Mater fecunditatis

Montage fécondité

2 représente la fécondité française en métropole en nombre d’enfants par femme en 2012 selon l’INSEE.

En la comparant aux autres pays européens ou aux États-Unis, nous avons le taux de fécondité le plus élevé en ces dures périodes de crise mondiale. Soit, mais il faut toujours analyser des données dans leur(s) contexte(s) pour que leur(s) signification(s) ne soi(en)t pas biaisée(s).

201313_fecondite_france

Fécondité France depuis 1902 INSEE

Ainsi, cette constatation qui devrait nous réjouir et nous rassurer est l’arbre qui cache une forêt bien dense, celle de la place de la maternité et de la femme dans notre société moderne, celle du rapport parents/nouveau-né face aux carrières professionnelles (congés maternité et/ou paternité), celle du grand remplacement (forte fécondité allogène sur le sol français), etc.

En fait, si on insiste en général sur cette « performance biologique », la réalité est bel et bien une baisse continuelle de cette fécondité depuis la fin de la guerre. Associée à une hausse continuelle des effectifs immigrés, clandestins ou non, du fait des aléas économiques du monde globalisé et du regroupement familial instauré en 1976 par une troïka scélérate composée de Valéry Giscard d’Estaing, de Jacques Chirac et de de Michel Durafour, on se rend compte que la notion de grand remplacement n’est pas un fantasme ou un mythe.

François Héran, président de la European association for population studies (EAPS) et ancien directeur de l’INED de 1999 à 2009, précise, sur le site Atlantico, dans un article du 29 mars 2013 « Les vraies raisons de la fécondité française », quelques unes des raisons de cette prolificité humaine et indique entre autres :

« […] la fécondité au cours des études est en très net recul. L’une des particularités françaises est notamment que nos femmes ne s’arrêtent que quelques mois pour leurs grossesses alors que dans de nombreux pays, les mères s’arrêtent plusieurs années même pour un seul enfant. […] une légère surfécondité des familles les plus aisées et de celles étant les moins aisées. Au milieu, se trouvent les classes moyennes qui font moins d’enfants.

[…] Il y a une contribution de l’immigration assez forte au nombre des naissances mais assez faible au taux de fécondité. […] Sans les mères étrangères, on aurait 1,8 enfant par femme au lieu de 2. 

[…] Le taux de fécondité de l’immigration maghrébine est également maintenant très proche du taux français. Dans tous les pays du Maghreb, on avait 7 enfants par femme dans les années 70, alors qu’on en a à peine plus de 2 maintenant. C’est chez les migrants d’ Afrique subsaharienne que l’on trouve des taux de fécondité encore relativement élevés, mais pour l’instant la migration africaine, très concentrée dans la région parisienne, est modérée par rapport à la France entière. Les flux les plus importants de migrants que la France reçoit chaque année viennent du Maghreb, ce qui explique que l’impact sur la fécondité reste faible. […] »

On pourrait approfondir encore le sujet en fournissant d’autres explications à ces phénomènes mais aujourd’hui, ce qui m’a intéressé, c’est la réflexion sur le rôle des femmes face à ce déclin démographique insidieux, réflexion abordée le 28 mai 2010 lors d’un colloque à l’Assemblée nationale, organisé par Yves-Marie Laulan, fondateur de l’Institut de géopolitique des populations.

Yves-Marie Laulan a une préoccupation majeure : il craint que les déséquilibres démographiques entre Français de souche européenne et immigrés ne déstabilisent la société. Un sujet tabou. Mais un vrai sujet qu’il aborde avec constance sous ses deux faces : l’immigration étrangère d’un côté, la fécondité euro-française de l’autre.

Ainsi, lors de ce colloque, il a donné la parole à des femmes, partant du principe que ce sont elles qui au premier chef donnent la vie. Elles eurent le concours de deux intervenants masculins : celui à l’origine du projet et Christian Vanneste.

Disons le tout de suite ce colloque (dont Polémia met en ligne les actes) est une formidable réussite. Incontestablement Yves-Marie Laulan a réuni un panel de femmes exceptionnelles : de belles intelligences, des cœurs généreux, des corps féconds. Et une approche polyphonique de la question posée.

Catherine Rouvier : le caractère divin de la fonction maternelle

D’emblée Catherine Rouvier pose le problème du sens de la maternité : « l’incommensurable noblesse, le caractère essentiel et quasi divin de la fonction maternelle, encore perceptibles dans les sociétés moins développées, moins matérialistes, moins mécanisées, ne sont plus perçus dans nos pays présumés civilisés. »

« Pire, elle est cachée comme une survivance des temps anciens, une faute de goût, que ne commettent plus des femmes libérées, une occupation subalterne pour femmes désœuvrées, une preuve d’esclavage, la conséquence désastreuse d’une éducation encore fondée sur le schéma périmé de la différence homme/femme. »

« C’est cette mutation de l’idée de maternité qui, autant et peut-être plus encore que les causes matérielles, scientifiques et techniques, est à l’origine de cette baisse drastique de la natalité. »

