Censure gauchiste

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Pour faire suite à mon billet « La balance est bousillée depuis un bail » du 20 mars 2020 qui pointait  du doigt le sentiment de toute puissance de la députée franco-togolaise Laetitia Avia, dont le nom est aussi celui d’une loi liberticide, je diffuse le message de Boulevard Voltaire que j’ai reçu le 5 mars dernier à propos d’un groupuscule gauchiste qui lance régulièrement des chasses-aux-sorcières depuis l’élection de Trump en 2016 et qui a proposé un amendement à cette fameuse loi Avia : les Sleeping Giants.

Ces Torquemada de pacotilles, adeptes d’une censure qui ne dit pas son nom (et qu’ils maudiraient si ils la subissaient en retour !), ont vu leur amendement retoqué par le Sénat fin février 2020 alors que l’assemblée nationale avait voté pour, le 23 janvier 2020 (cf. Toujours plus de censure ! L’amendement « Sleeping Giants » de la loi Avia a été voté…sur Boulevard Voltaire le 23 janvier 2020 où l’on retrouve, ci-dessous, le discours d’Emmanuelle Ménard dans l’hémicycle le jour du vote).

Même le philosophe Yves Michaud, proche d’une « gauche libertaire » mais absolument Yves-Michaud-contre-la-tyrannie-des-bons-sentimentsréaliste comme à propos de Flamby dont il dit qu’ « il n’écoute personne. C’est un pur opportuniste. Seul son avenir demain le préoccupe » (cf. entretien avec Elisabeth Chavelet dans le Paris Match du 29 mars 2016), dénonce la tyrannie des bons sentiments et explique qu’il est nécessaire de « contrer des gens aussi nuisibles et aussi ennemis du droit« , « qu’il existe un délit de dénigrement qui peut entraîner de très lourdes amendes » (cf. Atlantico du 8 décembre 2019). Suivons son conseil : « Il est temps que les démocraties mettent fin à la bienveillance et cessent d’être aveugles« .

Voici donc le message de Boulevard Voltaire qui est accompagné d’une pétition à signer : « L’amendement « Sleeping Giants » a été définitivement rejeté la semaine dernière au Sénat.

Oui, ces activistes de la bien-pensance, qui attaquent notre site d’information libre Boulevard Voltaire depuis des mois – mais aussi l’hebdomadaire Valeurs Actuelles ou encore l’émission d’Eric Zemmour sur CNews – en harcelant nos annonceurs pour nous couper les vivres, se sont fait retoquer.

Avec cet amendement introduit dans la loi Avia, ils voulaient carrément obliger les entreprises à « s’auto-dénoncer » en publiant la liste des médias sur lesquels leurs publicités paraissent, pour faciliter leurs mesures d’intimidation abjectes et priver de financement tout site osant dévier de la pensée unique.

Cette bonne nouvelle, nous voulions la partager avec vous et avec les 48.000 signataires de notre pétition « Non à la censure généralisée sur internet », dont nous avons informé les sénateurs avant le vote de la loi Avia. Merci à tous.

Pour autant…

… la loi Avia qui, sous couvert de lutter contre les contenus haineux, organise une censure proprement scandaleuse et un contrôle sans précédent de l’information donnée aux Français, est toujours en cours d’adoption.

Et il faut une mobilisation phénoménale pour y faire barrage, avant le vote définitif à l’Assemblée nationale début avril.

Voici comment la loi Avia fait peser de très graves menaces sur la liberté d’expression et d’information des Français.

1 °)  La loi Avia oblige les réseaux sociaux à censurer tous les contenus « manifestement illicites » ou supposés tels.

Les pires dangers de censure reposent dans ce « manifestement ». Illicite, on sait ce que ça veut dire. « Manifestement illicite », c’est juste une personne qui va considérer qu’un texte est illégal, délictueux. Et là, les pires dérives sont possibles.

Quand on sait, par exemple, que certains pensent que critiquer la PMA, c’est être « homophobe » donc commettre un délit, cela donne une idée assez précise de ce que donnera la censure sur internet si la loi Avia est votée !

