Liberté, j’écris ton nom…

« EUROPARIS-SUR-SEINE, 1er juin2029 Monsieur,
Nous avons fait constater par huissier de justice votre refus de participer à la fête du « Mariage pour tous » et à celle du « Méchoui Fraternel », soirées organisées par l’association de votre quartier « Balance ton Gaulois ».
Nous vous rappelons que vous êtes déjà sous le coup d’une procédure judiciaire pour avoir prononcé devant témoins les mots : « Gilets jaunes, anti-libéralisme, diesel, meeting, jeanne d’Arc, Napoléon, Nation, argent liquide, République laïque », mots interdits depuis le premier quinquennat de la Présidence de Danièle Bobono et que vous avez été également signalé pour non-respect aux nouvelles convenances orthographiques en employant le mot « le juge » au lieu de « la jugesse » et que vous vous êtes écrié lors d’une assemblée : « Regardez, il pleut ! » au lieu de « Elle pleut ! ». Ce qui vous a d’ores et déjà valu une forte amende (loi 15in xw1478 sur l’égalité des sexes).
Vous êtes également — coupable de fréquenter des blogs subversifs, — blâmable de propagande sur votre propre blog en faveur d’écrivains illégaux, comme monsieur Houellebecq réfugié en Irlande à l’issu de la publication de son dernier roman « soumission 2 », ainsi que l’auteur démoralisateur et insoumis : Michel Onfray, exilé et assigné à résidence à Caen.
Vous avez également affirmé que les livres : « Autant en emporte le vent », « La case de l’oncle Tom », « l’étranger » et « Les dix petits nègres » méritaient d’être à nouveau autorisés à la lecture, vous opposant ainsi à la juridiction de l’Assemblée des Sages Littéraires sous la présidence du philosophe Monsieur Leviferryboat.
Toujours dans le domaine de la culture, des voisins nous ont signalé que vous écoutiez en sourdine la chanson interdite du rocker Johnny Halliday : « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ».
Enfin vous faites preuve dans vos propos d’une ironie durable et inadéquate ; par exemple lors d’une réunion syndicale non-autorisée, il nous a été rapporté que vous avez prononcé la phrase suivante, tout à fait irrévérencieuse : « Dans certains pays les voleurs sont amputés. En France par contre, les voleurs sont députés. »
Une plainte générale vient donc d’être déposée auprès du « Centre de la Normalité et des Nouveaux Usages ». Vous serez convoqué au tribunal de la Bienséance, situé au n° 22 rue Castaner.
Signé : Madame La Ministre Grivote-Shiappate, chargée à la régulation des bonnes mœurs et de la dignité
« .

trouvé chez Le Lupus, un commentaire du 21 novembre 2020.

Familiarités

Un Oeil a publié un billet sur la déliquescence des conventions et des codes relationnels entre individus de nos sociétés occidentales… triste mais lucide constat !

« Dans la société sympa, les façons ne doivent plus empeser les rapports entre individus. Le patron tutoie, la serveuse appelle par le prénom, rien ne doit plus marquer de hiérarchie, de rapport, de réserve, et pour s’en assurer les plus enjoués forcent la décontraction lorsqu’elle est insuffisante. D’autorité, unilatéralement, d’entrée de jeu, ils abolissent les conventions de la courtoisie simplement parce qu’ils sont malhabiles à les employer.

Vous vous adressez au monsieur pour la première fois et il vous interrompt derechef : « Ah s’il te plaît ! Ici on se tutoie ! ». Votre politesse était somme toute raisonnable, conventionnelle, rudimentaire, mais le con cherche à s’en défaire avec fracas. Vous tenez la porte à la demoiselle, resservez son verre quand il se vide, marquez une délicatesse quelconque, et elle affiche en retour un rictus ou se renfrogne. Sans doute juge-t-elle l’élégance dépassée.

