« …Comprenez la douleur Qui lui meurtrit les côtes Ce n’est pas de sa faute Au pauvre blanc Il ne peut chanter en mesure Il a bien une tessiture Mais n’a pas le jazz, le jazz dans la peau Le pauvre blanc n’a pas de tempo… »
Jean Yanne – Le pauvre blanc – 1965 (Rouvrez les maisons closes)
Décidément, il n’y a pas une semaine sans que nos zélites supraphénomales nous pondent une bricole qui, selon l’humeur du jour, nous fera désespérer du niveau consternant de nos dirigeants ou alors nous fera éclater de rire face à autant d’incompétence et d’incurie dans la gestion de la nation.
En dehors de l’énorme camouflet que le matador Valls et son caniche à lunette Cazeneuve ont pris en plein museaux à Marseille, ce qui me met bien en joie en cette fin de soirée surtout après l’impayable billet de Lenonce à ce sujet, nous apprenons dans LePoint du 10 février 2015 que « Stéphane Tiki, camerounais sans titre de séjour mais qui assure avoir fait une demande de naturalisation française, a annoncé qu’il se mettait « en congé » de la présidence des Jeunes Populaires de l’UMP, poste qu’il occupait depuis décembre. La décision du jeune homme de 27 ans fait suite à un article du Canard Enchaîné à paraître mercredi selon lequel il vit en France depuis dix ans et est sans papiers. Une affirmation « inexacte et mensongère », affirme l’intéressé, sans pour autant dire qu’il est en règle. »
Le type dit représenter le premier parti de France, paraît-il, et il est hors-la-loi depuis dix ans !!
Nul n’est censé ignorer la loi et « en tant qu’étranger, il peut bien entendu être président des Jeunes Populaires, mais ne peut en aucun cas prétendre à des fonctions électives. » rappelle l’article.
Les dirigeants de l’UMP qui l’ont choisi sont des nuls, de véritables brêles.
Deux heures et demi avant la décision du jeune sans-papier, LeScan du Figaro du même jour nous révélait que « l’ex-ministre UMP Thierry Mariani s’agace : «J’ose espérer que c’est une mauvaise blague. Je ne comprends pas qu’il ne soit pas français. C’est la moindre des choses pour être à la tête des Jeunes UMP». Celui qui est aussi député dit être «sans voix» et regrette le «grand amateurisme» de la direction de l’UMP «qui doit se poser des questions». «Décidément, il se passe toujours quelque chose à l’UMP», conclut le parlementaire.
Même constat de Philippe Gosselin, député UMP de la Manche: «L’UMP, ça va bientôt être comme dans le vieux slogan publicitaire des galeries Lafayette: ‘à tout instant, il se passe quelque chose’! Sauf que les problèmes sont actuels et le slogan ancien! Cherchez l’erreur!», a-t-il déploré, bravache. ».
Finalement, il ne s’agit donc pas d’une blague et nous sommes bien en face d’un bien bel amateurisme.
Nos politiques tant à gauche qu’à droite nous fournissent la preuve toutes les semaines, si besoin en était, qu’ils sont inaptes à gouverner, sans une once de bon sens, que certains relèvent tout simplement d’instituts spécialisés pour attardés mentaux.
Les politiques se plaignent constamment du manque d’intérêt des citoyens français pour la chose politique mais ils sont les premiers responsables de cette défiance.
Depuis des décennies, ils scient la branche sur laquelle ils se sont tous regroupées pour se gaver des fruits dont elle regorgeait mais aujourd’hui, ils arrivent en bout de taille et les fruits sont tous pourris.
Vivement que tous ces faisans se ramassent les becs par terre et que l’on fasse une belle brochette !
Pour une fois que dans un périodique du camp du bien, je trouve un article plutôt correct qui reste simplement dans le constat malheureux d’une transformation, bientôt irrémédiable, de notre patrie française, à de nombreux niveaux tant linguistique que social et culturel.
Quelle ne fut pas ma surprise ! Je peux vous dire que j’ai été saisi !
Dans le dernier numéro de Valeurs mutualistes n°294 de Janvier/Février 2015, le magazine des adhérents MGEN (hé oui, ma femme est professeur des écoles…) et des lieux de commodités où il est consulté lorsqu’il n’y a rien d’autres à lire, je suis tombé par hasard sur un article concernant l’usage de notre si belle langue : le français. Je le précise pour ceux qui auraient des doutes…
Entre les sempiternelles campagnes de propagande du multiculturalisme et du vivre-ensemble (ce dernier n’étant pas forcément une mauvaise idée mais tout dépend avec qui !…), j’ai découvert ce titre « Du français, à tort… et à travers« , accompagné d’une courte mais alléchante introduction : « Anglicismes, pléonasmes,apocopes… maltraitée au quotidien et dans les médias, la langue française reflète notre rapport à la règle. Et notre conception du monde. ».
