Identité européenne

“Taxez-moi de romantisme. Qu’importe!

Pour moi le trésor du monde, c’est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C’est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne. C’est le romancero du Cid ou le visage hugolien de “l’enfant grec”.

C’est le tombeau des Invalides ou le grand aigle de Schönbrunn, l’Alcazar de Tolède ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la Porte de Brandebourg, devenu le poste-frontière de l’Europe mutilée.

Pour ces pierres, ces aigles et ces croix, pour la mémoire de l’héroïsme et du génie de nos pères : pour notre terre menacée d’esclavage et le souvenir d’un plus grand passé, lecteurs, la lutte ne sera jamais vaine.

Frêle Geneviève de Paris, patronne de l’Europe, seule contre les hordes mongoles, tu symbolises notre esprit de résistance.
Et toi, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix milles fidèles, Alexandre, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et le sens de l’Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l’Europe impériale. »”

Jean de Brem – Le testament d’un européen (Éd. La Table Ronde, Paris) – 1964.

Suffrage imbécile

« Dans le monde industriel moderne, les termes et les concepts de « classe »et de « caste » ont été bannis, et la religion est en déclin.

Mais les partis politiques et la bureaucratie se sont substituées aux classes et aux castes, et la démocratie s’est substituée à la religion.

Dans un système démocratique, les élections générales sont un instrument tout à fait efficace pour garantir le maintien d’une fraction σ parmi les puissants.

N’oublions pas que, selon la Deuxième Loi fondamentale, un pourcentage σ des électeurs est composé d’individus stupides et que les élections leurs offrent à tous à la fois une occasion formidable de nuire à tous les autres sans rien y gagner.

Et c’est ce qu’ils font en contribuant au maintien de la fraction σ parmi les individus au pouvoir. »

Carlo M. CipollaLes lois fondamentales de la stupidité humaine (Éd. Presses Universitaires de France, p. 46) – 2012 [1988]

Supercalifragilisticexpialidocious

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Lu sur lengadoc-info.com 2PMi-rDsle 22 décembre 2014 à propos des fameux rythmes scolaires mis en place en début d’année.