Car en plus, la loi Avia donne le pouvoir aux simples internautes de déclencher cette censure effrénée, par un mécanisme de « signalement ».

2 °)  Avec son mécanisme de « signalement » des contenus « manifestement illicites », la loi Avia est une arme de censure massive, au service des activistes de la bien-pensance.

Concrètement :
Un média partage un article ou une vidéo sur les réseaux sociaux…
Un internaute décrète qu’à son avis, c’est un contenu illicite et le signale en cliquant sur un simple bouton…
Aussitôt, le compte à rebours est déclenché. Les réseaux sociaux ont un délai très court (24 heures dans la version initiale de la loi) pour traiter la plainte, sous peine de lourdes sanctions financières voire pénales.

Le « signalement » étant une des armes favorites des activistes de la bien-pensance indignés, nul doute que les réseaux sociaux crouleront sous les signalements, impossibles à analyser en 24 heures, et qu’ils censureront à tour de bras, sans aucun discernement.

De quoi interdire tout débat, toute information contradictoire, sur tous les sujets dits sensibles : l’islam, l’immigration, la PMA et la GPA, etc.

Adieu le peu d’information libre encore possible sur internet. Bonjour la seule information autorisée : lisse, aseptisée, passée au crible de la bien-pensance.

3 °) Car avec cette loi, le gouvernement cherche à contrôler l’information et museler les sites d’information qui refusent le diktat de la pensée unique.

Le Secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, l’a clairement dit lors des débats sur la loi Avia : il y a des sites « que nous souhaitons ici voir disparaître ».  Et plus précisément, à propos de l’amendement Sleeping Giant rejeté et qui visait à assécher les financements des sites anti-politiquement correct, il s’est déclaré « assez favorable à la philosophie de ces dispositions ».

Difficile, en tant que membre du gouvernement, de s’exprimer plus clairement CONTRE la liberté d’information des citoyens ! »

Pour conclure ce billet, je ne puis m’empêcher de penser à Philippe Muray 314.1485439305(« encore une fois ! C’est une manie ! » me direz vous… mais quand on aime, on ne compte pas !) qui, en excellent observateur de son époque il y a 29 ans, avait bien compris l’expansion irrésistible de l’Empire du Bien, le principe entropique de bienveillance inconsidérée : « car de même qu’il n’y avait qu’un seul Dieu, il ne doit plus y avoir, à moyen terme, qu’une seule forme de société. La respublica fidelium spectaculaire avait vocation de s’étende jusqu’aux limites de l’univers par destruction ou conversion des derniers infidèles, voilà qui est fait ou presque. La Cité du Bien succède à la Civitas Dei comme projet de communauté spirituelle unique rassemblée sous l’autorité d’une instance souveraine, parfaitement globale, parfaitement féroce » (cf. L’Empire du Bien, Éd. Les Belles Lettres, Paris, 2011 [1991], p. 95).

N.B. : allez jeter un coup d’oeil sur l’article du 8 février 2020,  » Sleeping Giants ou le totalitarisme « soft » qui veut tuer », sur le site de l’Observatoire du journalisme (anciennement OJIM, Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique).

Tartuffe cordicole

« À chaque siècle son Tartuffe. Le nôtre a un petit peu changé. Il s’est élargi, s’est étoffé. Il est membre fondateur de plusieurs SOS-machin, il a fait les Mines ou l’ENA, il vote socialiste modéré, ou encore progressiste-sceptique, ou centriste du troisième type.

Il peut se révéler poète à ses heures, même romancier s’il le faut, mais toujours allégorique, lyrique, poitrinaire aujourd’hui comme il a été stalino-lamartinien vers les années 60-70, sans jamais cesserd’être langoureux.

Le nihilisme jadis s’est porté rouge-noir ; il est rose layette à présent, pastel saveur et coeur d’or, tarots new-age, yaourts au bifidus, karma, mueslis, développement des énergies positives, astrologie, occulte-cocooning.