Comment une revue aussi représentative de la bien-pensance gauchiste, à l’image de ce détestable « je suis Charlie » et à son évidente adhésion obligatoire sous-entendue, puisse aborder un thème aussi réactionnaire que l’identité linguistique, et au travers de cet immonde sujet, l’identité nationale qu’il sous-tend ??!!…
Assisterions-nous à une alarmante et désastreuse lepénisation de la rédaction de Valeurs mutualistes face à laquelle un front républicain devient une nécessité absolue ???….
Finalement, et plus sérieusement, là aussi, faut-il y voir un signe d’une certaine prise de conscience du milieu bobo-gaucho quant à la dérive, très accentuée ces dernières années mais effective depuis la fin de la seconde guerre mondiale, vers un abandon total de ce qui fait France, ses frontières, ses traditions et surtout sa langue ?…
Une soumission linguistique avant la grande dissolution dans un monde globalisé anglophone…
Toujours est-il que la brève mais pertinente analyse de cette revue, faite quant à un emploi à tord et à travers de notre outil de communication oral, nous indique :
« Mot de l’année 2013, selon l’Oxford English Dictionnary : « selfie ». Dérivé de l’anglais « self » (signifiant « soi »), il désigne un autoportrait, seul ou accompagné, réalisé à l’aide d’un téléphone mobile ou d’une tablette. Entré l’an dernier dans les dictionnaires, ce terme très à la mode illustre notre recours croissant aux anglicismes.
« En matière de lexicographie, le français a toujours vécu d’emprunts, explique Bruno Dewaele, professeur agrégé de lettres modernes. Le problème est que ceux-ci proviennent exclusivement de l’anglais. » Pour ce champion du monde d’orthographe, nous employons par snobisme des mots dont nous n’avons pas besoin. Mots parfois considérés à tort… comme anglais : « par exemple, le mot « challenge », français à l’origine, est désormais prononcé à l’anglaise. » Si certains anglicisme, liés à des inventions anglo-saxonnes (scanner, bulldozer…) comblent des lacunes, nombres d’emprunts signent, un appauvrissement de la langue.
Selon Jean Maillet, grammairien et lexicographe, « ils viennent remplacer des mots français plus précis. Pourquoi employer « booster » à la place de stimuler, dynamiser ou revivifier ? » Une suprématie tenant peut-être au fait que l’anglais sied davantage à notre quotidien car plus concret que le français, pour sa part, davantage adapté à l’expression des idées philosophiques, des concepts et des sentiments…
Apocopes : point trop n’en faut ! Infos, actes, déco… jamais les mots n’ont également été autant raccourcis. « Cette tendance à retrancher des phonèmes à la fin des mots est le signe d’une paresse linguistique, s’indigne Jean Maillet. On se contente d’utiliser le préfixe qui, en lui-même, n’a pas de sens. » Une évolution potentiellement dommageable, d’après lui, dès l’instant où elle aboutit à une possible confusion : « Quand on parle d’un micro, fait-on allusion à un ordinateur, un microphone, un microscope…? » Tout comme l’élimination de la négation « ne » à l’oral ou l’omniprésence du présent de narration dans les écrits, cette simplification de notre outil de communication à tout va pourrait « compromettre la compréhension », estime Bruno Dewaele. ».
Je rajouterai que l’abandon des liaisons entre les mots, sorte de prolongement oral à l’abandon des liens entre les composantes d’un peuple, est aussi révélateur de cette simplification, de cette paresse et ce manque de discipline généralisé de la société française.
Même les tenants d’un certain savoir passent outre les négations et les liaisons, qu’ils soient journalistes ou politiques : l’exemplarité n’a plus court…
Par extension, ne plus faire l’effort de respecter des règles linguistiques évoluées, bien qu’héritées du passé (donc rétrogrades dans l’esprit tordu des progressistes), est devenue une habitude dont le prolongement se constate aussi dans le non respect des règles de bienséance, de courtoisie élémentaire, de la même manière que l’on méprise ses engagements faits lors du mariage ou ceux pris dans le club de sport fréquenté (assiduité des licenciés dans un club de sport collectif),… ou tout simplement comme dans l’abandon de l’importance donnée à la parole donnée : la décadence de Cordicopolis.
