Pulpeuse débilité

Des milliers d’années d’évolution anthropologique, de la découverte de la roue, en passant par celle de l’agriculture, jusqu’aux avancées extraordinaires de Lavoisier, Avogadro, Volta, Mendeleiev, Watson et Crick, et j’en passe : pour arriver à cela !!!…

Des cohortes de jeunes filles (et de jeunes hommes…) dans un même élan frénétique sont prêtes à faire n’importe quoi, quite à se provoquer des lésions cutanées (« Bleus, ecchymoses autour des lèvres… le jeu tourne au massacre la plupart du temps. » dixit Le Parisien du 21 avril 2015), afin de ressembler à la dernière des cruches qui s’est faite remodeler ses lèvres à grands coups de dollars, en l’occurrence la peine pintade Kylie Jenner (depuis ses 14 ans… elle en a 16 aujourd’hui !) ! De la chirurgie « esthétique » pour une mineure sans pathologie faciale (seulement psychologique !)…

montage pulpeuse débilité

Prendre soin de soi, avoir une certaine discipline quant à sa tenue vestimentaire et accorder quelques importances à l’esthétique n’est pas blâmable. Par contre, que ces soucis d’apparence soient les uniques moteurs d’une existence et les seuls critères d’un groupe, là est le signe d’une grande décadence.

Vous aurez sûrement remarqué les nombreux adolescents se filmant dans leur chambre alors qu’ils sont sensés être au lit… laisser le téléphone portable (et l’ordinateur) à disposition des jeunes dans leur chambre (et à n’importe quel moment) démontre la négligence et le manque total de vigilance du monde adulte, a priori raisonnable, par rapport aux grandes difficultés d’un monde pubère à s’imposer des limites et à respecter des codes de bonne conduite.

En tous les cas, un bel exemple de cette religion du faux axée sur un égocentrisme démesuré (tout en selfie, je vous prie, et… en solitude bien entendu !), axée sur une nullité absolue devrais-je dire.

Le fantasme de l’anatidé !

Tout est dit…

Qu’a-t-on fait pour mériter cela ?…

Après un entraînement de rugby abrégé en raison du match Stade Français / Stade Toulousain qu’il ne fallait raté sous aucun prétexte, ceci à juste titre au vu de l’engagement auquel nous avons pu assister, je me suis mis à naviguer sur le flot de chaînes de la télévision.

Alors que j’étais dans un état de grande satisfaction après une victoire méritée du second stade qui s’est imposé à Paris pour ma plus grande joie sur le score de 21 à 12, en privant les adeptes des paillettes et des calendriers immondes du bonus défensif, je tombais par hasard sur « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ». affiche fait au bon Dieu

Le passage concerné débute à partir de l’examen par les gendres de Clavier des possibilités pour faire échouer le quatrième mariage mixte de la famille blanche entre la charmante Élodie Fontan et Noom Diawara (rien à voir avec le nom européanisé du film Charles Koffi !!… mais bientôt Noom Diawara ou Medi Sadoun seront considérés comme des noms typiquement européens !!…).

J’ai abandonné lorsque les deux futurs beaux-pères sortent complètement saouls du restaurant et tentent en vain de faire rire et de faire prendre conscience aux spectateurs qu’il y a encore peu de temps, certaines pâtisseries étaient désignées par l’appellation « têtes de nègres »… rendez-vous compte !!…

Je suis encore en train de me demander, au moment où je transfère avec désespoir ces quelques mots sur mon imac, comment plus de 12 millions de personnes ont pu dépenser leur argent pour aller voir ce navet !

