Ne m’appelez plus jamais France

Avatar de PanglossPangloss

Pendant que notre président parle anglais, il s’en passe des choses!

Dans les prisons, des musulmans radicalisés agressent les gardiens, les hôpitaux pleurent misère, les vieux passent leurs derniers jours dans des mouroirs indignes (aucun sondage ne nous dit combien d’entre eux envient le sort des vieux chiens qu’on euthanasie), les réseaux sociaux sont pleins de commissaires politiques et de délateurs, on va « rapatrier » des gens qui sont partis combattre dans les rangs de Daech et dont le seul tort est de ne pas être morts sous les bombes que nos avions leur expédiaient sur la tronche, au lycée Gallieni de Toulouse de jeunes malfrats porteurs de bracelet électronique imposent leur loi et -excellente idée bien adaptée à notre malheureux pays- on va intégrer le trafic de drogue dans le calcul du PIB.

Une lente dégringolade, un glissement, une déconfiture, un pourrissement prévu. La routine.

Une nouvelle qui, dans ce…

Voir l’article original 33 mots de plus

Louis Pauwels et le franc-parler visionnaire

Jacques-Bergier_et_Louis_Pauwels_au_Mesnil

Trouvé sur Délit d’images ce jour à propos de Louis Pauwels (avec Jacques Bergier au Mesnil sur la photo) qui sut défrayer les chroniques en son temps en étant l’auteur de cinglantes et impitoyables volées de bois contre le monde moderne et ses enfants atteints de « sida mental »…

Il s’agit d’un article de Bruno Lafourcade de Boulevard Voltaire.

Merci pour ce rafraîchissement !

« Il y a vingt ans que Louis Pauwels est mort. Ce nom ne dit peut-être rien aux jeunes gens d’aujourd’hui ; il disait beaucoup à ceux des années quatre-vingt – ils manifestaient contre « la loi Devaquet », les anciens de 68 les brossaient dans le sens du duvet et Pauwels, lui, « n’ayant pas de minus à courtiser », leur dit virilement qui ils étaient : « les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats de Coluche et Renaud nourris de soupe infra-idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de “touche pas à mon pote”, et, somme toute, les produits de la culture Lang ». La suite de ce « Monôme des zombies », publié le 6 décembre 1986 dans Le Figaro Magazine, n’était pas moins fouetteur : « Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. […] C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. »

Cette expression en scandalisa beaucoup, en effraya certains, en secoua d’autres, arrachés à leur sommeil dogmatique, qui comprirent d’un seul coup que son auteur, à la vigueur imagée et frontale, avait raison : le style n’a jamais tort. Pauwels, dans cet article prémonitoire, arrachait de leur chemise la petite main jaune de la bonne conscience que les mitterrandiens y avaient épinglée.

Bien entendu, laisser un article, quand on en a écrit des milliers, c’est peu ; une expression, c’est moins encore, quand on est romancier ; c’est pourtant ce qui est arrivé à Pauwels, que ce « sida mental » résume, sans le déformer – qui exprime exactement sa phrase et sa morale également robustes.

À la tête de Combat à vingt-neuf ans, Pauwels fondera, plus tard, Le Figaro Magazine, où il fit entrer l’équipe de la Nouvelle Droite, avant de s’en séparer. Il s’est aussi intéressé à l’ésotérisme, écrivit avec Jacques Bergier Le Matin des magiciens, dont le succès sera suivi par la revue Planète. Il a été, enfin, un romancier très imprégné par le « réalisme fantastique », sauf pour son dernier roman, Les Orphelins, qui offre curieusement un écho à son plus célèbre article, publié dix ans plus tôt.

Nous sommes peu après Mai 68 ; Michel Cartry, un jeune gauchiste, voue à son père, Antoine, un riche industriel, une haine qui le conduit à accepter de feindre d’avoir été enlevé par les Brigades rouges : il s’agit d’obtenir une rançon. Pauwels en profite pour traduire Mai 68 en justice (« Comment tant de gens intelligents ont-ils consenti à voir un Messie dans cette jeunesse devenue folle qui brûlait sa maison afin de l’éclairer ? »), avec la génération qui, vingt ans plus tard, s’amuserait à en faire descendre d’autres dans la rue (« Michel, dit son père, aurait pu devenir un jeune homme. L’époque l’a réduit à l’état vaseux et acide des “jeunes”. Les “jeunes” : des grégaires qui se prétendent singuliers ; qui se croient naturels parce qu’ils sont informes » ; d’ailleurs, « pour ceux qui ne valent pas grand-chose, comme Michel, c’est un réconfort de crier que rien ne vaut »).

Vif et vigoureux, jamais alourdi par l’empathie, Pauwels aurait eu assez de dons, d’intuition et de jugement (« C’est deux fois vieillir que vieillir dans la laideur ») pour être le grand romancier des mœurs de son temps ; il a préféré en être le reporter. Il n’est pas exagéré de dire qu’il ne fut pas indigne de sa mission. ».IMGP0897

Tout est tellement vrai et bien vu ! Avec un franc-parler au style impeccable… un vrai plaisir.

Nous pouvons constater qu’aujourd’hui, les enfants du rock débile se sont perpétués en donnant naissance à une flopée d’enfants d’une techno débile, des immondes parades et du téléphone portable abêtissant.

Pauvre France…

La pire des tares c’est d’être de droite!

Avatar de nouratinbisnouratinbis

On peut dire tout ce qu’on veut, moi Présipède je trouve qu’il cause vachement bien anglais. La preuve: je comprends à peu près tout ce qu’il raconte! En revanche le Président des États-Unis, ce triste sire, articule comme un cochon, englue les trois quarts des mots dans une sorte de bouillie inextricable sous-tendue par tout un jeu de mimiques, grimaces, branlements syncopés du chef et autres roulements de gobilles qui lui conférent l’apparence d’un crétin de l’Oklahoma, en dépit d’une origine new-yorkaise remontant à un sacré paquet de générations. Cela s’est bien vu à Davos où les applaudissements mesurés destinés à ce dernier contrastèrent de façon singulière avec le triomphe réservé à Macrounette dans une ovation debout tout ce qu’il y a de plus standing et de plus enthousiaste, saluant ainsi la performance du premier président franchouille à abandonner carrément l’emploi de sa langue maternelle dans ses discours à vocation…

Voir l’article original 1 275 mots de plus

La raison du combat

« Le combat demeure une chose sainte, un jugement de Dieu entre deux idées.

Notre nature profonde nous pousse à défendre notre cause avec toujours plus d’acharnement, de sorte que le combat est le dernier mot de notre raison, et que seul ce qu’il nous acquiert peut être possession véritable. »

Ernst JüngerLa guerre comme expérience intérieure (Éd. Christian Bourgeois, Coll. Titres, p. 87) – 2008 [1922]