Catherine Rouvier énumère ensuite ce qui lui paraît nécessaire à la restauration de l’image de la maternité : « dire la sensualité de la maternité ; refuser la dictature du préservatif ; refuser le risque de la (trop) longue attente du « quand je veux » ; refuser d’être complice de la disparition de notre civilisation bimillénaire ; refuser la disparition programmée du dimanche ; refuser la solitude individualiste des sociétés urbanisées. »

Jeanne Smits : l’image matérialiste de la maternité dans les médias

C’est évidemment une image différente de l’amour, de la famille, de la maternité, de la vie qui est donnée dans les médias. Et d’abord par le premier d’entre eux : le livre scolaire qui dissocie radicalement sexualité (pour le plaisir individuel et quelque soit le ou la partenaire) et procréation ; et c’est ce message tronqué et faux qui est constamment répété depuis l’âge de 12/13ans.

Jeanne Smits poursuit sa critique en analysant les magazines féminins. Elle y trouve que « L’image de l’enfant et de la maternité (y) est plutôt positive, mais (qu’) elle privilégie l’image d’un enfant objet. C’est l’enfant pour soi.(…) Si on regarde l’image de l’enfant dans les médias, il ne s’agit pas d’un autre qui est accueilli, mais de celui que l’on peut se permettre d’avoir, que l’on va habiller et élever selon des normes qui en font ce que les Anglais appellent un status object (un objet de statut). »

Enfin « Il y a une image de la maternité qui est complètement ignorée, médiatiquement parlant, que ce soit dans la presse glamour, dans les émissions télévisées, dans les téléfilms ou au cinéma : l’image positive de la mère au foyer, de la mère de famille nombreuse. »

Christian Vanneste : le poids des idéologies, relativiste, culturaliste, marxiste

Député mais aussi philosophe. Christian Vanneste a mis en exergue du colloque trois causes idéologiques à la situation actuelle:

– Le relativisme «c’est à dire la volonté, quasiment entropique, de nier toutes les différences»;
– La mécanique marxiste qui, appliqué au féminisme, «a remplacé la lutte des classes par la lutte des sexes»;
– Le culturalisme «qui tend à nier complètement la dimension biologique, génétique; naturelle de l’humanité pour prétendre que tous nos comportements sont dictés par l’éducation, par l’environnement culturel».
Et le député philosophe de conclure son propos par deux recommandations, « deux mariages » : celui de la génétique et de l’éducation celui de l’égalité et de la différence.

(l’intégralité de l’article est ici).

Réforme pénale

« La peine de mort a ce grand avantage que peu d’hommes se vouent à ses fonctions odieuses et avilissantes. Il vaut mieux que ces agents déplorables d’une sévérité nécessaire […] se consacrent à l’affreux emploi d’exécuter quelques criminels, que si une multitude se condamnait à veiller sur les coupables et à se rendre l’instrument perpétuel de son [leur] malheur prolongé. […] Cette considération me porte à rejeter la détention perpétuelle. Elle corrompt les geôliers comme les détenus. Elle accoutume les prévenus à une férocité capricieuse. Elle est inséparable de beaucoup d’arbitraire. Elle peut couvrir de son voile une foule de cruautés. »

Benjamin ConstantPrincipes de politique (Hachette Paris, coll. Pluriel, p.166) – 2006 [1806]

Genre, homosexualité et multiculturalisme

« La diète, injections et injonctions seront combinées, très tôt afin de produire des caractères et des sortes de croyances que les autorités considèrent désirables et toute critique sérieuse de la société deviendra psychologiquement impossible. »

Bertrand Russell – The Impact of Science on Society (London: George Allen & Unwin.) – 1952

Tyrannie légale

« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice, lorsqu’on va, pour ainsi dire, noyer des malheureux sur la planche même sur laquelle ils s’étaient sauvés. »

Charles Louis de Secondat de La Brède, baron de Montesquieu –  Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (chez Jacques Desbordes) – 1734

 

Misère morale

Voyant le temps défiler à une allure impensable comme je le constate régulièrement, j’ai décidé de reprendre et d’achever un article démarré en décembre !

Comme en parle Émile Durkheim ici, le monde occidental atteint un niveau de misère morale, de lamentable perversion normalisée et de sexualisation outrancière jamais vu depuis les temps de décadence antique.

Il n’y a pas une journée sans son lot d’imagerie licencieuse, de provocations aux comportements libidineux et d’exemples à toute heure de promotion de comportements déviants ou dépravés.

Que ce soit par l’intermédiaire de publicités indignes pouvant passer à la télévision à des heures de grande écoute avec des enfants s’imprégnant comme des éponges des messages subliminaux ou non…

(des publicités soit au message direct

pub lamentable

soit au message suggéré et vulgaire)

et cela ne date pas d’hier

ou que ce soit au travers de l’actualité « politique » avec des propositions aberrantes comme celles, habituelles, de l’inverti Bergé qui veut des capotes dès le collège, ou celles de ses amis gauchistes qui introduisent le genre dès l’école avec l’ABCD de l’égalité afin de « déconstruire » (ça, détruire, ils aiment et savent faire !!) des schémas sociaux, des déterminismes familiaux trop forts et dès le collège avec un film comme Tomboy au programme du collège avec un dossier pédagogique plus que contestable (campagne « Collège au cinéma » du CNC et du ministère de la propagande de l’éducation) sans parler de la TVA sur les préservatifs ou les actions féministes des demeurées FEMEN qui sont de drôles de sal**** (merci Défrancisation !).