Plus que jamais « faux-monnayeur en dévotions » (Molière), sa « vaine ostentation de bonnes oeuvres » (encore Molière) ne l’empêche pas , bien au contraire, « d’en commettre de mauvaises » (Molière toujours). Partisan du Nouvel Ordre américain, ça tombe sous le sens, c’est-à-dire de la quatrième grande attaque de Réforme à travers les siècles (après Luther, après 89-93, après Hitler), il ne comprend pas les réticences de certains envers les charmes protestants. Sa capitale est Genève, bien sûr, « la ville basse du monde » comme disait Bloy, « le foyer de la cafardées et de l’égoïsme fangueux du monde moderne » ».

Philippe MurayL’Empire du Bien (Éd. Les Belles Lettres, Paris, 2010) – p. 93-94

Force à la loi pour détruire notre monde

« Notre temps se protège à merveille du danger qu’il y aurait pour lui à voir arpenter par quelques esprits nourris de cette forme suprême de sens critique qu’est le don de pitrerie, ce territoire du concret qu’il pense avoir définitivement enseveli sous le catéchisme du Bien.

Ce Bien lui-même, tandis qu’il opère ses ravages (le plus souvent sous les auspices d' »avancées législatives » plus délectables les unes que les autres), doit passer pour allant de soi.

Nul ne doit être à même de se demander qui sont ceux et celles qui oeuvrent sans se lasser à produire de telles merveilles; et nul ne doit non plus se demander d’où leur vient qu’ils ne se lassent jamais de telles entreprises.

Toute la démolition de ce qui reste du monde glisse ainsi, jour après jour, comme une lettre à la poste; et de considérables métamorphoses échappent de cette manière au libre examen.

Mais ce sont d’abord les agents de ces métamorphoses qui sont préservés de tomber sous la « juridiction de la comédie » dont parlait Balzac et qui est la meilleure définition de toute entreprise littéraire digne de ce nom. »

Philippe MurayExorcismes spirituels III (Éd. Les Belles Lettres,essais, Paris, p.217- – 2002

Tout est phobie…

« […] les gens qui n’ont pas de poste de télévision chez eux. On les baptise « téléphobes » parce qu’il est essentiel de ne pas laisser croire qu’il pourrait s’agir de simples indifférents; d’agnostiques paisibles, détachés; leur non-pratique de la télé ne peut-être qu’une névrose, une maladie pernicieuse, le résultat d’une étrange « phobie ».

Philippe MurayL’Empire du Bien (Éd. Les Belles Lettres, p. 157) – 2010 [1991]

Décadence de Cordicopolis

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Il est toujours bon de revenir aux fondamentaux comme nous avons l’habitude de le dire lors des entraînements ou des matches de rugby.

Je n’ai d’ailleurs jamais pris le temps d’expliquer le titre de ce blog puisque son origine n’est pas des plus complexes pour qui sait observer au quotidien et qui a lu Philippe Muray…

Pour le premier terme « décadence », je m’attarderai ultérieurement sur sa définition afin d’y associer quelques documents personnels de ces vacances estivales, juste après avoir donné la signification de « Cordicopolis ».

Pour se faire, je vous citerai un passage de l’Empire du bien (p. 97 à 99) de ce regretté Muray, parti bien trop tôt.

Philippe MURAY - L'Empire du Bien

« J’aimerais maintenant, d’un mot d’un seul, clouer au papier cet Empire terrorisant du Sourire, avec ses raz de marée de litotes, ses musiques onctueusement atoniques, tout cet envahissement lignifiant, ces positivités, ces euphories, cette invasion perpétuelle des thérapies les plus douceâtres, ce massage systématique des âmes et des corps pour les faire adhérer définitivement à l’ultime idéologie encore possible parce qu’elle ne comporte rien qui ne soit naturel, normal, souhaitable, désirable absolument pour tout un chacun. […]

[…] C’est délicat à exprimer. Je ne vois qu’un mot, à vrai dire, un seul capable de condenser, de rassembler tout le sabbat, mais alors tellement oublié qu’il va falloir que je l’explique.

