Phasianidés controversés

Actuellement sur Paris pour une semaine avec ma moitié et ma progéniture, j’étais la semaine dernière aux fêtes de Bayonne comme chaque année, excellent millésime soit dit en passant, où j’eus la fâcheuse surprise de découvrir la nouvelle publicité pour les volailles de Loué en rejoignant à pied l’épicentre des festivités.police-syndicat-poulet-fermier-loue_hd

Nous avions déjà pu constater le niveau 77876268_pplutôt très élevé des précédentes campagnes de promotion des fermiers de Loué, la finesse du message, la maîtrise du second degré (poulet pour policier, tracteur pour fermier : quelle justesse du message en 2012, quel effort de création pour ce message publicitaire qui a du demander de multiples réunions d’éminents cerveaux et qui a du coûter une somme indigne…).

Ce n’est pas que je sois opposé à la parodie, à la caricature des institutions, bien au contraire (et je reviendrai sur l’affaire de la guenon et Taubira dès que j’en aurai le temps), mais il faut, à mon sens, que celle-ci soit motivée par un message politique profond afin de dénoncer un évènement du moment.

Dans le cas de cet affichage grotesque, il ne s’agit que d’un dénigrement gratuit d’un corps de métier dévoué à la protection des civils et flattant trop facilement les instincts rebelles de mutin de quatre sous, tout en surfant sur l’antipathie actuelle envers les gendarmes  afin de générer a contrario une sympathie auprès du public ulcéré par la politique du chiffre des contrôles de vitesse (est-ce un hasard si cette publicité sort au moment où certains « génies » s’interrogent sur l’abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h ??!!!…).

Je comprends donc la colère de Christian Estrosi dans le Scan politique du Figaro le 1er août dernier (ici) dénonçant  « qu’une entreprise française fasse sa publicité en se moquant des policiers, en les tournant en dérision, c’est contribuer à l’action du gouvernement qui fait tout pour envoyer des signes à la délinquance pour affaiblir l’autorité de l’Etat ».

Dieu sait que je ne tiens pas ce politique dans mon cœur du fait de sa navigation confuse dans le marais des réformes sociétales, à l’image de son positionnement concernant la parodie d’union des invertis (contre le PACS en 1999 ce qu’il regrette aujourd’hui, s’abstient sur le pseudomariage des duos d’invertis puis à voter contre au final pour dernièrement se réjouir d’en célébrer un…une sacrée girouette ce garçon !), mais il faut reconnaître que, pour le coup, il est le seul parlementaire à monter au créneau bien que cette affaire semble de premier abord peu importante. Elle est tout de même symbolique de l’état de dégradation de la considération des citoyens envers leurs institutions.

Toujours est-il que les publicitaires nous confirment tous les jours leur bêtise et leur manque d’imagination.

Je ne peux donc résister au plaisir d’insérer la vidéo du sketch des Inconnus sur cette caste de « créatifs » superficiels et idiots.

Je trouve qu’au rugby, on est tout de même bien plus marrant !

coq-france-rosbeef-angleterre-pmu-publicite-euro-2012

De la nécessité d’hoplites

« Il convient effectivement, selon l’opinion de la plupart des gens que la Cité heureuse soit une grande cité; mais, même si c’est la vérité, ils ne savent pas ce qui caractérise un grand État et un petit; c’est, en effet, d’après l’importance du nombre de ses habitants qu’ils jugent de la grandeur d’un État, alors qu’il faut considérer moins le nombre que la puissance.Car une Cité, elle usai, a une fonction déterminée, et c’est la cité la plus capable de s’en acquitter qui doit être regardée comme la plus grande, au sens où l’on peut dire qu’Hippocrate, non comme homme, mais comme médecin, est plus grand qu’un individu qui le dépasse en taille.

Néanmoins, s’il faut décider eu égard au nombreuse habitants, on ne doit pas le faire d’après n’importe quelle multitude (les Cités, sans doute, comprennent forcément un bon nombre d’esclaves, de métèques et d’étrangers) mais, en ne tenant compte que de ceux qui sont une partie de la cité et dont un État se compose à titre d’éléments propres. C’est la supériorité numérique de ces éléments qui est le signée la grandeur d’une Cité; la Cité, au contraire, d’où sortent des travailleurs manuels en grand nombre, mais peu d’hoplites, ne peut pas être une grande Cité : une grande Cité et une Cité populeuse, ce n’est pas la même chose. »

AristotePolitique, Tome III, Livre VII (Éd. Les Belles Lettres, Paris, p.69-70) – 2002 [345/344 av. J.C]

Le hasard et la nécessité

Finalement, les tags de wordpress, en plus d’être d’une utilité incontestable en terme d’efficacité d’investigations virtuelles, permettent lors de leur enregistrement dans la petite fenêtre en bas à droite de s’interroger si ils sont adéquats, bien adaptés au sujet que l’on vient de traiter, et, accessoirement, permettant de rectifier l’inexactitude ou le contresens de l’idée que l’on s’était faite sur un mot.

