De la nécessité d’hoplites

« Il convient effectivement, selon l’opinion de la plupart des gens que la Cité heureuse soit une grande cité; mais, même si c’est la vérité, ils ne savent pas ce qui caractérise un grand État et un petit; c’est, en effet, d’après l’importance du nombre de ses habitants qu’ils jugent de la grandeur d’un État, alors qu’il faut considérer moins le nombre que la puissance.Car une Cité, elle usai, a une fonction déterminée, et c’est la cité la plus capable de s’en acquitter qui doit être regardée comme la plus grande, au sens où l’on peut dire qu’Hippocrate, non comme homme, mais comme médecin, est plus grand qu’un individu qui le dépasse en taille.

Néanmoins, s’il faut décider eu égard au nombreuse habitants, on ne doit pas le faire d’après n’importe quelle multitude (les Cités, sans doute, comprennent forcément un bon nombre d’esclaves, de métèques et d’étrangers) mais, en ne tenant compte que de ceux qui sont une partie de la cité et dont un État se compose à titre d’éléments propres. C’est la supériorité numérique de ces éléments qui est le signée la grandeur d’une Cité; la Cité, au contraire, d’où sortent des travailleurs manuels en grand nombre, mais peu d’hoplites, ne peut pas être une grande Cité : une grande Cité et une Cité populeuse, ce n’est pas la même chose. »

AristotePolitique, Tome III, Livre VII (Éd. Les Belles Lettres, Paris, p.69-70) – 2002 [345/344 av. J.C]

Le hasard et la nécessité

Finalement, les tags de wordpress, en plus d’être d’une utilité incontestable en terme d’efficacité d’investigations virtuelles, permettent lors de leur enregistrement dans la petite fenêtre en bas à droite de s’interroger si ils sont adéquats, bien adaptés au sujet que l’on vient de traiter, et, accessoirement, permettant de rectifier l’inexactitude ou le contresens de l’idée que l’on s’était faite sur un mot.

Tel a été le cas pour le terme anglais « bluebird » de la dernière chanson de Frank Sinatra que je vous ai proposé .

J’étais convaincu que le volatile en question était la mésange bleue, autre passereau commun de nos régions…

Cette autopersuasion, mécanisme très courant chez les gauchistes, est un phénomène que je fuis dès qu’il pointe le bout de ses filets, et dont on peut se protéger par les lectures diverses et variées, en se cultivant à la moindre occasion et en utilisant, comme dans ce cas, la toile 3.0 dès que le moindre doute s’installe.

Ainsi, il me fut nécessaire de m’assurer si j’allais entrer le nom du bon passereau dans les tags correspondant au billet mélodique sus-cité.

J’ai alors découvert que le « bluebird » en question est un merlebleu (Merlebleu azuré sur le cliché ci-dessous, Sialia currucoides ou Sialia arctica très photogénique).

Mountain Bluebirds  Sialia artcia state bird of Idaho April 26 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

J’ai aussi eu la chance de tomber par le plus grand des hasards sur le site de Phillip Lott intitulé Phillip’s Natural World 3.0.

Ce photographe, au patronyme fluvial qui m’est loin d’être inconnu (malgré un « t » en trop), nous permet de faire une pause appréciable dans ce déluge de nouvelles soient insipides, soient désespérantes des actualités locales, nationales et mondiales.

Je vous propose donc quelques clichés des alentours du « Yellowstone National Park » pour vous faire une petite idée de son talent, en faisant par la même occasion un petit tour dans des états américains qui m’ont toujours fascinés et attirés (Idaho, Montana, Wyoming).

Ce billet me permet aussi de faire un clin d’oeil à mes lecteurs photographes comme l’excellent Eckodeath et son projet 52, ou Marcel et ses photos de notre magnifique territoire.

Tout d’abord, un couché de soleil sur l’Idaho…

Carey Idaho January 20 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

Puis, ma préférée, une ferme du Montana…

Lima Montana May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

et une maison de ferme du Wyoming…

Moose Wyoming May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

J’ai plutôt choisi des images d’habitations car le thème de la « cabane au fond des bois » m’est cher; rusticité, authenticité, labeur, splendeurs naturelles, rudesse, beauté, sacrifices, vérité du réel… autant de mots ou groupes de mots importants à mes yeux, reliant l’Homme à son environnement local.