Doit-on y voir un signe de l’essoufflement d’une communauté tellement désireuse de gagner en visibilité, d’imposer sa vision de la normalité en investissant, parfois trop, dans tous les domaines qu’elle échoue financièrement, ou tout simplement le juste retour de bâton face à la provocation d’installer un tel bar d’invertis juste à côté d’un lieu de culte catholique ?
En tous les cas, cette portion de rue de Toulon retrouvera une certaine cohérence, à défaut de voir la ville entière y arriver, suite à l’acquisition par une d’un ancien lieu de rendez-vous
Misericordedivine.fr nous apprend le 10 janvier dernier que « Les Missionnaires de la Miséricorde Divine ont la joie de vous annoncer l’achat du Texas Bar, célèbre bar de la communauté gay de Toulon qui se trouve à côté de notre église Saint-François de Paul.
Ce bar était en liquidation judiciaire, la vente aux enchères a eu lieu le jour de la fête de la Médaille Miraculeuse. Les autres acheteurs potentiels qui souhaitaient mettre une somme plus importante que la nôtre ont eu la gentillesse de nous laisser le bar en nous voyant prier durant les enchères. Par ailleurs un prêtre du diocèse de Toulon, ami de la communauté nous a fait un don de 15 000 euros pour cette acquisition. Vous comprendrez l’importance de ce lieu pour notre évangélisation dans le quartier. Ainsi le bar de Sodome va devenir le pub de la Miséricorde. »
Pour ceux qui souhaitent les aider dans la réalisation et l’aboutissement de leur projet, c’est ici pour les dons.
Comme la répétition fixe la notion, au cas où certains épigones de la bien-pensance en Socialie n’aient pas encore saisi que l’on peut affirmer « je ne suis pas Charlie » sans pour autant cautionner les salopards qui ont mis un terme non-conventionnel en Raie publique (je fais mon « déconneur charliesque » de bon goût…) aux activités injurieuses et laides de brailleurs sans talents, voici un billet helvétique bien senti de Dominique Baettig datant du 11 janvier 2015, tiré du site LesObservateurs.ch.
Charlie. Assez de larmes de crocodiles et de manipulations émotionnelles…
« Je n’aimais pas ce qu’était devenu « Charlie-Hebdo », un journal en faillite, façonné par de vieux « soixante-huitards » bobos attardés, déconnectés des réalités sociales, économiques et politiques du monde d’aujourd’hui, provocateurs conformistes au service des interventions de l’OTAN, ne faisant plus que du blasphématoire à géométrie variable, du « Femen » politiquement correct.
Mais parce que je suis un partisan de la liberté d’opinion et de pensée intégrale, de la tolérance, au contraire de la gauche « libertaire » totalitaire, qui croit que seule sa vision et son idéologie peuvent s’exprimer et que les autres, forces obscures doivent être réduites au silence, je condamne fermement l’exécution choquante des journalistes.
Je pense que toutes les religions (y compris les religions nouvelles des « Droits de l’Homme », de la Laïcité agressive), toutes les idéologies, tous les groupes humains, tous les individus peuvent être critiqués en démocratie, dans la tradition de la neutralité religieuse et du respect des valeurs spirituelles.
Mais si je condamne sans hésitation la violence de la terreur qui a explosé à Paris, je condamne aussi celle exercée quotidiennement en Palestine occupée, en Lybie, dans le Donbass, en Syrie où la terreur aveugle est journalière, avec le soutien et la bénédiction de la politique étrangère française. Elle a, avec ses œillères idéologiques, renforcé le Golem islamiste et fermé les yeux par déni idéologique (pas d’amalgame surtout !) sur les filières djihadistes françaises. »
Voilà le dossier justificatif clos face au terrorisme émotionnel de ces derniers jours, de cette obligation d’approuver un slogan identifiant l’esprit identitaire de la solidarité nationale à celui dégénéré de la dissolution nationale.
Ceci dit, à propos de terrorisme, la fin du billet est intéressante : « la propagande émotionnelle et l’Inquisition moralisatrice peuvent être tamponnées par la liberté d’expression et d’information qui existent encore sur le Net mais ont presque disparu dans les medias officiels. La liberté de croyance, de pensée et d’expression sont nos biens et nos valeurs les plus précieux. Elles seront, de manière globale, encore plus en péril depuis les événements de Paris. ».
En effet, l’auteur ne croyait pas si bien écrire puisque depuis on a assisté à de nombreuses arrestations pour « apologie du terrorisme », formule plutôt évasive, avec au 15 janvier 54 interpellations d’après LeFigaro et Stéphane Kovacs.