Tel a été le cas pour le terme anglais « bluebird » de la dernière chanson de Frank Sinatra que je vous ai proposé .

J’étais convaincu que le volatile en question était la mésange bleue, autre passereau commun de nos régions…

Cette autopersuasion, mécanisme très courant chez les gauchistes, est un phénomène que je fuis dès qu’il pointe le bout de ses filets, et dont on peut se protéger par les lectures diverses et variées, en se cultivant à la moindre occasion et en utilisant, comme dans ce cas, la toile 3.0 dès que le moindre doute s’installe.

Ainsi, il me fut nécessaire de m’assurer si j’allais entrer le nom du bon passereau dans les tags correspondant au billet mélodique sus-cité.

J’ai alors découvert que le « bluebird » en question est un merlebleu (Merlebleu azuré sur le cliché ci-dessous, Sialia currucoides ou Sialia arctica très photogénique).

Mountain Bluebirds  Sialia artcia state bird of Idaho April 26 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

J’ai aussi eu la chance de tomber par le plus grand des hasards sur le site de Phillip Lott intitulé Phillip’s Natural World 3.0.

Ce photographe, au patronyme fluvial qui m’est loin d’être inconnu (malgré un « t » en trop), nous permet de faire une pause appréciable dans ce déluge de nouvelles soient insipides, soient désespérantes des actualités locales, nationales et mondiales.

Je vous propose donc quelques clichés des alentours du « Yellowstone National Park » pour vous faire une petite idée de son talent, en faisant par la même occasion un petit tour dans des états américains qui m’ont toujours fascinés et attirés (Idaho, Montana, Wyoming).

Ce billet me permet aussi de faire un clin d’oeil à mes lecteurs photographes comme l’excellent Eckodeath et son projet 52, ou Marcel et ses photos de notre magnifique territoire.

Tout d’abord, un couché de soleil sur l’Idaho…

Carey Idaho January 20 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

Puis, ma préférée, une ferme du Montana…

Lima Montana May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

et une maison de ferme du Wyoming…

Moose Wyoming May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

J’ai plutôt choisi des images d’habitations car le thème de la « cabane au fond des bois » m’est cher; rusticité, authenticité, labeur, splendeurs naturelles, rudesse, beauté, sacrifices, vérité du réel… autant de mots ou groupes de mots importants à mes yeux, reliant l’Homme à son environnement local.

Les deux dernières photos illustrent bien l’effondrement de nos civilisations occidentales auquel nous assistons, impuissants.

Aujourd’hui…

Ashton Idaho May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

Demain…

Monida Montana April 28 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

À part cela, il y a une multitude d’autres sujets qui sont abordés et qui sont superbement illustrés à l’instar du thème Snakes in a box

African Bush Vipers Atheris squamigera

Le hasard a parfois du bon ! Ce n’est pas Jacques Monod qui me contedirait…

(Là aussi, petit clin d’oeil amical… cette fois-ci, à mes camarades patriotes croyants)

,jionð0_¨`0_08BResolution

Le hasard et la nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Jacques Monod, Points essais, n°43 (244 pages), 1973.

Voeu pieux…

« Blue skies, smilin’ at me
Nothin’ but blues skies do I see

Bluebirds singin’ a song
Nothin’ but bluebirds
all day long

Never saw the sun shining so bright
Never saw things looking so right
Noticing the days hurrying by
When you’re in love, my how they fly »

Frank Sinatra (avec Tommy Dorsey et son orchestre) – Blue skies – 1941 [chanson écrite par Irving Berlin en 1926]

Éclosion de la tyrannie

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

PlatonLa République Livre VIII (Les Belles Lettres, Paris) – 2002 [315 avant J.C.]

Juncker menteur

montage poker JunckerDans le cadre de ce petit jeu, ce n’est finalement pas le menteur qui est le perdant mais bel et bien les nations européennes qui ont vu dernièrement la dictature européenne de Bruxelles placer à la tête de sa commission le cynique et vieux brisquard de Juncker (source Le Monde.fr avec AFP, 15 juillet 2014), après un « vote » sans surprise (un vote prévisible serait démocratique ?…) des eurodéputés  ne représentant que l’expression de ralliements intéressés et de tractations obscures.