Le mot « Cordicole ».

Nous vivons en plein fascisme cordicole, en plein asservissement cordicolique.

Voilà.

Cordicole.

De cor, cordis, coeur; et colo, j’honore.

Terme par moi ressuscité, exhumé de l’ancien vocabulaire religieux : on appelait « cordicoles » au XVIIe siècle les membres d’une association de jésuites qui cherchaient à introduire en France l’adoration du Coeur de Jésus et la fête du Sacré-Coeur. […]

[…] Oh ! bien sûr, il ne s’agit plus du tout de l’adoration du Coeur de jésus, chacun aura su rectifier. Non, non, le Coeur tout seul. En soi. Absolu. Le Coeur « siège des émois et des passions ». L’organe en tant que signe de notre époque, hiéroglyphe résumant le monde, sa réalité, son ombre, sa trame, son sens, tout en même temps, le Totem et ses tabous.

Prospérités du Viscère !

Appelons donc Cordicopolis la planète où nous nous trouvons, du moins les pays occidentaux, ceux qui ont déjà la chance de posséder la démocratie à tous les étages et le tout-aux-droits-de-l’homme dans les villes. »

Nous y sommes, Cordicopolis est l’endroit où prospère l’Empire du Bien, le bonheur à tout prix et malgré vous, où « nous vivons l’âge du sucre sans sucre, des guerres sans guerre, du thé sans thé, des débats où tout le monde est d’accord pour que demain soit mieux qu’hier, et ces procès où il faut réveiller les morts, de vrais coupables jugés depuis longtemps, pour avoir une chance de ne pas se tromper ».

Cette société guimauve où le relativisme et l’individualisme sont rois, où tout et son contraire sont équivalents pour atteindre une unité, une uniformité dont l’apogée est « le transsexualisme de masse » qui « a cessé d’être une utopie pour devenir notre réalité de remplacement. […] Le tout culminant dans la célébration de « l’être androgyne », héros idéal, comme de juste, de la nouvelle bien-pensance », où la réalité des choses qui déplaît à l’un doit être façonnée à sa guise, selon ses désirs quite à faire des lois car on ne supporte plus la cruauté dont parfois cette réalité peut faire preuve (les femmes stériles ou les invertis « doivent » forcément avoir les enfants qu’ils désirent par GPA par exemple) est la société du caprice, du bien-être absolu de gré ou de force, de « l’épanouissement pour tout le monde » obligatoire, sans contrainte car les limites imposées par des millénaires d’expériences au sein des groupes humains sont des freins à la liberté (« liberté individuelle » bien entendu !…).

Forcément, il s’agit de la société de la table rase et non plus de celle de l’héritage.

C’est une société de traumatisés fragiles et pacifistes, et non plus de fiers guerriers honorables.

Tout ce qui a été fait auparavant est rétrograde, insupportable car les générations actuelles savent… oui, elles savent mieux que les précédentes. Elles sortent de l’oeuf mais elles savent…

Ce qui est épatant avec les destructeurs de traditions, de savoirs-être, d’habitudes patiemment modelés au cours des siècles, c’est qu’ils sont convaincus qu’il faut éviter de regarder derrière soi, qu’il faut combattre ceux qui souhaitent revenir à des institutions dites surannées alors que dans le même temps, ils voudraient que le monde entier adhère à des écrits (droits de l’Homme, constitution républicaine,…), sorte de bibles de la religion cordicole, et à des courants de pensée vieux de plusieurs décennies ou siècles :  contradictoires !!!…

Il est bon parfois de savoir revenir en arrière, d’être rétrograde au sens premier du terme, lorsque l’on s’est trompé de chemin.

Bref.

Pour revenir à l’objet de ce billet, après avoir établi le sens de « Cordicopolis », donnons tout simplement la définition de « décadence ».