Outre les sujets du film avec cette culpabilisation sur le racisme et ce martèlement du formidable multiculturalisme dont on nous bassine jusqu’à écoeurement, sommes-nous que quelques-uns à constater l’incroyable nullité du jeu des acteurs à 978x489-LeLab-Frederique-Bel-pose-nue-pour-Francois-Hollandecommencer par madame Lauby qui d’ailleurs porte un nom comme un aveu, puis par la brochette de pseudo-acteurs comme l’imbuvable Abittan qui ne fait rire personne ou la pauvre bécasse Bel qui fait sûrement carrière seulement grâce à sa jolie silhouette et ses soutiens politiques pour le Toutmou.

L’engouement pour ce film reste un mystère ! Je suis consterné !

Les dialogues sont pauvres et niais (quand je lis dans le Figaro du 13 juin 2014 que le réalisateur Jean-Marie Poiré a admiré les qualités d’écriture… cette perle confirme mon analyse !), les vannes pitoyables, le message idéologique basique et consternant usant des ficelles convenues qui sont en réalité d’énormes cordes donnant envie d’aller pendre tout ceux qui peuvent s’extasier devant un tel rebut cinématographique.

Au passage Jean-Christophe Buisson devrait à mon avis consulter tant il est aberrant de lire « C’est un film réussi qui a la grâce », « Bien écrit, bien réalisé, bien interprété », « Il est truffé de bons mots et de séquences cultes »,…

Pour une fois, je suis d’accord avec la critique du torchon gauchiste Les Inrockuptibles lorsqu’il explique qu’il s’agit d’« un cinéma sans goût, sans relief, dont l’absence de parti pris formel est à l’image de ce qu’il veut être et est : consensuel ». Je suis obligé d’abonder dans leur sens !

Le personnage de la mère avec son psy qui est exorcisée de son mal, le terrible repli sur soi, le manque de tolérance (comprendre pour ce dernier terme : l’acceptation de tout à tout prix) à l’aide entre autre d’un livre dont le titre n’aura échapper à personne, celui du livre de Bernard Stasi (lui aussi portant un nom explicite !) « L’Immigration : une chance pour la France » est le fer de lance de cette daube. C’est dire !!…

Un passage m’a marqué, et j’arrêterai là-dessus, lorsque les trois gendres se retrouvent au théâtre où se joue une pièce dans laquelle le futur marié de race noire tient un rôle. Ils sont en train de parler sans se soucier de l’inconfort généré pour leurs voisins, ils se fichent royalement d’autrui comme tout bon individualiste, et, en même temps que le « juif » mange comme un sagouin du poulet frit type KFC, il dit  «Ça fait bizarre, quand même un Noir chez Feydeau. – C’est moderne » (comme Heimdall dans Thor joué par Idris Elba, véritable révisionnisme culturel !). Juste après l’arabe se retourne énervé pour inquiéter le spectateur derrière lui qui veut le silence. Voilà trois mal-élevés qui mangent au théâtre, qui importunent les autres, qui menacent injustement un blanc et qui donnent vraiment l’impression d’être les derniers des imbéciles alors qu’ils ont des postes à responsabilités (avocat, banquier) : bel instantané d’une triste réalité, d’un lamentable effritement de la valeur des fonctions professionnelles et de l’effrayant disparition de l’élégance et du savoir-vivre français.

Doit-on comprendre alors que les clichés, sous-entendant qu’il est erroné de les généraliser à une catégorie de personnes, sont en fait les réels constats d’une véracité bien plus répandue que ce que l’on nous somme de ne pas admettre ?…

Je vous affirme qu’avec ce film, il n’y a aucune «banalisation de la parole raciste» (cf. article du Figaro), seulement une banalisation de la bêtise, du mauvais goût et de la niaiserie gauchiste idéologique, véritable guimauve indigeste !

