L’état thérapeutique

« La démocratie pluraliste devait aboutir à la formation, dans la culture, d’un modèle de la personnalité démocratique, à situer en contraste avec ce que l’École de Francfort nommait la personnalité autoritaire, ce qui veut dire qu’à travers sa mutation thérapeutique, l’État diversitaire entend faire naître un nouveau type d’homme.

La démocratie ne sera véritablement légitime que lorsqu’elle aura accouché d’un nouveau peuple qui lui, sera digne d’exercer la souveraineté, car il sera purgé de l’identité du peuple ancien.

En fait, la société, devenue laboratoire de l’utopie, est absolument absorbée par l’État, qui a travers son dispositif technocratique et juridique en vient à s’emparer de tous les processus de socialisation.

L’État diversitaire renoue ainsi avec la fabrique de l’homme nouveau : il entend en fait fabriquer le type d’homme nécessaire à son projet politique.

Ce n’est pas le moindre paradoxe de la culture libertaire qui a pris forme avec les radical sixties qu’elle ne peut se diffuser qu’à travers une reconstruction autoritaire de la société. »

Mathieu Bock-CôtéLe multiculturalisme comme religion politique (Éd. du Cerf, Paris, p. 220) – 2016

La loi au service de la pourriture

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La situation à Calais est lamentable, insupportable comme dans de trop nombreuses autres régions françaises qui, finalement, deviennent plutôt des zones tampons, véritables territoires oubliés, sans réelle appartenance à une patrie.

Comment de tels flots humains en situation irrégulière, hors-la-loi, peuvent-ils circuler ou rester sur zone ?

Comment peut-on tolérer et participer à l’africanisation et la balkanisation de nos territoires ?

Quel raisonnement tordu, ubuesque permet d’interdire une manifestation de patriotes, puis de la réprimer et d’arrêter certains participants, et pas des moindres avec l’arrestation surprenante (et brutale n’en déplaise à cet imbécile et manipulateur de Nicolas Domenach, cf. LNE du 8 février 2016) du général Piquemal, et à côté de cela laisser faire un défilé pro-migrants de gauchistes et de clandestins (cf. le JDD du 23 janvier 2016) ?!!…

Il me revient une citation qui illustre bien que le pouvoir politique et législatif, même en démocratie ou en république, est un instrument de domination au service de quelques-uns. Le pouvoir qu’ils possèdent leur permet de maintenir un cadre, un système corrompu qu’ils vantent avec grande malice, et avec l’aide de tous les moyens de communication modernes dont ils disposent, pour faire croire que les lois votées servent la cause de ceux qu’elles oppriment.

Et je repense forcément au marquis de Beccaria, Cesare Bonesana, qui écrivit dans Des délits et des peines : « Les lois, qui sont ou devraient être des pactes conclus entre les hommes libres, n’ont été le plus souvent que l’instrument des passions d’un petit nombre ».

Ainsi, les merdias mainstream, les fonctionnaires au service de « puissants » n’ayant rien à voir avec les vrais aristocrates, les vrais chefs de clans ou de lignées, et les politiques culpabilisent la population à grand renfort d’émissions débordant de chroniqueurs engagés, de spécialistes et d’experts vendus au système dans l’espoir d’obtenir les faveurs de celui-ci. Ils les culpabilisent en expliquant mais le plus souvent en affirmant que telle démarche est nuisible à la Raie publique, qu’il est dangereux et impensable de s’opposer aux lois, qu’il faut obéir tête baissée et accepter les bouleversements civilisationnels qui sont dits et vendus inévitables et bons pour le peuple.

Fadaises, foutaises !

Nous n’avons de cesse de constater que le bon sens est trop souvent ignoré, bafoué et que les véritables aspirations du peuple de France sont balayées d’un revers de main méprisant accompagné systématiquement des qualificatifs de la novlangue démocratico-libérale-libertaire que sont « islamophobe », « xénophobe », « raciste », « ignorant », « antisémite », « facho », « réactionnaire obtus » (pléonasme pour les gauchistes),…

Oui, la loi n’est pas toujours juste et qu’il faut se faire un devoir de s’y opposer si elle est contraire à la morale et si elle ne défend pas l’intérêt général d’un peuple, d’une nation comme c’est le cas pour le pseudo-mariage des invertis, pour l’immigration de remplacement, pour l’abandon progressif de notre souveraineté au profit du N.O.M..

Il faut en fait faire la différence entre la légitimité se référant à une justice de bon sens et naturelle, et la légalité qui n’exprime au final que des intérêts particuliers de quelques groupes mis au pouvoir selon les humeurs populaires du moment.

Chamfort disait d’ailleurs « qu’il est plus facile de légaliser certaines choses que de les légitimer » ainsi on rend légal une interdiction de manifester pour Pegida à Calais pour ne pas avoir à se justifier du laxisme actuel face à une immigration illégale mais tolérée, pour ne pas faire face à ses responsabilités non prises, pour ne pas avoir à légitimer l’impossible, l’aberrant, c’est-à-dire la stockage et l’acceptation de populations étrangères clandestines sur notre sol.

Il y a comme un air de soumission à l’invasion actuelle des « gens du Sud »…

Il me semble reconnaître la mélodie de Raspail et de Houellebecq.