Il s’agit d’une énième réforme, véritable poudre de perlimpinpin, afin de justifier les salaires des hauts fonctionnaires affectés à la gestion d’un ministère de la « déséducation » navigant à vue et déconnecté des réalités depuis belle lurette. Cette nouvelle arnaque permet de désengager un peu plus l’État dans la prise en charge économique des structures responsables de l’avenir de la nation. Cette réforme est une usine à gaz comme les précédentes et les aberrations qu’elle génère se multiplient. P1010555-660x330 Testée en 2013 par Vincent Peillon et généralisée à la dernière rentrée par Benoît Hamon, la réforme des rythmes scolaires pour les écoles maternelles et primaires, fait régulièrement parler d’elle par l’hostilité qu’elle soulève aussi bien chez les parents que chez les enseignants. Lengadoc Info a rencontré une enseignante de la région montpelliéraine qui a accepté de témoigner anonymement car elle pourrait être sanctionnée par sa hiérarchie. Pour elle, ce qui est choquant, ce sont les Temps d’Activités Périscolaires (TAP) mis en place par cette réforme. Dans son établissement, chaque jour, à partir de 16h, les enfants sont pris en charge par des agents municipaux pour faire des activités diverses ( anglais, poterie, sport, musique, etc) et ce jusqu’à 18h30. Désormais ces activités ont même lieu le midi. Le résultat ne s’est pas fait attendre, « on ne voit que des petits qui pleurent, qui n’en peuvent plus. On les prend par la main, on les pousse, on les tire. Ils sont fracassés de fatigue, ils n’ont qu’une envie, c’est qu’on les laisse tranquilles ». Les temps de repos qu’ils devraient avoir sont finalement pris sur les heures de classe. Ainsi l’après-midi, comme il est impossible pour l’enseignant de faire travailler les élèves, ces heures sont consacrées à la sieste. De même, à partir de 16h, l’enseignant est obligé de quitter sa classe pour laisser la place à des animateurs que l’on ne connaît pas et qui changent tout le temps. « Les enseignants sont relégués au second plan, ce n’est plus l’école qui prime, on ne veut plus de nous». Lire la fin ici. La dernière phrase de cet entretien plaira à Skandal et aux autres fâcheux : « Quant aux syndicats, « on ne les comprend plus, ils sont à la solde du gouvernement »… sûrement un témoignage d’une prof essstrêêême-drouaaate !!!…. images Il y a ensuite, dans les commentaires, un autre témoignage tout à fait intéressant à mes yeux car il fait écho à ce que je peux attendre dans la salle des professeurs de mon lycée, chez de très nombreux parents de l’école primaire de mon village et au sein même des équipes éducatives de plusieurs autres écoles y compris la nôtre (ma femme y est professeur des écoles !). « Il y a un monde entre les gens qui rédigent ce genre de décrets stupides avec la complicité honteuse de syndicats enseignants et d’associations de parents majoritaires mais finalement très peu représentatifs, et le monde réel dans lequel les enseignants, les parents, les collectivités et surtout les pauvres enfants se débattent pour tenter d’y coller » au mieux »! Si au moins, comme vous l’affirmez, tout le monde avait réellement le choix, entre TAP et garderie, entre récupérer son enfant plus tôt ou le laisser bénéficier de ces si enrichissantes activités ! Et que dire du décret Hamon, qui regroupe les activités sur un après-midi sans raccourcir aucunement les autres journées, ni celle-là d’ailleurs ? Et laissez-moi également vous dire que pour ce qui est des enfants détendus, c’est loupé.dormir.2 Je suis moi aussi enseignante et je peux vous dire que pour gagner une matinée d’apprentissage, vous perdez le jeudi et le vendredi complets. Sachant que le lundi, la plupart des enfants sont également peu disponibles, je vous laisse faire le calcul tout seul… Cette propagande du ministère pour faire accepter cette réforme est purement scandaleuse de même que le muselage de tous ceux qui ont tenté de parler pour s’y opposer. Je ne pense pas être trop loin de la vérité en affirmant que les objectifs de ce remaniement du temps scolaire sous couvert de « l’intérêt de l’enfant » cache des objectifs beaucoup moins louables, notamment économiques. En effet, plus les enfants seront gardés à l’ecole et pas chez des nounous le mercredi et même les autres jours, moins cela coûtera d’argent à l’État. Qui se moque bien de savoir que les enfants sont bien souvent moins en securite que ce soit physique ou morale. J’entends bien s’exprimer certains « animateurs » recrutés par défaut et qui d’ailleurs sont une insulte à une profession déjà trop peu reconnue, et j’ai même vu des enfants courir sur le toit de mon école. Sur le plan des apprentissages, cela ne fonctionnera pas, nous les enseignants nous le savons déjà. Comme nous savons aussi que l’on nous rejettera la responsabilité de cet échec. Alors que la magnifique « école inclusive » de notre chère ministre en fait rêver certains, dont vous peut-être, nous nous attendons au pire car accueillir tous ces enfants différents sans moyens supplémentaires (car oui soyons honnêtes, si l’école s’en donnait RÉELLEMENT les moyens le budget serait colossal), c’est juste plomber définitivement l’école publique. C’est l’objectif, inavoué car peu glorieux. Et oui, l’école coûte cher, trop cher. Ce qui est urgent, Serra, c’est d’écouter les gens qui sont sur le terrain, ce qui urgent , c’est que les gens se réveillent pour ne pas laisser faire ça. Il n’y a que la rue pour faire reculer le gouvernement, mais pour cela il faudrait que chacun se sente vraiment concerné, et ne pas attendre que d’autres bougent à notre place. » Pour le recrutement, l’Éducation Nazionale lance une campagne publicitaire à la télévision plutôt pathétique avec son quota d’handicapé, de diversité parmi une grande majorité de « petits blancos » (comme dirait le matador Valls). Mais qui va-t-on voir postuler ? S’il n’y a pas de personnel qualifié demandeur par vocation, que faire d’une réforme sur les rythmes scolaires, sur les contenus,… (si l’on a que des « animateurs » non qualifiés en magasin) ??!!… http://www.dailymotion.com/video/x2dmuhs_l-ecole-change-avec-vous-video-campagne-web-2015_school

Prémonition

Siné m’a toujours gonflé, je ne l’ai jamais trouvé drôle mais on doit bien admettre qu’il a toujours été « gauche » dans ses bottes jusqu’à se faire virer comme un mal-propre de Charlie Hebdo où il avait officié durant 27 ans, avec plus ou moins de soutien.

Dans cet entretien filmé par Fluctuat.net en 2009, il évoque ses anciens « camarades » en des termes peu glorieux : un ramassis de pseudo-rebelles bien intégrés dans les rouages politiques, plus préoccupés par leurs réussites personnelles que par leurs profondes convictions.

