Lecture: La guerre de cent ans, Jean Favier, Fayard 1980

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9782213008981-t_0-2Le livre a plus de 36 ans: un peu tard pour un compte-rendu, mais quelle importance? Je l’ai déniché dans une bonne bibliothèque familiale m’y suis plongé, n’arrive plus à m’en séparer la nuit, et l’ai presque terminé ce matin à 3H20. Il est bien entendu impossible de résumer 100 ans d’histoire marquées par un indescriptible chaos et 700 pages d’une densité extrême. L’ouvrage est passionnant, fascinant. Il narre par le menu détail (attention à ne pas perdre le fil) l’un des siècles les plus épouvantables de l’histoire de France. A le lire, on se demande comment notre pays a pu survivre à une telle succession de cataclysmes: l’invasion par les Anglais (qui revendiquent le trône de France à travers Edouard III, petit fils de Philippe le Bel par sa mère Isabelle). Une succession de débâcles militaires: Crécy, Poitiers (le roi Jean pris en otage), Azincourt… La peste noire qui ravage les villes et les campagnes, emporte un tiers de…

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L’histoire interdite

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b5de357c541992da5e237c20614c7Face à l’opposition de deux professeurs d’histoire-géographie, Lorant Deutsch a renoncé à donner un spectacle sur l’histoire de France à Trappes (78). Cet acteur a réussi à faire aimer l’histoire à des millions de personnes en en parlant en termes simples et accessibles. Il est même parvenu à faire aimer les livres. Quel est l’objectif de l’enseignement de l’histoire au primaire, au collège et au lycée? D’abord apprendre à l’aimer voire à s’en passionner. En s’opposant à l’histoire, au sens de l’amour de l’histoire, en vertu d’une sorte de pureté académique, les personnes chargées de l’enseigner sortent de leur rôle et versent dans l’idéologie: l’idéologie de la table rase. Ce qu’elles ne supportent pas, c’est qu’un homme simple, gentil et cultivé, apprécié des jeunes, viennent marcher sur leurs plate-bandes. Non, l’amour de l’histoire n’est pas une forme de nationalisme. L’idée n’est pas de faire du bourrage de crâne en inculquant des…

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Concret et durable? J’t’en foutrais!

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Dans le camp de Norrent-Fontes, des migrants venus du Soudan et d’Erythrée se sont battus: un mort. Querelle interethnique? Drame de l’alcoolisme et de la précarité (mais avec quoi ces gens qui n’ont rien achètent-ils de l’alcool?)? Un passeur qui jouait les caïds en faisait régner sa loi dans ce camp et qui voulait mettre au pas un indiscipliné? Toutes les explications sont avancées (source: LeMonde.fr). Les présumés innocents ont été mis en examen pour « homicide en raison de l’ethnie ». Un peu racistes, ces gens. Seraient-ils d’extrême-drouâte?

Mais l’article nous apprend aussi que ces migrants se sont installés sur des terrains qui leur plaisaient dans une petite commune du Pas-de-Calais avec le projet de franchir la Manche. Le maire et les propriétaires des terrains avaient demandé à la Justice l’évacuation du camp. Cela leur a été refusé par le tribunal au motif (tenez-vous bien!) que les requérants ne proposaient

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Entente cordiale dézinguée

Les deux bouffons de l’Elysée et de Matignon collaboraient tant bien que mal, sachant chacun l’intérêt personnel de s’attacher les services de l’autre.

Celui qui est depuis belle lurette au fond du trou en terme de sondage et d’intentions de vote avait décidé de mettre dans sa poche la popularité (quoique ces derniers temps…), l’énergie et l’autorité de l’autre petit énervé de Caudillo.

Le gnome espagnol, malin comme une Taubira, n’a opposé aucune fin de non-recevoir à Toutmou sachant qu’en devenant premier sinistre, il aurait forcément le soutien sans faille de celui qui l’avait nommé et qu’il aurait ainsi beaucoup plus de marge de manoeuvre qu’en étant simple ministre ou député pour se dégager le passage et réaliser ses projets au service d’une seule ambition : celle d’être présidentiable.

Pour optimiser ses chances, il n’a eu de cesse de flatter son mentor jusqu’à sortir des énormité comme celle déclarée, avec un aplomb formidable (que les futurs politicards prennent cette interprétation théâtrale stratégique comme exemplaire !) sur BFMTV le lundi 13 juillet 2015 : « François Hollande s’est hissé au niveau de l’histoire » !!!!… non mais sérieusement… comment peut-on rester aussi serein en disant une telle déplorable et abusive déclaration ??! quelle pantalonnade !

Le Caudillo, sentant peut-être le moment venu, commence à hausser le ton et à vouloir s’affranchir de Toutmou plus ouvertement. Nous verrons d’ailleurs après cet épisode si la presse s’acharne sur Valls et sa trahison à l’homme qui l’a fait premier ministre comme elle a pu le faire pour Macron après sa démission (et son lancement en campagne présidentielle camouflée… personne n’est dupe !).

Ainsi, suite à la publication du livre « Un président ne devrait pas dire ça… » des journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Valls aurait critiqué cette parution et le contenu de ce bouquin. Toutmou aurait répliqué vivement.

