Le président est mort

J’apprends avec tristesse par l’intermédiaire de l’ami Bedeau que Claude Villers, pilier de France Inter, est décédé ce week-end… Je n’ai pas trouvé grand chose chez les merdias français sauf dans Le Parisien du 17 décembre 2023 !

De nouveau, deux jours après la disparition de Guy Marchand, c’est un peu de la France d’avant qui disparaît et ça me chagrine… tous ces artistes me manquent, surtout des figures comme Desproges, Jean Yanne ou Claude Nougaro.

Ne pouvant pas rebloguer le billet de Remettre l’église au milieu du village, je fais ici du copié-collé…

« Le Président est mort, ce samedi 16 décembre 2023.

Pas de fausse joie, mais un peu de tristesse et de nostalgie.

Pas Notre Président de Notre République encore un peu française comme dit sa copine Ursula.

Mais le Président du « Tribunal des Flagrants Délires », une émission diffusée sur France-Inter quand cette station était encore une radio du Service Public.

Je parle de monsieur Claude Villers, le comparse du procureur de l’arrêt public Pierre Desproges et de l’avocat de la défonce Luis Rego.« 

Démocratie vermoulue

10 ans séparent ces deux sondages… mais, comme l’insécurité qui apparemment n’est absolument pas une réalité pour bon nombre d’élites, il ne doit s’agir que d’une impression de la populace !
Le régime démocratique est par essence corrompu… Bardèche l’explique clairement dans Les Temps modernes.
Quel meilleur endroit que l’âtre de ma cheminée pour illustrer ce titre ?…

Certaines parties de cet ouvrage ne me vont pas du tout et d’autres correspondent tout à fait à ma vision des choses… en tous les cas, même si de très nombreuses facettes de son engagement sont largement contestables à mes yeux, il aura eu le mérite d’être engagé !
Sans parler de son talent littéraire que même Mauriac, Camus et bien d’autres reconnurent…

La mite à propos de Crépol, du laxisme sécuritaire français et de la corruption systémique ripoublikaine…

Explication parfaite de l’absurdité totale de la situation nationale de ces dernières décennies en termes de sécurité et de corruption nationales ! La Mite, une fois n’est pas coutume, a tapé très fort, et c’est chez « Politique émois et moi » ! (cf. lien ci-après)

Cette corruption ripoublikaine me sort par les yeux de plus en plus !!!!! Ils s’étonnent ensuite des réactions plus ou moins violentes ou virulentes contre les élus ou les chiens du système (flics et journaliste)… J’enrage vraiment !

Le texte de la vidéo est ici (merci P.-E.)

P.S.: La Mite aurait pu aussi parler du million de manifestants en 2013 dont j’ai fait partie ! Aucun impact, aucune considération (alors que 100000 pour une marche d’andouilles il y a 1 mois contre l’antisémitisme , c’est une réussite dont il faut tenir compte absolument, sachant qu’il n’y a pas plus important comme l’effondrement de l’éducation nationale ou la déliquescence totale du système de santé français…)

Gardez-le votre anglais !

Sortie de Marc-Antoine Dequoy après avoir remporté la Coupe Grey avec Les Alouettes de Montréal contre les Blue Bombers de Winnipeg le 20 novembre 2023 (28 à 24).

Je suis tombé, par hasard, sur ce cri du coeur d’un francophone québécois, étouffé par l’ultra-prédominance (superlatif absolu très à la mode aujourd’hui…) de cette « fucking » langue du monde globalisé : l’anglais.

Au-delà du fait qu’il utilise lui-même une sorte de bouillie franglaise qui fait sourire au regard de sa revendication (le paradoxe est le propre de ce cher humain…), il crie haut et fort ce que je ressens depuis plusieurs décennies, d’autant plus que ma délicieuse môman est une ancienne professeure d’anglais, devenue inspectrice d’académie en fin de carrière : une sorte de sensation d’étouffement et d’oppression quant à l’omniprésence de l’anglais dans le société.