Les deux dernières photos illustrent bien l’effondrement de nos civilisations occidentales auquel nous assistons, impuissants.

Aujourd’hui…

Ashton Idaho May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

Demain…

Monida Montana April 28 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

À part cela, il y a une multitude d’autres sujets qui sont abordés et qui sont superbement illustrés à l’instar du thème Snakes in a box

African Bush Vipers Atheris squamigera

Le hasard a parfois du bon ! Ce n’est pas Jacques Monod qui me contedirait…

(Là aussi, petit clin d’oeil amical… cette fois-ci, à mes camarades patriotes croyants)

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Le hasard et la nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Jacques Monod, Points essais, n°43 (244 pages), 1973.

Voeu pieux…

« Blue skies, smilin’ at me
Nothin’ but blues skies do I see

Bluebirds singin’ a song
Nothin’ but bluebirds
all day long

Never saw the sun shining so bright
Never saw things looking so right
Noticing the days hurrying by
When you’re in love, my how they fly »

Frank Sinatra (avec Tommy Dorsey et son orchestre) – Blue skies – 1941 [chanson écrite par Irving Berlin en 1926]

Éclosion de la tyrannie

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

PlatonLa République Livre VIII (Les Belles Lettres, Paris) – 2002 [315 avant J.C.]

Juncker menteur

montage poker JunckerDans le cadre de ce petit jeu, ce n’est finalement pas le menteur qui est le perdant mais bel et bien les nations européennes qui ont vu dernièrement la dictature européenne de Bruxelles placer à la tête de sa commission le cynique et vieux brisquard de Juncker (source Le Monde.fr avec AFP, 15 juillet 2014), après un « vote » sans surprise (un vote prévisible serait démocratique ?…) des eurodéputés  ne représentant que l’expression de ralliements intéressés et de tractations obscures.

56,2% de magouilles et de calculs carriéristes…

Ainsi la supercherie « démocratique » a été relatée dans Le Monde.fr du 13 juin 2014 (source) : « Selon les traités européens, tels que ratifiés par les Parlements nationaux, c’est aux chefs de gouvernement de l’UE qu’il revient de proposer le candidat à la tête de la Commission européenne – quoiqu’ils doivent « tenir compte » du résultat des élections au Parlement. Les députés européens se prononcent ensuite, à bulletin secret, sur cette candidature. Telle est la procédure limpide consacrée par le traité de Lisbonne, au terme d’une négociation tortueuse sur le bon équilibre entre Etats-nations et Parlement européen.

Or certains membres du Parlement européen ont inventé une nouvelle procédure par laquelle ils cherchent à la fois à choisir et à élire le candidat. Chacun des grands groupes parlementaires a présenté sa « tête de liste » pendant la campagne électorale, et il s’est entendu en coulisse avec les autres pour s’allier et soutenir, après le scrutin, la tête de liste du parti le mieux représenté.

Cette conception n’a jamais été débattue par le Conseil européen, elle n’a pas fait l’objet de négociations entre institutions européennes et n’a jamais été ratifiée par les Parlements nationaux. ».

Tout se déroule sans accroc dans le meilleur des mondes…

Poursuivons notre fable de la démocratie exemplaire avec notre pépé luxembourgeois qui, à partir de 0:19 dans la vidéo ci-après, ose expliquer que « when it becomes serious, you have to lie », juste après avoir lamentablement cherché (à 0:16) à se draper de vertu derrière les étiquettes magiques de démocrate-chrétien et de catholique (il ne doit pas très bien savoir de quoi il en retourne d’appartenir à cette obédience !…) ce qui rend d’ailleurs hilare une assemblée acquise à sa cause et consciente de la tromperie de ses propos.

Il a justifié tant bien que mal ses propos (il est un adepte des plaidoiries à rallonge afin de mieux diluer les faits et de bien noyer le poisson) à l’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle un journaliste revenait sur cette fameuse déclaration.

Sortie ou pas de son contexte, et peu importe la raison, un politique qui tient ce genre de propos sans vergogne, sur un ton sévère afin de convaincre son auditoire de la justesse de sa déclaration, donne une bonne idée de la qualité morale de l’orateur.