Nous nous en doutions tant leurs éructations picturales et scripturales toujours dans l’excès ne pouvaient être que les symptômes de leur trahison.

Ils avaient bien compris qu’ils avaient trouvé un bon filon dans l’excrémentation, l’invective gratuite, l’injure, les pratiques sodomites,… et ils ne se privaient pas d’en rester au stade anal, au degré zéro de l’intelligence pour le plus grand bonheur de leur public de moins en moins nombreux avant les évènements du 7 janvier 2015 (ils étaient tombés en-dessous des 50 000 exemplaires vendus à partir de 2011 selon le Monde du même jour ! une misère à la hauteur de leurs dessins).

Finalement, des trous du cul (qu’ils adorent dessiner à Charlie Hebdo !), des traîtres qui faisaient la morale à tout le monde, ayant des idées bien arrêtées sur de nombreux sujets se croyant la crème de la société (rigidité idéologique pourtant critiquée de manière virulente chez leurs ennemis), et qui n’ont jamais été guère mieux que tous les « beaufs » qu’ils conchiaient…

En tous les cas, le souhait de Siné en fin d’entretien s’est réalisé. Il ne pensait sûrement pas à ce type de « cassage de gueule » même si la trahison ne paie jamais !

Cabu-sans-calbuth

Suicide démocratique

« Alors même que certains gouvernements s’emploient à exporter la démocratie par la force des armes, notre intelligentsia n’en finit pas de déceler, dans tous les aspects de la vie publique et privée, les symptômes funestes de l' »individualisme démocratique » et les ravages de l' »égalitarisme » détruisant les valeurs collectives, forgeant un nouveau totalitarisme et conduisant l’humanité au suicide. »

Jacques Rancière La haine de la démocratie (Éd. La fabrique, Paris, diffusé par Les Bellles Lettres) – 2005

#JNSPC

montage JNSPC

Au pays de Cordicopolis, hors de question de passer à côté de « Je suis Charlie » brandi ici ou là, souvent pour signaler une solidarité sûrement sincère chez les nombreux anonymes.

Étant un pessimiste tendance Jacques le fataliste, je n’y vois pas forcément la compassion de citoyens envers des disparus lâchement abattus mais plutôt l’expression collective d’une société non-guerrière n’ayant engendré qu’une nuée de couards non-violents espérant se rassurer en se rassemblant au prétexte fallacieux d’une fraternité cordicole en voie d’extinction, emportée par un maelström d’individualisme, de surconsommation et d’égocentrisme.

Au milieu de tous ces « généreux distillateurs de la bonne pensée garantie » que Philippe Muray avait bien identifiés, vous savez, ceux qui détiennent la science du « penser juste », « penser bien, mais avec assez de virulence apparente pour que l’auditeur ou le lecteur aie l’impression que vous pensez seul, et surtout très périlleusement, contre de terribles ennemis, avec un courage inégalable », il émerge certains « rebelles » à l’incontournable #JSC.

Ainsi, Gabrielle Cluzel, hier, dans son billet « Non, je ne suis pas Charlie ! » sur Boulevard Voltaire  donne un point de vue qui me sied assez : « Je ne suis pas Charlie, parce que j’en ai toujours détesté le contenu, et que je n’envisage pas de le prendre aujourd’hui à mon compte. Pour être solidaire de leur calvaire, pour être indignée par ces sordides exécutions, la France entière n’est pas forcée de s’identifier à Charlie Hebdo. », puis « Je ne suis pas Charlie parce que ce psittacisme facile m’indispose. Il ne suffira pas d’être Charlie, de décréter un deuil national, de mettre les drapeaux en berne pour tout résoudre, si l’on refuse de regarder la réalité en face, de soulever le couvercle d’une marmite dont on redoute les remugles. ».

Riatto que j’ai découvert à cette occasion pose aujourd’hui un regard intéressant sur ce phénomène du type Ice Bucket Challenge, parallèle évident avec l’obligatoire « faut en être » !

« Non vous ne l’êtes pas, ni moi non plus.

Et personne, en dehors des douze victimes de cet effroyable assassinat, personne n’est Charlie.

La raison en est simple, c’est que Charlie est mort, tandis que vous, si vous lisez ces lignes, vous êtes vivants. Par pitié…

Oh je sais ! Il fallait réagir le plus vite possible, organiser des veillées, des marches, des manifs, des fils à suivre, des pages facebook, pour hurler son indignation, sa stupeur, son effroi et surtout son émotion, bien canalisée par de nouvelles formes linguistiques empruntées au nouvel ordre grammatical. Il fallait rendre hommage, se réunir, tout déballer, exhibition !

