Uomo fascista

« […] nous avons pu voir ainsi, depuis vingt ans, naître un type humain nouveau, aussi différencié, aussi surprenant que le héros cartésien, que l’âme sensible et encyclopédiste du dix-huitième siècle, que le « patriote » jacobin, nous avons vu naître l’homme fasciste.

Peut-être, en effet, comme la science distingue l’homo faber et l’homo sapiens, peut-être, faudrait-il offrir aux classificateurs et aux amateurs de petites étiquettes cet uomo fascista né en Italie sans doute, mais qui peut réclamer, lui aussi, la désignation universelle de l’entomologie latine. »

Robert Brasillach –  Notre avant-guerre (Éd. Plon, Paris, p. 235) – 1941

Conception démocratique gauchiste

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Liberté d’expression vs tolérance gauchiste

Décomposition occidentale

« […] nous ne vivons pas aujourd’hui une krisis au vrai sens du terme, à savoir un moment de décision.

[…] Nous vivons une phase de décomposition.

Dans une crise il y a les éléments opposés qui se combattent- alors que ce qui caractérise précisément la société contemporaine est la disparition du conflit social et politique.

Les gens découvrent maintenant […] que l’opposition droite/gauche n’a plus aucun sens : les partis politiques officiels disent la même chose, Balladur fait aujourd’hui ce que Bérégovoy faisait hier.

[…] la décomposition se voit surtout dans la disparition des significations, l’évanescence presque complète des valeurs. Et celle-ci est, à terme, menaçante pour la survie du système lui-même.

Lorsque, comme c’est le cas dans toutes les sociétés occidentales, on proclame ouvertement (et ce sont les socialistes en France à qui revient la gloire de l’avoir fait comme la droite n’avait  pas osé le faire) que la seule valeur est l’argent, le profit, que l’idéal sublime de la vie sociale est l’enrichissez-vous, peut-on concevoir qu’une société peut continuer à fonctionner et à se reproduire sur cette unique base ? »

Cornelius CastoriadisLa montée de l’insignifiance (Éd. du Seuil, coll. Points Essais, p.106 et 107) – 1996

Procréation salvatrice pour l’Occident

« En Occident nous ne pouvons concevoir l’humain que dans cette dualité du temporel et du spirituel.

Tout l’édifice de notre prospérité mentale repose sur cette convention. Notre esprit est enraciné dans la matière et nous ne pouvons vivre que dans l’organisation savante des esprits animaux entreliés aux facultés de l’âme.

Cette loi édicte que l’homme aura la volonté de multiplier ou bien qu’il ne pourra se maintenir à l’étiage, mais que promptement il diminuera comme s’il y avait en lui la détermination de s’anéantir.

Cette loi est la promesse même faite à notre espèce, notre pacte d’alliance avec les forces du monde, la souche patriarcale de l’empire humain. »

Pierre Drieu La RochelleMesure de la France (Éd. Grasset, Les Cahiers Verts sous la direction de Daniel Halévy, 4610e exemplaire vergé bouffant, p.21 et 22) – 1922

Schizophrénie gauchiste

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Avant : « Le fait que Trump et ses partisans n’accepteraient pas les résultats des élections est franchement antidémocratique… »

Après : « Il n’est pas mon président !! »

d’autres dessins de Rick ici

Le rebelle progressiste

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Liberté réelle contre individualisme et minorités

« L’homme, dans sa dualité essentielle, est libre non pas lorsqu’il libère ses instincts, mais lorsque, par un effort sur lui-même, il tend vers plus d’humanité. […]

Dès lors, gouverner c’est contraindre, conduire les hommes collectivement dans des voies et vers des objectifs qui ne leur sont ni naturels, ni clairement perceptibles, ni conformes à leurs aspirations immédiates.

Le gouvernement, c’est donc bien la répression au sens où l’entend Freud […]. Et l’existence d’un État de droit, seul susceptible de garantir la liberté concrètement, suppose qu’au nom de l’ordre l’on pose une limite à la prolifération des droits subjectifs, qui mène à l’anomie. »

Jean-Philippe Vincent« Qu’est-ce que le conservatisme ? » (Éd. Les Belles Lettres, coll. Penseurs de la Liberté, Paris, p. 20) – 2016

Le triple verrouillage de la souveraineté populaire

« Au-dessus de la souveraineté populaire, les élites considèrent qu’il y a une rationalité supérieure dont elles estiment être dépositaires. Non contente de mettre en place des formes procédurales de détournement de la démocratie, la classe dirigeante s’est assurée que l’exercice même de cette post-démocratie serait vidé de toute substance par deux autres moyens.

Il y a d’abord le contrôle juridictionnel, le gouvernement des juges via le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel – que Sarkozy a renforcé avec la question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Or les juges ne procèdent d’aucune souveraineté populaire, ils ne sont pas élus, à la différence des États-Unis. C’est la loi au-dessus de la loi. Le contrôle juridictionnel est devenu l’un des outils de dénaturation de la démocratie au profit des classes dominantes. Si le peuple a exprimé un point de vue contraire à ce qu’on estime être l’État de droit, l’oligarchie est en situation de le réformer.

Autre détournement qui achève de verrouiller le système : l’invention du mandat social, pour reprendre la formule de Shmuel Trigano. Le mandat social – c’est-à-dire l’utilisation des minorités comme outil de contrôle de conformité idéologique – prime sur le mandat électoral. Ainsi les minorités agissantes se sont-elles arrogées une capacité illimitée à contester, à paralyser, voire à annihiler, grâce à de puissants relais des médias, toute mesure qui leur déplaît quand bien même serait-elle l’expression de la volonté majoritaire.

En résumé, un triple verrouillage a mis sous séquestre la souveraineté populaire : le verrou du système électoral, le verrou du contrôle juridictionnel, le verrou du contrôle moral. »

Patrick BuissonRevue Éléments, Novembre-Décembre 2016, n° 163, p. 10 – 2016

Propagande médiatique

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Catin cordicole

« Le mot de démocratie a déjà tellement servi qu’il a perdu toute signification, c’est probablement le mot le plus prostitué de toutes les langues. »

Georges BernanosLa liberté pourquoi faire ? (Éd. Gallimard, coll. Folio, Paris, p. 95) – 1953 [1995]