1470366_10152044283354875_1384203494_n

eloise-bouton-madeleine

ou encore que ce soit par des comportements consumméristes d’une partie de la population a priori de plus en plus nombreuse au vu de la prolifération des magasins dédiés aux objets de plaisir sexuel (les fameux sexshops de moins en moins confidentiels) ou à l’intérêt croissant des catalogues classiques de vente par correspondance (La Redoute avec en section bien-être 849 articles sur 22 pages de sextoys contre 15 pages pour les blousons hommes ou les luminaires, les 3 suisses avec 96 produits sur 2 pages,…)

montage misère sexuelle

Tout se vend pour des pratiques incroyablement déviantes ou tout simplement ahurissantes, et aux propriétés vomitives en ce qui me concerne…

montage objets déviants

et là aussi, cela ne date pas d’hier…

vibromasseur-ancien

Cet assouvissement consummériste qui tombe dans la dégénérescence mentale avec les poupées en silicone pour lesquelles leurs propriétaires vouent une affection délirante et ont un comportement digne des plus grands asiles psychiatriques de la planète !!! mais là encore, bientôt, ce type de comportement sera normalisé, banalisé…

(notons au passage, une interdiction de moins de 10 ans pour le moins hallucinante au vu du sujet traité !!!)

Ainsi, comme le signale l’Observatoire de la Christianophobie dans un billet intitulé « Une parodie abjecte de la Nativité » (information dont j’ai pris connaissance via le Salon Beige), la misère morale s’affiche partout et devient une sorte de « lien social », un pitoyable critère de reconnaissance sous couvert d' »esprit d’ouverture » et de « libertés individuelles » qui amène à élaborer des affiches prévenant d’un événement douteux au titre explicite et bassement provocateur « Sodomize me », reprenant sans originalité le misérable slogan des Guetta « F*** me i’m famous » inventé en 2001 pour les soirées au Pacha à Ibiza.

Fuck_Me_Im_Famous-450x236

Nativité détournée Must club Noël 2013

Il m’est toujours très difficile de prendre la décision d’évoquer ce genre d’affaire étant tiraillé entre le sentiment de colère m’invitant à dénoncer cette immondice et la crainte de faire une publicité inutile et presque flatteuse  à une brochette de dégénérés qui sont la honte de la France et du monde occidental.

Mais comme le clamait partout l’agaçant Stéphane Hessel, il est nécessaire de s’indigner dont acte, je m’exécute !

Dans cet exemple, tiré parmi une multitude de déchets graphiques et publicitaires encombrant la toile virtuelle, rendez-vous est donné à la jeunesse ligérienne des alentours de Bellegarde-en-Forez pour fêter d’une bien drôle de façon la naissance d’un illustre personnage…

Soirée Must Club Nativité détournée

Comme a pu le dire très justement Alain Touraine  : « Une société qui ne pense pas ne peut que s’enfoncer dans la décadence, lentement ou brutalement »…là, c’est un des à-coups brutaux d’une réalité française dont une part de la jeunesse ne pense plus, cherche à faire les plus grosses fêtes avec au menu, si possible, les activités de débauche les plus poussées (cf. slogan « trash – no limit », et en anglais s’il-vous-plaît !).

montage Must décadent

Je vous indique l’adresse de ce cloaque pour leur faire une publicité de tous les diables et surtout, allez donner votre avis sur google pour leur expliquer votre façon de voir les choses.

Pour ma part, c’est fait !

adresse Must club

avis google Lebuchard 22-12-2013Qu’ils finissent tous comme cette poupée en latex !!!

L’obsolescence programmée de la décadence cordicole !

montage poupée crevée

Horticulture cordicole

« La traditon et l’avenir. – Laudator temporis acti ? Que m’importe donc le passé en tant que passé ? Ne voyez-vous pas que lorsque je pleure sur la rupture d’une tradition, c’est surtout à l’avenir que je pense ? Quand je vois se pourrir une racine, j’ai pitié des fleurs qui demain sécheront , faute de sève. »

Gustave ThibonNotre regard qui manque à la lumière (Éd. Fayard) – 1970

Misère, misère….

« Il est certain que, à tous les degrés de la hiérarchie sociale, le bien-être moyen s’est accru, quoique cet accroissement n’ait peut-être pas toujours eu lieu selon les proportions les plus équitables. Le malaise dont nous souffrons ne vient donc pas de ce que les causes objectives de souffrances ont augmenté en nombre ou en intensité; il atteste, non pas une plus grande misère économique,  mais une alarmante misère morale. »

Émile Durkheim – Le suicide (Presses Universitaires de France, coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine, p.445) – 1960