Dans tous les cas, ces forceurs de convivialité cherchent à vous faire vous sentir déplacé, maniéré, emprunté. Bien qu’en réalité ce soit l’inverse : c’est lui et non vous que la situation encombre, lui qui est engoncé dans ses rituels de décontraction, qui tient à faire la bise plutôt qu’à serrer la pogne, qui insiste pour qu’on se regarde dans les yeux au moment de trinquer… C’est lui qui tient à ce qu’on l’appelle Jérem’ plutôt que Jérémie ! Et c’est elle qui tient à ses convenances égalitaires comme à la prunelle de ses yeux, elle qui se décontenance si on ne les respecte pas scrupuleusement. Les attentions la mettent mal à l’aise parce qu’elle croit qu’il faudrait y répondre, que ces signes revêtent une signification autre que la simple application de la coutume.

Mais non : je tiens la porte et laisse le passage non pour flatter ou faire plaisir mais pour me faire plaisir, parce que j’aime à observer les us et à faire comme on m’a appris. Et non, on ne va pas se tutoyer ! Non que je sois guindé mais parce que je n’en ai pas envie, que je ne te connais pas encore ou que c’est à dessein que je maintiens une juste distance entre toi et moi« .

La suite ici

J’vais t’apprendre la politisse – émission sur la Cinquième (1998)

Un producteur de musique

nouratinbis

Alors que le monde occidental regarde d’un œil distrait les chrétiens du Haut-Karabagh, évincés, martyrisés et dépecés par les musulmans d’Azerbaïdjan aimablement appuyés par les troupes de l’État Islamique en rupture de Syrie, nous nous apprêtons, nous autres franchouilles, à entrer dans une phase plus ludique du confinement à la mords-moi le covid. On ne peut pas courir, en effet, plusieurs lièvres à la fois, les Arméniens, parlons clair, on s’en fout comme de l’an quarante avant le néolithique; pour nous ce qui compte essentiellement se sont les déclarations des Macron-Castex et les petits bouts de liberté que ces derniers nous lâchent au compte-goutte, un peu comme les morceaux de sucre qu’on refile parcimonieusement à Médor histoire de lui entretenir l’obéissante fidélité. Donc, nous allons pouvoir désormais faire nos courses de Noël et préparer quasi-normalement les fêtes de fin d’année. Certes Papy et Mamy devront-ils manger dans la cuisine, conformément…

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L’Absurdistan, eldorado des Afghans ?

marianne2016-1024x456« L’Absurdistan est un merveilleux pays vu d’Afghanistan. Notre pays de Cocagne accueille à bras ouverts ceux qui disent échapper à une guerre civile sans fin et à une oppression religieuse qu’ils n’osent pas combattre. 90 soldats français ont donné leur vie pour les y aider, et il faudrait applaudir les fuyards qui brandissent  des droits sans quitter des croyances et des moeurs aux antipodes des nôtres. Les “belles âmes” des puissantes associations humanitaires largement subventionnées s’inquiètent du sort des clandestins afghans renvoyés chez  eux. Elles sont scandalisées par l’énergie déployée par la police pour démanteler le camp installé par surprise place de la République. La schizophrénie française nous habitue à aligner des faits et des humeurs chaotiques. Un jour on est ému par un attentat commis par un immigré musulman, le lendemain, on pleure sur un Afghan vidé de sa tente dans un geste certes peu amène mais toutefois moins violent que ne l’aurait été une éviction opérée en contact physique. S’il est scandaleux qu’un citoyen français qui use de son droit de manifester dans son pays soit éborgné, un croche-pied à un individu qui n’aurait pas dû être là est le signe d’un agacement compréhensible, dissuasif, si tout le monde, ministre et défenseur des droits en tête, ne tombaient pas sur le râble de l’auteur… »

Source : L’Absurdistan, eldorado des Afghans ?

L’Absurdistan

Cela fait un moment que nous savons que nous n’habitons plus en France mais au Frankistan. Un magazine allemand parle aujourd’hui d’Absurdistan… il va falloir se décider !