Ambiance, ambiance…

Selon BFMTV du 21 octobre 2016, « lors du dernier dîner de la majorité à l’Élysée mardi, François Hollande a recadré Manuel Valls qui avait haussé le ton, estimant que le livre de confessions du président était un suicide politique.

Ce soir-là, ce n’est pas du tout un dîner comme les autres. »L’ambiance et tendue, grave. Elle est même sinistre par moments », rapportent plusieurs sources.

Invités à cette rencontre hebdomadaire confidentielle: une poignée de fidèles, dont Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement; Didier Guillaume, le président du groupe PS au Sénat et celui de l’Assemblée nationale, Bruno le Roux.

Claude Bartolone, président du palais Bourbon et habitué de ces rendez-vous informels, a boycotté le dîner. Certains assurent qu’il aurait été vexé par le contenu des confessions explosives du livre. Autour de la table, la discussion est animée. Manuel Valls lui reproche cette initiative et s’en prend franchement à François Hollande. S’en suit un clash entre le président et son Premier ministre.

Il considère que ce livre ne correspond pas à l’idée qu’il se fait de l’incarnation de l’autorité de l’État et de la manière d’exercer le pouvoir. Sans compter que Manuel Valls est inquiet. Il craint que ce livre n’ait rouvert des plaies et fâché un certain nombre d’alliés issus de la majorité. »kak_deshonneur_president_pays

Pour le coup, je donne entièrement raison à l’espagnol mais il me semble que ce dernier a mis du temps à se rendre compte qu’au-delà du livre, c’est Toutmou lui-même qui ne correspond pas à l’idée que l’on se fait de l’incarnation de l’autorité de l’État et de la manière d’exercer le pouvoir !!

Il nous a pourtant donner des dizaines de preuves de son manque de réflexion dans la gestion de nombreux dossiers, de son manque de jugeote concernant le choix de ses moi-president-hollande-exemplairecollaborateurs qu’il a remerciés tout au long de ce quinquennat, que ce soit pour des raisons d’impopularité, d’affaires, de mésentente sur ses choix,…

Pour le suicide politique… je n’y crois pas car Toutmou est politiquement mort depuis un moment même si de nombreux journalistes politiques, histoire de combler de l’espace télévisuel, veulent faire croire à un phénix corrézien. Je penche plutôt pour un testament qui permettra d’entraîner dans sa chute finale quelques-autres de ses « charmants collègues ».

Pour terminer à propos du reportage télévisuel, l’éditorialiste politique de BFMTV Laurent Neumann y explique (1:05) qu’ :« Entre Manuel Valls et François Hollande, il y a une sorte de guerre de mouvements qui s’est enclenchée. Pour le moment, c’est François Hollande qui en a les clés parce que institutionnellement, c’est lui le chef de l’État, c’est à lui de dire s’il veut être ou non candidat. On a bien compris que Manuel Valls, lui, se préparait au chaos. »

Nous nous y préparons aussi !…

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La République, un système bien ficelé…

« Les gouvernements sont fort habiles. Ils agissent avec méthode, avec suite, sur un plan bien combiné et constamment perfectionné par la tradition et l’expérience. Ils étudient les hommes et leurs passions. S’ils reconnaissent, par exemple, qu’ils ont l’instinct de la guerre, ils attisent, ils excitent ce funeste penchant. Ils environnent la nation de dangers par l’action de la diplomatie, et tout naturellement ensuite, ils lui demandent des soldats, des marins, des arsenaux, des fortifications : souvent même ils n’ont que la peine de les laisser offrir ; alors ils ont des grades, des pensions et des places à distribuer. Pour cela, il faut beaucoup d’argent ; les impôts et les emprunts sont là.

Si la nation est généreuse, ils s’offrent à guérir tous les maux de l’humanité. Ils relèveront, disent-ils, le commerce, feront prospérer l’agriculture, développeront les fabriques, encourageront les lettres et les arts, extirperont la misère, etc., etc. Il ne s’agit que de créer des fonctions et payer des fonctionnaires.

En un mot, la tactique consiste à présenter comme services effectifs ce qui n’est qu’entraves ; alors la nation paie non pour être servie, mais desservie. Les gouvernements, prenant des proportions gigantesques, finissent par absorber la moitié de tous les revenus. Et le peuple s’étonne de travailler autant, d’entendre annoncer des inventions merveilleuses qui doivent multiplier à l’infini les produits et… d’être toujours Gros-Jean comme devant.

C’est que, pendant que le gouvernement déploie tant d’habileté, le peuple n’en montre guère. Ainsi, appelé à choisir ses chargés de pouvoirs, ceux qui doivent déterminer la sphère et la rémunération de l’action gouvernementale, qui choisit-il ? Les agents du gouvernement. Il charge le pouvoir exécutif de fixer lui-même la limite de son activité et de ses exigences. Il fait comme le Bourgeois gentilhomme, qui, pour le choix et le nombre de ses habits, s’en remet… à son tailleur. »

Frédéric BastiatSophismes économiques (Éd. Guillaumin & Cie, tome IV) – 1848 [1873]