Il m’arrive d’écouter France Musique à bord de mon véhicule léger familial de marque française (nous ne ferons pas de pub…), histoire d’être dans de bonnes conditions auditives (sans ma femme et sans ma marmaille ! 😉 ) pour réfléchir sur l’avenir de la France tout en conduisant…chouette programme !
Il arrive aussi qu’au lieu de pouvoir écouter de sublimes oeuvres classiques (Hector Berlioz et Songe d’une nuit de Sabbat dans Carrefour de Lodéon de Frédéric Lodéon du 12 octobre dernier) ou de formidables morceaux de jazz (Ray Charles dans OpenJazz d’Alex Duthil de ce mercredi), nous tombions sur des émissions qui vous parlent de la France, la véritable, celle d’avant, celle qui n’existe plus (pour l’instant !).
Ainsi, pas de remue-méninges, pas de cogitation ou de spéculation quelconque, il suffit juste de se laisser porter par le témoignage et les histoires de l’invité quand celui-ci vaut le détour, comme ce fut le cas samedi dernier, le 24 octobre 2015, chez Benoît Duteurtre animant « Étonnez-moi Benoît ».
Il recevait Pierre Barillet aux sympathiques anecdotes
et aux fantastiques souvenirs qui relatait un temps que les moins de vingt ans (et les moins de 40 ans aussi !!!) ne peuvent pas connaître.
J’ai pu ainsi découvrir l’épatante Simone Simon que je vous ai proposé d’entendre dans le billet Opérette rétro de ce lundi et, j’ai eu le grand plaisir de savourer une nouvelle fois l’opérette « Ta bouche » de Mauri
ce Yvain et Yves Mirande grâce à un extrait du second acte, scène du restaurant (dès 8:53 ici, avec l’interprétation de Jacques Pruvost, Pierre Sa
uget, Lina Dachary en 1969 sous la direction de Marcel Cariven) qui nous permet de nous replonger dans une époque mainteant bien lointaine mais si française, celle des brigades du tigre et de l’entre-deux- guerres.
Une époque de légèreté, d’enthousiasme et d’optimisme qui donne envie, que nous voudrions connaître nous aussi, surtout à la veille d’évènements historiques imminents en Europe, d’ampleur similaire à ceux de la seconde guerre mondiale.
Bref, je vous laisse profiter de cette mémoire encore vivante de la première moitié du XXe siècle, du récit précieux d’un pays qui s’est effondré sous les coups de buttoir du progressisme, de la mondialisation, du multiculti,…
L’entretien est parfois un poil pompeux, trop parisien voire sur un ton pédant (façon de parler qui a tendance à m’agacer, du style « il en est« .. et il en est ! je sais Corto qu’il ne faut pas généraliser mais quand même… et puis, cela me permet un petit clin d’oeil à l’Amiral !) mais cela est largement surmontable quant au contenu de l’entretien et surtout, cela change tout de même des ziva, zarma et autres richesses ethniques !
Il parle de la France d’avant, de ce qu’était « vraiment Paris », « l’essence même d’une époque de gaieté » (à partir de 20:28), et là est l’essentiel !

onstatons dans cette vidéo que, en 20 ans, la population européenne autochtone, a priori
concitoyens de couleur, noire en l’occurrence (à 0:26).