56,2% de magouilles et de calculs carriéristes…

Ainsi la supercherie « démocratique » a été relatée dans Le Monde.fr du 13 juin 2014 (source) : « Selon les traités européens, tels que ratifiés par les Parlements nationaux, c’est aux chefs de gouvernement de l’UE qu’il revient de proposer le candidat à la tête de la Commission européenne – quoiqu’ils doivent « tenir compte » du résultat des élections au Parlement. Les députés européens se prononcent ensuite, à bulletin secret, sur cette candidature. Telle est la procédure limpide consacrée par le traité de Lisbonne, au terme d’une négociation tortueuse sur le bon équilibre entre Etats-nations et Parlement européen.

Or certains membres du Parlement européen ont inventé une nouvelle procédure par laquelle ils cherchent à la fois à choisir et à élire le candidat. Chacun des grands groupes parlementaires a présenté sa « tête de liste » pendant la campagne électorale, et il s’est entendu en coulisse avec les autres pour s’allier et soutenir, après le scrutin, la tête de liste du parti le mieux représenté.

Cette conception n’a jamais été débattue par le Conseil européen, elle n’a pas fait l’objet de négociations entre institutions européennes et n’a jamais été ratifiée par les Parlements nationaux. ».

Tout se déroule sans accroc dans le meilleur des mondes…

Poursuivons notre fable de la démocratie exemplaire avec notre pépé luxembourgeois qui, à partir de 0:19 dans la vidéo ci-après, ose expliquer que « when it becomes serious, you have to lie », juste après avoir lamentablement cherché (à 0:16) à se draper de vertu derrière les étiquettes magiques de démocrate-chrétien et de catholique (il ne doit pas très bien savoir de quoi il en retourne d’appartenir à cette obédience !…) ce qui rend d’ailleurs hilare une assemblée acquise à sa cause et consciente de la tromperie de ses propos.

Il a justifié tant bien que mal ses propos (il est un adepte des plaidoiries à rallonge afin de mieux diluer les faits et de bien noyer le poisson) à l’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle un journaliste revenait sur cette fameuse déclaration.

Sortie ou pas de son contexte, et peu importe la raison, un politique qui tient ce genre de propos sans vergogne, sur un ton sévère afin de convaincre son auditoire de la justesse de sa déclaration, donne une bonne idée de la qualité morale de l’orateur.

Celle-ci, d’ailleurs, a été déjà mise à jour l’an dernier avec le scandale des écoutes au Luxembourg (Le Parisien du 10 juillet 2013) l’obligeant à démissionner après un « règne » de 18 ans en tant que premier ministre… 18 ans… et on se gosse des dirigeants communistes ou africains ??…

et c’est ce type d’individu qui est placé à la tête de l’organisation européenne ??!!… au fond, c’est normal puisqu’il s’agit d’une organisation de type mafieux…

Je vous invite à aller creuser un peu plus la « question Junker » sur le site très instructif d’Odomar !!

En tous les cas, depuis sa désignation à son poste, l’intriguant Juncker se voit soutenu de façon plus marquée par moult parasites désireux d’obtenir ses faveurs, à l’instar du remarquable Pierrot qui ne tarit pas d’éloge le nouvel élu homme fort de l’Europe.

Forcément, Pierrot qui n’est plus ministre de l’économie et des finances depuis le 31 mars 2014 doit vite se retrouver un « boulot », bien qu’il vienne de retrouver son siège de député de la quatrième circonscription du Doubs (ahhh, le cumul bien pratique des mandats !!…) et d’hériter d’une « mission » indispensable à la France (et à quel prix ??!!… il faut bien entretenir sa nymphette Marie-Charline Pacquot de 30 ans sa cadette !!…) suite à un entretien avec le terrifiant matador Valls. Cette mission dont le tarif reste méconnu permettra à Pierrot de sauver son siège de parlementaire et de le laisser à son suppléant (évitant au passage « la tenue d’une législative partielle très risquée pour la majorité dans le contexte actuel de l’opinion »… comment ? vous avez parlé de l’intérêt supérieur de la nation ??… de l’intérêt des citoyens ??…  hum…).

Bref…

Ce poker-menteur permet de maintenir le cap (nous avons déjà entendu cela en hollandie me semble-t-il…) et de rester dans la continuité politique de Barrosso, fidèle affidé du mondialisme américanisé.

Malheureusement, ce cap est celui d’un gigantesque mur, celui de la raison et de la justice. Le retour au réel sera brutal et douloureux…

Décidément, je préfère largement la belote avec mes ami(e)s !…