Il n’est évidemment pas question de remettre en cause l’apprentissage d’une langue étrangère puisque tout ce qui peut développer et augmenter les capacités cognitives est une excellente chose (n’étant un bobo progressiste, je ne ferai pas de l’enrichissement culturel le premier argument en faveur de ce type d’apprentissage puisqu’il est concomitant à celui-ci) mais pourquoi avoir fait une fixation aussi intense sur la langue d’Albion et ne pas avoir mis autant d’enthousiasme et de détermination dans l’apprentissage des langues mortes ou des patois locaux ?!!!

Ah, oui… « Le latin, le grec ou l’occitan, ça sert moins aujourd’hui »… voilà le principal argument que j’ai pu entendre à chaque fois que j’évoquais cette main-mise de l’anglais, la langue vivante principalement enseignée. Il faut que « ça serve »… l’utilité pratique au service de la soumission au monde anglophone et de la capitulation face au monde libéral globalisé. Finalement, la meilleure arme d’homogénéisation des peuples pour que leurs citoyens deviennent les consommateurs lobotomisés d’une société anglicisée…

Je fais partie des dernières cohortes d’élèves à avoir eu, fin des années 80, le latin jusqu’au lycée, et bien qu’à l’époque, ces cours linguistiques étaient laborieux et parfois pénibles pour le jeune immature que j’étais, je me suis rendu compte très vite à l’âge adulte de tous les bienfaits que cet enseignement du latin m’a apporté : rigueur, meilleure compréhension de ma langue maternelle par l’étymologie, développement cérébral,…

Mais, j’aurais aussi aimé apprendre l’occitan (je connais de nombreux mots mais je ne le parle pas), la langue qu’utilisait souvent mon grand-père maternel mais il a toujours été plus important pour l’institution de me faire oublier mes racines et de me rendre conforme au futur monde globalisé. Aujourd’hui, je constate que les mêmes qui ont toujours défendu la diversité, la conservation des typicités locales de peuplades lointaines,… ont toujours pourfendu les patois français (interdiction de parler le breton, l’occitan,… pour « faire république »… hum !) et promu l’anglais partout et pour tous ! Paradoxe consternant…

Finalement, les Québécois sont un peu les « gaulois » du Canada, sorte d’irréductibles francophones qui résistent encore et toujours face à l’envahisseur linguistique du continent américain. Il ont donc encore plus ce sentiment désespérant de lent mais inéluctable engloutissement de la langue française. Les Français, quant à eux, ont perdu pied depuis longtemps à en croire la quantité astronomique d’anglicismes qui sont entrés dans le langage courant et l’augmentation ahurissante des publicités ou des brochures touristiques françaises contenant des termes anglophones. Cela m’énerve au plus haut point, alors que je maîtrise à peu près la langue des Rosbeefs, mais je ne vois pas de solution miracle à ce tranquille et inévitable envahissement linguistique. Misère…

Divination cordicole ?…

Le dernier livre de Michel Maffesoli vient de paraître et Hugo Le Bougnat de l’Institut Iliade nous en fait une synthèse instructive. N’hésitez pas à vous abonner à leur site, c’est le nombre qui fera notre force pour alerter et tenter de sauver ce qu’il reste de notre vieille Europe, subissant un lent mais ravageur processus de dégénérescence !… (cf. Drieu La Rochelle)

 » Professeur émérite de la Sorbonne et membre de l’institut universitaire de France, docteur en sociologie mais également ès lettres et sciences humaines, Michel Maffesoli est l’auteur d’une œuvre internationalement reconnue. Ennemi du politiquement correct par son esprit libre, l’auteur nous livre dans son dernier essai, L’ère des soulèvements, son analyse historique et sociologique de l’effervescence populaire grondant en ces temps de « psycho-pandémie » gouvernée par un « totalitarisme doux ».

La crise sanitaire a engendré de nombreux bouleversements sociétaux, à l’image d’un catalyseur chimique : elle révèle et accélère les changements latents sans participer réellement à ceux-ci.

