signataires de notre pétition « Non à la censure généralisée sur internet », dont nous avons informé les sénateurs avant le vote de la loi Avia. Merci à tous.
Pour autant…
… la loi Avia qui, sous couvert de lutter contre les contenus haineux, organise une censure proprement scandaleuse et un contrôle sans précédent de l’information donnée aux Français, est toujours en cours d’adoption.
Et il faut une mobilisation phénoménale pour y faire barrage, avant le vote définitif à l’Assemblée nationale début avril.
Voici comment la loi Avia fait peser de très graves menaces sur la liberté d’expression et d’information des Français.
1 °) La loi Avia oblige les réseaux sociaux à censurer tous les contenus « manifestement illicites » ou supposés tels.
Les pires dangers de censure reposent dans ce « manifestement ». Illicite, on sait ce que ça veut dire. « Manifestement illicite », c’est juste une personne qui va considérer qu’un texte est illégal, délictueux. Et là, les pires dérives sont possibles.
Quand on sait, par exemple, que certains pensent que critiquer la PMA, c’est être « homophobe » donc commettre un délit, cela donne une idée assez précise de ce que donnera la censure sur internet si la loi Avia est votée !
Car en plus, la loi Avia donne le pouvoir aux simples internautes de déclencher cette censure effrénée, par un mécanisme de « signalement ».
2 °) Avec son mécanisme de « signalement » des contenus « manifestement illicites », la loi Avia est une arme de censure massive, au service des activistes de la bien-pensance.
Concrètement :
Un média partage un article ou une vidéo sur les réseaux sociaux…
Un internaute décrète qu’à son avis, c’est un contenu illicite et le signale en cliquant sur un simple bouton…
Aussitôt, le compte à rebours est déclenché. Les réseaux sociaux ont un délai très court (24 heures dans la version initiale de la loi) pour traiter la plainte, sous peine de lourdes sanctions financières voire pénales.
Le « signalement » étant une des armes favorites des activistes de la bien-pensance indignés, nul doute que les réseaux sociaux crouleront sous les signalements, impossibles à analyser en 24 heures, et qu’ils censureront à tour de bras, sans aucun discernement.
De quoi interdire tout débat, toute information contradictoire, sur tous les sujets dits sensibles : l’islam, l’immigration, la PMA et la GPA, etc.
Adieu le peu d’information libre encore possible sur internet. Bonjour la seule information autorisée : lisse, aseptisée, passée au crible de la bien-pensance.
3 °) Car avec cette loi, le gouvernement cherche à contrôler l’information et museler les sites d’information qui refusent le diktat de la pensée unique.
Le Secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, l’a clairement dit lors des débats sur la loi Avia : il y a des sites « que nous souhaitons ici voir disparaître ». Et plus précisément, à propos de l’amendement Sleeping Giant rejeté et qui visait à assécher les financements des sites anti-politiquement correct, il s’est déclaré « assez favorable à la philosophie de ces dispositions ».
Difficile, en tant que membre du gouvernement, de s’exprimer plus clairement CONTRE la liberté d’information des citoyens ! »
Pour conclure ce billet, je ne puis m’empêcher de penser à Philippe Muray
(« encore une fois ! C’est une manie ! » me direz vous… mais quand on aime, on ne compte pas !) qui, en excellent observateur de son époque il y a 29 ans, avait bien compris l’expansion irrésistible de l’Empire du Bien, le principe entropique de bienveillance inconsidérée : « car de même qu’il n’y avait qu’un seul Dieu, il ne doit plus y avoir, à moyen terme, qu’une seule forme de société. La respublica fidelium spectaculaire avait vocation de s’étende jusqu’aux limites de l’univers par destruction ou conversion des derniers infidèles, voilà qui est fait ou presque. La Cité du Bien succède à la Civitas Dei comme projet de communauté spirituelle unique rassemblée sous l’autorité d’une instance souveraine, parfaitement globale, parfaitement féroce » (cf. L’Empire du Bien, Éd. Les Belles Lettres, Paris, 2011 [1991], p. 95).
N.B. : allez jeter un coup d’oeil sur l’article du 8 février 2020, » Sleeping Giants ou le totalitarisme « soft » qui veut tuer », sur le site de l’Observatoire du journalisme (anciennement OJIM, Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique).
Tartuffe cordicole
« À chaque siècle son Tartuffe. Le nôtre a un petit peu changé. Il s’est élargi, s’est étoffé. Il est membre fondateur de plusieurs SOS-machin, il a fait les Mines ou l’ENA, il vote socialiste modéré, ou encore progressiste-sceptique, ou centriste du troisième type.
Il peut se révéler poète à ses heures, même romancier s’il le faut, mais toujours allégorique, lyrique, poitrinaire aujourd’hui comme il a été stalino-lamartinien vers les années 60-70, sans jamais cesserd’être langoureux.
Le nihilisme jadis s’est porté rouge-noir ; il est rose layette à présent, pastel saveur et coeur d’or, tarots new-age, yaourts au bifidus, karma, mueslis, développement des énergies positives, astrologie, occulte-cocooning.
Plus que jamais « faux-monnayeur en dévotions » (Molière), sa « vaine ostentation de bonnes oeuvres » (encore Molière) ne l’empêche pas , bien au contraire, « d’en commettre de mauvaises » (Molière toujours). Partisan du Nouvel Ordre américain, ça tombe sous le sens, c’est-à-dire de la quatrième grande attaque de Réforme à travers les siècles (après Luther, après 89-93, après Hitler), il ne comprend pas les réticences de certains envers les charmes protestants. Sa capitale est Genève, bien sûr, « la ville basse du monde » comme disait Bloy, « le foyer de la cafardées et de l’égoïsme fangueux du monde moderne » ».
Philippe Muray – L’Empire du Bien (Éd. Les Belles Lettres, Paris, 2010) – p. 93-94