Selon le littré,  il s’agit d’un état de ce qui commence à choir, à tomber. D’un point de vue étymologique, ce terme provient du latin « decidere » signifiant déchoir, soit se retrouver dans un état moins brillant que dans celui où on était.

Le Larousse enfonce le clou en indiquant :état d’une civilisation, d’une culture, d’une entreprise, etc., qui perd progressivement de sa force et de sa qualité.

Comment ne pas en être persuadé lorsque l’on regarde un tant soit peu autour de soi !!…

Par exemple, en allant sur fdesouche faire un tour, je suis tombé sur ce document amateur… que l’auteur a depuis supprimé sur youtube (ici) !!…

décadence Roumanie fdesouche

J’ai pu le retrouver sur SpiOn.com dont j’ai pris une capture d’écran craignant que la vidéo de dailymotion ci-dessous ne soit effacée à son tour.

twerk Roumanie Spion.com

On y voit donc des jeunes femmes en Roumanie exécuter un « twerk » devant une assistance a priori non adaptée à ce type de spectacle (c’est mon côté fermé et rétrograde…).

Qu’est-ce que le « twerk » me direz-vous ? (si vous n’avez pas suivi la trépidante aventure de Miley Cyrus aux MTV MVA 2013)

montage miley-cyrus

Et bien, « le Twerking a été introduit dans la culture hip-hop grâce à la scène “bounce” de la Nouvelle Orléans » explique Fannie Sosa, professeur de danse à Paris dans un article de Caroline Lazard dans le Nouvel Observateur du 25 juin 2013 (article valant à lui seul un billet et valant son pesant d’or pour les réponses prévisibles et imbéciles de la danseuse, comme ces pépites si modernes « Il s’agit de réveiller son « cul cosmique », l’agrandir, le rendre visible, le rendre beau. » ou « […] résistance à la terreur binaire, homme vs femme, corps vs esprit, naturel vs. culturel. » !!… réveiller son cul cosmique… sérieusement… comment peut-on sortir de telles inepties ??!!!…). Elle ajoute que « c’est une danse issue des diasporas africaines dont les populations ont été le plus souvent redistribuées et assignées aux périphéries urbaines, aux ghettos des grandes villes » et que « c’est une danse qui met en mouvement le cul, le périnée, les organes génitaux: le ghetto du corps ».

Cette danse des plus suggestives reproduisant des postures et des actes sexuels n’a pas à être proposée à des mineurs et encore moins à des enfants comme nous pouvons le constater sur la vidéo (la regarder jusqu’à la fin).

Une société dans laquelle ce type d’évènement se banalise est bel et bien une société décadente.

Ne pas trouver cela choquant et pervers démontre l’indignité d’un peuple.

Ceci ne relève pas de l’anecdote puisque le hasard a voulu que cet été, lors d’une visite familiale, dans un village près de Carcassonne, je sois le témoin d’une animation nocturne équivalente à celle de la vidéo du Magic Delta Fest de la ville de Sfântu Gheorghe en Roumanie.

Les « danseuses » affublées d’un déguisement de soubrette essayaient tant bien que mal de « twerker » en mimant avec une cravache des rapports sado-masochistes… tout un programme pour de jeunes bambins toujours sur la scène à ce moment là !!!… Désespérant !

montage spectacle Aude 1

montage spectacle Aude 2

Que dire aussi de ces mots croisés que mon aînée de 12 ans a acheté au bureau de tabac (je n’y étais pas, souhaitant la laisser seule y aller pour faire SON achat…). Quel type de société en arrive à mettre une femme (très belle, c’est sûr !) quasiment nue sur la couverture d’un « mots fléchés » ??!!!… Il est vrai qu’il s’agit d’un livret « tonic » et que c’est l’été mais tout de même !… Encore un exemple de l’hypersexualisation de Cordicopolis !

