In vino veritas ?…

Oui, c’est souvent vrai que l’on se répand en confidences et en vérités de toute sorte lorsque la dose d’alcool acceptable a été dépassée mais là, il est sobre.

Utiliser une personne malade, dans l’espoir d’attendrir, de sensibiliser  une partie des spectateurs qui restent indécis avant les européennes de dimanche, relève d’un procédé lamentable des communicants de l’UDI pour lequel Borloo est forcément complice.

Faire croire que ceux qui sont contre l’Europe ne l’aiment pas (à partir de 5’11), n’ont pas le sentiment d’appartenir à une zone géographique commune, relève franchement d’un raisonnement binaire assez pitoyable et d’une mauvaise foi prévisible.

Votre peur du démantèlement de cette Europe vous fait dire des idioties (je ne parlerai même pas de votre maladroite et grossière stratégie de com’ faisant appel à Kennedy… consternant !).

Oui M. Borloo, je me sens européen, j’ai conscience de mes racines européennes mais avant tout, je me sens français et porteur d’une mission de transmission de cet héritage !

Non, M. Borloo, je ne veux pas de cette Europe actuelle qui n’est qu’un édifice artificiel de politiques et de financiers corrompus qui n’ont comme principe que l’uniformisation des peuples et de leurs habitudes .

Je suis contre les réglementations absurdes en terme d’hygiène, en terme de souveraineté, en terme d’éducation,… qui aboutissent partout à des tailles de concombres ou des couleurs de pommes identiques, qui m’obligent à avoir une plaque d’immatriculation aux couleurs d’une fédération que je ne veux pas,…

Olivier Berruyer énonce très bien ce ras-le-bol de normes inadaptées imposées (les normes sont une bonnes choses mais elles doivent correspondre au peuple qui devra les suivre). Par contre, je trouve dommage de faire des parallèles rapides entre Marine et les extrêmes… (il faudra un jour que l’on m’explique que, si le FN ou l’UKIP sont les extrêmes, à quelle catégorie appartiennent les Nazis, les Khmers rouges ou Al-Quaïda ??!!!…)

Nous ne voulons pas des États-Unis d’Europe comme le souhaite Laurence Parisot ou Matthieu Pigasse qui surfe sur la peur de la crise et des multinationales étrangères (surtout américaines), nous n’avons pas besoin de quelconques structures ou bâtiments à Bruxelles ou à Strasbourg pour que nous nous sentions européens.

Cohn-Bendit lui aussi est favorable à ce projet… C’est dire l’ineptie de cette solution !

Comme si les États-Nations ne pouvaient pas réguler la mondialisation par l’intermédiaire de leur représentativité à l’ONU !!!…

À quoi sert l’ONU à part de servir de tremplin à de multiples lobbies ?… Pourquoi créer une nouvelle fédération quant il existe déjà le plus important des organismes mondiaux qui aurait toutes les capacités pour éviter les crises entre pays ou les conflits d’intérêts entre multinationales qui entraînent souvent les peuples dans d’affreuses spirales ??..

J’invite à lire « L’Éloge des frontières » de Régis Debray à tous ces laquais de la finance et de la globalisation !

Pour terminer, M. Borloo, votre allocution est misérable, tout comme le projet que vous défendez ! Vous ne trompez personne !

Addendum du 20 mai 2014 :

Nigel Farage confirme le 17 avril 2013 à Strasbourg, avec l’aval de Frits Bolkenstein (qui mérite d’être écouté à mon sens, surtout suite à sa tribune du 9 juin 2005 dans laquelle il énonce sept conseils dont deux essentiels : l’égalité politique des citoyens n’existe qu’à l’intérieur d’un État unitaire et n’entamez pas les négociations avec la Turquie), que l’Europe est un nouveau communisme et un fantasme fédéral qui n’est plus viable !!

Idoles culturelles

« (…) De l’éloge de la main, puis de la célébration de sa maladresse, on passera à la délectation de ses propres déchets, de tout ce qui peut tomber du corps, des rognures d’ongle aux humeurs les plus diverses.

Cette hystérisation du statut de l’artiste, jouissant d’une parfaite impunité, dont tout geste, tout mouvement, toute production, y compris et surtout les productions organiques, seront adorés par des foules immenses de spectateurs, participent de cette idolâtrie (…).