La France est maintenant pointée du doigt par Amnesty International pour une possible dérive arbitraire de la justice nous révèle Valeurs Actuelles du 19 janvier 2015.
Vais-je être considéré comme tel à partir du moment où je rejette ce régime républicain, que je corrigerai à sa juste valeur les sieurs Toutmou et Matador jusqu’à ce qu’ils aient expiés leurs innombrables saloperies ??…
On est toujours le terroriste du pouvoir en place… les révolutionnaires (adorés aujourd’hui !) l’étaient pour les monarchistes sous Louis XVI, les sudistes l’étaient pour les confédérés, les résistants l’étaient face aux allemands,…
Attention à ce que les détenteurs de pouvoirs ne profitent pas de ces évènements tragiques pour avancer leurs pions à nos dépends.
Sans parler de ce qui est déjà dans les tuyaux depuis belle lurette… un blocage administratif des sites en février 2015… (d’après Crashdebug.fr). Merci à LeBrebisGalleux pour l’info.
« Je ne sais pas quand, on me dit qu’ils ne vont fermer que les sites dits « terroristes », sérieusement, j’ai un doute… Une fois que le système est en place (ce dont on vous avertit depuis plusieurs mois), il est tentant pour n’importe quel État de faire taire ses opposants.
Et plus loin que cela, j’en rajoute une couche, car ce ne sont pas que les sites web qui sont visés (presque personne ne réagit depuis 2 ans), mais nous ne cessons de vous avertir que l’Union européenne finance (avec nos impôts donc) plusieurs dizaines de programmes de surveillance de masse, dont le fameux système INDECT qui vous est brièvement décrit dans la présentation vidéo ci-dessous, et qui a normalement été mis en fonctionnement cette année. »
« Selon nos informations, le gouvernement entend activer le blocage administratif à partir de février 2015 au plus tard. Le projet de décret est dans la boucle, mais il doit encore être notifié à Bruxelles, puisqu’il touche à la « société de l’information ». Paris envisage maintenant une notification d’urgence afin de tenir ce calendrier.
C’est l’une des mesures phares qui a suscité un grand nombre de critiques : la récente loi sur le terrorisme programme en effet la mise en place d’un blocage administratif des sites incitant ou faisant l’apologie du terrorisme. Le ministre de l’Intérieur veut profiter de l’occasion pour activer dans le même temps le blocage, toujours administratif, des sites pédopornographiques. Système de régulation contre lequel le PS s’était autrefois opposé avant son accession à la présidence.
Décret programmé février 2015, notifié d’urgence à Bruxelles
Selon nos sources, le décret d’application de ces deux mesures sera publié en France au début de l’année 2015, normalement dès le mois de février. Cependant, l’Intérieur va devoir passer par une étape douloureuse : notifier à Bruxelles ce décret puisqu’une directive impose cette procédure pour les textes encadrant la société de l’information.
Normalement, cette notification entraine une période de statu quo de trois mois durant laquelle l’État est tenu à reporter cette mise en œuvre. Elle permet à la Commission, mais également aux autres États membres, de faire des remarques. Cependant, Paris envisage cette fois la voie de la procédure d’urgence afin d’obtenir ce retour dans les plus brefs délais. Cette procédure exceptionnelle est prévue notamment pour les textes ayant trait à la sécurité et l’ordre public, notamment la protection des mineurs. Seulement, l’argument devra solidement convaincre la Commission, alors que le blocage des sites pédopornographiques est programmé depuis la LOPSSI de 2011 et que la loi contre le terrorisme a été promulguée mi-novembre dernier. »
Alors, aujourd’hui, celui qui met en doute l’origine et les réelles motivations des instigateurs des évènements actuels est immédiatement taxé de complotiste (alors que de nombreux éléments sont bel et bien singuliers) et d’extravagants par ceux qui, hier, n’hésitaient pas à évoquer ces thèses !!!…
Tout ceci me donne une furieuse envie d’être aussi grossier que FdP !
Enculés, va !!!
Voilà…
Désolé pour le style plus que familier mais là… l’éviter était impossible !
Au pays de Cordicopolis, hors de question de passer à côté de « Je suis Charlie » brandi ici ou là, souvent pour signaler une solidarité sûrement sincère chez les nombreux anonymes.
Étant un pessimiste tendance Jacques le fataliste, je n’y vois pas forcément la compassion de citoyens envers des disparus lâchement abattus mais plutôt l’expression collective d’une société non-guerrière n’ayant engendré qu’une nuée de couards non-violents espérant se rassurer en se rassemblant au prétexte fallacieux d’une fraternité cordicole en voie d’extinction, emportée par un maelström d’individualisme, de surconsommation et d’égocentrisme.
