Silence ! Le prof cause !

Et oui, pour une fois qu’il ne s’agit pas d’une lamentable sortie de cet odieux borgne sans vergogne de Jean-Marie ou de ce terrible et nauséabond réactionnaire Zemmour, faites un peu de silence pour ce professeur d’études africaines de l’université de Duke en Caroline du Nord, aux États-Unis (mais avais-je besoin de le préciser…), qui s’exprime, en plus, sur l’incontournable et labélisée France Culture ! Cette dernière ne peut être soupçonnée de faire l’apologie des thèses d’esssstrême-drouaaate, mouvance idéologique ciblée comme étant le problème majeur et essentiel de l’Europe à en croire le conglomérat médiatico-politico-entrepreneurial.

Silence donc ! Le prof cause !

Et voici l’extrait (trouvé sur twitter) de l’entretien du 21 février 2018, sur le thème de « Asile et immigration : l’heure de vérité ? », du professeur Stephen Smith au cours duquel il explique simplement et calmement plusieurs choses sur la pression migratoire africaine.

De cet extrait, je ne retiendrai parmi ses déclarations que trois d’entre elles.

Ainsi, il nous rappelle à juste titre que « l’Afrique du Sud a été ruinée économiquement par un afflux de migrants » ce qui met sacrément du plomb dans l’aile à l’argument soi-disant « massue » de l’apport bénéfique des migrants à l’économie d’un pays.

Il met en garde sur la simplicité et la naïveté d’une péréquation qui paraîtrait évidente entre « l’Afrique jeune et l’Europe vieillie ». Les peuples ne sont pas miscibles comme des phases liquides aqueuses ou interchangeables comme des produits de consommation au grès des aléas économiques de telle ou telle région ou des désirs de telle ou telle entreprise en fonction de ses besoins.

Enfin, il confirme clairement que le Grand Remplacement est bel et bien en marche et 9782246803508-001-Tque l’africanisation de l’Occident n’est pas une lubie des méchants contributeurs hystériques de la fachosphère.

Il l’explique plus précisément dans son livre « La ruée vers l’Europe », paru le 7 février 2018 aux éditions Grasset, ainsi que dans l’entretien accordé à François-Guillaume Lorrain et Claire Meynial du Point (article du 2 février 2018), où on peut lire : « Jusqu’en 2050, on sait que l’Europe va s’africaniser, les jeunes sont là, ils sont déjà nés, il n’y a rien à faire, on n’a jamais connu une telle pression démographique. »

L’infographie ci-dessous montre bien la diminution de la part de la population européenne sur la population mondiale et l’effet d’aspiration migratoire désiré par les « zélites » (sous couvert des études onusiennes) afin de stabiliser un population européenne ayant un faible taux de natalité et des citoyens vieillissants.

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Tout ceci met en avant l’immense problématique de la migration africaine sur notre sol, du Grand Remplacement qui est indéniable en France mais qui n’est pas aussi fort et visible selon les pays d’Europe.

Ce remplacement racial est aussi confirmé scientifiquement par le dépistage de la drépanocytose, réalisé par l’AFDPHE en 2016, qui, en l’absence de statistiques ethniques officielles (belle hypocrisie des gouvernants !), permet d’avoir une bonne idée du changement de la population française au niveau racial puisque cette maladie génétique concernent quasi-exclusivement les populations extra-européennes d’origine noire et maghrébine. L’évolution des chiffres et leur importance sont sans équivoque…

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En tous les cas, de très nombreux « journalistes » vont devoir revoir leur certitude quant à ce phénomène incontestable et faire leur mea culpa par rapport à leur déni idéologique qui n’a que trop duré. On peut toujours rêver…

Une des dernières saillies pétrie d’imbécilité que j’avais pu lire datait de quelques mois. Le Grand remplacment CamusElle avait été éditée dans un des plus gauchistes des magazines français, avec Libération et Le NouvelObs, Les Inrocks.

Il s’agissait d’un article du 30 octobre 2017 (à propos d’Alain Finkielkraut reprenant à son compte la théorie du Grand Remplacement de Renaud Camus explicitée dans son livre éponyme, deux illuminés bien connus…) nous expliquant, grâce aux lumières éblouissantes de l’hipster hypercalé Mathieu Dejean, que le Grand Remplacement était : « une supposée substitution de la population française “de souche” par les immigrés extra-européens »… une illusion, un mythe en définitive comme on peut le constater en France et en Angleterre ci-dessous…

BARBES

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Il s’agirait même d’une perturbation, d’un trouble fonctionnel de la pensée (rien que ça !) de ceux qui dénoncent cette africanisation du peuple européen puisqu’on peut lire dans africanisation-à-Paris-métro-château-rougecette feuille de chou : « dans le marigot de ses allégations délirantes » dixit l’aveuglé de service… « délirantes »… cela saute aux yeux sur ce cliché pris à la sortie de la station métro de Château-Rouge à Paris…

Le bobo idiot reproche en plus du haut de sa tour d’ivoire parisienne que : « le philosophe membre de l’Académie française avalise cette fois la théorie du “grand remplacement”. Ou comment donner son assentiment à une énormité en contestant une énormité encore plus grosse. ». 

Il s’agirait donc d’une énormité…

Stephen Smith et notre sens basique de l’observation au quotidien nous disent le contraire !