Détachées de leur origine et de leur fonction, les oeuvres de nos musées sont devenues nos idoles. »

Jean Clair – L’hiver de la culture (Café Voltaire, éd. Flammarion, p.117) – 2011

Barry le fauve

 

Franz Peter Schubert – Piano trio mi bémol majeur op. 100 D.929, andante con moto – 1827

N.B. : L’oeuvre a été utilisée dans de nombreux films comme Barry Lindon de Stanley Kubrick ou Les prédateurs de Tony Scott et dernièrement par le groupe bobo à l’affiche de tous les magazines, Fauve pour leur chanson Voyou (que j’aime bien par ailleurs… désolé… 😉  bon, j’admets que certaines paroles m’exaspèrent quand même mais bon…)

Tyrannie légale

« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice, lorsqu’on va, pour ainsi dire, noyer des malheureux sur la planche même sur laquelle ils s’étaient sauvés. »

Charles Louis de Secondat de La Brède, baron de Montesquieu –  Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (chez Jacques Desbordes) – 1734

 

Le manifeste réactionnaire 2014

Le manifeste réactionnaire 2014

François d’avant pour ne pas confondre avec Fds a élaboré un précis (au titre évoquant l’ouvrage de Rioufol) sur ce qu’est être réactionnaire en 2014 selon lui.
Ce billet est intéressant et les commentaires qui lui sont associés itou, sachant que de nombreux intervenants sont les tenanciers avisés d’établissements de ma blogroll, c’est-à-dire des animateurs de l’horrible réacosphère tant décriée par nos amis gauchistes lecteurs de Libé et des Inrocks.
Voici deux remarques que j’ai laissé chez ce cher François :
1- le terme réactionnaire n’est pas à bannir à mon avis de notre champ lexical et veut tout simplement évoquer le fait que nous sommes « en réaction » au système de valeurs actuel, et que notre désaccord prend racine dans notre histoire, qu’il est fondé sur certaines valeurs séculaires issues du passé mais surtout issues de l’expérience des anciens après des siècles de réflexions.
2- comme il me semble l’avoir déjà écrit sur le blog de Skandal qu avait édité cette phrase de Romain Gary il y a un moment : « Le patriotisme c’est l’amour des siens, le nationalisme c’est la haine des autres. »
Il me paraît être une erreur que de mettre ces deux termes en opposition, il n’y a pas vraiment de différence entre eux.
Romain Gary n’a cherché qu’à faire un bon mot et il a réussi (il faut l’admettre, la phrase est assez réussie) mais sur le fond, il est dans l’erreur !
Il suffit d’aller voir les définitions de ces deux mots qui sont considérés comme synonymes.
Le patriotisme est en fait l’attachement sentimental à sa patrie se manifestant par la volonté de la défendre, de la promouvoir.
Le nationalisme est plus l’aspect doctrinaire du patriotisme, basé sur l’exaltation de l’idée de nation et sur la conscience d’appartenir à une même communauté par la langue, la culture…

Avatar de François (droite d'avant)La droite d'avant

Après le délire du manifeste lesbien de 1999, qui a si bien fonctionné depuis 15 ans, je vous soumets le manifeste réactionnaire 2014.

puf

Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. […] Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. (Saint Paul).

Humanité, Altérité

Nous récusons un quelconque sens à l’Histoire. Nous ne sommes pas pour l’émergence d’un Homme Nouveau, ni pour la résurrection d’un prétendu Homme Ancien. Nous sommes pour l’épanouissement de l’Homme, ici et maintenant.

La dignité de l’Homme est par essence supérieure au monde animal et végétal. Elle est aussi supérieure aux contraintes économiques ou aux envies privées.

L’épanouissement de la société se fait dans l’altérité sexuée. Nous réfutons l’indifférenciation comme principe général, qui mène à la guerre des sexes.

De la même manière, nous refusons…

Voir l’article original 758 mots de plus

Politique cordicole

« ll y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des événements. »

Honoré de Balzac – Les Illusions perdues (éd. Garnier-Flammarion, 1966, p. 590) – 1837-1843

ou nous pouvons trouver aussi : « Il y a deux histoires, l’une que l’on enseigne et qui ment, l’autre que l’on tait parce qu’elle recèle l’inavouable »