Celle-ci, d’ailleurs, a été déjà mise à jour l’an dernier avec le scandale des écoutes au Luxembourg (Le Parisien du 10 juillet 2013) l’obligeant à démissionner après un « règne » de 18 ans en tant que premier ministre… 18 ans… et on se gosse des dirigeants communistes ou africains ??…

et c’est ce type d’individu qui est placé à la tête de l’organisation européenne ??!!… au fond, c’est normal puisqu’il s’agit d’une organisation de type mafieux…

Je vous invite à aller creuser un peu plus la « question Junker » sur le site très instructif d’Odomar !!

En tous les cas, depuis sa désignation à son poste, l’intriguant Juncker se voit soutenu de façon plus marquée par moult parasites désireux d’obtenir ses faveurs, à l’instar du remarquable Pierrot qui ne tarit pas d’éloge le nouvel élu homme fort de l’Europe.

Forcément, Pierrot qui n’est plus ministre de l’économie et des finances depuis le 31 mars 2014 doit vite se retrouver un « boulot », bien qu’il vienne de retrouver son siège de député de la quatrième circonscription du Doubs (ahhh, le cumul bien pratique des mandats !!…) et d’hériter d’une « mission » indispensable à la France (et à quel prix ??!!… il faut bien entretenir sa nymphette Marie-Charline Pacquot de 30 ans sa cadette !!…) suite à un entretien avec le terrifiant matador Valls. Cette mission dont le tarif reste méconnu permettra à Pierrot de sauver son siège de parlementaire et de le laisser à son suppléant (évitant au passage « la tenue d’une législative partielle très risquée pour la majorité dans le contexte actuel de l’opinion »… comment ? vous avez parlé de l’intérêt supérieur de la nation ??… de l’intérêt des citoyens ??…  hum…).

Bref…

Ce poker-menteur permet de maintenir le cap (nous avons déjà entendu cela en hollandie me semble-t-il…) et de rester dans la continuité politique de Barrosso, fidèle affidé du mondialisme américanisé.

Malheureusement, ce cap est celui d’un gigantesque mur, celui de la raison et de la justice. Le retour au réel sera brutal et douloureux…

Décidément, je préfère largement la belote avec mes ami(e)s !…

Sacrifices honorés

« À l’heure où la nuit passe au milieu des tranchées,
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder,
Le froid pique et me glace et j’ai peur de tomber.
Je ne pense qu’à toi,
Mais je suis un soldat.
Mais surtout ne t’en fais pas,
Je serai bientôt là.
Et tu seras fière de moi…. »

Florent Pagny – Le soldat – 2013 (Vieillir avec toi)

Antique sentence

« La diversité d’origine peut aussi produire des révolutions jusqu’à ce que le mélange des races soit complet; car l’État ne peut pas plus se former du premier peuple venu, qu’il ne se forme dans une circonstance quelconque. Le plus souvent, ces changements politiques ont été causés par l’admission au droit de cité d’étrangers domiciliés dès longtemps, ou nouveaux arrivants. Les Achéens s’étaient réunis aux Trézéniens pour fonder Sybaris; mais étant bientôt devenus les plus nombreux, ils chassèrent les autres, crime que plus tard les Sybarites durent expier. Les Sybarites ne furent pas, du reste, mieux traités par leurs compagnons de colonie à Thurium; ils se firent chasser, parce qu’ils prétendaient s’emparer de la meilleure partie du territoire, comme si elle leur eût appartenu en propre. A Byzance, les colons nouvellement arrivés dressèrent un guet-apens aux citoyens; mais ils furent battus et forcés de se retirer.

Les Antisséens, après avoir reçu les exilés de Chios, durent s’en délivrer par une bataille. Les Zancléens furent expulsés de leur propre ville par les Samiens, qu’ils y avaient accueillis. Apollonie du Pont-Euxin eut à subir une sédition pour avoir accordé à des colons étrangers le droit de cité. A Syracuse, la discorde civile alla jusqu’au combat, parce que, après le renversement de la tyrannie, on avait fait citoyens les étrangers et les soldats mercenaires. A Amphipolis, l’hospitalité donnée à des colons de Chalcis devint fatale à la majorité des citoyens, qui se virent chasser de leur territoire. »

AristotePolitique, Théorie générale des révolutions, Livre VIII, chapitre 1, paragraphe 10 et 11 (Éd. Librairie philosophique de Ladrange Paris) – 1874 [345/344 av. J.C]