Conflit bénéfique

« […] la guerre a été organisée entre les nations, et considérée comme une des formes de la justice; forme terrible, qui, c’est ma conviction et mon espérance, doit tomber peu à peu en désuétude, mais qui n’est pas moins essentielle à la constitution de l’humanité et à la manifestation du droit. »

Pierre-Joseph ProudhonLa pornocratie ou les femmes dans les temps modernes – 1875 (Librairie internationale, chapitre II Parallèle de l’Homme et de la Femme, p. 40 – Éd. A. Lacroix et Cie)

Un escroc français !… fuyons !

montage Fillon opportuniste

On apprenait dans le Figaro du 28 octobre 2014, il y a seulement 6 mois, qu’au cours d’une émission de radio d’Europe 1, le député François Fillon expliquait : « J’ai toujours refusé de participer aux émissions que je ne considère pas comme de vraies émissions politiques, où on mélange politique et amusement », à propos d’un programme à venir auquel ont participé des politiques tels que l’ex-ministre UMP Michèle Alliot-Marie ou l’ex-député PS Julien Dray.

Il s’agissait en l’occurrence de « Politiques Undecover » (n’oublions pas l’indispensable terme anglais donnant ce côté branchouille, hype, d’un concept anglo-saxon creux et vulgaire), une émission décrite ici dans le Le Point du 15 décembre 2014.

François Fillon dénigre alors le modèle d’émissions de plus en plus présent sur les chaînes télévisées et tente d’apporter un certain sérieux à l’image de plus en plus dégradée du corps politique.

Du vent !

En effet, le 15 avril 2015, le même bonhomme se déjugeait publiquement sans sourciller (nous l’aurions vu sans problème sinon !!) dans l’émission Top Gear de la chaîne RMC Découverte, présentée par l’inélégant et pitoyable acteur Philippe Lellouche.

Rappelons-nous les paroles de Fillon : « J’ai toujours refusé de participer aux émissions que je ne considère pas comme de vraies émissions politiques, où on mélange politique et amusement »…

Top Gear, une référence en terme d’émission politique sérieuse comme chacun sait…

Magnifique !

Ce François de l’UMP ressemble à celui du PS qui est un plus grand champion du changement de direction (et qui pourtant dit « garder le cap »… allez comprendre !) et de trahison de promesses.

f5.highresCes splendides exemples de manquement à la parole donnée me font penser à deux ouvrages que j’ai découverts grâce à Jean Tulard au cours d’une émission f4.highrestélévisée sur l’Histoire de France, émission dont le nom m’échappe.

Ces ouvrages regroupent, sur une période allant de l’Ancien Régime à la Restauration, les opportunistes pour le premier et les fidèles à des convictions ou à une parole donnée pour le second : « Le dictionnaire des Girouettes » et « Le dictionnaire des Immobiles« , numérisés chez Gallica (l’un faisant 444 pages et l’autre 50… différence tragiquement banale !).

La trahison et le manque de droiture sont, on le sait, des sports nationaux pour nos politiques et pour tous ceux qui exercent une quelconque responsabilité, quelle soit syndicale (une pensée spéciale pour Édouard Martin chez Atlantico du 18 décembre 2013…) ou associative (Jean-Luc Roméro passé de l’UMP au PS, Figaro du 7 décembre 2009, ou Sébastien Chenu passé de l’UMP au FN, Figaro du 12 décembre 2014).

Merci en tous les cas à François Fillon pour la visibilité qu’il en donne.

Arnaque moderne

« Le réac ne croit pas aux bienfaits d’une « culture pour tous » censée abolir dans les bourbiers du « dialogue » le privilège du penseur, de l’artiste, de l’érudit au profit des masses miraculeusement ouvertes à la créativité.

[…] Il ne croit pas que tout se vaut, cet article du crédo-moderne, selon lequel il est illégitime de hiérarchiser l’émotion esthétique. Entre Mozart et le rap, entre Vermeer et le tag, il discerne un fossé qualitatif.

[…] Si tout se valait, rien ne vaudrait sinon son prix aux étals du marché et il ne croit pas aux vertus civilisatrices du grand souk mondialisé. »

Denis TillinacDu bonheur d’être réac (Éd. des Équateurs, p. 79 et 80) – 2014