Au milieu de tous ces « généreux distillateurs de la bonne pensée garantie » que Philippe Muray avait bien identifiés, vous savez, ceux qui détiennent la science du « penser juste », « penser bien, mais avec assez de virulence apparente pour que l’auditeur ou le lecteur aie l’impression que vous pensez seul, et surtout très périlleusement, contre de terribles ennemis, avec un courage inégalable », il émerge certains « rebelles » à l’incontournable #JSC.
Ainsi, Gabrielle Cluzel, hier, dans son billet « Non, je ne suis pas Charlie ! » sur Boulevard Voltaire donne un point de vue qui me sied assez : « Je ne suis pas Charlie, parce que j’en ai toujours détesté le contenu, et que je n’envisage pas de le prendre aujourd’hui à mon compte. Pour être solidaire de leur calvaire, pour être indignée par ces sordides exécutions, la France entière n’est pas forcée de s’identifier à Charlie Hebdo. », puis « Je ne suis pas Charlie parce que ce psittacisme facile m’indispose. Il ne suffira pas d’être Charlie, de décréter un deuil national, de mettre les drapeaux en berne pour tout résoudre, si l’on refuse de regarder la réalité en face, de soulever le couvercle d’une marmite dont on redoute les remugles. ».
Riatto que j’ai découvert à cette occasion pose aujourd’hui un regard intéressant sur ce phénomène du type Ice Bucket Challenge, parallèle évident avec l’obligatoire « faut en être » !
« Non vous ne l’êtes pas, ni moi non plus.
Et personne, en dehors des douze victimes de cet effroyable assassinat, personne n’est Charlie.
La raison en est simple, c’est que Charlie est mort, tandis que vous, si vous lisez ces lignes, vous êtes vivants. Par pitié…
Oh je sais ! Il fallait réagir le plus vite possible, organiser des veillées, des marches, des manifs, des fils à suivre, des pages facebook, pour hurler son indignation, sa stupeur, son effroi et surtout son émotion, bien canalisée par de nouvelles formes linguistiques empruntées au nouvel ordre grammatical.Il fallait rendre hommage, se réunir, tout déballer, exhibition !
Un hommage est un acte posé, réfléchi, un recueillement respectueux, pas une mascarade digne du Ice Bucket Challenge !
Alors de voir ces millions de gens se laisser confisquer toute possibilité de langage et de pensée, les voir brandir ce #JesuisCharlie sans réfléchir une seule seconde au sens de ces mots m’a presque autant terrifié que l’attentat lui-même.
Je dis bien presque.
D’où sort donc cette énième émanation de la novlangue décérébrée que l’on s’est empressé de répandre comme une traînée de sottise ?Comment ne pas s’indigner face à cette prise d’otage du sens et du langage qui, en quelques heures à peine, nous a confisqué toute nuance, tout sentiment, toute différenciation, tout sens des réalités ?!« . Lire la suite ici.
Enfin, je laisserai les mots de la fin à ce très regretté Philippe Muray qui concluait « L’Empire du Bien » par cette phrase : « Car l’avenir de cette société est de ne plus pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets ».
«La pire menace qui puisse peser sur une démocratie, ce n'est pas la violence des armes, toujours ouverte et tangible, c'est la violence sournoise, insinuante, du mensonge ; c'est la manipulation des esprits, d'autant plus efficace et redoutable qu'elle revêt les oripeaux du moralisme.» ( Philippe Seguin ma référence )
"Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de beaux rêves et penser ce que tu veux. Choisis la pilule rouge : tu restes au Pays des Merveilles et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre."
Les citoyens se contentent de ronger l’os sans moelle qu’on leur a jeté, l’os du suffrage universel. Et c’est pour des boniments, des discussions électorales qu’ils remuent encore la mâchoire – mâchoire qui ne sait plus mordre.
#rebelle#liberté...ouvert d'esprit et adepte de la QUENELLE...il faut être combattant ! Ne rien lâcher ! Nationaliste ! Anti SIONISTE ! LANGUEDOC-ROUSSILLON !!!!
Venez parler de tout ce dont vous avez envie avec moi. Donnez vos opinions en toute liberté. Laissez vos commentaires. Je vous attends nombreuses et nombreux !!! / Translation in English for people who don't speak French : come to speak about all you want with me. Give your opinions with complete freedom. Leave your comments. I await you many and many !!!