De France, mon pote ! De France ! (10)

Les coïncidences sont parfois curieuses !

J’avais repéré cette photo de cyclistes en début de semaine, sur un blog que je consulte de temps à autre sur Tumblr, et j’avais décidé de faire ce petit montage patriote. En effet, quoi de mieux, à part le rugby (même si ce sont les rosbifs qui ont inventé les règles, son ancêtre la soule est bien de chez nous et le championnat le plus relevé dans le monde est bien l e Top 14 ), que la petite reine pour illustrer parfaitement notre France, tellement malmenée depuis des décennies !

Et avant hier, en poursuivant la lecture du dernier numéro d’Éléments n°47 dans lequel j’avais découvert Michel Clouscard que j’évoque dans Le capitalisme festif, je suis tombé p. 46 sur un article intitulé « Le peuple du vélo » ! Quel hasard heureux !

Anthony Marinier y aborde tous les thèmes qui nous sont chers et que la photo du montage faisait émerger dans mon esprit.

ll y explique en introduction que « […] le cyclisme ne relève pas seulement du sport. Il constitue un monde : une civilisation miniature avec ses rites, ses hiérarchies, ses paysages et sa mémoire collective. Un univers populaire enraciné qui survit presque uniquement dans la France périphérique quand les métropoles ont changé de rapport au vélo, comme de peuple ».

Cette France périphérique, si chère à Christophe Guilluy, qui résiste tant bien que mal à la globalisation à marche forcée et à la nécessaire destruction de tout ce qui fait France pour parvenir à son avènement, reste attachée à ce sport qui « échappe encore aux exigences du divertissement, à la jetsétisation du tennis, à la boboïsation du rugby (ce qui est très juste malheureusement…) ou à la racaillisation du football » et fait la part belle « aux petites villes et aux territoires délaissés ».

Curieusement, alors que le cyclisme représente des valeurs traditionnelles et une « fidélité aux lieux et aux habitudes », je n’ai jamais vraiment été captivé par ce sport mais je lui ai toujours reconnu les qualités qui lui sont propres (sa dureté, son enracinement, sa typicité locale,…) d’où ce petit clin d’oeil aujourd’hui.

La France réelle

Merci à Alain Marino

« Il est un coin de France
Où le bonheur fleurit
Où l’on connaît d’avance
Les joies du paradis
Et quand on a la chance
D’être de ce pays
On est comme en vacances
Durant toute sa vie… »

Luis Mariano – Il est un coin de France – 1951 [opérette Le chanteur de Mexico]

extrait vidéo tiré du film Le chanteur de Mexico de 1956 de Richard Pottier.

Rythmiques viticoles

« Troisième jeudi du onzième mois
Un cœur dans mon calendrier
Jeff, lui, il en a mis trois
C’est l’événement de l’année… »

La Rue Kétanou – Le beaujolais nouveau – 2020 [album 2020]

Que la France est belle !

Petite provoc car je me sens bien plus De Gaulle que le Pétain de cette époque mais

« J’habitais un coin du Midi,
Au joli temps de mon enfance,
Pour moi, c’était le Paradis,
Mais j’ai fait le tour de la France… »

Henri Jossy – Ah ! Que la France est belle ! – 1940

Une autre version interprétée par Marcelle Bordas

De France, mon pote ! De France ! (6)

« Au pays daga d’Aragon
Il y avait ugud une fille
Qui aimait les glaces au citron
Et vanille »…

Bobby Lapointe – Aragon et Castille – 1961

Le véritable hexagone II

Gueuleton, c’est tout bon !

Comme la promenade de cette après-midi sur les hauteurs de mon village en compagnie de ma femme et de mes trois enfants, regarder une vidéo de Gueuleton a des vertus similaires qui sont revigorantes et réconfortantes !

Donc ne nous privons pas de visionner leurs vidéos et faisons constamment la promotion de notre façon de vivre, de nos us et coutumes typiques de nos terroirs !

Sauvons ce qui fait notre singularité française et pas cet espèce de mélange mondialiste que l’on nous vante à longueur de journée !