Michel Maffesoli décrit comment cette prétendue crise sanitaire manifeste les apories et les fragilités de la société actuelle. L’arrogance de sa sophistication n’aura pas suffit à cacher ses insuffisances. Son angle mort s’est divulgué à mesure de l’horrible décompte : la fatalité de la vie dévoilée aux yeux de tous et en permanence.

Rassuriste avant l’heure, Big Brother veille au grain sur ses concitoyens. Pour l’espoir d’une place sur un lit d’hôpital tous les sacrifices sont bons. Après tout, une vie vaut une vie, la sacro-sainte mission est d’en sauver le plus possible ! Peu importe l’âge du malade, son obésité morbide et ses comorbidités, l’important n’est pas là.

À ce moment précis débute le totalitarisme doux : il faut accepter l’injonction étatique de peur de devenir un citoyen de seconde zone, illégitime de fréquenter les lieux publics ! Leur conception de la démocratie s’arrête là où débute l’urgence, rappelons-le : décrétée par eux, au nom de ce qu’ils nomment la Science, ils vont taxer de populistes, rassuristes voire de complotistes tous ceux qui n’adhèrent pas à leurs lieux communs.

Le spectre eugéniste, l’asepsie de la société et le risque zéro dépossèdent le citoyen ordinaire du droit de risquer sa vie, d’accepter la finitude inhérente à son existence. L’émergence du « virus du bien » fait florès, virus dont le symptôme principal est d’ânonner les sornettes gouvernementales. Les zélés poltrons et leur moraline infectent la vie sociale jusqu’à la rendre clivante et fragile. Citant Marx à propos de l’oligarchie, Michel Maffesoli rappelle que celle-ci « n’a pas de morale, elle se sert de la morale ».

Dans cette dramatisation perpétuelle de la pandémie entretenue par la sphère politico-médiatique se joue une structure anthropologique fort ancienne : la stratégie de la peur. Brandissant des études de plus en plus terrifiantes, prédisant des millions de morts, exhibant des malades et décomptant les morts quotidiennement, le gouvernement use de tous les moyens pour susciter la crainte de la maladie et de la mort. De pandémie, elle devient psycho-pandémie : le virus est dans toutes les têtes et le sujet de toutes les craintes.

Pour Maffesoli, la décadence actuelle n’est pas un rêve populaire, encore moins une hallucination de partisans politiques. C’est un constat insistant et fatal de la société contemporaine.

Comment penser autrement les nombreuses effervescences populaires luttant contre le libéral-capitalisme, la crise de la représentativité, l’inquisition informationnelle, l’épistémologie individualiste brisant l’être-ensemble véritable ou encore l’occultation de la mort du champ de la vie ?

À l’opposé des sociétés traditionnelles obéissant à la nature et à son eurythmie vitale, la société moderne fantasme ses principes abstraits pour les placer à l’endroit du réel : les jeunes générations sont sacrifiées sur l’hôtel de l’égalité au profit de celles ayant déjà accompli leur cycle naturel. Ceci sans aucune considération pour le cycle du monde, autrement dit de la nature même : mors et vita !

S’opposent ici deux visions du monde diamétralement distinctes. La société traditionnelle pleine de pensées et d’actions de la « vie vivante » est celle qui sait intégrer la finitude consubstantielle à l’humaine nature, où il faut s’accommoder d’un destin tragique, où l’aléa, l’aventure et le risque occupent une place de choix. Tandis que la société moderne est dite « progressiste », c’est-à-dire que le mythe du progrès, notamment par la science, constitue le salut de l’époque. Cette société dépasserait dialectiquement le mal, la dysfonction – et pourquoi pas la mort ! « 

La suite ici

Mélodie française mémorable ! (3)

« Vous qui passez sans me voir
Sans même me dire bonsoir
Donnez-moi un peu d’espoir ce soir… »

Charles Trenet – Vous qui passez sans me voir – 1954 [émission C’est votre vie de Frédéric Mitterrand sur France 2 avec Jacques Martin en 1994]

Une autre version vraiment extra avec Jean Sablon, le premier qui interpréta cette chanson… (et en duo avec un monument de notre patrimoine culturel, Georges Brassens !)