Un certain nombre de nos concitoyens ont choisi, après le désastreux Flamby l’inactif, l’omnipotente Macronette qui n’a pas le bilan le plus mirobolant à mi-mandat (cf. “Macron, le flou et l’incertitude permanents”, entretien avec Agnès Verdier-Molinié, de Frédéric Paya et Marie De Greef-Madelin du 2 janvier 2020) et surtout, qui n’a fait que démontrer son incapacité à faire comprendre les quelques mesurettes proposées en usant et en abusant des ordonnances (cf. « Emmanuel Macron champion du recours aux ordonnances… derrière François Hollande » de Mathilde Damgé dans Le Monde du 10 juin 2019), preuve de son engouement pour le débat parlementaire et la démocratie. Je ne lui reproche pas son autoritarisme, attention ! Je lui reproche de l’être alors que partout il prône l’inverse et fait de beaux discours sur la démocratie, l’écoute de la population, etc. Je ne m’attarderai pas ici sur tous les débordements incontrôlés des deux côtés lors des trop nombreuses manifestations depuis sa prise de fonction (avec un nombres de blessés et de morts inacceptables : 11 morts et 4400 blessés dont 24 gilets jaunes éborgnés et 5 amputés de la main !, cf. « Mobilisation, blessures, arrestations… un an de gilets jaunes en chiffres » de CNews du 15 novembre 2019), ni sur son recours systématique aux fauteurs de troubles comme ceux du Black bloc ou son recours à la doxa « progressiste » gauchiste des minorités, sans parler de ses innombrables casseroles à la sauce Benalla, Laabid, Berrada, El Guerrab, Nyssen,… et j’en passe (avec une belle brochette de cette diversité si enrichissante !).

Bref… l’incompétence et l’attitude de petit monarque frustré et autosuffisant de Macronette sont épinglés dans un article en date du 14 novembre 2020 dans Le Point, dans lequel on apprend que « le magazine de centre gauche « Die Zeit » s’étrangle à la vue des règles « répressives » qui confinent, selon lui, à l’absurde en France« .

Cohérence en Absurdistan…

« Commerçants, restaurateurs, oppositions, élus locaux… L’exécutif doit faire face à la grogne d’une bonne partie des Français depuis qu’il a décidé de reconfiner le pays pour tenter d’enrayer la deuxième vague de nouveau coronavirus. Plus étonnant, les critiques dépassent même les frontières. Pour preuve, un article de l’hebdomadaire allemand Die Zeit, publié le 12 novembre, dézingue la politique sanitaire conduite par Emmanuel Macron et son Premier ministre Jean Castex.

Son autrice, la correspondante en France Annika Joeres, s’étonne notamment de voir les Français obligés de remplir une attestation pour aller chercher leurs enfants à l’école ou pour acheter du sirop pour la toux. Elle s’amuse aussi de voir la grande distribution obligée de retirer les produits dits « non essentiels » de ses rayons. Et Die Zeit de renommer la France : «  Absurdistan  ». 

La journaliste poursuit son réquisitoire avec un portrait au vitriol d’Emmanuel Macron, un chef d’État «  quasi monarchique  » qui régnerait en maître sur un Parlement déclassé au profit du conseil de défense. Comble de l’ironie selon le magazine : malgré ces règles répressives et ce président de la République omnipotent, la France compte plus de morts du nouveau coronavirus que la Suède qui, elle, n’oblige même pas ses concitoyens à porter le masque en toutes circonstances« .

Mindhunter

« I can’t seem to face up to the facts
I’m tense and nervous and I can’t relax
I can’t sleep ’cause my bed’s on fire
Don’t touch me I’m a real live wire… »

Talking Heads – Psycho killer – 1977 [Talking Heads: 77)

N.B. : la vidéo est tirée du film sur Jeffrey Dahmer, le monstre de Milwaukee, intitulé My Friend Dahmer (2017) et le titre est celui d’une excellente série, « ambiance 70’s », sur la création du service de profilage du FBI sur les tueurs en série.