La propagande gauchiste, idiote utile des grands patrons et d’un monde globalisé standardisé, en prend un coup !

Instant jubilatoire.

Bonne fin de semaine !

« It’s good to see you again
You’re my lover, take my hand.
It’s so good to touch your skin
To grab your jeans and bite your lips again… »

Gush – Let’s burn again – 2010 [Everybody’s God]

(seul bémol : il s’agit d’un groupe français qui a fait un album uniquement avec des titres en anglais… dommage ! La pression industrielle est sans limite…)

La multitude moderne

« […] il faut ici mentionner que la multitude qui se donne toute licence – exactement comme le mégalomane dans ses rêveries -ne s’estime pas seulement détenir la sagesse infuse mais, également convaincue d’avoir pour elle la vertu, se paraît valeureuse, noble invincible, pieuse et belle; et là où ils sont en grand nombre, les hommes de ce monde ont tendance à se permettre tout ce qui leur est individuellement interdit.

Ces privilèges des multiples »Je » grandis en un « Nous » donnent aujourd’hui la nette impression que la civilisation et la domestication croissantes de l’individu doivent être compensées par un processus proportionnel de décivilisation des Nations, des États et de toutes les communautés d’esprit; évidemment, il faut y voir la manifestation d’un désordre des affects, d’un trouble de l’équilibre affectif qui bien y regarder précède même l’antagonisme du « Je » et du « Nous », et tout jugement moral. »

Robert MusilDe la bêtise (Éd. Allia, Paris, p. 21-22) – 2015 [1937, conférence à Vienne]

La fabrication des zombis

« Que voulaient les communistes d’autrefois ? Ils voulaient la mise en commun des richesses de l’humanité et une gestion rationnelle assurant à tous abondance et paix. Ils voulaient aussi la création d’un homme nouveau, capable de désirer ces bienfaits, un homme rationnel et universel, délivré de toutes entraves que sont des racines, une nature et une culture. Ils voulaient enfin assouvir leur haine des hommes concrets, porteurs de différences, leur haine également de la vieille Europe, multiple et tragique.

Et l’Occident américain, que veut-il ? Eh bien, la même chose. La différence porte sur les méthodes. Récusant la planification par la contrainte, le système américain voit dans le marché le facteur principal de la rationalité économique et des changements. D’où le nom de communisme de marché que lui donne Flora Montcorbier.

Le communisme de marché, autre nom du mondialisme, ne partage pas seulement avec son ex-frère ennemi soviétique la vision radieuse du but final. Pour changer le monde, lui aussi doit changer l’homme, fabriquer l’homo oeconomicus de l’avenir, le zombi, l’homme du nihilisme, vidé de contenu, possédé par l’esprit du marché et de l’Humanité universelle. »

Dominique VennerHistoire et tradition des Européens, 30 000 ans d’identité (Éd. du Rocher,  p. 220) – 2004

Juste une reTuche…

L’ami Paul Fortune vient d’éditer un nouveau billet, ce qu’il n’avait pas fait depuis décembre; or ce qui est rare est précieux donc courrez vite le lire. C’est par ici.

Je ne me lancerai pas dans une analyse des gags ou de l’aspect comique capture_decran_2018-01-11_a_12.19.26.pngde telle ou telle réplique ou situation de ce nouveau volet de la saga des Tuches car la seule vision de la tronche de Jean-Paul Rouve (ci-contre) avec cette tête de demeuré consanguin, et la seule écoute de leur accent exagérément débile m’insupportent et m’empêchent de regarder ce film en entier. La seule bande-annonce fut déjà un calvaire, tout comme a pu m’exaspérer le film « Les ch’tis » en son temps; ce terrible navet aux sonorités plus qu’agaçantes a été tellement plébiscité en terme d’entrées que je m’interroge sérieusement sur l’état psychologique et intellectuel de mes compatriotes qui se sont rués de manière identique, et tout aussi préoccupante, pour voir « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu »…

Je ne retiendrai que la fin de son billet acerbe et tristement réaliste lorsqu’il nous fait partager sa pensée sur les comédies françaises actuelles, et je trouve qu’il cible parfaitement le problème essentiel de ces productions du rire en conserve devenues industrielles : l’humiliation systématique du pèquenot français de base.

« Il fut une époque où la comédie française savait être plus incisive, presque cynique parfois, et jouait sur la mise en ridicule des puissants et des pédants. Tout le comique de Louis de Funès réside dans la dérision du petit chef. Prenez les Bronzés ou le Père Noël est une ordure : on y trouve l’irrespect de ceux qui se prennent au sérieux, trait qu’on retrouve dans les comédies de Weber ou de Patrice Leconte. Toute cette veine tient à ce que la France est un pays de caste rigide et c’est bien pour cela que les comédies excellent à y ridiculiser les puissants, grands ou petits. Ce trait semble avoir progressivement disparu. On ne se moque plus que grassement du vulgaire, façon semble-t-il de dire au peuple de fermer sa gueule et de se voir con.

Il est triste que les Français adhèrent massivement à leur humiliation. Peut-être le méritent-ils, au fond. »

À l’aune des résultats des élections présidentielles de ces dernières décennies et de l’inertie du peuple français, en tout cas de ce qu’il en reste, il le mérite, c’est certain.