Puisqu’on vous le dit ! c’est la fin !

« …Et pour ce qui est des nanas
J’ai même plus le courage de draguer
Quand je les emmène au cinéma
Je m’endors aux actualités
Faut dire que maintenant les starlettes
Ca devient micheton à dégommer
Quand elles cartonnent pas MLF
Elles vous allongent au karaté
Au karaté… »

Hubert-Félix Thiéfaine – La fin du Saint-Empire Romain-Germanique – 1978 (Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir)

L’aube dorée progressiste…

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Je propose en tant que fabuleux progressiste aux idées génialement novatrices de faire table rase du passé terriblement nauséabond et dans un élan des plus iconoclastes mettre au feu cette vieillerie qu’est la Déclaration des droits de l’Homme, honteusement mysogine et transphobique dans le titre, et de retirer ces trois termes dépassés au fronton de nos édifices publiques, sources d’individualisme et de fractures entre les splendides communautés si diverses qui composent notre chamarrée république !
L’abandon de ce texte religieux, véritable bible d’une caste affreusement conservatrice, sera la première étape d’une saine purge.
Viendra ensuite l’abolition des acquis sociaux qui eux aussi sont des concepts surannés, d’une époque que l’on souhaiterait révolue
nous rappelant les HLPSDNH…

Vive la flexibilité, la mondialisation, la marchandisation des biens et des personnes, vive l’abolition des frontières et la standardisation des peuples…
Rien ne vaut le progrès comme la pilule 3ème génération, le vaccin de l’hépatite B, le médiator, l’amiante et les OGM !!!….

Fier d’être dans le bon wagon de l’Histoire en marche, sans fantasmer un futur idéalisé, en bon progressiste, je suis toujours en mouvement, agité par de moult convulsions intellectuelles dans le vent qui font avancer la société, je vous le dis donc c’est sûr !

Amen !

Populaire : un gros mot ?…

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Le mois dernier, j’ai eu la chance d’aller voir un film populaire intitulé… « Populaire », donc.

Sa sortie plus que discrète m’avait mis la puce à l’oreille car j’étais au départ plutôt sceptique quant à aller visionner une histoire de presque deux heures sur une marque de machine à écrire !

En effet, le peu de tapage autour de ce film français m’inspirait confiance et me laissait entendre que le milieu du cinéma tellement mondialisé et détestant le popu, le beauf, le franzose ne voulait pas trop faire de la publicité pour un quasi documentaire nostalgique de la France d’avant.

Point de diversitude exagérée, point de beatniks ou de riders aux 18 chiens, point de mascarade défilant pour des revendications ahurissantes,… non, rien de la France d’après, la France d’aujourd’hui (mais il ne tient qu’à nous qu’elle redevienne ce qu’elle était ! et j’espère qu’il n’y en a pas pour longtemps…).

Cette réussite cinématographique bien que basée sur un scénario des plus convenus m’a offert une bouffée d’air frais (alors qu’il s’agit de la France rance aux relents vichystes,etc), j’y ai revu les décors de mes premiers films, les voitures dont me parlaient régulièrement mes parents, un esthétisme sobre et classique bien loin du fluo et du mauvais goût contemporain !

De plus, le jeu des deux acteurs principaux (aux noms affreusement francophones) est net, précis et sans bavure, sans parler de la bande-originale qui est simplement formidable avec entre autres la trop méconnue Jacqueline Boyer  et l’hymne amusant des secrétaires.

Je vous conjure de le voir dès que vous le pourrez !

Il s’agit d’un véritable antidote à la situation actuelle, d’un populisme génial… ah mince, encore un gros mot !

Histoire de Calcio storico fiorentino, histoire d’Hommes…

ahhh… Florence, capitale de cette belle Toscane, où l’on ressent à chaque angle de rue l’esprit des Médicis et de cette période si riche qu’est la Renaissance…

Avec son Ponte Vecchio, sa Galerie des Offices où se trouve entre autres  » La naissance de Vénus  » de Botticelli, son Palazzo Vecchio devant lequel on peut admirer la réplique du splendide  » David  » de Michel-Ange,…et… sa Piazza Santa Croce où se déroule le fameux Calcio fiorentino : Florence est riche de son passé et de ses traditions.

Histoire de Calcio storico fiorentino, histoire d'Hommes...

Histoire de Calcio storico fiorentino, histoire d'Hommes...

Histoire de Calcio storico fiorentino, histoire d'Hommes...

Forza Italia !

Oeil pour oeil, dent pour dent !

Telle était la devise d’un site, aujourd’hui, en sommeil et inaccessible (sauf en cache) : Frenchcarcan.
Le travail de Yann était d’une rare efficacité visuelle et pédagogique, une remarquable besogne tant sur la forme que sur le fond.

Pour ma part, il reste  un des meilleurs porte-étendards de la réacosphère et, je le dis avec un brin de nostalgie, il fait partie des premiers sites qui ont participé à me faire basculer un peu plus dans le camp du mal, des affreux nauséabonds que j’abhorrai il y a encore 6 ans, ancien gauchiste repenti que je suis.

Il est toujours actif sur dailymotion ici où l’on peut encore apprécié son talent et ses géniales ritournelles funky signant ainsi de façon originale ses petites perles de format mp4.

Après cette pause musicale allogène au groove indéniablement époustouflant, laissons là ces morceaux choisis et revenons à nos moutons, ou plutôt devrais-je dire : revenons à nous, moutons malgré nous, écrasés par le poids de la matrice mondialisto-libérale à propos de laquelle Frenchcarcan avait mis en avant certains de ses aspects dans un excellent montage.

En voici un autre pour finir (après, allez vous balader et vadrouiller sur la page Frenchcarcan de Dailymotion), qui est, à mon sens, un des plus aboutis avec en fond le court-métrage de Godfrey Reggio « Evidence » (oeuvre dérangeante et effrayante) sur une musique de circonstance de Philip Glass « Façades », avec à la fin un clin d’oeil à une série culte  » Le prisonnier « .

Merci Yann.

Art antédiluvien

Vernet_Horace-ZZZ-Angel_of_the_Death

Horace Vernet, un artiste archaïque que je conchie, à la norme classique trop normée dont les codes cryptomachistes et anti-laïques trop codés doivent être déconstruits…

bien loin du niveau de technicité et de l’intense beauté d’une peinture d’un artiste dans son temps, a priori dédiée à la DDE, ouverte sur un monde au développement durable humaniste…

Cr-Telot-62G…pour qui tout n’est qu’affaire de couleur, de surface, de stimulation visuelle, de clinquant et d’artificialité, en forme d’écho au monde contemporain… vaste programme !!!

il faut toujours beaucoup d’artifices linguistiques voire décoratifs pour rendre plein les oeVersailles-Koons-Balloon-dog-3uvres creuses et insignifiantes de mes trop nombreux contemporains dont le succès et l’importance ne sont dus qu’à un carnet d’adresse et un réseau social performant.

N.B. : photo de « Angel of the death » prise à l’Hermitage de St-Petersbourg – 2010