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Que dire aussi de cette publicité pour une entreprise américaine de voyages, Kayak, dans laquelle j’ai observé, médusé, la promotion de la gérontophilie… On y voit les mains d’une dame de certain âge, pour ne pas dire d’un âge certain, environ 70 à 80 ans, au-dessus d’un clavier d’ordinateur portable et la main d’un jeune garçon qui caresse la main droite de la dame qui pourrait être sa grand-mère !!!… La vidéo est intitulée « week-end romantique » et les caresses du jeune homme ne laissent aucun doute quant à la relation entre les deux individus. Tout simplement immonde !

pub Kayak gérontophilie

L’histoire d’Harold et Maud m’a toujours agacé et écoeuré, que la pièce de théâtre ou le film de Hal Ashby (encore un artiste équilibré, pas du tout marqué par le divorce de ses parents et le suicide de son père voulait même inclure une scène d’amour dans son film, ce que Paramount Pictures refusa dans un dernier élan de bon sens… aujourd’hui, ce serait accepté…) aient obtenu tant de reconnaissances me laisse abasourdi. Quoique… le milieu « artistique » n’étant pas une référence en terme de vertu et de droiture ne peut que se féliciter de pouvoir promouvoir de tels rebuts.

Je n’y vois pour ma part qu’une ode à l’individualisme des deux personnages, une promotion de l’usage de stupéfiants, du suicide, du désordre et de la gérontophilie.

Les rebelles à deux francs pensent « combattre » (le sens de ce terme à l’air d’échapper à de nombreux utilisateurs comme les socialopes au pouvoir qui parlait d’un gouvernement de combat !!… quelle farce !) les conventions sociales, ils ne font qu’utiliser des méthodes sournoises au travers de « l’humour » qui souvent permet de faire passer les plus grosses pilules infectes de la modernité. Ce n’est pas du combat, c’est du sabotage !

Nous en arrivons même aujourd’hui à avoir un type de 60 ans, Pietro Lamberti, travailleur social, qui fut pris en 2011 en flagrant délit au lit avec une fillette de 11 ans dont il avait la charge, libéré après avoir été condamné dans un premier temps. La Cour de Cassation de Calabre a en effet considéré qu’il existait entre l’homme et la fillette une « relation amoureuse » comme l’indique Il Quotidiano della Calabria du 7 décembre 2013.

Cette destruction des codes traditionnels, résultats d’expériences de vie et de bon sens, est réalisée puis véhiculée et promue depuis longtemps et par l’intermédiaire de multiples vecteurs; qu’ils soient des artistes reconnus par leurs pairs (le même milieu s’auto-félicite, s’auto-décore en donnant l’illusion d’être la référence) ou qu’ils soient des détenteurs d’un pouvoir économique ou politique, et profitant ainsi de leur notoriété et leur influence pour faire absolument n’importe quoi, faisant passer, auprès de l’opinion publique, leurs délires, leurs travers et leurs perversions comme des non-évènements.

Dans le cas de Woody Allen, cet « adulte » sain d’esprit et fiable (un autre artiste équilibré aux 4 compagnes successives avec lesquelles il n’a pas été foutu de faire des gosses, c’est dire sa fiabilité, son sérieux, son assurance, sa virilité.. un homme quoi !)  a tout de même été pris à avoir des photos de sa jeune « fille » nue et il avait déjà une liaison avec elle alors que ce gros porc était toujours avec sa femme Mia Farrow. Ensuite, il a épousé sa « fille »… que du banal… Et ce vieux pervers en rigole estimant qu’il est fier de faire scandale !!…

Serait-il un pédophile protégé (quand Mia Farrow le quitte en 1992, Soon-Yi n’a que 17 ans et l’histoire avait débuté avant, il y a donc détournement de mineur !!!..) comme semble l’être Roman Polanski ??…

Quand on voit sa tête, on voit bien que l’on a à faire à un tordu, ce que le visionnage de ses films confirme !

Je ne parle même pas des services gérant les adoptions qui ont permis dans un tel environnement d’accéder à la demande de ce duo improbable !!!… Les services publiques font vraiment n’importe quoi et pas uniquement en France !!!

