Progressistes vs réactionnaire

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Improvisation mélodieuse

Frédéric Chopin – Fantaisie-Impromptu en do dièse mineur, Opus posthume 66 – 1835

(interprétée par Valentina Evguenievna Igoshina en 2010)

Catin cordicole

« Le mot de démocratie a déjà tellement servi qu’il a perdu toute signification, c’est probablement le mot le plus prostitué de toutes les langues. »

Georges Bernanos – La liberté pourquoi faire ? (Éd. Gallimard, coll. Folio, Paris, p. 95) – 1953 [1995]

Détermination en berne

« Les Français n’ont plus d’ambition nationale. Ils ne veulent plus rien faire pour la France.

Je les ai amusés avec des drapeaux, je leur ai fait prendre patience en attendant quoi, sinon la France ? » – Charles de Gaulle

André Malraux – Les chênes qu’on abat… (Éd. Gallimard, nrf, p. 23) – 1971

Opinion tranchée !

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Consignes salutaires ?

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La République, un système bien ficelé…

« Les gouvernements sont fort habiles. Ils agissent avec méthode, avec suite, sur un plan bien combiné et constamment perfectionné par la tradition et l’expérience. Ils étudient les hommes et leurs passions. S’ils reconnaissent, par exemple, qu’ils ont l’instinct de la guerre, ils attisent, ils excitent ce funeste penchant. Ils environnent la nation de dangers par l’action de la diplomatie, et tout naturellement ensuite, ils lui demandent des soldats, des marins, des arsenaux, des fortifications : souvent même ils n’ont que la peine de les laisser offrir ; alors ils ont des grades, des pensions et des places à distribuer. Pour cela, il faut beaucoup d’argent ; les impôts et les emprunts sont là.

Si la nation est généreuse, ils s’offrent à guérir tous les maux de l’humanité. Ils relèveront, disent-ils, le commerce, feront prospérer l’agriculture, développeront les fabriques, encourageront les lettres et les arts, extirperont la misère, etc., etc. Il ne s’agit que de créer des fonctions et payer des fonctionnaires.

En un mot, la tactique consiste à présenter comme services effectifs ce qui n’est qu’entraves ; alors la nation paie non pour être servie, mais desservie. Les gouvernements, prenant des proportions gigantesques, finissent par absorber la moitié de tous les revenus. Et le peuple s’étonne de travailler autant, d’entendre annoncer des inventions merveilleuses qui doivent multiplier à l’infini les produits et… d’être toujours Gros-Jean comme devant.

C’est que, pendant que le gouvernement déploie tant d’habileté, le peuple n’en montre guère. Ainsi, appelé à choisir ses chargés de pouvoirs, ceux qui doivent déterminer la sphère et la rémunération de l’action gouvernementale, qui choisit-il ? Les agents du gouvernement. Il charge le pouvoir exécutif de fixer lui-même la limite de son activité et de ses exigences. Il fait comme le Bourgeois gentilhomme, qui, pour le choix et le nombre de ses habits, s’en remet… à son tailleur. »

Frédéric Bastiat – Sophismes économiques (Éd. Guillaumin & Cie, tome IV) – 1848 [1873]

Le temps passe…

« Regarde là
Sauvage la
sensation du début
ne se laisse plus monter comme
à l’heure des premières crues… »

Radio Elvis – Les moissons – 2016 [Les conquêtes]

Le charme français ! (2)

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Hypocrisie bobo (2)

Après la publication du précédent billet, à propos du paradoxe bobo, j’ai repensé à un entretien que j’avais vu après mon virement idéologique, cette vidéo sur Yves Cochet m’avait conforté dans mes choix que j’assumais déjà pleinement.

Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement (2001-2002) et véritable bobo (citadin écolo gaucho vivant dans les beaux quartiers), effectue depuis des années des travaux de recherche sur l’écologie et sa nécessité aujourd’hui.

Député parisien de la 11e circonscription (jusqu’en 2011), élu sous l’étiquette «les verts », il avait fait, le 14 octobre 2008 à l’Assemblée Nationale des déclarations basées sur les quatre orientations principales suivantes : autosuffisance alimentaire et énergétique, principe de subsidiarité avec une France fédérale dans une Europe fédérale, relocalisation de l’économie puis instauration de quotas notamment en matière énergétique et alimentaire.

Pour résumer, il se positionnait en faveur des principes de frugalité et de décroissance, ce  qui n’avait pas manqué de surprendre agréablement les identitaires (du Projet Apache) à l’époque. Les militants identitaires n’avaient donc pas manqué l’occasion de venir féliciter de vive voix le décroissant monsieur Cochet, lui expliquer leurs points communs (sur le principe de subsidiarité, sur lautosuffisance énergétique et alimentaire, sur le localisme) mais aussi lui demander de pousser jusqu’au bout sa réflexion et lui faire intégrer que relocaliser l’économie passait avant tout par relocaliser l’homme dans ses patries charnelles.

Une délégation s’est donc rendue à une conférence quil donnait jeudi 2 avril 2009 à la Fnac Montparnasse, sur le sujet : « Dérèglement climatique : peut-on encore agir ? ».

Voici la conversation incroyable de Yves Cochet avec les identitaires au cours de laquelle il admet qu’une censure politiquement correct existe en France, et pourtant, il continue à militer au sein de structures politiques à l’origine de cette censure… l’incohérence gauchiste dans toute sa splendeur !

Et c’est ce genre d’olibrius qui possède ou qui a possédé certaines rênes du pouvoir !!!…Misère…