Un hommage est un acte posé, réfléchi, un recueillement respectueux, pas une mascarade digne du Ice Bucket Challenge !

Alors de voir ces millions de gens se laisser confisquer toute possibilité de langage et de pensée, les voir brandir ce #JesuisCharlie sans réfléchir une seule seconde au sens de ces mots m’a presque autant terrifié que l’attentat lui-même.

Je dis bien presque.

D’où sort donc cette énième émanation de la novlangue décérébrée que l’on s’est empressé de répandre comme une traînée de sottise ? Comment ne pas s’indigner face à cette prise d’otage du sens et du langage qui, en quelques heures à peine, nous a confisqué toute nuance, tout sentiment, toute différenciation, tout sens des réalités ?!« . Lire la suite ici.

Enfin, je laisserai les mots de la fin à ce très regretté Philippe Muray qui concluait « L’Empire du Bien » par cette phrase : « Car l’avenir de cette société est de ne plus pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets ».

Je suis définitivement un opposant !

Soumission

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Certains n’y vont pas avec le dos de la cuillère, profitant bassement d’une miraculeuse tribune offerte par les médias soumis depuis longtemps aux quotas multiculturels.

Ainsi, Ali Baddou (pas le site de rencontres faciles et rapides ! non le « journaliste » de Canal+) a failli dégobiller tout son houmous de midi après avoir lu le brûlot !!!… dame ! rien que ça…

«Je suis de culture musulmane, ça, c’est le hasard. Je suis profondément laïque, ce livre m’a foutu la gerbe. Autant le dire aussi simplement que ça. On est en 2015 et l’année démarre avec ça, c’est-à-dire avec l’islamophobie, qui est installée, qui est diluée dans le livre d’un grand romancier français. C’est un livre au fond, qui, pour moi, habitue au racisme anti-musulman…».

Est-il nécessaire de lui rappeler ainsi qu’à tous ses camarades de jeu que l’Islam n’est pas une race ??!!…

Ce que Michel Houellebecq a été obligé de faire Bourmeauavec le commissaire politique Sylvain Bourmeau et sa tronche à la Niel qui, lui aussi d’ailleurs, y va de son refrain convenu des plus acerbes sur Médiapart le 2 janvier 2015 dans un billet au titre racoleur « le suicide littéraire français » (quelle imagination débordante !…)  : « Car l’abjection politique et la faiblesse littéraire apparaissent, comme souvent, indissolublement liées. Roman sec et triste, approximatif, mal documenté, pas dialogique pour un sou et sans une once de poésie – si l’on l’excepte une farandole d’abominables dégoulinades monothéistes variées –, Soumission sonne faux de bout en bout et n’est certainement pas digne de la bibliographie de celui qu’on peut sans doute encore, même après ce livre, considérer comme l’un des écrivains contemporains d’expression française les plus importants. ».

abjection politique, faiblesse littéraire, abominables dégoulinades,… comme il y va ! ahhhh,  le propre des français sans talent, sans légitimité, me direz-vous.

En tous les cas, Mimi a recadré, disais-je, ce bêcheur sur l’abus de langage à propos du terme « racisme » dans l’extrait ci-dessous tiré d’une entrevue retranscrite à la fin du billet de Médiapart sus-mentionné.

« […] S.B. : Mais je ne comprends pas le lien avec le racisme en l’occurrence…

M. H. : Effectivement, il n’y en a pas. Objectivement, il n’y en a pas. Quand j’ai été relaxé lors qu procès que l’on me faisait pour racisme, il y a une dizaine d’années, la procureure a fait remarquer légitimement que la religion musulmane n’était pas une appartenance raciale. C’est devenu encore plus évident aujourd’hui. Donc on a étendu le domaine du racisme en inventant le délit d’islamophobie.

S. B. : Le mot est peut-être mal choisi mais il existe des formes de stigmatisation de groupes ou de catégories de personnes qui sont des formes de racisme…

M. H. : Ah non, l’islamophobie n’est pas un racisme. S’il y a un truc qui est devenu évident, c’est bien cela.

S. B. : L’islamophobie sert de paravent à un racisme qui n’est plus dicible parce qu’il tombe sous le coup de la loi.

M. H. : Je crois que c’est juste faux. Je ne suis pas d’accord.

S. B. : Autre couple discutable avec lequel tu fonctionnes, l’opposition entre antisémitisme et racisme… On peut au contraire relever combien historiquement les deux sont souvent allés de pair.

