In memoriam

En souvenir d’un site que j’ai découvert il y a longtemps, à l’époque de ma mutation idéologique, de ma métamorphose politique, et qui n’est malheureusement plus en activité.

En souvenir d’une créativité sans borne, de messages pertinents avec une mise en forme d’une efficacité surprenante pour de jeunes artistes de la mouvance nationale et traditionnelle.

Merci à la Police du Monde Parodique pour ses fantastiques affichettes.

Grafitti France d'avant

facho

question europe

L’image suivante est une dédicace spéciale à une consoeur dont le blog tourne au ralenti pour notre plus grand malheur de lecteur.

sieg musulmans

mixite

metissage

machinedeguerre

liberte

gauchetoute

eluardakbarou

cma04

Nota bene : je mets le reste des affiches sur la page dédiée à Police du Monde Parodique afin que vous puissiez en profiter et les diffuser si vous le souhaitez.

« Plus on prendra de soin pour ravir aux hommes la liberté de la parole, plus obstinément ils résisteront, non pas les avides, les flatteurs et les autres hommes sans force morale, pour qui le salut suprême consiste à contempler des écus dans une cassette et à avoir le ventre trop rempli, mais ceux à qui une bonne éducation, la pureté des moeurs et la vertu donnent un peu de liberté.

Les hommes sont ainsi faits qu’ils ne supportent rien plus malaisément que de voir les opinions qu’ils croient vraies tenues pour criminelles (…) ; par où il arrive qu’ils en viennent à détester les lois, à tout oser contre les magistrats, à juger non pas honteux, mais très beau, d’émouvoir des séditions pour une telle cause et de tenter quelle entreprise violente que ce soit. Puis donc que telle est la nature humaine, il est évident que les lois concernant les opinions menacent non les criminels mais les hommes de caractère indépendant, qu’elles sont faites moins pour contenir les méchants que pour irriter les plus honnêtes, et qu’elles ne peuvent être maintenues en conséquence sans grand danger pour l’État. »

SpinozaTraité théologico-politique (1670)

« Le but des Anciens était le partage du pouvoir social entre tous les citoyens d’une même patrie. C’était là ce qu’ils nommaient liberté. Le but des Modernes est la sécurité dans les jouissances privées; et ils nomment liberté les garanties accordées par les institutions à ces jouissances.

(…) Que ne nous dit-on pas sur la nécessité de permettre que le gouvernement s’empare des générations naissantes pour les façonner à son gré, et de quelles citations érudites n’appuie-t-on pas cette théorie ! (…)

(…) Ces éléments (qu’ils disent les seuls appropriés à la situation du monde actuel) sont des préjugés pour effrayer les hommes de l’égoïsme pour les corrompre, de la frivolité pour les étourdir, des plaisirs grossiers pour les dégrader, du despotisme pour les conduire; et, il faut bien, des connaissances positives et des sciences exactes pour servir plus adroitement le despotisme. »

Benjamin CONSTANT – De la Liberté des Anciens comparée à celle des Modernes