Woody-Allen-PervUn beau duo bien pathétique, de belles têtes de vainqueurs épanouies et à la dégaine irrésistible…

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En fait, l’accumulation de ces faits divers permet insidieusement d’habituer les esprits aux situations les plus absurdes ou les plus glauques qui sont alors normalisées, acceptées par le plus grand nombre, ce plus grand nombre qui a oublié de raisonner, de réfléchir sur notre éthique, sur ce qui a fait de nous une civilisation de haut niveau.

Ainsi, dernièrement, certains en arrivent même à se poser la question « doit-on dépénaliser l’inceste ? » dans le Huffington Post du 4 novembre 2013… aberrant ! mais logique… dans l’air du temps…

Même en Suisse, ils s’interrogent !!!…

Alors des situations comme celles de Woody Allen, de ce « père » de la région de la Somme avec un inceste consenti (Le Monde du 13 novembre 2012 ou Le Nouvel Observateur du 17 décembre 2012 plus consternant encore) ou de cet autre « bon père » britannique (Paris Match du 22 avril 2012) ne seront plus considérées comme immondes, anormales et amorales mais comme des rapports habituels entre père et fille.

Là encore, comme pour le pseudo-mariage des invertis et l’adoption qui en découle, la filiation est mise à mal, remise en cause !!! Comme nous le ressortent les invertis, les pères incestueux invoquent la corcicolâtrie, « l’amour » qui existe soi-disant entre eux. Cordicopolis ne peut que les absoudre…

Notons au passage, dans l’article du Monde, les propos répugnants de Me Hubert Delarue qui estime que « la justice n’a pas compris le fonctionnement de cette famille. » Il s’agit d’un cas « surprenant, décoiffant », de « confusion totale des genres », mais la justice « est-elle là pour dire le droit ou la morale ? ».

Notons que l’avocat, le réalisateur américain, les journalistes qui minimisent ou défendent de tels actes ont une grande influence sur l’évolution des moeurs, des comportements individuels. Ils ont une grande responsabilité dans le processus de décadence. Ils devront être les premiers à rendre des comptes et à payer lors du grand nettoyage !

Le monde du spectacle et des artistes, de nombreux « intellectuels » type BHL ou Joy Sorman, avec la complicité de certains politiques et hommes d’affaires puissants (souvent aux moeurs dissolues comme l’illustre le Rubygate de Berlusconi ou l’affaire de l’orgie sado-maso de Max Mosley en 2008) sont les manipulateurs de leviers idéologiques et législatifs décadents qui rongent les piliers fondamentaux de notre civilisation occidentale.

Comme l’explique très bien Vincent Vauclin sur son blog « La dissidence française« , je cite :

« Le monde Spectaculaire-Marchand dépense chaque année des dizaines de milliards d’euros en publicités et autres campagnes marketing. Ce n’est pas pour rien. Au-delà de l’impact immédiat de ces campagnes sur les consommateurs, qui sont ainsi quotidiennement incités à se tourner vers telle ou telle marque, tel ou tel produit, il est évident qu’un tel conditionnement rempli une fonction politique et « culturelle », inoculant insidieusement l’idéologie dominante au corps social, façonnant jour après jour cet homme-masse, éternel esclave de toutes les tyrannies, sur le consentement tacite duquel repose l’ensemble du totalitarisme moderne. On notera d’ailleurs la teinte systématiquement « politiquement correcte » des campagnes publicitaires, surtout lorsque celles-ci se drapent d’un caractère subversif pour cibler, par exemple, la jeunesse : il s’agit toujours de faire l’apologie de la transgression morale, du métissage, du mondialisme, de l’antifascisme, de la « tolérance » et de je ne sais quelle autre connerie gauchisante. »

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Nous le voyons donc bien, la décadence prospère depuis plusieurs décennies et elle est le processus suicidaire de notre splendide civilisation occidentale.

J’en ai la certitude. Cordicopolis n’est qu’une étape…

La question à laquelle je n’arrive toujours pas à avoir une réponse claire et argumentée, c’est : pourquoi ?…