M. H. : Je crois que l’antisémitisme n’a rien à voir avec le racisme. J’ai mis du temps à comprendre l’antisémitisme en fait. La première pensée est de le rapprocher du racisme. Mais qu’est-ce qu’un racisme où une personne ne peut dire si l’autre est juif ou pas juif parce que cela ne se voit pas ? Le racisme c’est plus élémentaire que ça, c’est une couleur de peau différente…

S. B. : Non parce qu’il y a des racismes culturels depuis longtemps.

M. H. : Mais là tu emploies les mots au-delà de leur sens. Le racisme c’est simplement ne pas aimer quelqu’un parce qu’il appartient à une autre race, parce qu’il n’a pas la même couleur de peau, les mêmes traits etc. Il ne faut pas donner au mot une extension supérieure.

S. B. : Mais comme les races n’existent pas d’un point de vue biologique, le racisme est forcément culturel.

M. H. : Mais ça existe apparemment en tout cas. Evidemment à partir du moment où il y a du métissage… Mais sois de bonne foi Sylvain ! Tu sais très bien qu’un raciste c’est quelqu’un qui n’aime pas quelqu’un d’autre parce qu’il a la peau noire ou parce qu’il a une gueule d’arabe. C’est ça le racisme. […] »

Bon sinon, il y a aussi l’inénarrable Claude Askolovitch qui pour une fois, démontre plus de finesse mais dont le message est on ne peut plus clair dans son édito sur ITélé du 4 janvier 2015 face à une énième présentatrice demeurée digne d’une télé-réalité (de 2:12 à 2:15, elle vaut le détour !!!).

http://www.itele.fr/chroniques/edito-claude-askolovitch/houellebecq-contre-hollande-106405

Après une ode à la Socialie de Toutmou et du Torero (de 0:32 à 1:00), il passe un peu de pommade à Mimi puis… vlan ! « un écrivain intrinsèquement pervers » (1:05)… ça, c’est fait.

S’ensuit un petit résumé de Soumission, et on remet une couche sur notre fantasme commun, celui des obscurs franchouillards, la disparition de notre nation envahie (1:42), sans oublier l’incontournable phobie (pas celle des homos, pas celle des xénos,… non, l’islamophobie !) « un peu, beaucoup islamophobe » (1:54).

Et hop, recirage de pompes à parir de 2:17 avec une étonnante leçon sur le réel alors que ces gauchiards sont des spécialistes du déni de la réalité !!… Puis, l’éternelle antienne de la peur (2:32) qu’Askolo évite miraculeusement mais il ne peut échapper à l’histoire du bébé rom…

Donc, juste parce que ces deux têtes de cul du système gauchiard, parmi tant d’autres comme Laurent Joffrin dans Libération du 2 janvier 2015, désignent à la vindicte bobo-gaucho-caviard un Goncourt, capable de balancer «La religion la plus con, c’est quand même l’islam.» au magazine Lire en septembre 2001 (cf. Le Figaro du 30 décembre 2014), alors on ne peut que courir chez le premier libraire pour acquérir le précieux objet décrié.

Même un ancien refourgueur de frusques pour dames qui n’a jamais rien écrit d’enthousiasmant, Guillaume Erner, « journaliste » à la radio des bobos FranceInter et, officiant sur le très officiel de Socialie, le Huffington Post d’aujourd’hui, compare le bouquin de Michel a un plug anal littéraire, il explique que « Le plug anal n’est pas un objet particulièrement léché, comme l’ouvrage de Michel Houellebecq. Mais le roman, comme la sculpture de Paul Mac Carthy, s’ils ne sont pas esthétiquement remarquables, sont médiatiquement incontournables. », et pour finir en conseillant : « Reste une dernière possibilité, pour les plus intrépides : ignorer le livre de Houellebecq. Mais la seule façon de ne pas voir le roman de Houellebecq, comme pour le plug anal, c’est de s’asseoir dessus. »… conseil quoi de plus normal pour les dégénérés de gauche !

L’ampoulé n’a aucun prix, n’est rien en littérature et il se permet de qualifier cet ouvrage de « pas particulèrement léché »…

Et parce qu’en plus, Mimi nous gratifie d’un « c’est une satire des journalistes politiques tout au plus, un petit peu des hommes politiques aussi à vrai dire. Mais les personnages principaux, non. », je vais donc m’empresser de me procurer le scélérat codex !

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