Déconfinement temporaire

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J’adore mes promenades dans les alentours de mon village. Les deux parcours principaux que j’emprunte en compagnie de ma femme et de mon fils (il est rare que mes deux filles se joignent à nos balades bucoliques…) sont des chemins pastoraux parfois  utilisés par les bergers locaux et leurs troupeaux, ou des chemins forestiers empruntés par les bûcherons et conseillers techniques de l’Office National des Forêts.

Selon l’humeur du jour, nous les rallongeons par des détours imprévus mais toujours plaisants. En revanche, le déroulé est d’une monotonie savoureusement  addictive, provoquant un enjouement systématique ; le début du trajet passe par une progression596201f7-034c-492b-b340-0d108961cfd3 pédestre assez ardue, d’un dénivelé important sollicitant activement nos quadriceps et tout type de muscles locomoteurs, puis un passage obligé dans une zone forestière, milieu fermé à la fraîcheur tellement appréciable. Enfin, nous achevons notre périple par une descente vers le village et notre foyer où nous attend une brioche faite maison par les bons soins de ma femme (ou de mon aînée lorsqu’elle est motivée…) qui anticipe toujours nos accès de voracité après l’effort. Confinement oblige, la durée du parcours était forcément limitée à une heure mais depuis hier, nous n’augmentons pas plus le temps de nos escapades.

Ces échappées salutaires sont un véritable ravissement familial mais je suis obligé d’avouer qu’au moment de nos régulières ascensions, je ne peux m’empêcher d’être envahi par mes idées fixes habituelles (le grand remplacement, le mépris et la morgue des idiots qui ont malgré tout des postes à responsabilités et de pouvoir absolu, la docilité et l’abrutissement généralisé du peuple de France, la multitude des traîtres à la nation qui collaborent avec ce système car ils en tirent un profit à court terme,…). En effet, les montées assez ardues au début de parcours m’astreignaient à garder un rythme de pas régulier et de faible amplitude, rythmique propice au martèlement des pensées. Respectant ainsi scrupuleusement « la loi des pas égaux » de Paul Valéry dans Idée fixe (Éd. Gallimard, coll. nrf, 1943, p. 16) qui « se plie à tous les délires, porte également nos démons et nos dieux« , je ne pouvais m’empêcher de ruminer ma colère malgré la beauté du paysage et le bonheur sous-jacent d’être en compagnie de ceux qui me sont le plus cher.

Lorsque nous arrivons dans la partie couverte du parcours, au milieu des arbres et que nous nous enfonçons dans la forêt, une subite sensation d’apaisement se propage en moi à la vitesse d’une traînée de poudre qui s’embraserait au contact furtif d’une flamme au bout d’une allumette bienfaitrice.

Ce sentiment de calme, cette sérénité qui m’est étrangère en temps normal, est une délicieuse impression salvatrice pour mon esprit, sans cesse préoccupé par les malheurs du monde occidental. Sorte d’antidote au venin de cet « insecte qui entretenait dans la chair de mon esprit une brûlure indivisible de mon existence » (Ibid, p. 17).

En fin de parcours, nous sortons de la zone forestière et en redescendant sur le chemin plTTPclJSzKkj7T5Wu5UcQlongeant des champs où broutent ça et là quelques vaches Aubrac et un beau taureau de la même race, au pelage clair-obscur allant du beige et ocre au brun très foncé. Sa silhouette massive est impressionnante, et son air renfrogné renforce l’image de réel dominant qui se dégage de ce bovin mâle. Nous ne nous attardons pas et nous arrivons au niveau d’une petite crête avec un point de vue sur notre splendide village.

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Je n’ai pas eu besoin du confinement pour avoir pleinement conscience de la chance que nous avons de vivre dans cet environnement reposant, sur ce magnifique territoire qui me prend aux tripes. En revanche, ces déconfinements temporaires m’ont mis encore plus en évidence cette nécessité impérieuse d’un retour à la nature, loin de la technologie, des machines et des hommes.